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 RAID TANA : du 1er mars au 24 mars 2013

 

Au départ : 4 véhicules : 2 HDJ 100, 1 HDJ 80, 1 KZJ 90

                 : 6 personnes

+               : 2 véhicules : 2 HDJ 80

                 : 4 personnes

 

 

 

Vendredi 1er mars 2013  

 

002Agde, 5 heures, nous partons pour de nouvelles aventures. La température est de 9°. La pluie commence à tomber à partir de Perpignan et ce, jusqu’à Barcelone. Nous atteignons le port Vell vers 9h. Le ferry est annoncé avec trois heures de retard !!! Le « Splendid » appareille vers 13 h et sort du port trente minutes plus tard. L’après midi, chacun passe aux bureaux de la police pour les passeports et de la douane pour les véhicules

Samedi 2 mars 2013

Après avoir avalé un capuccino, nous nous retrouvons au bar pour passer la matinée.004 Le ferry accoste vers 14h15, heure locale. Mais une manifestation organisée par des « Italiens » bloque la sortie….Ils revendiquent le remboursement de la surtaxe payée pour la hauteur des chargements sur les galeries de leurs véhicules. Ainsi, ils refusent de quitter le « Splendid » et empêchent le débarquement. Quelques échauffourées ont bien lieu mais la situation reste inchangée. Trois heures passent. La patience des passagers m’étonne encore….

Ouf ! Il est 17h30, le passage  est libre, nous sortons du ferry. La prise en otages est terminée. Décidément, il nous arrive toujours des aventures !

La douane se passe rapidement et sans problème. Le change effectué, nous quittons le port de Tanger Med à 20h30.

Le plein de gasoil est fait à une vingtaine de kilomètres de là dans une station service005 sur l’autoroute. Le vent souffle violemment. Nous n’avons pas diné….et nous arrêtons à Assilah. Le « Sevilla » où nous allons régulièrement vient juste de fermer, il est tard. Le « Casa Garcia » est ouvert, nous n’avons pas le choix. Certains dorment à l’hôtel « El Makhazine », les autres dans les véhicules.

Distance parcourue : 89 kilomètres

Altitude : 2 mètres

Température : 13°

GPS : N 35 28 479  W 6 01 608

 

Dimanche 3 mars 2013

008Il a plu toute la nuit. Ce matin, le ciel est nuageux, le vent a cessé et le thermomètre affiche 14°. Il est 9h15 quand nous quittons Assilah. L’autoroute nous mène à Meknès via Larache et Rabat. . Nous traversons des forêts d’eucalyptus, de chênes liège, puis leur succèdent des zones de cultures avec des bananes et des fraises sous serres. Nous déjeunons sur une aire peu de kilomètres avant Khemisset.  Le soleil fait une apparition, la température est de 23°. Après une pause d’une heure 30, nous nous dirigeons vers Azrou. Les cigognes occupent toujours les cheminées de l’hôtel «  Amros » à l’entrée de la ville.    

Il est 18h10, nous trouvons une carrière pour s’abriter du vent, peu après Zeida. C’est notre premier bivouac sur le sol marocain. La température étant fraiche, nous nous mettons dans nos duvets vers 20h30.

Distance parcourue : 488 kilomètres

Altitude : 1506 mètres

Température : 13°

GPS : N 32 48 562  W 4 56 699

 

Lundi 4 mars 2013

Il est 5 heures, le groupe est réveillé par le vent qui s’est mis à souffler violemment. Nous attendons quand même le lever du jour pour sortir de nos duvets. Le ciel est noir et la température est de 10°.

011Nous quittons notre bivouac à 7h45. Douze kilomètres avant Midelt, nous prenons sur la droite une petite route en direction de Ait Oumghar. Là, nous empruntons, sur la gauche,  la piste qui longe pendant une bonne centaine de mètres un mur en pisé. Nous faisons une pause pour admirer les greniers creusés dans la falaise située de l’autre côté de l’oued Jaafar. C’est sous la pluie et par un vent très fort que nous atteignons le canyon.  Ce parcours dans le lit de l’oued est beaucoup plus beau et agréable012 sous le soleil. Il est hors de question de revenir par le dévers du cirque, le terrain est trop glissant. Il est donc décidé de faire demi-tour.  Une halte à Midelt s’impose pour le ravitaillement en gasoil et en pain. Puis, pendant quarante kilomètres nous roulons en direction d’Errachidia. Après avoir franchi le Tizi Talgoumt, situé à 1907 mètres d’altitude,  et après le parc animalier de N’Zala, nous prenons, sur la droite, la direction de Sidi Hamza. La pluie torrentielle rend les pistes impraticables, nous ne trouvons pas les passages. Après avoir jardiné, nous déjeunons à l’abri sous le préau d’une école et décidons là encore de faire demi-tour et de descendre plus au sud. Tant pis si le programme initial est chamboulé mais les intempéries nous obligent à modifier le parcours. La pluie et le vent nous accompagnent jusqu’à Erfoud, mais c’est avec le soleil que nous atteignons « la Caravane », il est 17h. Brahim est là pour nous accueillir. Nous sommes heureux de le retrouver ainsi que toute l’équipe. Comme d’habitude, Mehdi nous concocte un diner succulent.

