RAID TANA : du 1er mars au 24 mars 2013
Au départ : 4 véhicules : 2 HDJ 100, 1 HDJ 80, 1 KZJ 90
: 6 personnes
+ : 2 véhicules : 2 HDJ 80
: 4 personnes
Vendredi 1er mars 2013
Agde, 5 heures, nous partons pour de nouvelles aventures. La température est de 9°. La pluie commence à tomber à partir de Perpignan et ce, jusqu’à Barcelone. Nous atteignons le port Vell vers 9h. Le ferry est annoncé avec trois heures de retard !!! Le « Splendid » appareille vers 13 h et sort du port trente minutes plus tard. L’après midi, chacun passe aux bureaux de la police pour les passeports et de la douane pour les véhicules
Samedi 2 mars 2013
Après avoir avalé un capuccino, nous nous retrouvons au bar pour passer la matinée. Le ferry accoste vers 14h15, heure locale. Mais une manifestation organisée par des « Italiens » bloque la sortie….Ils revendiquent le remboursement de la surtaxe payée pour la hauteur des chargements sur les galeries de leurs véhicules. Ainsi, ils refusent de quitter le « Splendid » et empêchent le débarquement. Quelques échauffourées ont bien lieu mais la situation reste inchangée. Trois heures passent. La patience des passagers m’étonne encore….
Ouf ! Il est 17h30, le passage est libre, nous sortons du ferry. La prise en otages est terminée. Décidément, il nous arrive toujours des aventures !
La douane se passe rapidement et sans problème. Le change effectué, nous quittons le port de Tanger Med à 20h30.
Le plein de gasoil est fait à une vingtaine de kilomètres de là dans une station service sur l’autoroute. Le vent souffle violemment. Nous n’avons pas diné….et nous arrêtons à Assilah. Le « Sevilla » où nous allons régulièrement vient juste de fermer, il est tard. Le « Casa Garcia » est ouvert, nous n’avons pas le choix. Certains dorment à l’hôtel « El Makhazine », les autres dans les véhicules.
Distance parcourue : 89 kilomètres
Altitude : 2 mètres
Température : 13°
GPS : N 35 28 479 W 6 01 608
Dimanche 3 mars 2013
Il a plu toute la nuit. Ce matin, le ciel est nuageux, le vent a cessé et le thermomètre affiche 14°. Il est 9h15 quand nous quittons Assilah. L’autoroute nous mène à Meknès via Larache et Rabat. . Nous traversons des forêts d’eucalyptus, de chênes liège, puis leur succèdent des zones de cultures avec des bananes et des fraises sous serres. Nous déjeunons sur une aire peu de kilomètres avant Khemisset. Le soleil fait une apparition, la température est de 23°. Après une pause d’une heure 30, nous nous dirigeons vers Azrou. Les cigognes occupent toujours les cheminées de l’hôtel « Amros » à l’entrée de la ville.
Il est 18h10, nous trouvons une carrière pour s’abriter du vent, peu après Zeida. C’est notre premier bivouac sur le sol marocain. La température étant fraiche, nous nous mettons dans nos duvets vers 20h30.
Distance parcourue : 488 kilomètres
Altitude : 1506 mètres
Température : 13°
GPS : N 32 48 562 W 4 56 699
Lundi 4 mars 2013
Il est 5 heures, le groupe est réveillé par le vent qui s’est mis à souffler violemment. Nous attendons quand même le lever du jour pour sortir de nos duvets. Le ciel est noir et la température est de 10°.
Nous quittons notre bivouac à 7h45. Douze kilomètres avant Midelt, nous prenons sur la droite une petite route en direction de Ait Oumghar. Là, nous empruntons, sur la gauche, la piste qui longe pendant une bonne centaine de mètres un mur en pisé. Nous faisons une pause pour admirer les greniers creusés dans la falaise située de l’autre côté de l’oued Jaafar. C’est sous la pluie et par un vent très fort que nous atteignons le canyon. Ce parcours dans le lit de l’oued est beaucoup plus beau et agréable
sous le soleil. Il est hors de question de revenir par le dévers du cirque, le terrain est trop glissant. Il est donc décidé de faire demi-tour. Une halte à Midelt s’impose pour le ravitaillement en gasoil et en pain. Puis, pendant quarante kilomètres nous roulons en direction d’Errachidia. Après avoir franchi le Tizi Talgoumt, situé à 1907 mètres d’altitude, et après le parc animalier de N’Zala, nous prenons, sur la droite, la direction de Sidi Hamza. La pluie torrentielle rend les pistes impraticables, nous ne trouvons pas les passages. Après avoir jardiné, nous déjeunons à l’abri sous le préau d’une école et décidons là encore de faire demi-tour et de descendre plus au sud. Tant pis si le programme initial est chamboulé mais les intempéries nous obligent à modifier le parcours. La pluie et le vent nous accompagnent jusqu’à Erfoud, mais c’est avec le soleil que nous atteignons « la Caravane », il est 17h. Brahim est là pour nous accueillir. Nous sommes heureux de le retrouver ainsi que toute l’équipe. Comme d’habitude, Mehdi nous concocte un diner succulent.
Distance parcourue : 377 kilomètres
Altitude : 762 mètres
Température : 16°
GPS : N 31 12 930 W 4 00 087
Mardi 5 mars 2013
Après avoir passé une bonne nuit dans les nouvelles chambres de l’auberge, spacieuses et confortables, nous nous attablons pour un copieux petit déjeuner. Il est 9 heures, le thermomètre indique 13°et le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Nous sommes prêts pour affronter l’erg Chebbi. Le sable est très porteur, on progresse rapidement. Au fur et à mesure que l’heure avance, les nuages cèdent la place au soleil. A l’heure de déjeuner, nous nous arrêtons à l’oasis « Chez Brahim » au milieu de l’erg. Nous sommes à l’abri du vent, le cadre est magnifique et l’accueil chaleureux. Après avoir savouré le traditionnel thé à la menthe, nous repartons et atteignons ainsi Merzouga. Une pause chez Youssef s’impose. Après avoir rempli les réservoirs de gasoil, nous jouons dans les dunes qui longent la piste.
Le vent est toujours violent mais la température est quand même de 20°. Nous prenons la direction de la palmeraie « Hassi Tarhemt » où nous avons l’intention de passer la nuit. Il est 18h15 quand nous l’atteignons. L’endroit est idéal pour un bivouac. La soirée se déroule sous un ciel étoilé, c’est de bon augure pour demain.
Distance parcourue : 91 kilomètres
Altitude : 881 mètres
Température : 20°
GPS : N 31 23 909 W 3 48 380
Mercredi 6 mars 2013
Le ciel est bleu, le soleil brille, le vent a cessé, le thermomètre affiche 11° quand on se lève. Il est 6h45. Nous quittons la palmeraie et attaquons les dunes. Le sable est aussi porteur que la veille. Nous atteignons Merzouga juste pour déjeuner chez Youssef au « Dakar ». C’est par hasard que nous rencontrons des amis. C’est donc avec joie que nous les accueillons dans notre groupe.
Après le déjeuner, nous quittons les lieux pour nous diriger vers Ouzina. Nous empruntons la piste la plus longue pour nous rendre à l’auberge « Porte de Sahara » où nous retrouvons Mustapha et toute son équipe. L’accueil est toujours aussi chaleureux. C’est un véritable plaisir de passer un peu de temps dans cet établissement propre, joliment décoré et confortable.
La soirée se termine par une séance musicale, appréciée de tous.
Distance parcourue : 146 kilomètres
Altitude : 670 mètres
Température : 28°
GPS : N 30 45 896 W 4 10 396
Jeudi 7 mars 2013
Nous nous réveillons par un beau soleil, le thermomètre indique 19°. Nous nous retrouvons pour le petit déjeuner. Il est 8h45, les cinq équipages prennent le départ. La piste sablonneuse est très agréable et que demander de plus pour chauffer les moteurs. Mustapha nous recommande de ne pas s’écarter de la piste principale, il a beaucoup plu et les oueds sont remplis d’eau. Nous nous arrêtons près d’un troupeau de dromadaires avec beaucoup de petits. Observer comment les mamans protègent leur progéniture est attendrissant. Nous traversons le village de Tafraout, tout en longueur puis le lac Maider curieusement sec. Il est 17h15, nous apercevons quelques dunettes qui nous semblent propices pour passer la nuit. L’endroit très agréable est à retenir pour un bivouac. Nous veillons jusqu’à 22h.
Distance parcourue : 91 kilomètres
Altitude : 673 mètres
Température : 27°
GPS : N 30 19 406 W 5 49 568
Vendredi 8 mars 2013
Le thermomètre affiche 14° ce matin, à 6h30. Le soleil brille au milieu d’un ciel tout bleu. C’est à 8 heures que nous quittons les lieux. La piste est belle et roulante. La fin du parcours s’effectue sur un sol stabilisé, et ce, jusqu’à Zagora. C’est la future route qui reliera Tazzarine à Zagora. Qui voit-on venir à notre rencontre ?? Mais Gordito bien sûr !! Le téléphone arabe fonctionne bien. Nous atteignons le camping « Oasis Palmiers ». Nous sommes surpris par le nombre de camping cars…C’est la première fois que nous voyons autant de monde ici.
Nous filons tous rapidement au garage. Momo a du travail en perspective. La mécanique, ce sera pour cet après midi. Il est l’heure de déjeuner, nous retournons pique niquer sous les palmiers du camping. L’après midi se passe calmement. Ravitaillement pour tout le monde, achats de produits artisanaux pour certains. Les pilotes sont restés auprès de leur véhicule au garage. Momo a l’habitude de vérifier tous les points sensibles.
L’heure du diner approche. Au menu, saucisses et merguez au barbecue. C’est un régal.
Distance parcourue : 125 kilomètres
Altitude : 713 mètres
Température : 24°
GPS : N 30 19 406 W 5 49 568
Samedi 9 mars 2013
Nous quittons le camping à 8h30. Le soleil commence à percer, la température est de 18°. Nous faisons un arrêt photo devant le panneau « Tombouctou 52 jours ». Une demi-heure plus tard, c’est le départ en direction de Mhamid. Nous roulons sur le bitume pendant une vingtaine de kilomètres. Nous traversons Tamegroute, connue pour sa bibliothèque coranique. On y conserve encore des manuscrits et des corans écrits sur des peaux de gazelles. L’autre attrait de cette bourgade repose sur ses poteries aux couleurs vertes très caractéristiques. Elles sont fabriquées à base d’argile cuite émaillée au manganèse et à l’oxyde de cuivre. Nous empruntons sur la gauche une piste qui longe le Draa. Nous progressons dans la magnifique palmeraie de Nesrate avec ses nombreuses cultures. C’est peu après le nouveau lycée que nous pique niquons à l’abri du vent. La température est douce et le soleil joue à cache-cache. Nous parvenons ainsi au Foum Rjam, passage d’un col trialisant mais quelle récompense lorsqu’on atteint le sommet. Le panorama sur toute la vallée est magnifique. Nous rejoignons ainsi la route provenant de Zagora. Après avoir traversé Ouled Driss et Mhamid, une piste sablonneuse nous mène à «
