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horizondunes

Dimanche 6 septembre 2015

Après trois heures d’autoroute, il est 14 h 30 quand nous atteignons enfin le port Vell à Barcelone où le ferry a déjà accosté. Une surprise nous attend : les véhicules sont passés à la toise. Après avoir fait valider nos réservations, nous embarquons sur « L’EXCELSIOR ». Il est 15 h 30. La chance est avec nous, les véhicules sont garés face à la sortie, en première ligne.

Le soleil brille au milieu d’un ciel bleu. Encore 18 jours ainsi et ce sera parfait. Si la mer reste aussi calme, la traversée sera des plus agréables.

Le départ a lieu à 16 h, l’heure prévue.

La mer est calme…laissons nous bercer pour une douce nuit.

Kilomètres parcourus : 305

Altitude : 2 mètres

Température : 22°

WPS : N 41 22 252 W 2 10 653

Les faits du jour…

Pour la première fois nous avons fait les courses à la Junquera…pas concluant.

Article : MAROC 09 2015  Raid DES CANYONSArticle : MAROC 09 2015  Raid DES CANYONS

Lundi 7 septembre 2015

Il est 9 h 15 quand nous ouvrons un œil !!!! Vite, le service pour le petit déjeuner s’arrête à 9 h 30. Il n’y a pas une minute à perdre ! Il faut dire que la nuit a été perturbée par une mer agitée…Heureusement ce matin tout est redevenu normal. La température est douce mais le ciel est nuageux.

La matinée se passe à palabrer au bar comme d’habitude. Nous nous retrouvons pour déjeuner au self.

« L’Excelsior » accoste à 16h45, heure locale. La douane se passe en 15 minutes mais je rappelle que nous étions les premiers à sortir du ferry. Le change effectué, nous quittons le port de Tanger Med pour nous diriger vers Larache par l’autoroute. Un arrêt au Marjane s’impose pour les ravitaillements en Gasoil et les derniers achats alimentaires. Il est 19h50, le groupe démarre pour un éventuel bivouac. Ce sera sur le parking d’une station service Afriquia juste avant la sortie de Moulay Bousselham. Pour un premier bivouac en terre marocaine, on aurait rêvé mieux….

Kilomètres parcourus : 151

Altitude : 27 mètres

Température : 21°

WPS : N34 52 589 W 6 12 895

Les faits du jour….

A noter que le Marjane de Larache est ouvert 7/7 jours de 9h à23 h….

Plus de vente d’alcool dans ces établissements.

Quelques mots sur….

Tanger Med est un port en eau profonde qui a été construit de 2004 à 2007. Il est situé le long du détroit de Gibraltar à 14 kilomètres des côtes espagnoles et à 22 kilomètres de Tanger. Il se trouve sur la voie de passage du commerce maritime mondial Est Ouest entre l’Asie, l’Europe et l’Amérique du Nord. Tanger Med est en construction. Ce sera alors le premier port africain.

Mardi 8 septembre 2015

La nuit a été perturbée par plusieurs poids lourds qui ont eu la bonne idée de stationner à côté de nos véhicules, mais ne nous plaignons pas, nous avons quand même bien dormi dans l’ensemble. Il est 6 h 30 quand nous nous levons. La température est de 16° et le brouillard semble s’être installé. Il est vrai que nous sommes sur la côte atlantique et ce temps est assez fréquent surtout en septembre. Après avoir déjeuné et rangé les véhicules, nous prenons le départ. Il est 8 heures. L’autoroute nous mène jusqu’à El Jadida, cité portugaise appelée également « Deauville Marocaine ». La belle avenue qui longe la plage ressemble à la Promenade des Anglais à Nice. Quelques kilomètres auparavant, à Azemmour, nous sommes passés au-dessus de l’Oum R’Bia, le fleuve le plus long du Maroc, juste avant qu’il se jette dans l’océan atlantique. Le soleil brille et la température est de 27°.

Nous poursuivons notre chemin en suivant la côte. C’est sur la plage de Jorf Lasfar que nous pique niquons.

Un peu avant Sidi Moussa, commence une longue série de lagunes étroites, séparées de l’océan par un cordon de dunes, parfois couvertes de pinèdes. On y voit des marais salants et surtout des cultures maraîchères de toutes sortes. Après un arrêt à Oualidia, station balnéaire très fréquentée, connue pour son ostréiculture, nous passons devant le phare du cap Bedouzza et atteignons Safi. Cette ville industrielle et portuaire est spécialisée dans la sardine et l’exportation du phosphate. Elle est aussi connue pour ses céramiques. Nous avons quand même été impressionnés par les industries qui y sont implantées. C’est le signe que le Maroc est un pays en plein développement. Essaouira est en vue, mais nous nous y arrêtons seulement pour faire les pleins de gasoil. Sept kilomètres plus loin, nous empruntons sur la droite une route bordée d’arganiers et de thuyas qui nous conduit à Sidi Kaouki.

De là une piste nous mène à la plage d’Iftane, un des petits ports de pêche les plus pittoresques. Cet endroit est idéal pour un bivouac. Passer la nuit au bord de la mer sur une plage déserte est quand même merveilleux ! Nous assistons à un magnifique coucher de soleil devant lequel un troupeau de dromadaires vient se fondre. C’est un spectacle inoubliable qui s’offre à nos yeux. Nous sommes tellement bien que c’est seulement vers 21h30 que nous décidons d’aller dormir. La « balade » ne fait que commencer….

Kilomètres parcourus : 638

Altitude : 6 mètres

Température : 21°

WPS : N 31 11 682 W 9 48 891

Les faits du jour….

La centrale thermique construite en bordure de mer après El Jadida dénote un peu dans le paysage.

Quelques mots sur….

El Jadida « La Nouvelle » en arabe : ancienne Mazagan a été occupée par les Portugais. Le centre est entouré de remparts et flanqué de 4 bastions restaurés.

Rappelons que El Jadida est jumelée avec la ville de Sète.

Jorf Lasfar « Rocher jaune » en arabe : ancien petit port de pêche à la langouste, c’est aujourd’hui le premier port africain d’exportation du phosphate. Le Maroc est le premier producteur mondial de phosphate.

Safi : a été occupée aussi par les Portugais. C’est maintenant le plus grand port sardinier du pays. Ses poteries sont de renommée mondiale.

Essaouira « L’image » en arabe : ancienne Mogador, sa médina est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Essaouira est célèbre pour son artisanat de la marqueterie, pratiquée sur la racine des thuyas de Barbarie appelés aussi arars. Ce bois, non seulement est doux au toucher lorsqu’il a été poli, mais il dégage une odeur agréable.