Distance parcourue : 377 kilomètres

Altitude : 762 mètres

Température : 16°

GPS : N 31 12 930  W 4 00 087

 

Mardi 5 mars 2013

Après avoir passé une bonne nuit dans les nouvelles chambres de l’auberge, spacieuses et confortables,  nous nous attablons pour un copieux petit déjeuner. Il est 9 heures, le thermomètre indique 13°et le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Nous sommes prêts pour affronter l’erg Chebbi. Le sable est très porteur, on progresse rapidement. 030Au fur et à mesure que l’heure avance, les nuages cèdent la place au soleil.  A l’heure de déjeuner, nous nous arrêtons à l’oasis « Chez Brahim » au milieu de l’erg. Nous sommes à l’abri du vent, le cadre est magnifique et l’accueil chaleureux. Après avoir savouré le traditionnel thé à la menthe, nous repartons et atteignons ainsi Merzouga. Une pause chez Youssef s’impose. Après avoir rempli les réservoirs de gasoil, nous jouons dans les dunes qui longent la piste.  

Le vent est toujours violent mais la température est quand même de 20°. Nous039 prenons la direction de la palmeraie « Hassi Tarhemt » où nous avons l’intention de passer la nuit. Il est 18h15 quand nous l’atteignons. L’endroit est idéal pour un bivouac. La soirée se déroule sous un ciel étoilé, c’est de bon augure pour demain.

Distance parcourue : 91 kilomètres

Altitude : 881 mètres

Température : 20°

GPS : N 31 23 909  W 3 48 380

 

Mercredi 6 mars 2013

043Le ciel est bleu, le soleil brille, le vent a cessé, le thermomètre affiche 11° quand on se lève. Il est 6h45.  Nous quittons la palmeraie et attaquons les dunes. Le sable est aussi porteur que la veille. Nous atteignons Merzouga juste pour déjeuner chez Youssef au « Dakar ». C’est par hasard que nous rencontrons  des amis. C’est donc avec joie que nous les accueillons dans notre groupe.

Après le déjeuner, nous quittons les lieux pour nous diriger vers Ouzina. Nous empruntons la piste la plus longue pour nous rendre à l’auberge « Porte de Sahara » où nous retrouvons Mustapha et toute son équipe. L’accueil est toujours aussi chaleureux. C’est un véritable055 plaisir de passer un peu de temps dans cet établissement propre, joliment décoré et confortable.

La soirée se termine par une séance musicale, appréciée de tous.

Distance parcourue : 146 kilomètres

Altitude : 670 mètres

Température : 28°

GPS : N 30 45 896  W 4 10 396

 

Jeudi 7 mars 2013

Nous nous réveillons par un beau soleil, le thermomètre indique 19°.  Nous nous retrouvons pour le petit déjeuner. Il est 8h45, les cinq équipages prennent le départ. La piste sablonneuse est très agréable et que demander de plus pour chauffer les moteurs. Mustapha nous recommande de ne pas s’écarter de la piste principale, il a beaucoup plu et les oueds  sont remplis d’eau. Nous nous arrêtons près d’un troupeau de dromadaires avec beaucoup de petits. Observer comment les mamans protègent leur progéniture est attendrissant. Nous traversons le village de Tafraout, tout en longueur puis le lac Maider curieusement sec. Il est 17h15,077 nous apercevons quelques dunettes qui nous semblent propices pour passer la nuit. L’endroit très agréable est à retenir pour un bivouac. Nous veillons jusqu’à 22h.

Distance parcourue : 91 kilomètres

Altitude : 673 mètres

Température : 27°

GPS : N 30 19 406  W 5 49 568

 

Vendredi 8 mars 2013

Le thermomètre affiche 14° ce matin, à 6h30. Le soleil brille au milieu d’un ciel tout bleu. C’est à 8 heures que nous quittons les lieux. La piste est belle et roulante. La fin du parcours s’effectue sur un sol stabilisé, et ce, jusqu’à Zagora. C’est la future route qui reliera Tazzarine à Zagora. Qui voit-on venir à notre rencontre ?? Mais Gordito bien sûr !! Le téléphone arabe fonctionne bien. Nous atteignons le camping « Oasis Palmiers ». Nous sommes surpris par le nombre de camping cars…C’est la première fois que nous voyons autant de monde ici.