l’Oasis Sacrée d’Oum Lâalag ». Nous sommes surpris de voir de la boue, de l’eau dans ces endroits habituellement très secs. Cela prouve que les pluies ont été abondantes. Il est 16h, on se dirige vers l’erg Chegaga. Toujours beaucoup d’eau sur le sol, il faut rester prudent pour ne pas s’embourber. Arrivés aux premières dunettes, nous constatons que les tourzas qui bordent la piste sont dépourvus de feuilles !!!!Est ce dû au fait qu’il ait plu plus que de coutume ? Etant donné que le vent souffle très fort, nous retournons à l’oasis pour se mettre à l’abri le long de l’enceinte. L’endroit est idéal pour installer le bivouac.
Distance parcourue : 181 kilomètres
Altitude : 539 mètres
Température : 18°
GPS : N 29 52 783 W 6 07 226
Dimanche 10 mars 2013
Lever pour tout le monde à 6h45, le soleil brille, le thermomètre indique 15°. Nous quittons le lieu de notre bivouac vers 8 heures pour se diriger vers l’erg Chegaga. Au fur et à mesure de notre avancée, le vent se lève, le sable et la poussière tourbillonnent. Par endroit, on ne distingue plus rien.
Le sable est très porteur, les plantages sont rares. Etant donné la violence du vent, nous sortons des dunes pour pique-niquer. Ensuite, nous prendrons la direction de Foum Zguid, non pas par la piste cassante mais par celle qui aboutit sur la route de Mrhimina à 8 kilomètres de FZ. Nous atteignons rapidement le poste militaire où nous déposons nos fiches administratives. Arrivés à Foum Zguid et le ravitaillement en gasoil et en alimentation effectué, le groupe se retrouve sur la place de la bourgade pour discuter sur l’endroit choisi pour passer la nuit ….Il n’est pas facile de contenter tout le monde et c’est le camping « Khayma Park » qui est choisi. Celui-ci nous parait correct. Les emplacements sont abrités, les sanitaires succincts sont propres.
Nous dinons en ville au restaurant « Chegaga ». Les plats servis sont excellents. Pendant le repas les discussions tournent autour de la suite du raid. Remonte-t-on vers les montagnes où la température est nettement plus fraiche ou reste-t-on dans le sud où le soleil nous assiste ? La décision sera prise demain.
Distance parcourue : 156 kilomètres
Altitude : 665 mètres
Température : 20°
GPS : N 30 04 815 W 6 52 322
Lundi 11 mars 2013
Il est 7 heures, le soleil brille mais le vent souffle toujours aussi fort. Tout le groupe est d’accord pour rester dans le sud. C’est donc vers Zagora que nous nous dirigeons. Les pilotes se rendent chez Gordito, ils ont tous quelque chose à réparer sur leur véhicule. Nous nous retrouvons pour déjeuner chez « Omar ». Il est 14h30 quand nous démarrons en direction de Merzouga. Nous empruntons l’itinéraire stabilisé. Nous atteignons le bivouac dans les dunettes vers 17h45. Le vent a cessé, le ciel est bleu, le temps est idéal.
Nous éprouvons sûrement le besoin de parler, d’échanger, de rire, nous veillons jusqu’à 23h30.
Distance parcourue : 278 kilomètres
Altitude : 672 mètres
Température : 24°
GPS : N 30 38 256 W 4 45 102
Mardi 12 mars 2013
Le thermomètre indique 13° ce matin à 6h45. Le soleil brille. Il est 8 heures quand les moteurs se font entendre. Cette fois, nous ne passons pas par Tafraoute mais nous tournons à droite après le lac Maider. La piste est sablonneuse mais roulante et très agréable. Nous atteignons ainsi Er Remlia après avoir passé facilement l’oued. Nous avons un peu jardiné à l’entrée du village, une barrière se trouvant en travers de la piste…Er Remlia (traduction française : endroit où il y a du sable) est située au confluent du Rhéris et du Ziz. Le Rhéris descend des reliefs du nord et apporte le sable qui s’accumule dans l’oasis.
Avant Ouzina, nous faisons une courte pause à l’auberge « Porte de Sahara » afin de saluer Mustapha et son frère.
Le parcours se poursuit par Taouz et enfin Merzouga. Il est l’heure de déjeuner, c’est à l’ombre d’un énorme tamaris qui borde la piste que nous pique-niquons. La température est de 27°. Nous nous arrêtons à Merdani, le village abandonné. Seules trois familles y vivent encore. Enfin, nous entrons dans l’erg….. Tout se déroule le mieux du monde. Il est 17 heures, le moment idéal pour les balades à dos de dromadaire. Nous croisons plusieurs caravanes venues chercher le calme !!!!Je ne suis pas sûre que les 4x4 soient appréciés de ces méharistes. A la sortie de l’erg, nous rencontrons un groupe de quads et de RZR français, escortés d’un hélicoptère et d’une assistance importante.
Il est 18h30 quand nous atteignons la palmeraie Hassi Tharemt.
Distance parcourue : 198 kilomètres
Altitude : 884 mètres
Température : 24°
GPS : N 31 23 910 W 3 48 380
Mercredi 13 mars 2013
Le soleil est déjà là à 6h45. Le thermomètre affiche 17°, le groupe se réveille.
Nous quittons le bivouac une heure plus tard. La piste est roulante et très agréable. Nous traversons plusieurs petites palmeraies, c’est très sympa. Il fait 32° quand nous atteignons la ville.
Après avoir effectué le ravitaillement habituel, nous nous dirigeons vers Goulmima par le bitume. A partir de là, nous suivons le Rhéris (et oui, toujours lui !). Nous progressons dans des gorges splendides. Les paysages sont magnifiques. Cet itinéraire nous mène à Aït Bou Akkou en passant par Amellago. Là, commence la piste qui conduit à Tana, entouré de verdure, connu pour ses nombreuses aires de battage. Le parcours est caillouteux, même cahotique mais il faut bien avancer ! Nous franchissons le Tizi Tagountsa situé à 2300 mètres d’altitude et deux kilomètres plus loin nous arrivons au tunnel hélicoïdal du même nom. Sa
particularité est de revenir par l’intérieur de la montagne sous la piste. Il fut construit par le Génie Militaire en 1933. De cet endroit, on peut admirer un panorama exceptionnel sur toute la plaine d’Ikhf Amane. La descente est vertigineuse, mais la piste ne pose aucun problème. Nous retrouvons le bitume pour atteindre Ksar Agoudim.
Le vent s’est levé, il souffle avec force. Le bivouac sauvage est compromis pour cette nuit, car les endroits abrités sont plutôt rares. Il est décidé de rejoindre une auberge…Ce sera « La Kasbah Dounia » sur la route entre Errachidia et Rich. L’accueil y est chaleureux, les chambres correctes, et le diner copieux et très bon. C’est la dernière soirée avec nos « nouveaux amis ». Ils entament la remontée demain, le ferry est pour le 16 mars
Distance parcourue : 360 kilomètres
Altitude : 1288 mètres
Température : 15°
GPS : N 32 15 072 W 4 23 309
Jeudi 14 mars 2013
Le vent a faibli durant la nuit. Tout le groupe se retrouve pour le petit déjeuner. Nos amis rencontrés à Merzouga nous quittent. Ils remontent vers le nord… Nous avons passé avec eux de très bons moments et nous espérons pouvoir repartir en leur compagnie. Ce ne fut que du plaisir.
Il est 9h30 quand les quatre équipages restants quittent la « Kasbah Dounia ». Le thermomètre indique 16°, le ciel est bleu et le soleil brille.
Etant près de Rich, nous essayons le parcours préconisé par monsieur Gandini dans son guide. La route suit la vallée de l’assif n’Zaouit jusqu’à Sidi Hamza. Nous longeons le cours d’eau et ses jardins. A partir du village de Imi n’Tark, nous progressons sur une piste agréable avec de très jolis paysages. Nous franchissons un col situé à 1685 mètres d’altitude : le tizi Tachiouine.
Nous retrouvons le bitume un kilomètre avant Sidi Hamza. Après la sortie du village, la piste longe l’akka n’Ourlift, bordé par le djebel Afadal (2745 m). Puis, c’est la traversée d’importantes zones de cultures. Les bourgades se succèdent, Idalioun, Aït Yakoub,Tinoumouch et Tahiant où nous devons quitter la terre ferme pour rouler dans le lit de l’oued et, ce, jusqu’à Ksar el Bordj (8 kms environ). Tout le long, des séguias récupèrent l’eau pour arroser les jardins. Nous atteignons ainsi la route Rich-Imilchil et c’est par une petite route sinueuse qui suit le Ziz (et oui encore lui !) que nous nous dirigeons vers Agoudal. De là, deux itinéraires débutent. Un qui mène à Aït Hani et Tinerhir par les gorges du Todgha, l’autre qui conduit à Msemrir puis Boumalne par la vallée du Dadès. Le premier parcours étant maintenant bitumé, nous optons pour le deuxième. La piste est détrempée et boueuse. De nombreuses
plaques de neige fraiche recouvrent les bas côtés. Peu avant le tizi n’Timedouine, l’enneigement est tel qu’il est impossible d’aller plus loin. Une autre piste en contrebas parait accessible. Nous descendons en hors piste. Nous pensons avoir évité le pire mais que nenni !!! Le devers est tel que nous reculons tous, à la recherche d’un endroit pour faire demi tour.
Nous redescendons jusqu’à l’auberge Aloutif « Chez Bassou »Le gîte est accueillant, les propriétaires gentiment nous allument le poêle. Nous dinons légèrement, la fatigue causée par les émotions a eu raison de nous. Quelle journée !!!
Distance parcourue : 205 kilomètres
Altitude : 2574 mètres
Température : 4°
GPS : N 31 58 569 W 5 34 421
Vendredi 15 mars 2013
3° au réveil, c’est peu !!! Heureusement le soleil est présent mais un petit vent frisquet se fait sentir. Contrairement à ce qu’on aurait pu croire, personne n’a souffert du froid pendant la nuit. A Agoudal, nous prenons le bitume en direction d’Aït Hani et Tamtatouche. Cet itinéraire, nous l’avons parcouru plusieurs fois lorsqu’il était encore en piste. Les paysages sont toujours aussi beaux mais le charme a disparu. La route surplombe des à-pics de falaises dépassant les 300 mètres. Après avoir franchi le col tizi n’Tighighouzine situé à 2685 mètres d’altitude, nous descendons vers la plaine où se trouve l’embranchement pour les mines de sel. Les gorges du Todgha restent majestueuses. Nous progressons dans un étroit défilé de quelques dizaines de mètres de large, taillé par les eaux du torrent dans les assises calcaires de la montagne, aux parois verticales de près de 300 mètres de haut.
Avant d’atteindre Tinerhir, nous avons la chance de profiter d’un des plus beaux paysages du Maroc : en dessous de nous, la superbe palmeraie, en face, une série de ksour et de kasbahs, en partie désertés. Nous en profitons pur ravitailler tant en gasoil qu’en alimentaire. 11h45, nous redémarrons vers Alnif. Nous déjeunons près d’une petite palmeraie avant d’atteindre le village. Nous continuons jusqu’à Achbarou où nous empruntons une piste sur la droite qui nous conduit au Foum El Mahrech entre les djebels El Mrakib el Mahrech.
