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                                  RAID AMESKAR

 

15  TANGER                        MEKNES                             AUTOROUTE + BITUME

16  MEKNES                       AMELLAGO                        BITUME + PISTE DE MONTAGNE

 17 AMELLAGO                  PISTE ERRACHIDIA        PISTE MONTAGNE+PALMERAIE+SABLE

 18  PISTE ERRACHIDIA  CARAVANE                                  SABLE

 19  CARAVANE                 CARAVANE                       CORDON HAUTES DUNES

 20  CARAVANE                 MARECH                             HAUTES DUNES + SABLE + PISTE

 21  MHRECH                     AMESKAR                         PISTE+BITUME+PISTE MONTAGNE 

 22  AMESKAR                    ZAGORA                            PISTE MONTAGNE + PALMERAIE

 23  ZAGORA                     MHAMID                             BITUME + PISTE + SABLE

 24  MHAMID                      CHEGAGA                         CORDON HAUTES DUNES

 25 CHEGAGA                     TISSINT                              CORDON HAUTES DUNES + PISTE

 26 TISSINT                         IGMIR                                 BITUME + PISTE MONTAGNE (2200 m)

 27 IGMIR                             BERGES DU DRAA            PISTE

 28 BERGES DU DRAA      PLAGE BLANCHE               PISTE + SABLE

 29 PLAGE BLANCHE        MIRLEFT                             PISTE + BITUME

 30 MIRLEFT                      IMSOUANE                          PISTE + BITUME

 31 IMSOUANE                     ESSAOUIRA                        PISTE + DUNES                             

 01 ESSAOUIRA                    MOULAY                           BITUME

 02 MOULAY                         ASSILHA                               PISTE

 03 ASSILHA                         TANGER                               PISTE

 

 

Jeudi 14 octobre 2010

Le rendez-vous a lieu à l’entrée de l’autoroute de Béziers à 5 heures… Tout le monde est là. C’est le départ. Nous atteignons Barcelone vers 10 heures. Nous retrouvons à la gare maritime un autre équipage parti la veille. C’est donc à 5 véhicules que nous embarquons sur le Majestic pour de nouvelles aventures.001 2


Le ferry appareille à 11h30, avec un peu de retard. Chacun rejoint sa cabine et nous nous retrouvons pour le pique-nique à la cafétéria « La Riviera »située à l’arrière du bateau. Après-midi : sieste.

Le soir, le diner vite avalé, nous regagnons nos cabines pour une nuit réparatrice.

 

 Vendredi 15 octobre 2010

 Nous nous réveillons avec le soleil, la mer est belle, le ciel est bleu. La traversée se passe dans d’excellentes conditions. Nous arrivons au port de Tanger ville vers 13 heures (heure locale, le décalage est de 2 heures.). Nous empruntons l’autoroute jusqu’à Larache. Puis, nous prenons la direction de Meknès. Nous traversons des forêts de chênes liège aux troncs dénudés. Après un court arrêt pour acheter des melons jaunes avant  Ksar El Kebir, nous passons devant les marais salants de Souk el Arrba.

003 3La route droite bordée d’eucalyptus  mène à Sidi Kacem. D’un  côté, on peut voir des champs de maïs, de l’autre des arbres fruitiers. Nous trouvons un endroit pour le premier bivouac à quelques centaines de mètres de la route nationale. Ce n’est pas terrible, mais on s’en contentera, il est 18 heures et la nuit tombe vite.

 Distance parcourue : 215 kilomètres

Altitude : 377 mètres

Température : 21°

WPS : N 24 06 419      W 5 40 673

 

Samedi 16 octobre 2010

Le soleil brille, le thermomètre affiche 14°, il est 7h45, nous démarrons. Nous croisons des groupes d’enfants qui se rendent à l’école. Les kilomètres à pieds ne les effraient pas... Après avoir traversé rapidement la ville impériale de Meknès, nous prenons la direction d’Azrou. Là encore, ce ne sont que des cultures de maïs, pommes de terre, cannes à sucre d’un côté et plantations de vigne, amandiers, oliviers de l’autre. Ce n’est qu’à partir d’El Hajed que le paysage change. Avec ses maisons aux toits de tuiles rouges, on se croirait en France. Quelques kilomètres plus loin, nous nous arrêtons pour « visiter » une conserverie d’oignons.005


Ces derniers sont posés sur des pierres entassées et recouverts de paille pour l’humidité et le tout est protégé de la pluie par des bâches.

Jusqu’à Azrou, seuls de rares conifères poussent sur les collines caillouteuses et arides. Arrivés à la bourgade aux toits verts, aucune cigogne n’est là pour nous accueillir. Les cheminées de l’hôtel Amros sont coiffées de nids… vides. C’est dans cette ville que fut créé le premier lycée marocain en 1920.

Nous ne pouvions passer sans aller rendre une petite visite aux singes magots qui peuplent la forêt. Nous empruntons donc la route d’Ifrane pour se rendre au pied du cèdre Gouraud.007 1


Ce dernier est en piteux état mais il fait encore partie du patrimoine marocain. Et c’est reparti pour les 110 kilomètres qui nous séparent de Midelt. Après avoir franchi le col du Zad, situé à 2.178 mètres d’altitude, nous admirons, face à nous, le djebel Ayachi, point culminant du Grand Atlas Oriental et arrivons à Zeïda.008 2


L’odeur des tagines fumantes nous allèche, la vue des étals de pommes aux couleurs chatoyantes et peut-être aussi la faim font que nous nous retrouvons attablés devant des assiettes de keftas et côtelettes de mouton. Ce délicieux repas s’est terminé par le rituel thé à la menthe.008


Nous reprenons la route vers Midelt. Encore quelques kilomètres et nous empruntons une piste « bitumée » sur la droite qui doit nous mener au tunnel des Légionnaires. Au village de Sidi Hamza, le goudron cède la place à une belle piste qui longe des jardins. 020


 Des névés recouvrent les sommets de la montagne.

Il est 17h15, nous installons le bivouac avant Aït Yakoub.