091Nous filons tous rapidement au garage. Momo a du travail en perspective. La mécanique, ce sera pour cet après midi. Il est l’heure de déjeuner, nous retournons pique niquer sous les palmiers du camping. L’après midi se passe calmement. Ravitaillement pour tout le monde, achats de produits artisanaux pour certains. Les pilotes sont restés auprès de leur véhicule au garage. Momo a l’habitude de vérifier tous les points sensibles.

L’heure du diner approche. Au menu,  saucisses et merguez au barbecue. C’est un régal.

Distance parcourue : 125 kilomètres

Altitude : 713 mètres

Température : 24°

GPS : N 30 19 406  W 5 49 568

 

Samedi 9 mars 2013

Nous quittons le camping à 8h30. Le soleil commence à percer, la température est de 18°. Nous faisons un arrêt photo devant le panneau « Tombouctou 52 jours ». Une demi-heure plus tard, c’est le départ en direction de Mhamid. Nous roulons sur le bitume pendant une vingtaine de kilomètres. Nous traversons Tamegroute, connue pour sa bibliothèque coranique. On y conserve encore des manuscrits et des corans écrits sur des peaux de gazelles. L’autre attrait de cette bourgade repose sur ses poteries aux couleurs vertes très caractéristiques. Elles sont fabriquées à base d’argile cuite émaillée au manganèse et à l’oxyde de cuivre. Nous empruntons sur la100 gauche une piste qui longe le Draa. Nous progressons dans la magnifique palmeraie de Nesrate avec ses nombreuses cultures. C’est peu après le nouveau lycée que nous pique niquons à l’abri du vent. La température est douce et le soleil joue à cache-cache. Nous parvenons ainsi au Foum Rjam, passage d’un col trialisant mais quelle récompense lorsqu’on atteint le sommet. Le panorama sur toute la vallée est magnifique. Nous rejoignons ainsi la route provenant de Zagora. Après avoir traversé Ouled Driss et Mhamid, une piste sablonneuse nous mène à «  109l’Oasis Sacrée d’Oum Lâalag ». Nous sommes surpris de voir de la boue, de l’eau dans ces endroits habituellement très secs. Cela prouve que les pluies ont été abondantes. Il est 16h, on se dirige vers l’erg Chegaga. Toujours beaucoup d’eau sur le sol, il faut rester prudent pour ne pas s’embourber. Arrivés aux premières dunettes, nous constatons que les tourzas qui bordent la piste sont dépourvus de feuilles !!!!Est ce dû au fait qu’il ait plu plus que de coutume ? Etant donné que le vent souffle très fort, nous retournons à l’oasis pour se mettre à l’abri le long de l’enceinte. L’endroit est idéal pour installer le bivouac.

Distance parcourue : 181 kilomètres

Altitude : 539 mètres

Température : 18°

GPS : N 29 52 783  W 6 07 226

 

Dimanche 10 mars 2013

Lever pour tout le monde à 6h45, le soleil brille, le thermomètre indique 15°.126 Nous quittons le lieu de notre bivouac vers 8 heures pour se diriger vers l’erg Chegaga. Au fur et à mesure de notre avancée, le vent se lève, le sable et la poussière tourbillonnent. Par endroit, on ne distingue plus rien.

Le sable est très porteur, les plantages sont rares. Etant donné la violence du vent, nous sortons des dunes pour pique-niquer. Ensuite, nous prendrons la direction de Foum Zguid, non pas par la piste cassante mais par celle qui aboutit sur la route de Mrhimina à 8 kilomètres de FZ.  Nous atteignons rapidement le poste militaire où nous déposons nos fiches administratives. Arrivés à Foum Zguid et le ravitaillement 131en gasoil et en alimentation effectué, le groupe se retrouve sur la place de la bourgade pour discuter sur l’endroit choisi pour passer la nuit ….Il n’est pas facile de contenter tout le monde et c’est le  camping  « Khayma Park » qui est choisi. Celui-ci nous parait correct. Les emplacements sont abrités, les sanitaires succincts sont propres.

Nous dinons en ville au restaurant « Chegaga ». Les plats servis sont excellents. Pendant le repas les discussions tournent autour de la suite du raid. Remonte-t-on vers les montagnes où la température est nettement plus fraiche ou reste-t-on dans le sud où le soleil nous assiste ? La décision sera prise demain.