Il est 17 heures, nous nous arrêtons à l’auberge « Oasis Maharech » tenue par les frères Akharbouch. Nous constatons que des changements importants ont eu lieu. Chaque chambre possède sa salle d’eau particulière construite dans une tourelle rajoutée. Le tout est très beau. Nous sommes accueillis par Brahim qui nous offre le thé de bienvenue. Nous nous installons dans la cour intérieure pour diner et passer la nuit.
Distance parcourue : 275 kilomètres
Altitude : 666 mètres
Température : 23°
GPS : N 30 45 616 W 4 33 800
Samedi 16 mars 2013
Lever à 7 heures sous un ciel brumeux mais le soleil ne demande qu’à percer. Le thermomètre affiche 18°. Les 4 véhicules démarrent deux heures plus tard avec pour but, faire la boucle autour de la passe Mahrech. Après avoir longé la montagne, nous jardinons un peu pour trouver le passage qui nous fait traverser l’oued. Le projet initial est vite abandonné, je pense que nos coéquipiers sont en manque de motivation !!! Nous rejoignons Er Remlia et prenons la direction de Taouz. Il est midi, c’est dans l’erg Ouzina que nous déjeunons. C’est la première fois que nous franchissons ces dunes. De belles descentes se présentent à nous, je trouve que c’est très agréable et ça change un peu. Une pause à l’auberge « Porte de Sahara » s’impose. Notre ami Mustapha nous offre le thé de l’amitié. Nous bivouaquons dans l’erg Chebbi. Ce soir, la lune est voilée, les étoiles se font rares.
Distance parcourue : 162 kilomètres
Altitude : 759 mètres
Température : 24°
GPS : N 31 12 691 W 3 59 601
Dimanche 17 mars 2013
Ce matin, à 6h45, le ciel est nuageux et le thermomètre indique 14°. Il est 8h45, nous quittons les lieux pour traverser l’erg Chebbi. Le sable est porteur, tout le monde progresse au même rythme. Nous atteignons Merzouga juste pour déjeuner chez Youssef. C’est toujours un régal pour les papilles. Nous avons le temps d’aller voir les peintures rupestres près de Taouz, de l’autre côté du Ziz. Nous rencontrons Mohamed, guide dans le secteur. Il nous accompagne à un premier endroit, où effectivement, on distingue très bien les différents dessins d’animaux (GPS N 30 54 605 W 4 02 258). Nous continuons en direction de Jdaïd. Nous ne
connaissions pas cet itinéraire pour rejoindre la piste qui mène à Remlia mais il est intéressant et agréable. Il permet de se rendre à l’auberge « Porte de Sahara » par les dunes. Puis, c’est le retour vers Merzouga et « La Caravane » où nous dinons et passons la nuit.
Distance parcourue : 155 kilomètres
Altitude : 764 mètres
Température : 27°
GPS : N 31 12 925 W 4 00 087
Lundi 18 mars 2013
C’est par un beau soleil et un ciel tout bleu que nous nous levons. Il est 7h30 et le thermomètre affiche 19°. Quel bonheur de prendre son petit déjeuner, face aux dunes ! Il est 10 heures, nous démarrons. Aujourd’hui, le sable doit être moins porteur car on éprouve quelques difficultés pour grimper certaines côtes, on est obligé de chercher des passages plus faciles d’accès. C’est la première belle journée vraiment estivale, il fait chaud. Nous déjeunons au sud sur la piste qui contourne l’erg. Nous nous installons à l’ombre d’un tamaris, ils sont nombreux et feuillus à cet endroit. La dernière bouchée avalée, nous prenons la direction de Merdani, le village abandonné puis celle de notre palmeraie. C’est là en effet que nous installons le bivouac. La température est douce. Nous passons une très bonne soirée.
Distance parcourue : 124 kilomètres
Altitude : 885 mètres
Température : 26°
GPS : N 31 23 911 W 3 48 381
Mardi 19 mars 2013
Le thermomètre affiche 17° ce matin à 6h45, le soleil brille et le ciel est bleu. Nous empruntons un nouvel itinéraire pour rejoindre Erfoud. Au début, nous progressons sur la piste d’Errachidia que nous connaissons. Nous atteignons ainsi le poste militaire de Bou Klil dominant le grand cirque d’Hassi Beraber. Ensuite ce sont les trois failles qui se succèdent à quelques kilomètres d’intervalle. La dernière et la plus impressionnante se trouve au waypoint : N 31 28 704 W 3 52 673. A ce jour, j’en ignore toujours l’origine. C’est peu après que nous innovons. La piste serpente le long de l’oued Zerzel, les paysages sont très beaux. Nous faisons une pause à la stèle Citroën qui porte ces inscriptions : « Bouche Maurice 1898-1933 Ses amis et les établissements Citroën ». Celle-ci, en granit, commémore l’endroit où un chauffeur de camion, assurant le ravitaillement des colonnes mobiles et des postes, fut tué au cours d’une embuscade. Nous reprenons le bitume une douzaine de kilomètres au nord d’Erfoud. Avant l’hôtel « Xaluca », nous trouvons une piste qui doit nous amener aux trois œuvres d’art réalisées,
conçues et financées par un plasticien allemand du nom de Hannsjörg Voth. Nous commençons par l’ « Escalier Céleste », suivi de « La Spirale d’Or » pour terminer par « La Cité d’Orion ». Pour plus de détails, on peut consulter le site internet : www.hannsjoerg-voth.de.
Le retour vers Erfoud se fait par la route. Ce soir, nous allons au camping Tiffina situé à 7 kilomètres de la ville. Et là, oh surprise !! Les concurrentes du Rallye des Gazelles y font étape. Elles doivent commencer l’épreuve le lendemain.
Distance parcourue : 173 kilomètres
Altitude : 803 mètres
Température : 25°
GPS : N 31 22 882 W 4 16 349
Mercredi 20 mars 2013
Soleil, ciel bleu et 21° au thermomètre ce matin, au réveil. Au programme de cette matinée, la traversée de l’erg Chebbi (et oui, encore !)…Le record est battu, nous avons fait le parcours en 2 heures. Le thermomètre affiche 30° quand on s’arrête pour déjeuner au « Dakar » chez Youssef. Après le repas nous nous positionnons sur une hauteur à côté de commissaires pour assister au départ du prologue du rallye. Ceux-ci nous donnent des explications sur le principe de ce genre de compétition. Les gazelles partent par groupe de 5, avec un parcours différent qu’elles doivent effectuer avec le moins de kilomètres possible et dans un temps imparti. Pas de GPS, juste une carte et de quoi calculer…C’est plus de la navigation qu’une course. C’est ce qui convient aux « filles », elles sont plus intellectuelles que les hommes, c’est bien connu !
Il est 18h30 quand nous arrivons au Tiffina.
Distance parcourue : 154 kilomètres
Altitude : 799 mètres
Température : 25°
GPS : N 31 22 882 W 4 16 348
Jeudi 21 mars 2013
Le thermomètre indique déjà 20° à 7 heures ce matin. Le ciel est bleu, les oiseaux chantent, la journée s’annonce bonne. Il est 8h45 quand nous quittons le camping. Nous remontons vers le nord par le bitume. Après Erfoud, nous progressons le long du Ziz, longé de palmeraies luxuriantes et bordé par endroits de falaises rougeâtres. Les paysages sont magnifiques. Nous atteignons ainsi Er Rachidia. Quelques kilomètres plus loin, nous apercevons sur la droite, la retenue du barrage Hassan ad Dakhil. De nouveau, nous longeons le Ziz, encaissé entre deux parois rocheuses de couleur rouge. Nous passons le tunnel du Légionnaire, percé en 1930, avant d’arriver à la hauteur de Rich. A partir de là, le paysage change, nous sommes dans une zone de plaines cultivées.
Nous passons Midelt et déjeunons face aux montagnes enneigées peu avant Zeïda. Nous rencontrons, peu avant Azrou, dans la forêt de cèdres plusieurs singes magots avec leurs petits. Ils ne semblent pas du tout gênés par le bruit des véhicules ! C’est à Meknès que nous empruntons l’autoroute qui va nous conduire à Moulay Bousselham. Nous nous installons au camping « Flamants Loisirs » pour la nuit, mais nous profitons d’être au bord de l’océan pour déguster du poisson frais au restaurant « Izaguirre ». On n’y est jamais déçu.
Distance parcourue : 651 kilomètres
Altitude : 16 mètres
Température : 16°
GPS : N 34 52 524 W 6 16 856
Vendredi 22 mars 2013
Nous ne sommes plus dans le sud, la température n’est que de 15° au réveil, et l’humidité rafraîchit l’atmosphère. Le ciel est gris et une légère brise se fait sentir. Il est 9h15, les véhicules démarrent. Nous traversons d’abord une immense et magnifique forêt d’eucalyptus, un peu souillée par tous les plastiques noirs qui recouvrent les cultures, mais il parait qu’ils sont biodégradables. Nous longeons ensuite l’océan atlantique et passons par tous les postes de surveillance, espacés les uns des autres de quelques centaines de mètres. La côte est très bien gardée à cet endroit. Cette région est appelée le « grenier du Maroc » car les cultures maraichères y sont abondantes. Nous atteignons ainsi Larache, sous une pluie fine et par une température de 12°! Après avoir effectué quelques courses, nous repartons. C’est sous les pins, sur un plateau, que nous nous arrêtons pour le
pique nique. Nous n’empruntons pas l’itinéraire habituel, le passage trialisant est maintenant impraticable. Nous nous dirigeons plutôt vers la mer. Nous jardinons un peu, mais c’est la découverte ! L’environnement est très joli, les marocains sont d’ailleurs en train d’exploiter les possibilités touristiques en aménageant la côte. Nous renonçons plus loin au passage étroit entre les deux maisons et, c’est sur le bitume que nous atteignons Assilah. Nous dinons tous au « Sevilla ». Deux d’entre nous campent sur le parking du port, un couple s’installe à l’hôtel « Belle Vue Zilis ». Comme l’établissement est complet, nous dormons dans le véhicule.
Distance parcourue : 129 kilomètres
Altitude : 29 mètres
Température : 15°
GPS : N 35 27 899 W 6 02 178
Samedi 23 mars 2013
11° au réveil, le beau temps est resté dans le sud…Après avoir pris le petit déjeuner à l’hôtel, nous retrouvons nos amis sur le parking du port. Ensemble nous quittons Assilah sous la pluie. Comme nous avons le temps, nous décidons de passer par Tanger et de prendre la route côtière. On connait un petit restaurant à la sortie de Ksar Sghir où la viande est excellente. Nous nous y arrêtons pour déjeuner. Les brochettes grillées sont effectivement très bonnes.
Nous arrivons à Tanger Port Med à 13h45 mais c’est seulement à 17 h que nous embarquons ! Que toutes ces formalités sont longues ! Le ferry appareille à 18heures.
Distance parcourue : 88 kilomètres
Dimanche 24 mars 2013
La traversée se déroule très bien, la mer est calme. « L’Excellent »arrive à Barcelone à 20 heures et une heure plus tard, nous quittons le port Vell. Nous nous arrêtons à La Junquera pour y diner. Puis, chacun rentre chez soi….à Béziers, Agde ou Sète en souhaitant se retrouver très bientôt pour un autre raid.