 Distance parcourue : 320 kilomètres

Altitude : 1847 mètres

Température : 17°

WPS : N 32 20 945   W 4 53 893

  Dimanche 17 octobre 2010

C’est avec le soleil, par une légère brise et une température de 10° que le départ est donné à 7h30. L’itinéraire que nous suivons est superbe. Nous progressons dans le lit de l’assif N’Tarhia.023


Nous retrouvons le bitume à Amouguer avant de reprendre une piste à Ksar Agoudim. Huit kilomètres plus loin, une montée caillouteuse à fort dénivelé, construite par une Compagnie de Pompiers et le Régiment Etranger d’Infanterie, à flanc des falaises du djebel Mijdider, nous mène au tunnel hélicoïdal de Tagountsa qui a la particularité de revenir par l’intérieur de la montagne au dessus de la piste. Il a été construit par le Génie Militaire en 1933 et est long de 32 mètres.035 2


Du haut du Tizi (2.300 m), un panorama sur toute la chaîne s’offre à nos yeux. C’est splendide…043




La descente s’effectue sur  une bonne piste. En passant par le village de Tana avec ses nombreuses aires de dépiquage de céréales. Ensuite, nous surplombons un beau canyon où coule l’oued Tana.049 1

 L’heure du déjeuner approche. Nous dressons les tables au bord du Rhéris, entre les lauriers roses qui le bordent. Après le déjeuner, nous nous arrêtons à Errachidia pour le ravitaillement en gasoil et acheter de quoi subsister !!! Il est 17h30, il faut penser au bivouac. C’est à la sortie de la ville, dans un écrin de verdure, que nous nous installons.

Distance parcourue : 240 kilomètres

Altitude : 982 mètres

Température : 24°

WPS : N 31 52 100  W 4 18 330

 

Lundi 18 octobre

 Il est 7h30, le thermomètre affiche 13°, le soleil brille, les véhicules sont prêts à démarrer. Une trentaine de kilomètres après Errachidia, nous empruntons une piste sur la gauche. Tout d’abord rectiligne et caillouteuse, elle devient plus sablonneuse, donc plus roulante.

062 2Puis, c’est de nouveau un passage désertique et pierreux. Nous faisons un court arrêt pour admirer le canyon et prendre quelques photos. Nous arrivons à une palmeraie juste pour déjeuner. Que cet endroit est beau !!!

066 1Nous repartons et atteignons le poste militaire de Bou Klil, situé sur un piton. Ensuite, nous avons droit à une belle descente technique, empierrée, sinueuse avec un dénivelé important. Mais quel panorama !!!Nous arrivons à « La Caravane » en début d’après midi. Notre hôte, Brahim est là pour nous accueillir avec le traditionnel thé à la menthe. Seulement voilà, on n’est pas là pour « rigoler ». Le sable nous attend ! Les véhicules « allégés », nous allons « jouer » dans les dunes.  

067Etant donné l’heure, nous restons à proximité de notre auberge. Les uns derrière les autres, nous progressons lentement mais sagement. Le sable est porteur, il y a, bien sûr, des plantages. Mais n’est-on pas venu un peu pour ça ? Pourquoi apporter des sangles, des plaques, des pelles, des râteaux si on ne s’en sert pas ? Bref chacun semble y prendre du plaisir, c’est l’essentiel.

075 Nous sommes de retour vers 18 heures. Un copieux dîner nous y attend. Tout le monde s’est régalé de la tajine au mouton et aux figues. Un délice ! Une journée entière de dunes est prévue pour demain, il faut donc prendre des forces ! Chacun regagne sa chambre à 21h.081 7

 Distance parcourue : 152 kilomètres

Altitude : 760 mètres

Température : 24°

WPS : N 31 12 928  W 4 00 089

 

Mardi 19 octobre 2010

Aujourd’hui, un voile gris cache le soleil mais la température est de 20°. Le petit déjeuner est toujours aussi copieux. Les crêpes feuilletées  « msemem » sont délicieuses.091 2


Ce matin, le groupe se scinde en deux. D’un côté, les « gazous » partent jouer dans le sable… de l’autre, les « gazelles » préférent faire une balade à dos de dromadaire. Le chamelier nous promène pendant une bonne heure et demie dans les dunes.095


Je trouve ce moment apaisant. On écoute le silence, c’est même parfois angoissant. Nous avons eu droit à la minute « découverte » d’une salamandre. Nous avons toutes  été admiratives devant la dextérité d’Ibrahim notre chamelier pour attraper l’animal.101


A midi, les pilotes nous ayant rejoint, nous  quittons « La Caravane » pour aller pique- niquer dans les dunettes vers le nord de l’erg. La dernière bouchée avalée, nous repartons à l’assaut des dunes. Un véhicule se met à fumer de  façon inquiétante. La décision est prise de rejoindre Erfoud chez Aziz (garage Royal à côté de la station Ziz)  un garagiste de notre connaissance. Le capot levé,  les mécanos examinent le moteur du 4x4. Le verdict tombe: turbo  cassé, il faut le remplacer (mais la pièce n’est pas disponible).115 2


Ne pouvant rien faire pour nos malheureux coéquipiers, nous les « abandonnons » en espérant les revoir dans deux ou trois jours, lorsque le véhicule sera réparé. Nous repartons donc vers l’auberge.  Les voitures sont rechargées, et cette fois, c’est le vrai départ pour installer le bivouac au milieu des dunes. Il est 17h30, il commence à pleuvoir, la veillée est écourtée.081 5

 Distance parcourue : 109 kilomètres

Altitude : 755 mètres

Température : 24°

WPS : N 31 14 629  W 3 58 699

 

Mercredi 20 octobre 2010

 Nous nous réveillons sous la grisaille. Une surprise attend un équipage dormant sous au sol. En pliant la tente, ils découvrent un magnifique scorpion blanc. Ce coquin était venu se réchauffer pour la nuit !!! Il est 7h30, la température est de 15°. Nous démarrons : direction  « La Caravane », un équipage contournera l’Erg et rejoindra Merzouga par la piste.

079Nous, nous choisissons de traverser l’erg Chebbi par son milieu. Nous nous retrouverons pour déjeuner chez Youssef à MerzougaHuit heures, c’est le départ pour la grande traversée nord-sud. Le sable semble porteur. Les trois véhicules enchainent les montées et les descentes  les unes après les autres sauf un « magnifique plantage » de l’ouvreur. Les plaques, les râteaux, les pelles sont sorties. Chacun de nous participe au sauvetage comme il le peut.