Distance parcourue : 156 kilomètres

Altitude : 665 mètres

Température : 20°

GPS : N 30 04 815  W 6 52 322

 

Lundi 11 mars 2013

Il est 7 heures, le soleil brille mais le vent souffle toujours aussi fort. Tout le groupe est d’accord pour rester dans le sud. C’est donc vers Zagora que nous nous dirigeons. Les pilotes se rendent chez Gordito, ils ont tous quelque chose à réparer sur leur véhicule. Nous nous retrouvons pour déjeuner chez « Omar ». Il est 14h30 quand nous démarrons en direction de Merzouga. Nous083 empruntons l’itinéraire stabilisé. Nous atteignons le bivouac dans les dunettes vers 17h45. Le vent a cessé, le ciel est bleu, le temps est idéal.

Nous éprouvons sûrement le besoin de parler, d’échanger, de rire, nous veillons jusqu’à 23h30.

Distance parcourue : 278 kilomètres

Altitude : 672 mètres

Température : 24°

GPS : N 30 38 256  W 4 45 102

 

Mardi 12 mars 2013

Le thermomètre indique 13° ce matin à 6h45. Le soleil brille. Il est 8 heures quand les moteurs se font entendre. Cette fois, nous ne passons pas par Tafraoute mais nous tournons à droite après le lac Maider. La piste est sablonneuse mais roulante et très agréable. Nous atteignons ainsi Er Remlia après avoir passé facilement l’oued. Nous avons un peu jardiné à l’entrée du 139village, une barrière se trouvant en travers de la piste…Er Remlia (traduction française : endroit où il y a du sable) est située au confluent du Rhéris et du Ziz. Le Rhéris descend des reliefs du nord et apporte le sable qui s’accumule dans l’oasis.

Avant Ouzina, nous faisons une courte pause à l’auberge « Porte de Sahara » afin de saluer Mustapha et son frère.

Le parcours se poursuit par Taouz et enfin Merzouga. Il est l’heure de déjeuner, c’est à l’ombre d’un énorme tamaris qui borde la piste que nous pique-niquons. La température est de 27°. Nous nous arrêtons à Merdani, le village abandonné. Seules trois familles y vivent encore. Enfin, nous entrons dans l’erg….. Tout se déroule le mieux du monde. Il est 17 heures, le moment idéal pour les balades à dos de dromadaire. Nous001 croisons plusieurs caravanes venues chercher le calme !!!!Je ne suis pas sûre que les 4x4 soient appréciés de ces méharistes. A la sortie de l’erg, nous rencontrons un groupe de quads et de RZR français, escortés d’un hélicoptère et d’une assistance importante.

Il est 18h30 quand nous atteignons la palmeraie Hassi Tharemt.

Distance parcourue : 198 kilomètres

Altitude : 884 mètres

Température : 24°

GPS : N 31 23 910  W 3 48 380

 

Mercredi 13 mars 2013

Le soleil est déjà là à 6h45. Le thermomètre affiche 17°, le groupe se réveille.

Nous quittons le bivouac une heure plus tard. La piste est roulante et très agréable. Nous traversons plusieurs petites palmeraies, c’est très sympa. Il fait 32° quand nous atteignons la ville.

174Après avoir effectué le ravitaillement habituel, nous nous dirigeons vers Goulmima par le bitume. A partir de là, nous suivons le Rhéris (et oui, toujours lui !). Nous progressons dans des gorges splendides. Les paysages sont magnifiques. Cet itinéraire nous mène à Aït Bou Akkou en passant par Amellago. Là, commence la piste qui conduit à Tana, entouré de verdure, connu pour ses nombreuses aires de battage. Le parcours est caillouteux, même cahotique mais il faut bien avancer ! Nous franchissons le Tizi Tagountsa situé à 2300 mètres d’altitude et deux kilomètres plus loin nous arrivons au tunnel hélicoïdal du même nom. Sa184 particularité est de revenir par l’intérieur de la montagne sous la piste. Il fut construit par le Génie Militaire en 1933. De cet endroit, on peut admirer un panorama exceptionnel sur toute la plaine d’Ikhf Amane. La descente est vertigineuse, mais la piste ne pose aucun problème. Nous retrouvons le bitume pour atteindre Ksar Agoudim.