Comme nous sommes tous une bande de jeunes sportifs, nous escaladons la colline pierreuse jusqu’au sommet. Là, un panorama à 360° s’offre à nos yeux, le paysage est magnifique.
et, à côté du bureau, je remarque une note « affichage obligatoire ».
Je m’approche pour voir de plus près. A ma grande surprise, je lis : Tableau des âges, c'est-à-dire ce que nous appelons, nous, pyramide des âges. C’est la liste des élèves classés par année
de naissance. Progressions trimestrielles. Dans chaque matière, est inscrite la progression des leçons pour un trimestre.



Nous rejoignons la route qui relie Ouarzazate à Demnate et décidons d’aller faire le plein de gasoil, la station service suivante étant assez éloignée.






Nous atteignons enfin Anergui où nous retrouvons le bitume pour quelques kilomètres. Après avoir franchi le Tizi Tibarchit situé à 2525 mètres d’altitude, la piste redescend ensuite légèrement pour serpenter le long de la vallée de Tingarf jusqu’à Tasraft où se trouve une mine de sel. Nous devons rouler dans l’oued du même nom pour poursuivre notre itinéraire et atteindre le village de Taghzout.
Plusieurs enfants nous ont accompagnés, trop contents de voir les 4x4 dans l’eau. Puis commence l’ascension du Tizi n’Tizougat. On remarque la construction des maisons basses. Le mur construit du côté du vent dominant est en pierre, les autres sont en pisé. Le soleil a laissé la place à de gros nuages noirs. L’orage gronde, les éclairs illuminent le ciel, le vent se lève et quelques gouttes se font sentir.
Là encore, la moyenne horaire n’est pas élevée. Mais on s’en moque. Nous avons tout notre temps, nous ne sommes pas en « rallye » il faut dire que certains passages sont « hard ». Nous progressons au milieu du cours d’eau, les pilotes doivent « slalomer » entre les rochers, les cèdres déracinés et les ornières. L’heure avance, il faut s’arrêter malgré le ciel menaçant. La soirée est arrosée (par la pluie pas par le whisky !). La température est fraiche…
C’est un sujet de litige permanent entre les éleveurs locaux, aux immenses troupeaux de chèvres et le service des Eaux et Forêts. Nous entamons la descente vers le Cirque de Jaffar.