125 5Pour arranger les affaires, il se met à pleuvoir !!! Finalement, c’est au treuil mais après pas mal de difficultés que le Toy sera extrait de l’entonnoir.C’est vers 14 heures que nous retrouverons nos amis au restaurant « Le Dakar ». Un sympathique endroit tenu par notre ami Youssef. Nous échangeons nos vêtements mouillés contre des secs avant de nous attabler devant des brochettes et des tagines. 

128Nous reprenons la route vers 16h30. La pluie a cessé. Nous ne roulerons pas beaucoup car il fait sombre et le soir va tomber rapidement. Nous trouvons un endroit tranquille  après Taouz. Seul le vent qui souffle fort nous rend hésitant. Nous continuons jusqu’à Ouzina. La traversée du Ziz se passe facilement. Il valait mieux le traverser ce soir. Avec toute l’eau qui était tombée dans la journée, les conditions pourraient être plus difficiles le lendemain matin. Nous installons le bivouac le long du  mur d’une auberge, à l’abri du vent, et les pieds dans le sable….

 Distance parcourue : 111 kilomètres

Altitude : 661 mètres

Température : 20°

WPS : N 30 45 896  W 4 10 414

 

Jeudi 21 octobre 2010

C’est un soleil timide qui nous réveille ce matin. Nous  visitons l’ auberge : « Les Portes du Sahara ». C’est très propre, joliment décoré. Ce sera une étape lors d’un prochain raid. Après avoir promis de revenir (et nous reviendrons vu la sympathie et la gentillesse de Mustapha), nous reprenons la piste131


Le thermomètre affiche 15°, il est 7h45, nous partons en direction de Tinerhir. Nous suivons le Ziz, en longeant le djebel et arrivons à Er Remlia. Tout de suite après le village, débute la traversée de l’oued. On circule par une piste étroite et sableuse dans une forêt de tamaris. Il faut faire attention car il y a des tronçons de sable mou et des virages serrés. Nous roulons ensuite sur une grande surface plane boueuse et glissante. Nous avons droit à quelques dérapages!!! 137 7


Nous atteignons la passe Mharech vers 10h. Cette petite oasis serrée entre les deux montagnes est un endroit magique. Nous faisons une halte à l’auberge de Said pour y savourer un thé à la menthe, confortablement assis à l’ombre d’un arbre. Nous avons la chance de voir les cotonniers en fleurs. Il n’y a qu’ici que l’on peut les observer.142



 Nous continuons notre chemin. Nous retrouvons le bitume à Achbarou situé dans une belle palmeraie. Le vieux village en ruines est en pleine reconstruction.

 Le ravitaillement en gasoil est fait à la station Afriquia d’Alnif, la bourgade où on trouve des fossiles et plus particulièrement les trilobites. Ce sont les premiers êtres vivants pourvus de l’organe de la vue. Ils ont vécu à une époque où la vie ne régnait pas encore sur la terre. Le souk est ouvert, tout le monde en profite pour se procurer des victuailles. N’oublions pas que la pomme de terre d’Alnif est la plus réputée du Maroc. La route qui conduit à Tinerhir est maintenant goudronnée jusqu’au bout.

154 9 Etant donné l’heure tardive, nous nous dirigeons vers le « camping Ourti » situé à la sortie de la ville. Le cuisinier étant absent, notre hôte  Hassan nous propose un tagine apporté d’un resto voisin. Quel régal !!! Nous passons vraiment une excellente soirée.

 Distance parcourue : 216 kilomètres

Altitude : 1287 mètres

Température : 20°

WPS : N 31 29 921  W 5 32 536

 

Vendredi 22 octobre 2010

Nous nous levons avec le soleil mais déjà les nuages arrivent. La température est de 15°. Le petit déjeuner avalé, c’est le départ. Il est 9h. Nous prenons la direction des gorges du Todgha. La route longe l’oued, dont le lit est occupé par une des plus belles et des plus vastes palmeraies du Maroc, l’une des plus denses en végétation aussi.

161 5Ensuite, elle grimpe et procure de beaux points de vue. On distingue une vaste étendue cultivée, morcelée en petits jardins, vergers et champs de céréales. Au-delà, ce sont les palmiers qui dominent puis les ksour en pisé, abandonnés et en ruines. Nous passons devant la Source des Poissons Sacrés. La légende raconte qu’il y a fort longtemps, en traversant les gorges, un homme assoiffé aurait frappé un rocher avec son bâton. Une source aurait jailli de la pierre. La frappant de nouveau, des poissons en seraient sortis à leur tour. Voilà pourquoi ces derniers ne sont jamais pêchés et font l’objet d’un pèlerinage.

167 4Plus loin, la route descend et pénètre dans un étroit défilé de quelques dizaines de mètres de large, taillé par les eaux du torrent dans la montagne calcaire, aux parois verticales de près de 300 mètres de haut.Plusieurs scènes de films ont été tournées à cet endroit magique : Lawrence d’Arabie, La Poudre d’Escampette, Cent Mille Dollars au Soleil. La route longe le Todgha en serpentant jusqu’à Tamtattouchte. Peu après le village, nous empruntons une piste en travaux qui sera bientôt bitumée !!! Heureusement, elle est encore loin d’être entièrement goudronnée. Nous progressons lentement car nous sommes obligés de rouler dans le lit d’un oued. Puis suit l’ascension du Tizi n’ Ouguerd Zegzaoune situé à 2.639 mètres. La descente nous ramène encore dans de petites gorges. La caravane avance au ralenti.

 

180Après les 45 kilomètres de traversée, nous rejoignons la route d’Agoudal à Boumalne. Nous passons Msemsir en pleine évolution. Nous constatons en effet que de nombreuses constructions ont fait leur apparition. La route qui serpente, surplombe l’impressionnant défilé d’Imdiazen, aux parois verticales. Puis ce sont les gorges, extrêmement étroites et profondes. Nous faisons un arrêt sur la terrasse du restaurant panoramique Timzillite d’où on peut contempler les méandres serrés de la route.

 184 2 Bientôt apparaît la falaise de Tamlat, composée de roches érodées, aux formes arrondies. On la nomme la « vallée des Doigts de Singes ». Quelques kilomètres plus loin, à Aït Youl nous empruntons une piste sur la droite. Nous traversons des paysages de Far West. On se croirait dans le Colorado.