Le vent s’est levé, il souffle avec force. Le bivouac sauvage est compromis pour cette nuit, car les endroits abrités sont plutôt rares. Il est décidé de rejoindre une auberge…Ce sera « La Kasbah Dounia » sur la route entre Errachidia et190 Rich. L’accueil y est chaleureux, les chambres correctes, et le diner copieux et très bon. C’est la dernière soirée avec nos « nouveaux amis ». Ils entament la remontée demain, le ferry est pour le 16 mars

Distance parcourue : 360 kilomètres

Altitude : 1288 mètres

Température : 15°

GPS : N 32 15 072  W 4 23 309

 

Jeudi 14 mars 2013  

Le vent a faibli durant la nuit. Tout le groupe se retrouve pour le petit déjeuner. Nos amis rencontrés à Merzouga nous quittent. Ils remontent vers le nord… Nous avons passé avec eux de très bons moments et nous espérons pouvoir repartir en leur compagnie. Ce ne fut que du plaisir.

Il est 9h30 quand les quatre équipages restants quittent la « Kasbah Dounia ». Le thermomètre indique 16°, le ciel est bleu et le soleil brille.

193Etant près de Rich, nous essayons le parcours préconisé par monsieur Gandini dans son guide. La route suit la vallée de l’assif n’Zaouit jusqu’à Sidi Hamza. Nous longeons le cours d’eau et ses jardins. A partir du village de Imi n’Tark, nous progressons sur une piste agréable avec de très jolis paysages. Nous franchissons un col situé à 1685 mètres d’altitude : le tizi Tachiouine.

Nous retrouvons le bitume un kilomètre avant Sidi Hamza. Après la sortie du village, la piste longe l’akka n’Ourlift, bordé par le djebel Afadal (2745 m). Puis, c’est la traversée d’importantes203 zones de cultures. Les bourgades se succèdent, Idalioun, Aït Yakoub,Tinoumouch et Tahiant où nous devons quitter la terre ferme pour rouler dans le lit de l’oued et, ce, jusqu’à Ksar el Bordj (8 kms environ). Tout le long, des séguias récupèrent l’eau pour arroser les jardins. Nous atteignons ainsi la route Rich-Imilchil et c’est par une petite route sinueuse qui suit le Ziz (et oui encore lui !) que nous nous dirigeons vers Agoudal. De là, deux itinéraires débutent. Un qui mène à Aït Hani et Tinerhir par les gorges du Todgha, l’autre qui conduit à Msemrir puis Boumalne par la vallée du Dadès. Le premier parcours étant maintenant bitumé, nous optons pour le deuxième. La piste est détrempée et boueuse. De nombreuses 212plaques de neige fraiche recouvrent les bas côtés. Peu avant le tizi n’Timedouine, l’enneigement est tel qu’il est impossible d’aller plus loin. Une autre piste en contrebas parait accessible. Nous descendons en hors piste. Nous pensons avoir évité le pire mais que nenni !!! Le devers est tel que nous reculons tous, à la recherche d’un endroit pour faire demi tour.

Nous redescendons jusqu’à l’auberge Aloutif « Chez Bassou »Le gîte est accueillant, les propriétaires gentiment nous allument le poêle. Nous dinons légèrement, la fatigue causée par les émotions a eu raison de nous. Quelle journée !!!216

Distance parcourue : 205 kilomètres

Altitude : 2574 mètres

Température : 4°

GPS : N 31 58 569  W 5 34 421

 

Vendredi 15 mars 2013

3° au réveil, c’est peu !!! Heureusement le soleil est présent mais un petit vent frisquet se fait sentir. Contrairement à ce qu’on aurait pu croire, personne n’a souffert du froid pendant la nuit. A Agoudal, nous prenons le bitume en direction d’Aït Hani et Tamtatouche. Cet itinéraire, nous l’avons parcouru plusieurs fois lorsqu’il était encore en piste. Les paysages sont toujours aussi beaux mais le charme a disparu. La route surplombe des à-pics de falaises dépassant les 300 mètres. Après avoir franchi le col tizi n’Tighighouzine situé à 2685 mètres d’altitude, nous descendons vers la plaine où se trouve l’embranchement pour les mines de sel. Les gorges du Todgha restent majestueuses. Nous progressons dans un étroit défilé de quelques dizaines de mètres de large, taillé par les eaux du torrent dans les assises calcaires de la montagne, aux parois verticales de près de 300 mètres de haut.

225 1Avant d’atteindre Tinerhir, nous avons la chance de profiter d’un des plus beaux paysages du Maroc : en dessous de nous, la superbe palmeraie, en face, une série de ksour et de kasbahs, en partie désertés. Nous en profitons pur ravitailler tant en gasoil qu’en alimentaire. 11h45, nous redémarrons vers Alnif. Nous déjeunons près d’une petite palmeraie avant d’atteindre le village. Nous continuons jusqu’à Achbarou où nous empruntons une piste sur la droite qui nous conduit au Foum El Mahrech entre les djebels El Mrakib el Mahrech.