De là, s’offre à nos yeux, un magnifique panorama sur la plaine d’Ikhf Amane. Nous atteignons ainsi Tana, qui a la particularité d’avoir son stade de football coupé en deux par la piste ! Des aires de dépiquage de céréales se trouvent en bordure de l’artère principale. Ensuite, nous surplombons un adorable petit canyon où coule l’oued Tana.
C’est un régal pour les yeux. Puis, c’est la traversée de Tamesgourt, Aït Bou Akkou et Assoul où nous nous arrêtons pour faire quelques achats dont un pain délicieux qui sortait tout droit du four. Beaucoup de monde circulent dans la rue, c’est jour de souk et tous les villageois des environs viennent se ravitailler. Nous continuons notre route vers Aït Hani et Tamtatoucht. Il est l’heure de déjeuner, nous allons chez « Baddou » et en profitons pour prendre une bonne douche.
« Timalay » qui nous est servi est délicieux. C’est la spécialité de la maison. Il se compose d’émincés de dinde cuits avec des courgettes, des aubergines, des oignons, des pruneaux, du riz et un cocktail d’épices. Ce fut un régal pour les papilles.Pour rejoindre Msemrir, nous suivons la piste que nous apprécions toujours autant. Cet itinéraire, tantôt, surplombe des vallées, tantôt passe dans le lit des oueds. De nombreux abris sous-roches transformés en bergeries abritent plusieurs familles. Je pense que l’hiver doit être rude et la vie difficile en ces lieux hostiles. Nous franchissons ensuite plusieurs cols dont leTizi n’Ouguerd Zegzaoune situé à 2639 mètres d’altitude. Les paysages traversés sont superbes. Enfin nous atteignons Msemrir et c’est par le bitume que nous longeons les gorges du Dadès par une route étroite bordée de noyers.
Nous passons devant le site des » Doigts de Singes » et arrivons à Aït Youl où nous empruntons une petite piste sur la droite qui doit nous emmener vers Tamalout.C’est quelques kilomètres plus loin que nous trouvons l’endroit idéal pour installer le bivouac par une température printanière.
Après avoir traversé Amajgag, au lieu de progresser dans l’oued, nous passons par la montagne. La piste est belle, roulante, les points de vue magnifiques. Nous parvenons ainsi à Ameskar, situé à 2100 mètres d’altitude. Le retour se fait comme la dernière fois en roulant dans le lit de l’oued, bordé de noyers et de peupliers. Tout le long, les villages aux cultures prospères se succèdent. Nous atteignons bientôt les gorges étroites de l’assif Ameskar, aux parois majestueuses.
Quel beau spectacle !Nous revenons sur nos pas jusqu’à Bou Taghar où nous empruntons, sur la droite, avant le tunnel, une piste à peine visible, en descente vers l’assif El Oati. Sur la droite, on peut admirer la très belle kasbah du village d’El Hot. Plus loin, ce sont les greniers d’Agouti, creusés dans la falaise, à une quinzaine de mètres de hauteur, qui nous émerveillent.
Quelques kilomètres après, nous apercevons sur notre gauche, à flanc du djebel Timaouardine, une belle crête de « doigts de singes », les mêmes que ceux de la vallée du Dadès.Nous continuons l’ascension du Tizi n’Imdane, situé à 1985 mètres d’altitude. La piste est parfois coupée par des saignées ou des éboulements dus aux pluies récentes et abondantes. Nos pilotes doivent manœuvrer pour trouver des passages. Mais, c’est exactement ce qu’ils aiment et ils sont heureux de pouvoir exercer leurs talents ! Nous commençons à voir des azibs (bergeries d’été) troglodytes.