Sidi Kaouki : située à 27 kilomètres d’ Essaouira, cette station balnéaire est un des lieux les plus connus pour la pratique du surf.

Article : MAROC 09 2015  Raid DES CANYONSArticle : MAROC 09 2015  Raid DES CANYONS
Article : MAROC 09 2015  Raid DES CANYONS

Mercredi 9 septembre 2015

Le thermomètre affiche 18° à 7 heures, ce matin. Le soleil brille et une légère brise rafraichit l’atmosphère.

Les pêcheurs sont partis pendant la nuit. Sur la plage, ne restent que les ânes et les remorques pour les barques. Il est 8 h 30, les moteurs ronronnent, le groupe quitte cet endroit féérique avec regret. La piste, bordée d’arganiers, qui longe la côte est superbe. Nous roulons en surplomb et dominons l’océan tout le temps. Nous retrouvons le bitume à Imsouane et poursuivons ainsi notre parcours jusqu’à Agadir. On peut observer des troupeaux de chèvres grimpées dans les arganiers tout le long de la route. Nous n’avons pas manqué de faire un arrêt à Tamri, réputé pour ses bananeraies.

Au sud d’Agadir, à Ait Melloul exactement, nous quittons la route nationale pour se diriger vers la côte sableuse où nous empruntons une piste pour rejoindre une dizaine de kilomètres plus loin le petit village de Tifnit. Cet endroit est vraiment typique, il ne faut pas le manquer. Il est midi, ça tombe bien, nous déjeunons chez « Maxims ». Au menu d’aujourd’hui, ce sera bonite grillée. Comme d’habitude, c’est délicieux.

Bon, ce n’est pas tout, il faut repartir. Nous pénétrons dans le Parc Naturel de Souss Massa. La piste qui nous emmène à Massa est sablonneuse. Nous longeons l’océan et pouvons ainsi contempler la côte. La traversée de Massa se fait sans problème. Ce sont ensuite 45 kilomètres de dunes stabilisées qu’il nous faut parcourir pour rejoindre Aglou. Cependant, vu l’heure, nous nous arrêtons pour le bivouac, au milieu des dunes. La soirée est fraiche, une brise marine rend l’air humide, si bien que nous regagnons nos pénates à 20 heures.

Kilomètres parcourus : 232

Altitude : 102 mètres

Température : 21°

WPS : N 29 50 998 W 9 45 573

Les faits du jour…..

Chez Maxims, nous avons rencontré des Français heureux installés depuis 8 ans à Taroudant.

Quelques mots sur….

Tamri : Les plantations de bananes sont en pleine expansion. Les fruits ne sont pas destinés aux Français, le gouvernement privilégie la production antillaise.

Tifnit : c’est un mignon petit village de pêcheurs, niché dans une anse. Les maisons cubiques s’entassent les unes sur les autres. Les plus anciennes sont taillées dans la roche tendre. A voir absolument.

Agadir : la ville a été anéantie par un terrible tremblement de terre en 1960. Rappelons qu’il y eut plus de 15 000 victimes. Agadir a réussi à renaitre de ses ruines pour devenir le principal centre balnéaire du Maroc. C’est aussi le premier port de pêche du pays. Les industries agroalimentaires et chimiques y sont également florissantes.

Parc National de Souss Massa : situé à une cinquantaine de kilomètres au sud d’Agadir, il s’étend sur une surface de 130 000 hectares. S’y côtoient sangliers, chacals, quelques gazelles, ainsi que d’innombrables espèces d’oiseaux dont les « ibis chauves », une espèce en voie de disparition.

Article : MAROC 09 2015  Raid DES CANYONSArticle : MAROC 09 2015  Raid DES CANYONS
Article : MAROC 09 2015  Raid DES CANYONS

Jeudi 10 septembre 2015

Ce matin, à 7 heures, le ciel est nuageux et le thermomètre affiche 19°. Après avoir pris le petit déjeuner, chacun s’affaire autour de son 4X4 (vérification des niveaux, regonflage, etc…). Il est 8 h 30 quand nous prenons le départ pour Sidi Ifni, via Aglou et Mirleft. Le soleil nous fait des clins d’œil et brille enfin pour notre arrivée dans la cité, ancienne enclave espagnole. Nous nous rendons directement au camping « Barco » pour une douche…Le gardien n’est pas très aimable mais on fait avec….L’essentiel est de pouvoir avoir de l’eau chaude….Nous apprécions ! Comme d’habitude, les pilotes se ravitaillent en gasoil à la station Afriquia et se rendent ensuite au souk voisin. C’est un des rares endroits au Maroc où on peut se procurer des raquettes et de la confiture de figues de Barbarie, du miel de cactus (excellent pour le mal de gorge).

Serge cueille quelques fleurs…Pourquoi donc ? Vous le saurez dans un moment.

Nous quittons Sidi Ifni par une route goudronnée qui nous mène jusqu’à l’embouchure de l’oued Assaka ( Noun, sur les anciennes cartes). L’endroit est superbe et nous en profitons pour y déjeuner.

C’est par une belle « grimpette » que la piste commence. Celle-ci se montre caillouteuse. Elle serpente entre des cultures de figuiers de Barbarie, entourées de murets de pierres pour les protéger des sangliers, nombreux dans cette région. Ces animaux raffolent des fruits bien mûrs. On peut voir aussi des écureuils qui se cachent dans les euphorbes piquantes. Après avoir plusieurs haltes dans les anses où se regroupent des pêcheurs, nous atteignons Ras Takoumba et la « caravane » d’un homme solitaire située à l’entrée de la descente qui nous mène à la plage de galets qui précède la Plage Blanche. C’est la marée descendante, nous aurons le temps de parcourir les 45 kms qui nous séparent du Fort Aoreora. D’un côté, nous avons les cultures et de l’autre des moutons et des chèvres se baladant au bord de l’océan. Ce spectacle nous semble irréel.

Quelques kilomètres plus loin, non loin de l’embouchure de l’oued Bouissafen, Guillaume, après avoir fait une pointe de vitesse, nous signale une odeur de Ferrodo ….Nous en connaissons bien l’origine…Pas de doute, l’embrayage a souffert et….ne tarde pas à rendre l’âme !!!! La seule chose à faire est de le remorquer jusqu’à Guelmim où nous espérons trouver un mécanicien pouvant le dépanner. Demain, c’est vendredi, jour de la Grande Prière, ce n’est donc pas gagné.