188C’est magnifique ! Seuls des troupeaux de chèvres et de moutons crapahutent. Ces hauts plateaux sont le royaume des bergers berbères. Le ciel s’est assombri. Les gros nuages noirs deviennent menaçants. Nous passons par Tamalout, village tout en longueur le long de l’oued Mgoun et Boutaghar. C’est à  Alemdoun et sous une pluie battante que nous prenons la piste qui doit nous conduire à Ameskar.194

La nuit est proche, il n’est pas question de bivouaquer, de planter la tente, la pluie est trop forte. En consultant le guide Gandini, j’ai lu qu’il existait des gîtes sur cette piste. Il ne reste plus qu’à chercher. Nous arrivons dans les gorges de l’assif Ameskar. Le passage est étroit, le paysage est magnifique et grandiose. Nous atteignons Ameskar el Fouqani.

195 5On trouve un gîte à l’entrée du village: « chez Brahim ». C’est un endroit à recommander : propre, gentiment décoré à l’accueil chaleureux et à l’ambiance conviviale. Hassan, le guide local nous tient compagnie en attendant le couscous à la semoule de maïs. C’est une première pour tout le monde ! Ce plat fait l’unanimité, c’est un régal pour les papilles. Il ne fait pas chaud, nous regagnons les chambrées (4 par pièce) pour une nuit réparatrice.

 

Distance parcourue : 181 kilomètres

Altitude : 2112 mètres

Température : 10°

WPS : N 31 30 036  W 6 15 867

 

Samedi 23 octobre

Il a plu toute la nuit. Le soleil pointe, mais de gros nuages noirs recouvrent les hauts sommets enneigés du Mgoun, le deuxième mont du Maroc, situé à 4.107 mètres d’altitude. La température n’est que de 9°. Au petit déjeuner, nous avons savouré des crêpes à la farine de maïs (délicieuses). Nous quittons ce lieu accueillant et chaleureux vers 9h.200 7


Etant donné la météo, nous faisons demi-tour. La dernière partie du parcours sera pour une prochaine fois. Nous repartons donc par le même chemin qu’hier. Nous roulons dans l’oued rempli d’eau pendant une dizaine de kilomètres avant de passer dans les gorges étroites de l’Ameskar. C’est simplement magnifique.



 On retrouve le bitume et à partir de là, la route surplombe l’oued Mgoun, et le longe en serpentant entre de hautes falaises rougeâtres aux strates travaillées. Puis El Kelaâ M’Gouna, gros village situé à la jonction des vallées du Dadès et du Mgoun.

218 2

Nous sommes dans la ville des roses. Selon la légende, les premiers plants auraient été rapportés, vers l’an 1000, par des Berbères voyageant du côté de Damas, d’où le nom de rose damaskina. Dans  deux usines, se fabrique cette eau de rose dont les Marocains font une grande consommation.Les villages traversés entre el Kelaâ et Boumalne sont tous aussi propres les uns que les autres. Il semble que le Maroc progresse énormément dans ce domaine...La rue principale est en pleine rénovation. Les murs des façades sont recouverts de fresques représentant des paysages marocains. C’est un moyen pour les artistes d’exposer leurs œuvres. Nous quittons Boumalne en direction de Tinerhir. Après 7 kilomètres, nous tournons à droite vers Iknioun. A notre déception, le bitume recouvre le sol, et ce, pendant 24 kilomètres. Nous retrouvons la piste, et passons dans le petit village de Aït Mersid où les habitants fabriquent et proposent aux gens de passage des pots en bois de sapin cerclé de cuivre. Puis la caravane des Toyota gravit allègrement les lacets du Tizi n’Tazazert situé à 2.283 mètres d’altitude.

225 1

 

Le panorama vaut bien un arrêt, rien que pour le plaisir des yeux ! Nous mettons 1h15 pour parcourir les 15 kilomètres de descente !!! Il faut dire que le paysage est particulièrement beau. Le canyon d’Afezza bordé de rochers pointus noirs est impressionnant. Au loin, on aperçoit Bab n’Ali (la porte d’Ali), deux grands rochers caractéristiques en forme de cheminée.

230Ensuite, la piste longe un oued bordé de jardins et de vergers plantés d’amandiers, de figuiers et de grenadiers. De petits villages sont blottis au fond de cette vallée. Puis une longue montée nous attend. A mi-parcours, on s’arrête pour voir la faille dans la montagne qui est en réalité une ancienne tranchée d’extraction de barytine.

231Sur le haut du parcours, s’offre à nous, un magnifique panorama sur la vallée de l’akka Ousdidène. Nous atteignons Nkob sous la pluie !!! Il est l’heure de chercher un lieu pour le bivouac mais le sol est caillouteux... Il pleut… Le vent souffle fort…. Ce n’est pas génial pour planter les tentes. Donc, on progresse toujours. Le passage délicat de l’oued bordé de lauriers roses se fait aisément malgré la nuit tombée. Il est 18h, nous devons nous poser au plus vite !!! Nous trouvons un coin plan, sablonneux, avec quelques arbres pour s’abriter. Chacun s’installe. La pluie redoublant, le dîner est vite avalé, et à 19h, chacun est dans son duvet.

 Distance parcourue : 160 kilomètres

Altitude : 721 mètres

Température : 22°

WPS : N 30 49 417  W 5 49 578

 

Dimanche 24 octobre 2010

Ce matin, quelques nuages obscurcissent encore le ciel, mais la pluie a cessé. Des flaques  recouvrent le sol,  l’eau s’est concentrée dans les ravines. La température est de 13°, et il est 7h45 lorsque les moteurs démarrent.239

Nous traversons de magnifiques paysages. Dommage que l’arrivée sur Benizouli soit si monotone. La palmeraie que nous parcourons est superbe. Peu de touristes la connaissent, notre itinéraire n’est pas homologué !!! Nous atteignons Zagora vers 11h30. Nous nous installons au camping « Oasis Palmier » comme à chaque fois. Le téléphone arabe fonctionne à merveille, Gordito est déjà là ! Une vérification s’impose sur les véhicules.249 8

Au dîner, nous dégustons un délicieux couscous et les dattes du jardin. C’est un régal. Les meilleures sont les plus foncées.254

Un peu plus tard dans la soirée, nous avons eu des nouvelles d’Erfoud, toujours pas de turbo, le véhicule sera rapatrié en France. Pour nos amis, le raid est terminé. Nous pensons beaucoup à eux, la chance n’était pas dans leur camp ce jour-là.