Nous déjeunons tranquillement, dehors, sous les palmiers, le soleil brille, c’est la première journée de vrai beau temps ! Profitons-en.Ensuite, nos deux naufragés décident de se reposer un peu avant d’aller se promener en ville à pieds. En ce qui nous concerne, nous retournons chez « Momo » pour le graissage et le resserrage des boulons de la caisse du Nissan. Nous nous informons sur les problèmes du KDJ 90. La fusée est à redresser et le châssis fendu doit être ressoudé… Nous sommes raccompagnés en voiture au camping où nous passons une partie de l’après midi. Serge, qui peine à rester en place, décide de retourner au garage à pieds !!!... Nous ne marchons pas longtemps car mon pilote préféré souffre du dos…et nous sommes pris en stop par un ami marocain. Je reste à la boutique « La rose des sables » pour acheter quelques souvenirs et je me dirige ensuite vers le souk pour y faire quelques courses.Tout le monde se retrouve autour du traditionnel apéro suivi du diner servi sous la tente berbère nouvellement installée. Le repas composé de salade marocaine, de tagines keftas légumes est comme toujours, copieux et délicieux.Nous palabrons longuement, il faut dire que c’est notre première soirée estivale.
Nous « jardinons » un peu pour suivre l’itinéraire mais ça fait partie du raid. Nous retrouvons notre parcours dans un village et nous poursuivons notre périple en traversant plusieurs palmeraies, toutes aussi jolies les unes que les autres.



Puis, nous prenons la direction de Tazenakht et, dans le village d’El Mahmid, nous tournons à gauche pour emprunter une piste. Celle-ci est d’abord caillouteuse. Notre ami n’a pas de chance, ilcrève à l’arrière gauche. La roue est changée rapidement et on repart. Nous roulons sur le bitume pendant encore une dizaine de kilomètres jusqu’à Imi n’Tlit.
Ensuite, la piste stabilisée longe un assif bordé de palmiers où se groupent plusieurs vieux villages dont Aguerd, Taourirt n’Ouznag, Tagadirt. Le douar d’Amtzguine implanté en plein milieu d’une palmeraie est superbe.
Et là, les difficultés commencent. Les cours d’eau gonflés par les pluies diluviennes débordent, le courant est rapide, il faut faire attention. Nous en traversons 3 sans problème, mais le quatrième nous semble relativement dangereux. Nos pilotes sont partants, en sanglant les 4x4, mais ce n’est quand même pas très prudent. Ouf, la sagesse l’emporte, nous faisons demi-tour à la recherche d’un passage plus aisé.

C’est par la route que nous atteignons Agdz. Nous sommes passés par le centre minier de Bou Azzer. Nous avons été surpris par les signes d’une activité industrielle intense de ce village. C’est unimportant gisement. A 500 mètres de profondeur, le minerai se présente par strates d’environ 10 centimètres d’épaisseur où alternent amiante, argent et cobalt.

En poursuivant cet itinéraire, nous arrivons à une mine de barytine...voie sans issue ! Ce n’est pas grave, on fait demi-tour et le passage se trouve dans le lit de l’oued. Je fais remarquer à mes amis que le ciel devient d’une couleur jaune, le vent souffle très fort. Il n’y a pas de doute, c’est un vent de sable qui nous attaque ! La progression se fait lentement, on ne distingue rien à plus de cinq mètres. Malgré la tempête, nous atteignons Oumjrane. Nous cherchons le camping, un bivouac sauvage ce soir est impossible. Nous ne sommes pas les seuls, trois autres 4x4 français nous ont devancés. L’établissement est en travaux d’agrandissement, le mobilier est sommaire mais tout y est très propre, c’est l’essentiel. Le patron, très aimable, chaleureux, nous concocte un tagine excellent. C’est la première fois que nous venons dans ce camping mais sûrement pas la dernière.






Viennent ensuite les trois failles. Nous nous arrêtons. Elles sont vraiment très impressionnantes. Nous ignorons leur origine. Séismes ? C’est la première explication qui nous vient à l’idée, mais nous n’avons aucune information à ce sujet.









C’est le col routier le plus élevé du Maroc, il est situé à 2261 mètres d’altitude. Le thermomètre n’affiche que 3°. Un petit arrêt s’impose. Tout le groupe s’offre un bonnet berbère aux couleurs vives.












Le premier poste militaire est en vue. Beaucoup de personnes se trouvent là…. Que se passe-t-il ? Un mariage berbère ? Toutes les femmes en habits de fête nous y font penser…..Toujours est-il que le commandant, présent sur le site demande passeport, fiche administrative et vérifie tout minutieusement…..
C’est un bon entrainement avant d’affronter l’erg Chegaga. Des plantages, il y en a eu, mais c’est normal…..Nous passons près de plusieurs puits militaires. Nous sommes près de la frontière algérienne et la région est très surveillée.














Puis, c’est de nouveau un passage désertique et pierreux. Nous faisons un court arrêt pour admirer le canyon et prendre quelques photos. Nous arrivons à une palmeraie juste pour déjeuner. Que cet endroit est beau !!!
Nous repartons et atteignons le poste militaire de Bou Klil, situé sur un piton. Ensuite, nous avons droit à une belle descente technique, empierrée, sinueuse avec un dénivelé important. Mais quel panorama !!!Nous arrivons à « La Caravane » en début d’après midi. Notre hôte, Brahim est là pour nous accueillir avec le traditionnel thé à la menthe. Seulement voilà, on n’est pas là pour « rigoler ». Le sable nous attend ! Les véhicules « allégés », nous allons « jouer » dans les dunes.
Nous sommes de retour vers 18 heures. Un copieux dîner nous y attend. Tout le monde s’est régalé de la tajine au mouton et aux figues. Un délice ! Une journée entière de dunes est prévue pour demain, il faut donc prendre des forces ! Chacun regagne sa chambre à 21h.

Nous, nous choisissons de traverser l’erg Chebbi par son milieu. Nous nous retrouverons pour déjeuner chez Youssef à MerzougaHuit heures, c’est le départ pour la grande traversée nord-sud. Le sable semble porteur. Les trois véhicules enchainent les montées et les descentes les unes après les autres sauf un « magnifique plantage » de l’ouvreur. Les plaques, les râteaux, les pelles sont sorties. Chacun de nous participe au sauvetage comme il le peut.
Pour arranger les affaires, il se met à pleuvoir !!! Finalement, c’est au treuil mais après pas mal de difficultés que le Toy sera extrait de l’entonnoir.C’est vers 14 heures que nous retrouverons nos amis au restaurant « Le Dakar ». Un sympathique endroit tenu par notre ami Youssef. Nous échangeons nos vêtements mouillés contre des secs avant de nous attabler devant des brochettes et des tagines.
Nous reprenons la route vers 16h30. La pluie a cessé. Nous ne roulerons pas beaucoup car il fait sombre et le soir va tomber rapidement. Nous trouvons un endroit tranquille après Taouz. Seul le vent qui souffle fort nous rend hésitant. Nous continuons jusqu’à Ouzina. La traversée du Ziz se passe facilement. Il valait mieux le traverser ce soir. Avec toute l’eau qui était tombée dans la journée, les conditions pourraient être plus difficiles le lendemain matin. Nous installons le bivouac le long du mur d’une auberge, à l’abri du vent, et les pieds dans le sable….
Etant donné l’heure tardive, nous nous dirigeons vers le « camping Ourti » situé à la sortie de la ville. Le cuisinier étant absent, notre hôte Hassan nous propose un tagine apporté d’un resto voisin. Quel régal !!! Nous passons vraiment une excellente soirée.
Ensuite, elle grimpe et procure de beaux points de vue. On distingue une vaste étendue cultivée, morcelée en petits jardins, vergers et champs de céréales. Au-delà, ce sont les palmiers qui dominent puis les ksour en pisé, abandonnés et en ruines. Nous passons devant la Source des Poissons Sacrés. La légende raconte qu’il y a fort longtemps, en traversant les gorges, un homme assoiffé aurait frappé un rocher avec son bâton. Une source aurait jailli de la pierre. La frappant de nouveau, des poissons en seraient sortis à leur tour. Voilà pourquoi ces derniers ne sont jamais pêchés et font l’objet d’un pèlerinage.
Après les 45 kilomètres de traversée, nous rejoignons la route d’Agoudal à Boumalne. Nous passons Msemsir en pleine évolution. Nous constatons en effet que de nombreuses constructions ont fait leur apparition. La route qui serpente, surplombe l’impressionnant défilé d’Imdiazen, aux parois verticales. Puis ce sont les gorges, extrêmement étroites et profondes. Nous faisons un arrêt sur la terrasse du restaurant panoramique Timzillite d’où on peut contempler les méandres serrés de la route.
C’est magnifique ! Seuls des troupeaux de chèvres et de moutons crapahutent. Ces hauts plateaux sont le royaume des bergers berbères. Le ciel s’est assombri. Les gros nuages noirs deviennent menaçants. Nous passons par Tamalout, village tout en longueur le long de l’oued Mgoun et Boutaghar. C’est à Alemdoun et sous une pluie battante que nous prenons la piste qui doit nous conduire à Ameskar.
On trouve un gîte à l’entrée du village: « chez Brahim ». C’est un endroit à recommander : propre, gentiment décoré à l’accueil chaleureux et à l’ambiance conviviale. Hassan, le guide local nous tient compagnie en attendant le couscous à la semoule de maïs. C’est une première pour tout le monde ! Ce plat fait l’unanimité, c’est un régal pour les papilles. Il ne fait pas chaud, nous regagnons les chambrées (4 par pièce) pour une nuit réparatrice.