Le projet de Serge à présent est de photographier le HDJ 80 de son ami décédé il y a 2 ans, sur la Plage Blanche. C’était le plus grand souhait de son propriétaire. Son vœu sera exaucé. Le Toyota a roulé sur le sable mythique. La gerbe de fleurs est jetée à la mer en mémoire. Ce fut un grand moment d’émotion pour tous.

Revenons aux ennuis du Patrol. Arrivés à Guelmim, nous trouvons un garagiste pouvant dépanner le véhicule. Nous nous installons à Assrir, pour la nuit, dans une jolie palmeraie. Comme voisin, nous avons un âne pour nous tenir compagnie…

Les habitants de ce village sont très accueillants, Ils ont toujours un mot gentil à nous dire en passant. Nous avons même eu d’excellentes grenades pour notre dessert.

La température étant fraiche et la journée fertile en évènements, nous nous couchons de bonne heure.

Kilomètres parcourus : 233

Altitude : 270 mètres

Température : 24°

WPS : N 28 55 964 W 10 40 152

Les faits du jour…

Serge est fier de lui, il avait promis à son ami décédé que le HDJ80 « foulerait » le sable de la Plage Blanche. La promesse a été tenue.

Quelques mots sur…

Aglou : du haut des falaises, on peut voir les « gourbis » des pêcheurs. Ce sont des habitations composées d’une seule pièce, creusées dans la roche. Depuis quelques années, certaines de ces grottes ont été transformées en de mignons cabanons. Les amateurs de pêche français et espagnols se les arrachent.

L’oued Noun : jusqu’en 1969, il servait de frontière entre l’enclave espagnole et le Maroc.

Guelmim : c’est l’ancien point de rassemblement des caravanes à destination de Tombouctou. Son grand marché aux dromadaires du samedi (le plus important du pays) attire de nombreux visiteurs.

Article : MAROC 09 2015  Raid DES CANYONSArticle : MAROC 09 2015  Raid DES CANYONS
Article : MAROC 09 2015  Raid DES CANYONSArticle : MAROC 09 2015  Raid DES CANYONS

Vendredi 11 septembre 2015

Ce matin à 7h30, le ciel est couvert, il bruime comme en Bretagne et la température est de 19°. Nous avons été réveillés par notre voisin, l’âne qui n’arrêtait pas de braire. Le véhicule est réparé. Il est 8 h 30, nous quittons la palmeraie d’Assrir. Il est décidé d’abandonner l’idée de revenir sur la Plage Blanche….C’est la marée montante, il vaut mieux s’abstenir et rester prudents !!!

N’étant pas très attirés par la route nationale, nous avons remarqué sur le GPS une piste qui commence à une trentaine de kilomètres de Guelmim et qui rejoint celle que nous devons emprunter pour atteindre Assa. C’est le départ de l’A2 du tome 3 du guide Gandini. Aucun d’entre nous ne connaissait cet itinéraire, mais nous ne le retiendrons pas, le terrain est caillouteux et les paysages sans intérêt. Ce sont des figuiers de Barbarie et des euphorbes à perte de vue.

Après avoir un peu « jardiné » nous retrouvons la piste habituelle. La première partie est roulante, le sol est humide mais pas de problème. Un chamelier nous indique le passage pour la traversée du Drâa (wpt : N 28 28 470 W 10 52 494).

Nous n’irons pas plus loin, il est impossible de progresser entre les tamaris, les ornières, les trous d’eau et la boue. Demi -tour pour essayer de trouver un autre parcours en passant par la montagne vers Tan Tan. Les pilotes en profitent pour ravitailler en gasoil. Puis, direction Msied : nous évoluons encore une fois sur une piste que nous ne connaissons pas. Il est 18 h 15. Ouf ! Nous atteignons enfin notre oasis, un superbe endroit de bivouac que nous aimons beaucoup, « Ouin Medkour ». Nous l’appelons la « mare aux grenouilles ». C’est un petit cours d’eau qui coule entre des palmiers. Sur la colline Baraka, on peut voir la Zaouia Aït Oussa. En face se trouve un marabout dominant une école qui vient d’être construite. Le vent souffle mais il ne nous empêche pas de faire un barbecue. Nous passons une très bonne soirée.

Kilomètres parcourus : 220

Altitude : 160 mètres

Température : 26°

WPS : N 28 23 463 W 10 50 402

Les faits du jour…

Les nouvelles pistes empruntées aujourd’hui ne nous ont pas séduits….

Quelques mots sur…

Tan Tan : cette ville est célèbre depuis 1975, car elle fut le point de départ de la Marche Verte.

Le figuier de Barbarie ou karmous : la production annuelle est de 1,2 millions de tonnes de fruits sur 150 000 hectares de plantations. Cette réintroduction de cette espèce a pour but de développer la production d’huile de grains de figues réputée pour ses vertus pharmaceutiques et surtout cosmétiques. Elle cicatrise, réduit les inflammations, atténue les taches de vieillissement et de pigmentation et redonne à la peau du visage tonus et fermeté. Cette huile, non grasse, est appelée à remplacer l’huile d’argan.

Article : MAROC 09 2015  Raid DES CANYONS
Article : MAROC 09 2015  Raid DES CANYONSArticle : MAROC 09 2015  Raid DES CANYONS
Article : MAROC 09 2015  Raid DES CANYONS

Samedi 12 septembre 2015

Un vent violent a soufflé toute la nuit. A 7 h 30, ce matin, la température n’est que de 19°. Nous ne nous attardons pas, 200 kilomètres environ nous séparent d’Assa. Les moteurs chauffent, il est 8 h 30, nous quittons notre oasis. Un peu plus loin, nous passons devant le vieux cimetière maraboutique Kheneg Chagra. Les franchissements de djebels se succèdent, nous faisant découvrir à chaque fois des paysages différents, tous aussi beaux les uns que les autres. Nous sommes obligés d’abandonner notre itinéraire devenu impraticable pour emprunter une autre piste sur la rive droite du Drâa. C’est en passant par Aouinet Torkoz que nous atteignons Assa. La ville est déserte, personne dans les rues. Il est vrai que le thermomètre indique 47°…..Les pilotes effectuent les ravitaillements en gasoil et nous ne trainons pas. Après 25 kilomètres de route bitumée, nous trouvons sur notre gauche une piste qui doit nous conduire à Icht. Le début du parcours est agréable avec des marabouts, des puits protégés par de magnifiques arganiers. Il n’est pas facile de trouver l’endroit idéal pour le bivouac. Nous avons le choix entre un oued (pas indiqué du tout) ou un sol caillouteux dénudé de toute verdure. Il est 18 heures, on se pose un peu à l’écart de la piste. Il a fait très chaud aujourd’hui, la douche est appréciée de tout le monde.