 Distance parcourue : 160 kilomètres

Altitude : 721 mètres

Température : 22°

WPS : N30 19 417  W 5 49 578

 

 Lundi 25 octobre 2010

 Quel réveil !!!  Le soleil brille, le ciel est bleu, le thermomètre affiche 18°, et autour de moi, je ne vois que des palmiers, c’est quand même merveilleux, le Maroc ! Nous nous procurons quelques dattes (bien noires) pour la suite du voyage.

253 1Un véhicule voyageant seul se joint à nous pour rejoindre Foum Zguid. Il pourra ainsi traverser l’erg Chegaga sans danger. Nous saluons Lahcen et Boubarak. Il est 8h15, les cinq véhicules s’ébranlent. Nous faisons une pause photo devant le panneau « Tombouctou 52 jours ».

259Puis, nous empruntons l’itinéraire qui suit le Draâ sur sa rive droite. Il n’est pas très intéressant, mais il est quand même plus agréable que le bitume. Nous retrouvons la route nationale après Tagmoute,  pour environ 800 mètres puis de nouveau, la  piste. Nous traversons plusieurs villages entourés de magnifiques palmeraies. La température grimpe, il est midi et il fait 32°.

262Nous nous installons à l’ombre des palmiers de Nesrate pour le pique-nique. Nous quittons les palmeraies et retrouvons une piste ravinée qui nous emmène au Foum Le Rjam, col situé à 655 mètres d’altitude. L’arrivée entre les deux djebels, la vue panoramique sur la plaine du Draâ et les premières dunes qui pointent à l’horizon, nous émerveillent. Nous rejoignons le bitume et tournons à gauche pour rejoindre Mahmid. La route qui traverse  Ouled Idriss  est bordée de palais tous aussi luxueux,  les uns que les autres.A Mahmid notre nouvel équipier, nous proposons le verre de l’amitié à l’hôtel « La Kasbah Azalay ». Le cadre est magnifique. Nous sommes tous restés ébaubis devant la piscine couverte digne des contes des mille et une nuits!!! Il ne nous manquait que le Prince Charmant! La journée n’est pas terminée, il faut avancer !

272 2Nous progressons sur une piste sablonneuse, roulante, très agréable pendant plusieurs kilomètres avant de retrouver les cailloux de l’Oasis Sacrée. Nous nous y arrêtons brièvement, l’heure avance et on doit atteindre les dunettes pour y passer la nuit.

279Les premiers tourzas apparaissent, et, c’est sur le sable que nous installons le bivouac. Il est 18h.

Distance parcourue : 182 kilomètres

Altitude : 497 mètres

Température : 28°

WPS : N 29 50 436  W 6 12 024

 

Mardi 26 octobre 2010

Aujourd’hui, c’est avec le soleil que nous nous réveillons. Le ciel est tout bleu et la température est de 17°. Après avoir dégonflé les pneus, nous prenons la direction de l’école nomade en suivant la piste des tourzas.287


Il est 7h45. Tout le monde s’éclate, cette piste est vraiment super. Quelle déception quand on arrive à l’école !!! Elle est vide. Omar, l’instituteur est à Zagora, les élèves sont donc en vacances. 291


 Cependant, quelques uns d’entre eux, (nous en reconnaissons certains) ayant aperçu les 4x4, ont accouru vers nous. Les mamans ont suivi… Nous avons fait la distribution de bonbons et  vêtements. En échange, nous avons acheté des bracelets en perles…

Nous  refaisons la piste des tourzas en sens inverse pour trouver l’entrée de l’erg, afin de le « traverser »294


Il est midi, pas facile de trouver un coin ombragé. Ce n’est pas grave, c’est au derrière des véhicules, abrités du soleil, que nous déjeunons rapidement. Le thermomètre affiche 30°. Bien sûr, il a eu des plantages, mais peu et surtout sans gravité. C’est le principal.303 4



Nous trouvons un endroit plat, au milieu des dunes, pour installer le bivouac. Il est 17h, nous allons pouvoir prendre notre temps.



 Distance parcourue : 95 kilomètres

 

Altitude : 475 mètres

 Température : 34°

 WPS : N 29 48 965  W 6 20 406

 

 Mercredi 27 octobre 2010

 Il est 8h, la température est de 16°, le soleil brille, le départ est donné. Encore sept kilomètres avant la sortie de l’erg. Après avoir quitté Chegaga, les pilotes se défoulent sur le lac Iriki mais en restant quand même très prudents.

311Nous atteignons le poste militaire de l’embranchement des deux pistes pour Foum Zguid (prendre à gauche). Et là, surprise !!! Qui voit-on derrière nous ??? Des amis de Béziers accompagnés d’un autre couple. Ils se joignent à notre groupe.  Nous pique-niquons à l’ombre d’un acacia, il fait 30°. La piste devient caillouteuse, cassante, pas agréable du tout. Nous atteignons ainsi Foum Zguid. Nous faisons le ravitaillement alimentaire au souk et dans les échoppes alentour. Les pleins des réservoirs faits, une dizaine de kilomètres après Foum Zguid, nous empruntons une piste sur la gauche. Nous roulons jusqu’à 17h45. Nous trouvons un endroit pour passer la nuit sur la rive d’un oued.

  Distance parcourue : 131 kilomètres

 Altitude : 866 mètres

 Température : 27°

  WPS : N 30 13 538  W 7 01 930

 

 Jeudi 28 octobre 2010

Pas de vent, pas de nuages mais du soleil au milieu d’un ciel tout bleu, 14° au thermomètre, tout le monde est prêt. 7h30, c’est le départ. La piste qui nous mène à Aka Naït Sidi est superbe. En arrivant sur le village, nous roulons au fond d’un oued au milieu d’une palmeraie.

313Le site est magnifique. Au détour d’un méandre, on a la surprise de découvrir que nous sommes au confluent de deux cours d’eau (un d’eau salée, l’autre d’eau douce) situé à deux kilomètres de Tissint.