Un véhicule voyageant seul se joint à nous pour rejoindre Foum Zguid. Il pourra ainsi traverser l’erg Chegaga sans danger. Nous saluons Lahcen et Boubarak. Il est 8h15, les cinq véhicules s’ébranlent. Nous faisons une pause photo devant le panneau « Tombouctou 52 jours ».
Puis, nous empruntons l’itinéraire qui suit le Draâ sur sa rive droite. Il n’est pas très intéressant, mais il est quand même plus agréable que le bitume. Nous retrouvons la route nationale après Tagmoute, pour environ 800 mètres puis de nouveau, la piste. Nous traversons plusieurs villages entourés de magnifiques palmeraies. La température grimpe, il est midi et il fait 32°.
Nous nous installons à l’ombre des palmiers de Nesrate pour le pique-nique. Nous quittons les palmeraies et retrouvons une piste ravinée qui nous emmène au Foum Le Rjam, col situé à 655 mètres d’altitude. L’arrivée entre les deux djebels, la vue panoramique sur la plaine du Draâ et les premières dunes qui pointent à l’horizon, nous émerveillent. Nous rejoignons le bitume et tournons à gauche pour rejoindre Mahmid. La route qui traverse Ouled Idriss est bordée de palais tous aussi luxueux, les uns que les autres.A Mahmid notre nouvel équipier, nous proposons le verre de l’amitié à l’hôtel « La Kasbah Azalay ». Le cadre est magnifique. Nous sommes tous restés ébaubis devant la piscine couverte digne des contes des mille et une nuits!!! Il ne nous manquait que le Prince Charmant! La journée n’est pas terminée, il faut avancer !
Nous progressons sur une piste sablonneuse, roulante, très agréable pendant plusieurs kilomètres avant de retrouver les cailloux de l’Oasis Sacrée. Nous nous y arrêtons brièvement, l’heure avance et on doit atteindre les dunettes pour y passer la nuit.
Le site est magnifique. Au détour d’un méandre, on a la surprise de découvrir que nous sommes au confluent de deux cours d’eau (un d’eau salée, l’autre d’eau douce) situé à deux kilomètres de Tissint.
Après douze kilomètres de bitume, nous empruntons une piste sur la droite dans le village de Tighit, à peine visible entre les maisons. Jusqu’à la palmeraie qui abrite Akka Ighane, le village aux habitations de couleur rose et aux volets verts, la piste est défoncée, caillouteuse. Ensuite, on traverse Lestane et Tiskemoudine. Puis nous atteignons Isser Rhine avec son agadir à tourelles et l’ancienne kasbah du Califat du Glaoui de Marrakech, reconnaissable à son imposante architecture, en grande partie en ruines.
Arrive enfin le village de Akka Iguirane où on retrouve le bitume qui va nous conduire jusqu’à Tata. Une pause s’impose pour le ravitaillement en gasoil. Chacun ayant fait ses emplettes, nous repartons en direction d’Imitek. Peu après avoir quitté Tata, nous trouvons un endroit sympathique, au milieu de palmiers, pour le pique-nique. Il fait chaud, 33°. Les montagnes qui longent la route sont d’une couleur ocre rouge magnifique. Les strates formées ne sont pas horizontales mais verticales.
Nous rejoignons la route nationale qui mène à la Mauritanie. Nous la suivons pendant quelques centaines de mètres avant de reprendre la piste qui va nous conduire au Fort Aoréora. Nous nous installons pour la nuit au pied de la grande dune, à l’entrée de la Plage Blanche en bordure de l’Océan Atlantique. Est cela le Paradis ???
La Plage Blanche ressemble à un grand ruban rectiligne, long d’une trentaine de kilomètres. Alors que de gros nuages noirs s’amoncellent au-dessus de nos têtes, nous faisons une pause pour photographier les trois générations de 4x4 Toyota. Après plus d’une heure de sable, les pneus sont regonflés sur une zone de galets avant de remonter sur la crête, par la piste de la caravane isolée. Son habitant est toujours là avec ses chiens.La pluie tombe, mais heureusement, on aperçoit des zones de ciel bleu à l’horizon.Nous atteignons la fin de la piste au niveau de l’embouchure de l’oued Noun. Il est midi, nous déjeunons sur la plage de sable fin, sous un beau soleil et par une température de 23°. Sur les rochers, sont collés des bigorneaux et des berniques.
Encore dix kilomètres et nous arrivons à Sidi Ifni. Cette bourgade, juchée sur la falaise, est restée une enclave espagnole jusqu’en 1969. On se ravitaille au marché central et au grand souk du dimanche. Les pleins de gasoil effectués, nous reprenons la route en direction de Mirleft, situé trente kilomètres plus loin. Il est encore un peu tôt pour s’arrêter, on continue donc jusqu’à Aglou. Nous entrons dans la réserve naturelle du Parc national de Souss-Massa.
Le vent s’est levé, il souffle fort. Trouver un endroit abrité ne va pas être facile !!! Mais, c’est sur la falaise, les pieds dans le sable, entre des arbustes aux fleurs jaunes décoratives, que nous installons le bivouac pour la nuit.
Nous longeons le bord de l’océan en jouant dans les dunettes. Huit kilomètres plus loin, nous nous arrêtons à Baaror. Nous en profitons pour visiter une de ces habitations troglodytiques. Nous sommes surpris par la grandeur et le confort relatif, bien sûr. Celle qui nous a été présentée se composait de trois pièces, une salle de bains avec douche, un coin cuisine, le tout joliment décoré. Une réserve d’eau se trouve au dessus à l’extérieur. Ensuite, la piste est très agréable, roulante, sablonneuse. Nous longeons le village de Sidi Wassaï avec le camping caravansérail Bakanou. Avant de traverser Massa à l’embouchure de l’oued du même nom, on retrouve le bitume. Toute la vallée est une immense zone de cultures maraîchères. Sur la rive droite, après le village de Sidi R’Bat, nous passons devant le « Ksar Massa » magnifique hôtel situé en bordure de mer. (L’acteur Jean Lefèvre en était le propriétaire) 
Puis nous repartons en hors piste, vers Agadir. La ville se « traverse » aisément. C’est au camping « Atlantica Park » à Imi Ouaddar (Aghroud), un lieu très agréable, plaisant, propre, que nous nous installons pour la nuit. Il est 18h45.
Après avoir fait une courte pause pour se procurer du miel et des bananes, nous repartons vers Imsouane où nous empruntons la piste qui longe la côte. De nombreux arganiers nous entourent, certains sont couverts de chèvres. Plusieurs pistes partent sur notre gauche. Toutes conduisent à de petits ports de pêche blottis contre la falaise.
Certains ne sont accessibles que par des chemins muletiers. Du haut d’u
Nous nous arrêtons au village suivant, Iftane. Nous déjeunons sur la plage, au soleil. Le thermomètre affiche 27° mais le vent se lève. Nous rejoignons Essaouira et passons la nuit au Camping.
Le groupe se retrouve trois heures plus tard et nous partons en direction d’El Jadida par le bord de mer. La route est bordée de forêts de thuyas dont on fait des objets divers et de la marqueterie, spécialité d’Essaouira. Quarante kilomètres plus loin, nous descendons par une petite piste sur la plage de Baybah. Nous déjeunons parmi les barques de pêche bleues. La température est douce et nous sommes à l’abri du vent.
Puis, nous atteignons Safi, la cité des potiers. C’est un grand port sardinier mais aussi une ville industrielle importante. On y transforme pyrites et phosphates en acide sulfurique, acide phosphorique et engrais. Ces usines se trouvent en bordure de mer et les déchets sont rejetés directement dans l’océan. Il y a beaucoup à faire en ce qui concerne la protection de la nature.
Nous continuons jusqu’à Sidi Abed où nous quittons le bitume pour s’engager sur une piste qui serpente entre les marais salants. Nous trouvons un endroit abrité du vent, entre les eucalyptus pour y installer le bivouac.
Tout le long de la côte, se dressent des postes militaires stationnés là pour surveiller les trafics de toutes sortes. Nous sommes intrigués par un va et vient de camions, d’ânes qui viennent chercher du sable. Nous apprenons que ces chargements sont destinés à la fabrication de briques. Nous atteignons Larache et un arrêt s’impose pour le ravitaillement. Il est 18h, nous nous dirigeons vers le Centre des Ressortissants Marocains pour y passer la soirée et la nuit (endroit très propre, sanitaires nickels, douches chaudes et c’est gratuit !!!).