Kilomètres parcourus : 258

Altitude : 640 mètres

Température : 33°

WPS : N 28 54 286 W 9 11 584

Les faits du jour…

C’est notre première belle journée ensoleillée, même chaude….normal, nous nous éloignons de l’océan atlantique.

Quelques mots sur…

Torkoz : à en croire les vieilles légendes, les Torkozi seraient originaires de Tunisie. Ayant commencé vers l’an 1 000 une lente migration vers l’ouest. Leur parcours les mena, par le sud algérien, à Marrakech puis à Torkoz.

Le Drâa : ce cours d’eau naît près de Ouarzazate, de la réunion des oueds Dadès et Ouarzazate. Dans l’Antiquité, c’était un fleuve permanent et le plus long du Maroc. Mais aujourd’hui, ses eaux se perdent dans les sables pendant environ 500 kilomètres, après le méandre de Mhamid pour réapparaître près de son embouchure à Tan Tan.

Article : MAROC 09 2015  Raid DES CANYONS

Dimanche 13 septembre 2015

Pas de vent ce matin à 7 heures, un ciel bleu et 19° au thermomètre. Le moteurs ronronnent, tout le monde est prêt, c’est le départ. Nous longeons déjà le djebel Bani, le même que l’on retrouve à Tagounite. Nous atteignons Foum El Hasn en roulant dans le lit de l’oued Tamanart. Une pause s’impose dans cette bourgade déserte à cette heure. Nous prenons la route bitumée jusqu’à Ait Herbil via Icht. Voulant abandonner le goudron pour une piste pittoresque, nous avons droit à une séance « jardinage » pour trouver l’entrée. Les crues de l’an passé ont tout saccagé, nous la trouvons un peu plus loin.

La progression dans l’oued n’est pas des plus aisées mais les paysages qui nous entourent sont tellement beaux qu’il est hors de question d’abandonner. On prend le temps d’admirer les villages et les palmeraies qui longent le cours d’eau. C’est un régal pour les yeux. Après avoir remonté l’oued Tamanart pendant quelques kilomètres, nous retrouvons le bitume, suivi d’une piste stabilisée qui mène à Igmir, petit village encaissé entre deux massifs montagneux de roches rouges. Il est tout en longueur au milieu d’une palmeraie luxuriante. La montée qui suit ne ressemble en rien à celle que nous avons connue, il y a une dizaine d’années. Il n’y a plus de problèmes pour se croiser alors qu’à l’époque, il fallait manœuvrer pour prendre les virages. Quel changement ! C’est surtout un énorme progrès pour tous les habitants de ce village. Sachant que l’ombre se ferait rare plus loin, nous profitons de l’abri de la falaise pour piqueniquer. De là, on peut apprécier les gorges impressionnantes de l’assif N’ Wifguig. Là haut, la végétation change : plus d’arbres, juste des touffes d’armoise. La traversée du plateau est monotone.

Heureusement, nous atteignons les « canyons ». A la piste des caroubiers succède celle des arganiers. Nous roulons pendant des dizaines de kilomètres entre deux hautes falaises de couleur rouge. Les strates ne sont pas horizontales mais verticales, restes de bouleversements géologiques spectaculaires, du plus bel effet. Nous progressons lentement dans le lit d’un oued enfoui au fond de profondes gorges cultivées où prospèrent de splendides jardins. Sur les hauteurs, de chaque côté, on aperçoit des tours de guet. Le parcours que nous effectuons est pour moi un des plus beaux. Nous ne pouvons malheureusement pas aller plus loin, la DDE locale est en train de restaurer la piste. Obligés de faire demi-tour, c’est par une route que nous arrivons à l’exploitation de la mine d’or de Bou Zarif. Inutile de dire que le site est protégé ! Il est 18 h 30, les mouches nous tiendront compagnie pour le bivouac. La soirée est douce et le ciel étoilé.

Kilomètres parcourus : 282

Altitude : 1046 mètres

Température : 26°

WPS : N 29 30 617 W 8 41 102

Les faits du jour….

Tout le monde est un peu déçu…les pistes disparaissent pour laisser la place au goudron. Pour les 4X4, c’est moins bien forcément.

Quelques mots sur…

Le caroubier : ses fruits appelés caroubes sont des gousses pendantes de 10 à 30 centimètres de long. D’abord vertes, elles deviennent brun foncé. Les graines de caroube sont comestibles, elles ont un goût chocolaté. Elles fournissent des substances médicamenteuses très utilisées. Le Maroc est le2ème pays producteur mondial.

A noter que la graine de caroube servait de mesure de poids en bijouterie, c’est l’origine du carat.

L’arganier : le Maroc est le seul endroit au monde où pousse cet arbre, aujourd’hui protégé. Son fruit, l’argan, est une drupe vert tendre de la taille d’une olive, qui fait le régal des chèvres. Celles-ci digèrent la pulpe et rejettent les noyaux dans leurs crottes. De ces noyaux recueillis par les villageois, on extrait une huile d’une qualité exceptionnelle, qu’elle soit culinaire ou cosmétique.

Article : MAROC 09 2015  Raid DES CANYONS
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Lundi 14 septembre 2015

Le soleil brille déjà à 7 heures ce matin. Le thermomètre affiche 18°. 8 h 15, tout le monde est prêt, c’est le départ pour Tata. 45 kilomètres de belle piste stabilisée puis 40 kms de bitume nous attendent. Les paysages que nous traversons sont superbes.

Un arrêt s’impose pour les ravitaillements en gasoil et en alimentation. La température est montée à 41°, mais Tata est une des villes les plus chaudes du Maroc.

Nous reprenons la route jusqu’ au village d’Akka Naët Sidi, perché sur un pignon. Il surplombe un profond canyon où se rejoignent deux oueds (un salé et l’autre en eau douce). Nous empruntons la piste qui y mène et déjeunons dans la palmeraie toujours aussi belle. J’aime les palmiers, je ne m’en lasse pas. Avant de se remettre au volant, les hommes se baignent dans l’oued d’eau douce. Prendre un bain à cet endroit dans un pays musulman serait pris pour de la provocation, donc je m’abstiens. Je me dois de respecter les coutumes du pays. C’est par la route que nous atteignons Mrhimina. Là, nous empruntons un chemin sur la droite pour rejoindre la piste du « Paris Dakar » balisée. La traversée de l’oued Mellah a été laborieuse. Une fois de plus, les crues de l’année passée ont laissé des traces et nous avons dû chercher le passage. Le parcours est caillouteux et cassant.