Il est 17  heures, nous nous arrêtons à l’auberge « Oasis Maharech » tenue226 par les frères Akharbouch. Nous constatons que des changements importants ont eu lieu. Chaque chambre possède sa salle d’eau particulière construite dans une tourelle rajoutée. Le tout est très beau. Nous sommes accueillis par Brahim qui nous offre le thé de bienvenue. Nous nous installons dans la cour intérieure pour diner et passer la nuit.

Distance parcourue : 275 kilomètres

Altitude : 666 mètres

Température : 23°

GPS : N 30 45 616  W 4 33 800

 

Samedi 16 mars 2013

 Lever à 7 heures sous un ciel brumeux mais le soleil ne demande qu’à percer. Le thermomètre affiche 18°. Les 4 véhicules démarrent deux heures plus tard avec pour but, faire la boucle autour de la passe Mahrech. Après avoir longé la montagne, nous jardinons un peu pour trouver le passage qui nous fait traverser l’oued. Le projet initial est vite abandonné, je pense que nos coéquipiers sont en manque de motivation !!! Nous rejoignons Er Remlia et 243prenons la direction de Taouz. Il est midi, c’est dans l’erg Ouzina que nous déjeunons. C’est la première fois que nous franchissons ces dunes. De belles descentes se présentent à nous, je trouve que c’est très agréable et ça change un peu. Une pause à l’auberge « Porte de Sahara » s’impose. Notre ami Mustapha nous offre le thé de l’amitié. Nous bivouaquons dans l’erg Chebbi. Ce soir, la lune est voilée, les étoiles se font rares.

Distance parcourue : 162 kilomètres

Altitude : 759 mètres

Température : 24°

GPS : N 31 12 691  W 3 59 601

 

Dimanche 17 mars 2013

Ce matin, à 6h45, le ciel est nuageux et le thermomètre indique 14°. Il est260 8h45, nous quittons les lieux pour traverser l’erg Chebbi. Le sable est porteur, tout le monde progresse au même rythme. Nous atteignons Merzouga juste pour déjeuner chez Youssef. C’est toujours un régal pour les papilles. Nous avons le temps d’aller voir les peintures rupestres près de Taouz, de l’autre côté du Ziz.  Nous rencontrons Mohamed,  guide dans le secteur. Il nous accompagne à un premier endroit, où effectivement, on distingue très bien les différents dessins d’animaux (GPS N 30 54 605  W 4 02 258). Nous continuons en direction de Jdaïd. Nous ne270 1 connaissions pas cet itinéraire pour rejoindre la piste qui mène à Remlia mais il est intéressant et agréable. Il permet de se rendre à l’auberge « Porte de Sahara » par les dunes. Puis, c’est le retour vers Merzouga et « La Caravane » où nous dinons et passons la nuit.

Distance parcourue : 155 kilomètres

Altitude : 764 mètres

Température : 27°

GPS : N 31 12 925  W 4 00 087

 

Lundi 18 mars 2013

C’est par un beau soleil et un ciel tout bleu que nous nous levons. Il est 7h30 et le thermomètre affiche 19°. Quel bonheur de prendre son petit déjeuner, face aux dunes ! Il est 10 heures, nous démarrons. Aujourd’hui, le sable doit être moins porteur  car on éprouve quelques difficultés pour grimper certaines côtes, on est obligé de chercher des passages plus faciles d’accès. C’est la première belle journée vraiment estivale, il fait chaud. Nous  déjeunons au sud sur la piste qui contourne l’erg. Nous nous145 2 installons à l’ombre d’un tamaris, ils sont nombreux et feuillus à cet endroit. La dernière bouchée avalée, nous prenons la direction de Merdani, le village abandonné puis celle de  notre palmeraie. C’est   là en effet que nous installons le bivouac. La température est douce. Nous passons une très bonne soirée.  

Distance parcourue : 124 kilomètres

Altitude : 885 mètres

Température : 26°

GPS : N 31 23 911  W 3 48 381

 