Il est 12 heures 30,,nous débarquons pour la première fois à Tanger Port Med, situé à une quarantaine de kilomètres du centre ville. Le sol est détrempé, il a dû pleuvoir abondamment. La douane se passe rapidement, les banques sont ouvertes, chacun change ses euros en dirhams..L’accalmie fut de courte durée, la pluie se manifeste à nouveau. Nous sortons de l »autoroute à Assilha où les pilotes font le plein de gasoil.Puis, comme prévu, nous empruntons la piste qui doit nous mener à Larache. Seulement voilà, le sol est boueux, glissant, et, après une douzaine de kilomètres, le groupe décide de faire demi tour…. Ce sera pour une autre fois. Dommage, car ce parcours est très agréable et les paysages magnifiques.C’est donc par la route que nous atteignons Larache.
Nous allons directement au camping de la Comarit où nous avons l’habitude de nous arrêter. Il est 17 heures 30Le pneu arrière gauche du HDJ 100 est dégonflé…..Serait-ce une crevaison??? Patientons jusqu’à demain matin pour le savoir.La pluie tombe toujours. Nous décidons donc de diner sur place…..
Nous poursuivons notre chemin en suivant la côte.Un peu avant Sidi Moussa, commence une longue série de lagunes étroites, séparées de l’océan par un cordon de dunes, parfois couvertes de pinèdes. On y trouve des marais salants et surtout des cultures maraîchères de toutes sortes. Après avoir traversé Oualidia, station balnéaire très fréquentée, connue pour son ostréiculture, nous passons devant le phare du Cap Bedouzza et atteignons Safi. Cette ville industrielle et portuaire est spécialisée dans la sardine et l’exportation du phosphate. Elle est aussi connue pour ses céramiques.Le soleil se montre de temps en temps, la pluie a cessé et l’heure du déjeuner approche.
C’est à Baybah, au bord de l’océan que nous nous arrêtons. Peut-être aurons-nous la chance de trouver du poisson? Que nenni, les barques ne sont pas encore rentrées.
Ce n’est pas grave, l’endroit est idyllique, les tables sont installées à l’abri du vent.Deux heures plus tard, nous mettons le cap sur Essaouira, située à une quarantaine de kilomètres. Nous faisons juste une halte pour le gasoil et partons pour Sidi Kaouki . Nous passons dans une forêt d’arganiers puis des thuyas leur succèdent.Nous allons jusqu’à la plage d’Iftane, un des petits ports de pêche les plus pittoresques.
Il est 18 heures, passer la nuit sur la plage au bord de la mer, est quand même merveilleux. Des pêcheurs se trouvent là, les hommes vont donc leur acheter des poissons.Nous assistons à un magnifique coucher de soleil.
Personne n’en perd une miette! Aujourd’hui est un grand jour pour l’homme de mon cœur, c’est son anniversaire. Bien sûr, nous lui avons préparé une petite surprise. Il souffle une bougie. On a été sympa, il n’aurait pas pu toutes les éteindre d’un seul coup!!!!(je blague, bien sûr!).Chacun aide à sa manière, mais tout le monde se régale le moment venu. Nous passons tous une très bonne soirée, la première en plein-air.
De là, c’est par la route que nous nous dirigeons sur Mirleft. Serge s’y arrête pour faire réparer son pneu, les autres vont pique-niquer sur une plage.Tout le monde se regroupe à Sidi Ifni pour y faire le ravitaillement aussi bien alimentaire qu’en carburant. Sept kilomètres après Sidi Ifni, nous faisons un arrêt pour la photo traditionnelle devant le chalutier échoué.
Jusqu’à l’embouchure de l’oued Noun, nous progressons sur le bitume. Ensuite après une grimpette assez raide, la piste devient caillouteuse par endroit mais roulante dans l’ensemble. Arrivés à la caravane du pêcheur, nous abordons la descente vers la mer. Nous avons de la chance, c’est la marée descendante.Tout le monde s’en donne à cœur joie sur ce sable « mou ».
Aujourd’hui il n’est pas question de rouler au bord de l’eau , là où le sable est le plus mouillé si on ne veut pas se planter. A une quinzaine de kilomètres de la sortie, nous faisons une pause pour refroidir les moteurs et dégonfler. Il est temps!!! Les conseils pour conduire sur la plage sont : rouler en courte, surveiller la température de l’eau, le compte tours et…..le terrain.
Le vent souffle, le bivouac est installé non pas au pied de la grande dune à la sortie de la plage blanche, mais dans la montée vers le Fort Aoreora, au milieu des tamaris. Il est 18 heures 30
Il n’est pas facile de trouver un emplacement pour le bivouac, nous sommes dans la montagne…… Au détour d’un virage, on trouve une plateforme où peuvent garer trois véhicules. Nous n’hésitons pas. Il ne fait pas très chaud mais nous sommes à l’abri du vent.
Nous y croisons beaucoup de français, il faut dire que le camping municipal est complet. Des camping caristes viennent passer dans la ville la plus chaude du Maroc une partie de l’hiver. Il est 11heures 30 quand le départ est donné. La piste du confluent des deux cours d’eau (salée et douce) est toujours un plaisir pour les yeux. La palmeraie reste luxuriante. Qu’il est agréable de se promener, entourés de palmiers!!!Je ne m’en lasserai jamais.
On avait entendu parler de l’auberge camping Bab Rimal, situé sur la route de Zagora, nouvellement ouvert, c’est là que nous passerons la nuit. Les discussions furent animées mais chacun y a trouvé son bonheur…..Les uns ont pris une chambre, d’autres un bungalow, et certains ont préféré dormir dans les véhicules.
La soupe et les tagines proposées au diner sont délicieuses. C’est un régal pour les papilles. La soirée passée dans cet établissement a été excellente. La détente a été totale.
Le sable est mou et les sangles sont souvent sorties pour dégager les véhicules ensablés. Les hommes s’éclatent. Ils viennent au Maroc pour jouer dans les tas de sable.Après cette journée éprouvante pour les organismes comme pour les 4x4, on s’installe pour le bivouac au milieu de l’erg. Il est 18 heures.
La soirée est fraiche mais qu’il est agréable de se trouver, seuls, dans le sable, au milieu de nulle part, avec pour toit un ciel étoilé!
Mon chouchou Mohamed nous accueille, les autres enfants le rejoignent en courant. Nous donnons à l’instituteur tout ce que nous avons apporté. Nous ne tardons pas, nos amis restés sur place attendent.

En ce qui concerne le HDJ100, Le verdict est sans appel….Un pont avant d’occasion doit venir de Casablanca par le car du matin. Il faudra donc attendre que le remplacement soit fait, mais les mécanos sont rapides!



Fatigués par la longue route, chacun regagne vite sa cabine pour une bonne nuit réparatrice.