La température avoisine toujours les 40°. Nous roulons sur le lac Iriki, lui aussi endommagé par les fortes pluies du printemps dernier. Nous atteignons enfin l’erg Chegaga, il est 17 h 30. L’endroit est idéal pour le bivouac. Les hostilités, ce sera pour demain !

Ce soir, nous avons le plaisir d’avoir un ciel étoilé. Nous essayons de repérer certaines constellations mais nos connaissances en astronomie sont limitées. Seule la « Grande Ourse » retient notre attention.

Kilomètres parcourus : 295

Altitude : 474 mètres

Température : 30°

WPS : N 29 44 774 W 6 21 895

Les faits du jour…

Nous avons jardiné un peu aujourd’hui pour trouver l’entrée de l’erg.

Quelques mots sur…

Tata : la cité rose, ville de garnison, est moderne, commerçante et en pleine expansion. Elle est située au centre d’une magnifique oasis alimentée par plusieurs oueds venant de l’Anti Atlas.

A noter : la ville d’Agde a participé aux travaux de distribution d’eau courante.

Tissint : (« le sel » en berbère) a été à la une de tous les journaux en juillet 2011. En effet, une météorite de 7 kilos est tombée non loin de la bourgade. Les fragments retrouvés ont été estimés à près de 3 millions d’euros car leur origine martienne a été confirmée.

De 1881 à 1884, le Père Foucault y a passé beaucoup de temps avant d’aller en Algérie. On peut visiter sa maison.

Article : MAROC 09 2015  Raid DES CANYONS
Article : MAROC 09 2015  Raid DES CANYONSArticle : MAROC 09 2015  Raid DES CANYONS
Article : MAROC 09 2015  Raid DES CANYONS

Mardi 15 septembre 2015

Le jour est à peine levé quand nous nous réveillons, il est 6 h 30. Le thermomètre affiche déjà 22°. Les pilotes veulent attaquer les dunes de bonne heure et avant de démarrer il faut dégonfler….Nous avons une mauvaise surprise ce matin, nous ne sommes pas à l’endroit voulu. C’est probablement de la faute du GPS !!!Bon, il est 8 heures, nous démarrons. Huit kilomètres plus loin, nous nous retrouvons au bon waypoint. Nous pénétrons dans l’erg Chegaga. La traversée ouest-est se passe bien.

Bien sûr nous avons plusieurs petits plantages, surtout sur les sifs, mais rien d’important. Nous ne croisons que deux énormes camions néerlandais. A les voir, ils ne sont pas faciles à manœuvrer. C’est à la fin des dunes que nous déjeunons à l’ombre d’un tamaris. Ensuite, nous nous dirigeons vers Mhamid par une belle piste sablonneuse mais roulante. A partir de là, nous roulons sur le bitume.

Après avoir franchi le djebel Bani par un col situé à 900 mètres d’altitude, suivi du tizi Beni Selmane, nous atteignons Tagounite. En continuant sur cette route, nous passons devant la dune de Tinfou, surnommée dune Fram à cause de tous les cars qui y amènent les touristes pour les photos. Après avoir traversé Tamegrout, connu pour sa bibliothèque et ses poteries, nous parvenons à Zagora. A votre avis quel est le plus important à faire en arrivant ? Et oui, se rendre au garage de Gordito pour faire vérifier les véhicules. C’est Yadub (le mécanicien de Momo) qui a repris l’affaire avec un ami, mais la famille supervise !!.

En mettant les véhicules sur le pont, Yadub s’aperçoit que le pont avant des deux 80 est fendu. Les deux véhicules vont rester au garage pour la nuit.

Nous nous retrouvons au camping « Oasis Palmier » comme d’habitude. Nous savourons notre premier tagine du raid. Il est toujours aussi bon ! La soirée est tellement agréable que nous veillons jusqu’à 22 heures.

Kilomètres parcourus : 211

Altitude : 730 mètres

Température : 34°

WPS : N 30 20 393 W 5 50 216

Les faits du jour….

Yadub a pris les habitudes de son défunt patron : dès qu’il apprend qu’un 4x4 est en vue, il part à sa rencontre pour le persuader de passer au garage pour de simples vérifications.

Quelques mots sur….

Mhamid : c’est la fin du bitume et le début du désert. La frontière algérienne est à 40 kms mais aucune communication n’y mène. Mhamid offre l’un des marchés les plus colorés du Maroc avec les Arabes, les Berbères et des personnes à la peau noire originaires du Soudan.

Zagora : ville en pleine expansion, étape sur la route du Sud. C’est de là qu’au 16ème siècle, les Saâdiens partaient pour Tombouctou : 52 jours de dromadaire ! Sa palmeraie est une des plus grandes et des plus luxuriantes du pays.

Tamegroute : située au milieu d’une palmeraie, cette bourgade est un centre religieux séculaire. Sa Zaouia Naciri fut fondée au 17ème siècle. Sa bibliothèque abrite environ 4 000 précieux manuscrits enluminés et d’anciens ouvrages scientifiques écrits à la main entre le 11ème et le 17ème siècle. De nos jours, la Zaouia dispense des cours de médecine, d’astrologie et de droit coranique aux étudiants. Tamegroute est aussi réputée pour sa céramique verte très caractéristique (à base d’argile cuite émaillée au manganèse et à l’oxyde de cuivre).

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Mercredi 16 septembre 2015

Aujourd’hui, c’est presque la grasse matinée. Après nous être réveillés à 8 heures, nous nous retrouvons pour un petit déjeuner aussi copieux que délicieux (omelette berbère, vache qui rit, msemen, confiture de fraises et d’abricots, yaourt, café, thé, lait). Les hommes partent au garage et assistent à la fin des réparations de leur véhicule. Pendant ce temps, je fais quelques courses au souk.

Il est 13 heures quand on quitte le fief de Momo. Nous n’oublions pas d’effectuer les pleins avant de prendre la direction de Merzouga. Pendant les 30 premiers kilomètres, c'est-à-dire jusqu’à Tarhbalt environ, la piste est stabilisée. Ensuite, le parcours caillouteux, cassant, sans relief, devient monotone. Nous trouvons un peu de dunettes avant la traversée du lac Maider. A l’entrée de Tafraoute, nous bifurquons à droite, puis c’est par une piste sablonneuse que nous atteignons Er Remlia. La traversée de l’oued Rhéris dans une forêt de tamaris n’a posé aucun problème, ce fut même un plaisir.