Mardi 19 mars 2013

Le thermomètre affiche 17° ce matin à 6h45, le soleil brille et le ciel est bleu. Nous empruntons un nouvel itinéraire pour rejoindre Erfoud. Au début, nous progressons sur la piste d’Errachidia que nous connaissons.  Nous atteignons ainsi le poste militaire de Bou Klil dominant le grand cirque d’Hassi Beraber. Ensuite ce sont les trois failles qui se succèdent à quelques kilomètres d’intervalle. La dernière et la plus impressionnante se trouve au waypoint : N 31 28 704 W 3 52 673. A ce jour, j’en ignore toujours l’origine. C’est peu après 306que nous innovons. La piste serpente le long de l’oued Zerzel, les paysages sont très beaux. Nous faisons une pause à la stèle  Citroën qui porte ces inscriptions : « Bouche Maurice 1898-1933 Ses amis et les établissements Citroën ». Celle-ci, en granit, commémore l’endroit où un chauffeur de camion, assurant le ravitaillement des colonnes mobiles et des postes, fut tué au cours d’une embuscade. Nous reprenons le bitume une douzaine de kilomètres au nord d’Erfoud. Avant l’hôtel « Xaluca », nous trouvons une piste qui doit nous amener aux trois œuvres d’art réalisées,307 conçues et financées par un plasticien allemand du nom de Hannsjörg Voth. Nous commençons par l’ « Escalier Céleste », suivi de « La Spirale d’Or » pour terminer par « La Cité d’Orion ». Pour plus de détails, on peut consulter le site internet : www.hannsjoerg-voth.de.

Le retour vers Erfoud se fait par la route. Ce soir, nous allons au camping Tiffina situé à 7 kilomètres de la ville. Et là, oh surprise !! Les concurrentes du Rallye des Gazelles y font étape. Elles doivent commencer l’épreuve le lendemain.

Distance parcourue : 173 kilomètres

Altitude : 803 mètres

Température : 25°

GPS : N 31 22 882  W 4 16 349

 

Mercredi 20 mars 2013

023Soleil, ciel bleu et 21° au thermomètre ce matin, au réveil. Au programme de cette matinée, la traversée de l’erg Chebbi (et oui, encore !)…Le record est battu, nous avons fait le parcours en 2 heures. Le thermomètre affiche 30° quand on s’arrête pour déjeuner au « Dakar » chez Youssef. Après le repas nous nous positionnons sur une hauteur à côté de commissaires pour assister au départ du prologue du rallye. Ceux-ci nous donnent des explications sur le principe de ce genre de compétition. Les gazelles partent par groupe de 5, avec un parcours différent qu’elles doivent effectuer avec le moins de kilomètres possible et dans un temps imparti. Pas de GPS, juste une carte et de quoi calculer…C’est plus de la navigation qu’une course. C’est ce qui convient aux « filles », elles sont plus intellectuelles que les hommes, c’est bien connu !

Il est 18h30 quand nous arrivons au Tiffina.

Distance parcourue : 154 kilomètres

Altitude : 799 mètres

Température : 25°

GPS : N 31 22 882  W 4 16 348

 

Jeudi 21 mars 2013

Le thermomètre indique déjà 20° à 7 heures ce matin. Le ciel est bleu, les oiseaux chantent, la journée s’annonce bonne. Il est 8h45 quand nous quittons le camping. Nous remontons vers le nord par le bitume. Après Erfoud, nous progressons le long du Ziz, longé de palmeraies luxuriantes et bordé par endroits de falaises rougeâtres. Les paysages sont magnifiques. Nous atteignons ainsi Er Rachidia. Quelques kilomètres plus loin, nous apercevons sur la droite, la retenue du barrage Hassan ad Dakhil. De nouveau, nous longeons le Ziz, encaissé entre deux parois rocheuses de couleur rouge. Nous327 passons le tunnel du Légionnaire, percé en 1930, avant d’arriver à la hauteur de Rich. A partir de là, le paysage change, nous sommes dans une zone de plaines cultivées.

Nous passons Midelt et déjeunons face aux montagnes enneigées peu avant Zeïda. Nous rencontrons, peu avant Azrou, dans la forêt de cèdres plusieurs singes magots avec leurs petits. Ils ne semblent pas du tout gênés par le bruit des véhicules ! C’est à Meknès que nous empruntons l’autoroute qui va nous conduire à Moulay Bousselham. Nous nous installons au camping  « Flamants Loisirs » pour la nuit, mais nous profitons d’être au bord de l’océan pour déguster du poisson frais au restaurant « Izaguirre ». On n’y est jamais déçu.

Distance parcourue : 651 kilomètres

Altitude : 16 mètres

Température : 16°

GPS : N 34 52 524  W 6 16 856

 