 316Après douze kilomètres de bitume, nous empruntons une piste sur la droite dans le village de Tighit, à peine visible entre les maisons. Jusqu’à la palmeraie qui abrite Akka Ighane, le village aux habitations de couleur rose et aux volets verts, la piste est défoncée, caillouteuse. Ensuite, on traverse Lestane et Tiskemoudine. Puis nous atteignons  Isser Rhine avec son agadir à tourelles et l’ancienne kasbah du Califat du Glaoui de Marrakech, reconnaissable à son imposante architecture, en grande partie en ruines.

320Arrive enfin le village de Akka Iguirane où on retrouve le bitume qui va nous conduire jusqu’à Tata. Une pause  s’impose pour le ravitaillement en gasoil. Chacun ayant fait ses emplettes, nous repartons en direction d’Imitek. Peu après avoir quitté Tata, nous trouvons un endroit sympathique, au milieu de palmiers, pour le pique-nique. Il fait chaud, 33°. Les montagnes qui longent la route sont d’une couleur ocre rouge magnifique. Les strates formées ne sont pas horizontales mais verticales.

334 8Le paysage est un vrai plaisir pour les yeux.Nous traversons Tizghi, petit village niché dans une palmeraie luxuriante et prenons sur la gauche la piste des caroubiers, nommée ainsi, car de nombreux arbres de cette espèce poussent sur les rives de l’assif n’Tizert. Nous progressons lentement en roulant dans le lit d’un oued, enfoui au fond de profondes gorges cultivées où prospèrent de splendides jardins sous les ombrages de figuiers, d’oliviers, de grenadiers et d’amandiers.

340 6Sur les hauteurs, de chaque côté, on observe des tours de guet. Le canyon est formé de strates souvent verticales, du plus bel effet. Au village d’Aït el Hadj, nous entamons une montée pour atteindre les plateaux couverts de champs d’armoise. Nous roulons entre 1.700 et 1.800 mètres d’altitude, la température a baissé, le sol est pierreux, et trouver un endroit propice au bivouac ne va pas être chose facile. Après plusieurs tentatives, nous nous installons enfin. Il est 18h.

 Distance parcourue : 266 kilomètres

Altitude : 1790 mètres

Température : 17°

 WPS : N 29 41 131  W 8 41 400

 

 Vendredi 29 octobre 2010

 Ce matin, ce n’est pas la chaleur que nous trouvons au réveil. Le thermomètre n’affiche que 4° !!! Vite, on se prépare, les affaires sont rangées, les moteurs vrombissent, c’est le départ. Il est 7h, le petit déjeuner, on le prendra un peu plus bas, par une température plus clémente (il fait vraiment trop froid).

336 8

Après avoir traversé Tazalarhite, Timkyet, Talate-n-Issi, nous retrouvons la piste qui vient d’Igmir à hauteur d’Aït Herbil. Nous passons dans la vallée de l’oued et non par la route pour rejoindre le bitume. Cinq kilomètres plus loin, nous tournons à gauche pour emprunter l’itinéraire qui va nous mener à Assa.341

En cours de route, nous croisons trois gazelles (des vraies avec quatre pattes !!!). Nous traversons Tagmout avec ses belles maisons et sa tour de guet.Après la pause courte mais ô combien réconfortante, nous repartons vers Tanrart. Ensuite, on continue par la descente de l’assif d’Igounane vers Tiouado. Nous suivons la piste des arganiers, toujours aussi jolie. De nombreux petits villages se succèdent. Les jardins y prospèrent, les arbres fruitiers également. Les falaises de couleur rouge sont magnifiques. Que ce pays est beau !337 4

Il est midi, un arganier nous offre son ombre, l’endroit pour pique niquer est très agréable. Il fait plus doux, le thermomètre affiche 27°. Nous atteignons Assa. Chacun s’active à faire les courses, le ravitaillement en gasoil et une petite douche serait la bienvenue. Depuis quelques jours, la toilette est réduite au strict minimum, il fait trop froid. Nous nous rendons tous aux douches municipales (10 dirhams). L’eau est bien chaude. Que c’est agréable ! Il est 18h quand nous redémarrons en direction de Zag. Nous trouvons sur la gauche, en contrebas de la route, une petite palmeraie, avec juste assez de place pour y installer les cinq véhicules et les deux tentes.

Distance parcourue : 212 kilomètres

Altitude : 270 mètres

Température : 29°

 WPS : N 29 34 460  W 9 24 956

 

 Samedi 30 octobre 2010

Aujourd’hui, c’est avec le soleil, sous un ciel bleu et par une température de 17° que nous reprenons le bitume pour cinq kilomètres environ. Il est 7h45. Juste après avoir traversé le Draâ, nous empruntons sur la droite une piste tantôt sablonneuse, tantôt caillouteuse mais très plaisante. Nous traversons une succession de plaines couvertes d’acacias, des lacs asséchés, de superbes canyons.

344 6Tout au long de ce parcours, nous croisons des troupeaux de dromadaires, de moutons, de chèvres. Les bergers nomades vivent sous des tentes précaires. Nous déjeunons à l’ombre d’un acacia, le thermomètre indique 38°. Nous ne restons pas longtemps, il y a encore des kilomètres à parcourir. Après avoir traversé Tiglit, un beau village ancien, nous suivons un canyon très profond mais d’une grande beauté.

344 5Suit une zone de collines recouvertes d’euphorbes piquantes. Ensuite, nous passons par une magnifique palmeraie et la bourgade d’Aouïnet Aït Oussa. Quelques kilomètres plus loin, nous atteignons El Ayoun du Draâ, ancien fort de l’époque du Protectorat, avec sa source au pied des ruines. La fin de la piste se démarque par les plantations et même les exploitations de figuiers de Barbarie que l’on voit de chaque côté.

345Nous rejoignons la route nationale qui mène à la Mauritanie. Nous la suivons pendant quelques centaines de mètres avant de reprendre la piste qui va nous conduire au Fort Aoréora. Nous nous installons pour la nuit au pied de la grande dune, à l’entrée de la Plage Blanche en bordure de l’Océan Atlantique. Est cela le Paradis ???