A 18 heures, nous nous arrêtons dans l’erg Ouzina pour passer la nuit. L’endroit est idéal. Nous sommes abrités de tous les vents, c’est super !

Kilomètres parcourus : 175

Altitude : 655 mètres

Température : 29°

WPS : N 30 46 759 W 4 17 774

Les faits du jour…..

Nous sommes très heureux de voir que le garage de Momo perdure. Nous souhaitons « Bonne Chance » à ses deux repreneurs.

Les trois pilotes sont satisfaits des réparations effectuées sur les véhicules.

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Jeudi 17 septembre 2015

Réveil féerique ce matin au milieu des dunes, le thermomètre indique 17° et le soleil brille. Les moteurs se font entendre vers 8 heures. Après 5 kilomètres environ, nous faisons une pause à l’auberge « Porte de Sahara » chez notre ami Mustapha.

L’accueil y est toujours aussi chaleureux. En passant à Ouzina, nous nous arrêtons à l’Association que nous connaissons bien pour y avoir déposé un fauteuil roulant quelques années auparavant. Nous y laissons des vêtements pour les enfants du village. Nous reprenons la piste qui va nous mener jusqu’à Taouz. De là, c’est par la route bitumée que nous atteignons les premières dunes de l’Erg Chebbi. Nous nous élançons pour la traversée….Le sable est porteur, tout se passe bien. Il y a quelques petits plantages, bien sûr, mais ça fait partie du jeu.

Nous déjeunons dans une oasis, à l’ombre de hauts tamaris. Il ne faut pas s’attarder, il y a encore du chemin à faire. Pendant tout ce parcours, Guillaume prend des leçons de franchissement de dunes….Reconnaissons que ce n’est pas évident….Les plantages légers se succèdent.

Nous arrivons à « La Caravane » vers 15 heures. La température est de 45°…..une douche s’impose ! Il est trop tôt pour ne rien faire, nous repartons donc vers Merzouga, pour rendre une petite visite à notre ami Youssef.

Retour à l’auberge où nous attend Brahim.

Au menu figurent, couscous brochettes et….un beau gâteau. La soirée s’est poursuivie avec les percussionnistes de l’auberge qui nous jouent de la musique berbère…Nous veillons tous ensemble jusqu’à 22h30.

Kilomètres parcourus : 128

Altitude : 751 mètres

Température : 40°

WPS : N 31 12 927 W 4 00 091

Les faits du jour…..

Au wpt N 31 08 669 W 3 57 887, se trouve une borne kilométrique de France. Un seul prénom y figure « Armand ». Toutes les questions se posent, mais pas de réponse précise.

Quelques mots sur…

L’Erg Chebbi : il est situé dans le Tafilalet au sud-est du Maroc et s’étend sur 28 kms de long sur 7 kms de large. Les dunes culminent entre 750 et 880 mètres d’altitude avec un dénivelé moyen de 160 mètres. Le sable est de couleur ocre. Cet Erg figure parmi les plus remarquables du Sahara. Il s’étire entre la vallée du Ziz et la frontière algérienne.

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Vendredi 18 septembre 2015

Le thermomètre affiche déjà 25° ce matin à 7 heures. C’est au pied des dunes, devant un paysage féérique, que nous nous retrouvons pour savourer le petit déjeuner toujours aussi abondant et délicieux. Une heure et demie plus tard, les moteurs se font entendre dans la cour. Tout le monde est sur le point de partir. La traversée nord-sud de l’Erg s’effectue en 2 heures exactement. C’est presqu’un record (le record établi l’année précédente est de 1h25’…) Bravo aux pilotes. Pas un seul plantage, messieurs, vous êtes vraiment des « pros » du sable !

Nous déjeunons au restaurant « Le Dakar » chez Youssef. Au menu de ce midi, figurent la traditionnelle salade marocaine, un tagine mouton, brochettes de dinde avec des frites et en dessert des fruits de saison. Nous sommes rassasiés !!!!

Nous sommes prêts à retraverser une fois de plus l’erg. Cet après midi, le retour se fait en 2 h30, mais le parcours était beaucoup plus technique donc plus difficile.

Nous regagnons « La Caravane » pour y passer une deuxième nuit. Le diner est à notre demande plus léger : crudités, tagine keftas et œufs, melon et pastèque.

Kilomètres parcourus : 83

Altitude : 751 mètres

Température : 40°

WPS : N 31 12 927 W 4 00 091

Les faits du jour….

La température reste élevée mais personne n’en souffre vraiment. C’est une chaleur sèche, nous ne transpirons pas. La solution est de boire souvent pour ne pas se déshydrater.

Quelques mots sur….

Merzouga : Ce village est réputé pour ses bains de sable chaud. En effet, le sable de l’Erg Chebbi attire des curistes marocains et d’autres pays. La psammatothérapie ou l’arénothérapie ou la sablothérapie est une médecine douce qui s’adresse aux personnes souffrant de rhumatismes. Il s’agit simplement d’enterrer, pendant 5 à 20 minutes, le patient dans le sable très chaud. Les résultats sont étonnants.

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Samedi 19 septembre 2015

Ce matin, le thermomètre indique 24° à 7h45. Contrairement aux jours précédents, le ciel est bleu mais le soleil est voilé. Après avoir dégusté notre petit déjeuner, nous nous préparons pour le départ. Un dernier au revoir à Brahim et au personnel de l’auberge et nous quittons les lieux pour se diriger vers le nord. Et oui, le ferry est pour mercredi. Que le temps passe vite quand on est bien ! Les derniers tas de sable franchis, nous nous arrêtons à la première palmeraie, Hassi Tisserdimine, pour regonfler. Nous continuons notre parcours en constatant que la zone frontalière est plus surveillée que d’habitude. C’est plutôt rassurant. Après avoir déposé nos fiches de renseignements au poste militaire et obtenu l’autorisation de passer, nous atteignons la deuxième palmeraie, Hassi Talrhemt, où nous avons nos habitudes. Cet endroit est magnifique. Les lauriers roses se mêlent aux bosquets de palmiers, le site est paradisiaque. Par contre, le puits est asséché et les habitants ont été obligés de creuser quelques mètres plus loin. Nous ne nous attardons pas et poursuivons notre chemin.

La belle montée qui mène au poste militaire de Bou Klil est peut-être technique mais le panorama qui s’offre à nos yeux en vaut vraiment la peine. Nous dominons tout l’immense cirque d’Hassi Berraber. A partir de là la végétation se raréfie et trouver de l’ombre pour le pique nique est mission impossible. C’est après avoir passé les trois failles impressionnantes dont nous ne connaissons toujours pas l’origine, que nous déjeunons rapidement. Une zone de dunettes se profile à l’horizon. Elles s’avèreront fatales pour nos pilotes. Il faut dire que le sable est mou, parsemé d’herbes à chameaux et la moindre erreur ne pardonne pas. Une pause s’impose à Errachidia pour le ravitaillement en gasoil et en alimentation.

Nous sommes au bord du lac artificiel Hassan Addakhil mais il est déconseillé vivement de bivouaquer sur ses rives. La sage décision est prise de rouler jusqu’à la « Kasbah Hôtel Jurassic ». Nous nous installons sur l’aire de camping.

Kilomètres parcourus : 123

Altitude : 1213 mètres

Température : 25°

WPS : N 32 09 246 W 4 22 563

Les faits du jour…..

Le franchissement des dernières dunettes n’a pas été facile….Il est difficile de se frayer un chemin entre les herbes à chameaux et le sable mou.

Quelques mots sur…

Errachidia : la cité a été construite au 20ème siècle sous le nom de Ksar-es-Souk. Elle est située dans le Tafilalet et est aujourd’hui une ville administrative, militaire et universitaire.

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Dimanche 20 septembre 2015

Nous nous réveillons à 7 heures, sous un ciel gris, par une température de 22°. Il semble que la pluie ne va pas tarder. C’est sous une pluie fine que nous quittons le camping, il est 9 heures. Nous nous dirigeons vers Midelt. Le ciel reste couvert, le thermomètre ne dépasse pas 25°. Nous passons sous le Tunnel du Légionnaire et longeons le Ziz, encaissé entre de très hautes falaises rouges. Après avoir franchi le Tizi n’Talghemt (col de la chamelle) situé à 1963 mètres d’altitude, nous atteignons Midelt. Nous nous y arrêtons pour le ravitaillement en gasoil et pour y faire quelques courses, notamment de la viande et des msemen, les délicieuses crêpes feuilletées. Nous nous attardons pas et repartons vers le Cirque de Jaffar, réputé pour sa difficulté. Nous préférons déjeuner avant de nous élancer dans l’aventure ! Je déteste cet itinéraire.

Je préfère descendre du 4x4 et continuer à pieds. Il faut dire que la piste est impressionnante. Longue de 3 kilomètres, elle est étroite et en plus, dans les virages, on peut voir des barres métalliques sensées retenir la terre !!!La confiance est limitée ! Après avoir passé le gué, nous nous dirigeons vers les gorges de l’oued Jaffar. L’accès n’est pas aisé, le sol est raviné, de gros rochers obstruent le passage. L’évolution dans le canyon se révèle périlleuse en beaucoup d’endroits. Mais les 3 pilotes « chevronnés » ont vaincu toutes les

difficultés des 2 kilomètres de gorges. Bravo à eux.

Nous revenons sur la route en passant devant les grottes portugaises creusées dans la falaise située sur l’autre rive de l’oued. Quelques kilomètres plus loin, nous prenons la direction d’Itzer. Nous rejoignons la piste qui va nous promener à travers la forêt de cèdres.

Nous trouvons une belle clairière pour y installer le bivouac. Tout le monde ramasse du bois pour le feu de camp. La soirée est fraiche…

Kilomètres parcourus : 218

Altitude : 1890 mètres

Température : 17°

WPS : N 32 53 656 W 5 13 956

Quelques mots sur

Le tunnel du Légionnaire : appelé aussi Foum Zabel, il est situé à 94 kms de Midelt. Il fut percé en 6 mois par 40 légionnaires, en 1927-1928, au pic et à la barre à mines. Il est long de 62 mètres et large de 8 mètres. IL a été creusé dans du granit rose

Midelt : perchée à 1488 mètres d’altitude, au pied du djebel Ayachi (3737 m), point culminant du Grand Atlas Oriental, c’est une ville d’étape et le point de départ de nombreuses balades dans la région.

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Lundi 21 septembre 2015

Le soleil brille ce matin à 7h45, mais le thermomètre n’indique que 13°. Nous prenons le petit déjeuner auprès du feu de camp.

Après avoir tout rangé, nous démarrons. La piste Gandini nous promène dans la forêt de cèdres, les paysages sont superbes.

Je reconnais certains endroits et particulièrement les 3 cratères rapprochés. Nous n’en connaissons pas l’origine mais c’est étrange. J’ai relevé le wpt de l’un d’eux : N 33 18 759 W 5 10 625. Nous sommes passés à proximité des sources de l’Oum R’Bia, mais le site est devenu tellement touristique que nous ne nous y sommes pas arrêtés.

Nous avons fait un petit détour pour rendre visite aux singes magots, près du cèdre Gouraud. L’arbre est mort depuis plusieurs années. Son tronc a 10 mètres de circonférence et sa hauteur est de 40 mètres. Ce géant n’a pas survécu aux aménagements de son environnement destinés à le mettre en valeur. Les engins de terrassement déplacés pour niveler les abords ont eu raison de ses racines de surface. Le remplacement du couvert végétal par une gravière a eu pour conséquence son asphyxie pure et simple.

Nous quittons Azrou déçus….En passant devant l’hôtel, aucune cigogne n’est là pour nous accueillir, les cheminées sont coiffées de nids vides.

Nous continuons notre route. Nous entrons dans des zones de cultures. D’un côté de la route se succèdent des champs de maïs, de pommes de terre et de cannes à sucre et de l’autre côté ce sont des plantations de vigne, amandiers et oliviers. Nous traversons El Hajeb, Meknès et trouvons un camping bien aménagé, dans un site agréable, près du site de Volubilis.

Kilomètres parcourus : 247

Altitude : 468 mètres

Température : 28°

WPS : N 34 00 863 W 5 33 704

Les faits du jour….

Au cèdre Gouraud, nous avons assisté à une scène cocasse. Des sachets de cacahuètes étaient posés sur un étal…..un singe a attendu que le vendeur ait le dos tourné pour en dérober un !!! Le petit malin s’est enfui à toute vitesse en haut d’un cèdre pour le partager avec ses congénères. A mourir de rire !!!!

Serge avait emporté une grande poupée de chiffon. Il l’a offert à une petite fille dans le moyen Atlas. Il fallait voir comme la fillette était heureuse. Elle serrait contre elle la poupée.

Quelques mots sur…

Azrou : « Rocher » en arabe. Cette ville est située à 1200 mètres d’altitude en bordure d’une belle forêt de cèdres, peuplée de singes magots. La plupart des cheminées est coiffée d’un nid de cigognes. La cité est connue pour avoir construit et créé le premier lycée marocain en 1920.