Distance parcourue : 261 kilomètres

Altitude : 10 mètres

Température : 21°

WPS : N 28 50 459  W 10 50 053

 

Dimanche 31 octobre 2010

 

 Aujourd’ hui, en  France, c’est le changement d’heure. Il n’y a donc plus qu’une heure de décalage avec le Maroc. Ce matin, le soleil est présent mais déjà quelques nuages arrivent. Le thermomètre affiche 23°. La mer est descendante, nous pouvons rouler à une vitesse plus élevée sur le sable mouillé.

 

347 1La Plage Blanche ressemble à un grand ruban rectiligne, long d’une trentaine de kilomètres. Alors que de gros nuages noirs s’amoncellent au-dessus de nos têtes, nous faisons une pause pour photographier les trois générations de 4x4 Toyota. Après plus d’une heure de sable, les pneus sont regonflés sur une zone de galets avant de remonter sur la crête, par la piste de la caravane isolée. Son habitant est toujours là avec ses chiens.La pluie tombe,  mais heureusement,  on aperçoit des zones de ciel bleu à l’horizon.Nous atteignons la fin de la piste au niveau de l’embouchure de l’oued Noun. Il est midi, nous déjeunons sur la plage de sable fin, sous un beau soleil et par une température de  23°. Sur les rochers, sont collés des bigorneaux et des berniques.350

Pour quitter notre lieu de pique nique, il nous faut affronter une grimpette empierrée, assez technique. Nous retrouvons le bitume et rendons quand même une petite visite à l’épave du gros chalutier échoué, posé droit, en bordure de plage.

353 8Encore dix kilomètres et nous arrivons à Sidi Ifni. Cette bourgade, juchée sur la falaise, est restée une enclave espagnole jusqu’en 1969. On se ravitaille au marché central et au grand souk du dimanche. Les pleins de gasoil effectués, nous reprenons la route en direction de Mirleft, situé trente kilomètres plus loin. Il est encore un peu tôt pour s’arrêter, on continue donc jusqu’à Aglou. Nous entrons dans la réserve naturelle du Parc national de Souss-Massa.

354 5Le vent s’est levé, il souffle fort. Trouver un endroit abrité ne va pas être facile !!! Mais, c’est sur la falaise, les pieds dans le sable, entre des arbustes aux fleurs jaunes décoratives, que nous installons le bivouac pour la nuit.

 

Distance parcourue : 193 kilomètres

Altitude : 102 mètres

Température : 21°

WPS : N 29 51 011  W 9 47 574

 

Lundi 1er novembre 2010

 

 Le vent a soufflé toute la nuit, si bien qu’un véhicule est « ensablé », le sable ayant creusé sous le 4x4 (nous comprenons pourquoi les dunes changent, vu l’ensablement du véhicule). C’est spectaculaire !!! Ce matin, le soleil brille, le vent s’est calmé, le thermomètre indique 17°, il est 8h30, nous démarrons. Nous atteignons rapidement Issough, un village de pêcheurs à flanc de relief. De petits cabanons creusés dans la falaise abritent les hommes et leur matériel.

354 9Nous longeons le bord de l’océan en jouant dans les dunettes. Huit kilomètres plus loin, nous nous arrêtons à Baaror. Nous en profitons pour visiter une de ces habitations troglodytiques. Nous sommes surpris par la grandeur et le confort relatif, bien sûr. Celle qui nous a été présentée se composait de trois pièces, une salle de bains avec douche, un coin cuisine, le tout joliment décoré. Une réserve d’eau se trouve au dessus à l’extérieur. Ensuite, la piste est très agréable, roulante, sablonneuse. Nous longeons le village de Sidi Wassaï avec le camping caravansérail Bakanou. Avant de traverser Massa à l’embouchure de l’oued du même nom, on retrouve le bitume. Toute la vallée est une immense zone de cultures maraîchères. Sur la rive droite, après le village de Sidi R’Bat, nous passons devant le « Ksar Massa » magnifique hôtel situé en bordure de mer. (L’acteur Jean Lefèvre en était le propriétaire)

356 1

Nous atteignons Tifnit en fin de matinée. L’océan est agité, le passage sur la plage est impossible, nous garons donc les véhicules en haut du village. Là, on a la surprise de retrouver les ibis chauves. Comme chaque année, ils reviennent à cet endroit où ils se sentent en sécurité. C’est une espèce protégée et les autochtones en prennent soin.

On profite du soleil et de la plage. La température est de 29°. Nous déjeunons chez « Maxime » (pas celui de la rue Vendôme) toujours aussi délicieux. Le plat est un régal pour les papilles.

358 1Puis nous repartons en hors piste, vers Agadir. La ville se « traverse » aisément. C’est au camping « Atlantica Park » à Imi Ouaddar (Aghroud), un lieu très agréable, plaisant, propre, que nous nous installons pour la nuit. Il est 18h45.

 

Distance parcourue : 138 kilomètres

Altitude : 75 mètres

Température : 23°

WPS : N 30 35 237  W 9 44 986

 

Mardi 2 novembre 2010

 C’est sous un ciel brumeux et un pâle soleil que nous nous réveillons ce matin. Nous quittons le camping vers 8h45, la température est de 17°. A hauteur du cap Ghir et jusqu’à Tamri, l’itinéraire bordé d’euphorbes cactoïdes longe des rochers contre lesquels les vagues d’une mer souvent forte à cet endroit viennent se fracasser. En arrivant à Tamri, la route décrit une vaste boucle pour contourner la bananeraie qui occupe toute la plaine de l’oued Tinkert.

361 2Après avoir fait une courte pause pour se procurer du miel et des bananes, nous repartons vers Imsouane où nous empruntons la piste qui longe la côte. De nombreux arganiers nous entourent, certains sont couverts de chèvres. Plusieurs pistes partent sur notre gauche. Toutes conduisent à de petits ports de pêche blottis contre la falaise.

362 7Certains ne sont accessibles que par des chemins muletiers. Du haut d’u

n promontoire, on aperçoit la plage de Tafelney avec ses barques de couleur bleue, tirées sur le sable. Seules, deux vaches, s’y côtoient. Que font-elles en cet endroit ? de quoi se nourrissent-elles ? Il est vrai qu’on a plus l’habitude de rencontrer ces ruminants dans les prés.

363 3Nous nous arrêtons au village suivant, Iftane. Nous déjeunons sur la plage, au soleil. Le thermomètre affiche 27° mais le vent se lève. Nous rejoignons Essaouira et passons la nuit au Camping.

 

Distance parcourue : 180 kilomètres

Altitude : 10 mètres

Température : 18°

WPS : N 31 29 050  W 9 45 793

 

Mercredi 3 novembre 2010

 Le ciel est bleu, le vent a cessé, 16° au thermomètre, il est 10h30. Pour parcourir la  Médina et toutes ses ruelles, jonchées d’échoppes de toutes sortes, nous nous séparons. Ces petits commerces cachent les maisons blanches aux volets bleus qui faisaient la particularité de « Mogador ».

483 8Le groupe se retrouve trois heures plus tard et nous partons en direction d’El Jadida par le bord de mer. La route est bordée de forêts de thuyas dont on fait des objets divers et de la marqueterie, spécialité d’Essaouira. Quarante kilomètres plus loin, nous descendons par une petite piste sur la plage de Baybah. Nous déjeunons parmi les barques de pêche bleues. La température est douce et nous sommes à l’abri du vent.

485 3Puis, nous atteignons Safi, la cité des potiers. C’est un grand port sardinier mais aussi une ville industrielle importante. On y transforme pyrites et phosphates en acide sulfurique, acide phosphorique et engrais. Ces usines se trouvent en bordure de mer et les déchets sont rejetés directement dans l’océan. Il y a beaucoup à faire en ce qui concerne la protection de la nature.

La route qui longe le littoral est maintenant bordée d’eucalyptus. Nous passons à Bedouzza, reconnaissable à son phare blanc et au marabout juste à côté. Puis, nous atteignons Oualidia, station balnéaire située au fond d’une grande lagune protégée des vagues. Ce village est réputé pour ses parcs à huitres, ses oursins et ses araignées de mer.

487 3Nous continuons jusqu’à Sidi Abed où nous quittons le bitume pour s’engager sur une piste qui serpente entre les marais salants. Nous trouvons un endroit abrité du vent, entre les eucalyptus pour y installer le bivouac.

 

Distance parcourue : 265 kilomètres

Altitude : 6 mètres

Température : 18°

WPS : N 33 00 971  W 8 43 042

 

Jeudi 4 novembre 2010

 Le soleil brille mais l’humidité se fait sentir ce matin. Le thermomètre affiche 14°, il est 8h15, les moteurs démarrent. La route dessine un ruban entre les cultures maraîchères où toutes sortes de légumes poussent en abondance. C’est la saison des citrouilles et des courges, les étalages en sont remplis. Le paysage est toujours aussi beau... jusqu’à la Centrale Thermique Jorff Lasfar située à une vingtaine de kilomètres d’El Jadida, en bord de mer !!! Quel dommage !!! Nous roulons maintenant vers le nord, sur l’autoroute que nous quittons à Moulay Bousselham. Nous déjeunons au milieu d’une immense forêt d’eucalyptus. Il est 13 heures est la température est de 30°. C’est en plein centre du bourg que nous empruntons une piste roulante et sablonneuse qui nous emmène à Larache en surplombant l’océan du haut de ses falaises.

489Tout le long de la côte, se dressent des postes militaires stationnés là pour surveiller les trafics de toutes sortes. Nous sommes intrigués par un va et vient de camions, d’ânes qui viennent chercher du sable. Nous apprenons que ces chargements sont destinés à la fabrication de briques. Nous atteignons Larache et un arrêt s’impose pour le ravitaillement. Il est 18h, nous nous dirigeons vers le Centre des Ressortissants Marocains pour y passer la soirée et la nuit (endroit très propre, sanitaires nickels, douches chaudes  et c’est gratuit !!!).

 Distance parcourue : 422 kilomètres

Altitude : 26 mètres

Température : 19°

WPS : N 35 09 706  W 6 08 568

 

Vendredi 5 novembre 2010

 Ce matin, nous nous réveillons sous un beau ciel bleu. Le thermomètre indique 12°.

C’est notre dernier jour sur le sol africain. Pour cette ultime journée, j’ai l’impression que le soleil brille plus que d’habitude. A croire que le ciel fait tout pour qu’on ait encore plus de regrets de quitter ce merveilleux pays !!!

Nous quittons Larache pour pénétrer à l’intérieur des terres par des pistes roulantes et sablonneuses, bordées de figuiers de barbarie. Puis nous traversons des forêts tantôt de chênes liège, tantôt d’eucalyptus. Nous longeons de temps en temps des zones de cultures maraîchères. Nous franchissons un passage scabreux après l’école d’un village. L’endroit est très peu fréquenté. Quelques kilomètres plus loin, une ruelle étroite oblige  nos pilotes confirmés à manœuvrer avec délicatesse pour ne pas toucher les murs peints récemment. Nous remarquons que dans cette région, les femmes portent le costume du Rif, composé de jupes ou mandils aux rayures rouge et blanche et d’un chapeau de paille aux pompons colorés.495 2

Le tracé nous ramène vers la côte pour atteindre Assilah. Nous allons nous balader dans la Médina. Le vendredi, toutes les échoppes sont fermées, Il n’y aura donc pas de shopping aujourd’hui. Nous nous attablons à la terrasse du « Restaurant Farah » pour y déjeuner. C’est notre dernier repas sur le sol marocain. Il est 13h30, nous partons pour Tanger ville.  L’ultime ravitaillement de gasoil effectué, nous prenons la route côtière pour rejoindre le nouveau port situé à une quarantaine de kilomètres de là.

498

Nous appareillons à 19h45 c'est-à-dire avec 1h45 de retard.

 Distance parcourue : 152 kilomètres

Altitude : 14 mètres

Température : 17°

WPS : N 35 52 926  W 5 30 377

 

 Samedi 6 novembre 2010

 La mer est calme, le soleil brille. Après dîner, nous regagnons nos couchettes. Le lendemain, nous nous retrouvons tous  pour enregistrer les photos sur les ordinateurs.  Puis chacun « tue » le temps comme il peut...

Nous arrivons à Barcelone vers minuit et débarquons une heure plus tard. Nous roulons en file indienne vers la frontière. Nous sommes à Béziers  vers 5 heures. La boucle est bouclée……..

 

Cette belle aventure est terminée … Vivement le prochain départ…

Ce raid s’est très bien passé toujours dans la bonne humeur et dans les rires... sans accident…  sans incident.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

Published by Danièle - Page

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