La région d’Azrou est grande productrice de pommes.

Le cèdre : il peut s’élever à 40 mètres de hauteur et atteindre 10 mètres de circonférence. Sa longévité peut être chiffrée à plusieurs siècles. On le rencontre entre 1600 et 2000 mètres d’altitude. Il est un facteur économique important car il fournit un bois recherché en menuiserie et en ébénisterie. C’est aussi un excellent bois de chauffage.

Le singe magot : est une espèce de macaque à queue courte. Environ 10 000 individus vivent au Maroc dans les forêts de cèdres de la région d ‘Ifrane et Azrou dans le Moyen Atlas.

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Mardi 22 septembre2015

A 7h30, ce matin, le thermomètre indique 22° et le ciel est bleu. Nous avons du temps devant nous, le départ est pour 9 heures. Après être passés par Moulay Idriss, nous rejoignons la route de Meknès juste avant Sidi Kacem. Il y a beaucoup de circulation sur cet axe bordé d’eucalyptus. Nous atteignons Moulay-Bousselham à midi. Nous nous rendons directement à notre restaurant préféré situé en face de la criée.

Bon, l’objectif du jour étant Larache, nous prenons quand même le temps d’assister au retour des barques et au débarquement des poissons, mais nous ne nous attardons pas.

C’est en plein centre de Moulay que nous empruntons une piste roulante et sablonneuse qui doit nous emmener à Larache en surplombant l’océan atlantique du haut de ses falaises.

Tout le long de la côte, se dressent des postes militaires espacés de 500 mètres environ. Ils sont là pour surveiller les trafics de toutes sortes qui peuvent se faire par la mer. Après demain est la fête de l’Aïd, personne ne travaille sur l’extraction et le transport du sable.

Arrivés à Larache, nous nous rendons aussitôt au « Marjane » pour le ravitaillement en gasoil et les derniers petits achats. Une dizaine de kilomètres plus loin, nous nous dirigeons vers une piste qui va nous mener sur une plate forme plantée de pins mais assez espacés pour permettre un bivouac agréable.

Kilomètres parcourus : 226

Altitude : 154 mètres

Température : 29°

WPS : N 35 14 298 W 6 04 297

Les faits du jour….

Nous avons eu la surprise de retrouver l’homme qui nous avait offert des figues, quelques années auparavant. Aujourd’hui, il nous apporte raisin, melon, gâteaux. Il est d’une gentillesse incroyable. Il ne sait pas comment nous faire plaisir.

Quelques mots sur…

Moulay Bousselham : la cité domine l’extrémité du chenal reliant la lagune de Herja Zerga à l’océan atlantique. Cet endroit est très prisé par les estivants. Son petit port de pêche est typique et mérite un détour.

Larache : située à l’embouchure de l’oued Loukos, cette cité est connue pour ses marais salants. Son site archéologique de Lixus est en réhabilitation. Selon la légende, c’est de ces ruines que le géant Hercule a accompli le 11ème de ses travaux, c'est-à-dire la cueillette des pommes d’or du jardin des Hespérides. En fait, il en chargea Atlas et il a soutenu à sa place la voûte céleste. Ce lieu datant d’environ 10 000 ans est riche en histoire.

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Mercredi 23 septembre 2015

Ce matin, notre hôte nous apporte le petit déjeuner : café, lait, msemem, gâteaux. La journée commence bien. Nous ne savons pas comment le remercier. La température est de 20° et comme chaque jour, le soleil brille.

Il est 9 heures, nous quittons notre ami avec émotion, mais c’est promis, nous reviendrons. C’est par la piste qui serpente dans la forêt de chênes liège que nous atteignons Assilah. Nous restons un petit moment à la station service, les 3 véhicules sont lavés et vu leur état, il y a du travail !

Nous ne pouvons pas partir sans faire une balade dans la médina. Nous admirons les maisons d’une blancheur éclatante. Le bas des habitations est peint en bleu clair, il parait que cette couleur chasse les mouches. Les ruelles sont d’une propreté étonnante. Le charmant cimetière de Sidi Mansour , blotti contre les remparts et face au large, montre des tombes au sol, décorées de mosaïques en céramique, qui évoquent des tapis de prières multicolores. Nous ne rencontrons pas grand monde, beaucoup d’étals sont fermés mais je rappelle que les fêtes de l’Aïd sont pour demain. Toute la population est dans les préparatifs. On reprend la route vers Tanger. Quelques kilomètres plus loin, nous nous arrêtons sur la plage de Breich pour le pique nique. C’est un bonheur de déjeuner, au soleil, face à la mer, avec seul bruit, celui des vagues. Etant timides, aucun d’entre nous n’a osé mettre les pieds dans l’eau, même pas un orteil ! Nous continuons notre parcours jusqu’au « Marjane » pour les ultimes courses. Les grandes artères de Tanger sont pavoisées de drapeaux, on en conclut que le Roi Mohamed VI est ou qu’il doit passer par là. Il y a un certain temps que nous n’avons pas traversé la ville et j’avoue qu’elle a beaucoup changé : des carrefours ont été modifiés, des passages souterrains ont été creusés. Le plus remarquable est la propreté des rues, l’entretien des abords. Tanger est une ville en pleine transformation, elle embellit. Nous sommes agréablement surpris. Le Maroc change, évolue, c’est super !

C’est par la route côtière que nous nous dirigeons vers Tanger Med. Nous avons du temps, attirés par une petite plage, nous y faisons une pause.

On retrouve l’épave d’un bateau échoué sur les rochers. Une partie a disparu pendant l’année. Ce sont sûrement les tempêtes qui ont eu raison de sa carcasse. Impossible de diner, tous les établissements ont le rideau baissé. Ce n’est pas grave, nous grignoterons sur le port en attendant l’embarquement.

Le ferry appareille à 23h15…..Bonne nuit les copains !

Kilomètres parcourus : 152

Altitude : 14 mètres

Température : 24°

WPS : N 35 52 201 W5 31 218

Quelques mots sur…

Assilah : est aujourd’hui réputée pour les festivités culturelles internationales qui s’y déroulent l’été. Des concerts, des spectacles de danse, des pièces de théâtre, des conférences animent alors la médina. La ville attire aussi un grand nombre de peintres marocains. Cet engouement est visible sur les façades des maisons. Des artistes contemporains y ont dessiné et peint des fresques et diverses décorations aux motifs géométriques ou abstraits.

Article : MAROC 09 2015  Raid DES CANYONS
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Published by Danièle et Serge - page

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