Vendredi 22 mars 2013

336Nous ne sommes plus dans le sud, la température n’est que de 15° au réveil, et l’humidité rafraîchit l’atmosphère. Le ciel est gris et une légère brise se fait sentir. Il est 9h15, les véhicules démarrent. Nous traversons d’abord une immense et magnifique forêt d’eucalyptus, un peu souillée par tous les plastiques noirs qui recouvrent les cultures, mais il parait qu’ils sont biodégradables. Nous longeons ensuite l’océan atlantique et passons par tous les postes de surveillance, espacés les uns des autres de quelques centaines de mètres. La côte est très bien gardée à cet endroit. Cette région est appelée le « grenier du Maroc » car les cultures maraichères y sont abondantes. Nous atteignons ainsi Larache, sous une pluie fine et par une température de 12°! Après avoir effectué quelques courses, nous repartons. C’est sous les pins, sur un plateau, que nous nous arrêtons pour le338 pique nique. Nous n’empruntons pas l’itinéraire habituel, le passage trialisant est maintenant impraticable. Nous nous dirigeons plutôt vers la mer. Nous jardinons un peu, mais c’est la découverte ! L’environnement est très joli, les marocains sont d’ailleurs en train d’exploiter les possibilités touristiques en aménageant la côte. Nous renonçons plus loin au passage étroit entre les deux maisons et, c’est sur le bitume que nous atteignons Assilah. Nous dinons tous au « Sevilla ». Deux d’entre nous campent sur le parking du port, un couple s’installe à l’hôtel « Belle Vue Zilis ». Comme l’établissement est complet, nous dormons dans le véhicule.

Distance parcourue : 129 kilomètres

Altitude : 29 mètres

Température : 15°

GPS : N 35 27 899  W 6 02 178

 

Samedi 23 mars 2013

34711° au réveil, le beau temps est resté dans le sud…Après avoir pris le petit déjeuner à l’hôtel, nous retrouvons nos amis sur le parking du port. Ensemble nous quittons Assilah sous la pluie. Comme nous avons le temps, nous décidons de passer par Tanger et de prendre la route côtière. On connait un petit restaurant à la sortie de Ksar Sghir où la viande est excellente. Nous nous y arrêtons pour déjeuner. Les brochettes grillées sont effectivement très bonnes.

Nous arrivons à Tanger Port Med à 13h45 mais c’est seulement à 17 h que nous embarquons ! Que toutes ces formalités sont longues ! Le ferry appareille à 18heures.

Distance parcourue : 88 kilomètres

 

Dimanche 24 mars 2013

La traversée se déroule très bien, la mer est calme. « L’Excellent »arrive à Barcelone à 20 heures et une heure plus tard, nous quittons le port Vell. Nous nous arrêtons à La Junquera pour y diner. Puis, chacun rentre chez soi….à Béziers, Agde ou Sète en souhaitant se retrouver très bientôt pour un autre raid.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Danièle et Serge - Page

 
RAID  EL MIDA  DU 25 OCTOBRE AU 7 NOVEMBRE
Au départ : 5 véhicules
                  : 3 Toyota HDJ100, 1 Toyota HDJ80, 1 Toyota KZJ90
                  : 9 personnes

 
Jeudi 25 octobre 2012
 Déjà une semaine que nous avons débarqué sur le sol tunisien. Nous sommes installés au  camping100 1725 Désert Club de Douz en attendant deux équipages pour continuer notre périple. Le but du raid est d’atteindre Sif Essouane, la dune la plus haute de Tunisie !!
La température est de 20° ce matin au réveil. Le soleil brille au milieu d’un ciel tout bleu. Une grande effervescence règne sur la ville. Aujourd’hui a lieu le « grand » marché hebdomadaire et c’est la veille de l’Aïd El Kebir, la grande fête du sacrifice…Cette fête commémore la soumission d’Ibrahim (Abraham) à son Dieu, symbolisée par l’épisode où il accepte d’égorger son fils unique Ismaël sur l’ordre de Dieu. Après son acceptation de l’ordre divin, celui-ci envoie l’archange Gabriel qui substitue au dernier moment l’enfant par un mouton qui servira d’offrande sacrificielle. En souvenir de cette soumission totale d’Ibrahim à son Dieu, les familles musulmanes sacrifient un animal selon les règles en vigueur.
En ce qui nous concerne, ce sera journée courses, banque, nettoyage, lessive, rangements et révision chez le mécano. Nos amis nous rejoignent vers 18 heures. Partis en même temps que nous, ils ont joué aux touristes pendant une semaine.
Nous fêtons bien sûr leur arrivée et c’est plus tard que d’habitude que nous nous couchons. Demain, nous pouvons dormir plus longtemps.
Altitude : 67 mètres
Température : 23°
GPS : N 33 27 162  E 9 01 495100 1719
 
 Vendredi 26 octobre 2012
 Aujourd’hui est un jour de fête dans tous les pays musulmans. L’Aïd el Kebir se pratique selon un rituel vieux de centaines d’années. Tout d’abord, les musulmans pratiquants doivent assister à la prière de l’Aïd qui a lieu vers 8 heures du matin. Ensuite, on égorge un mouton selon les rites de l’Islam c'est-à-dire, la bête allongée sur le côté gauche, la tête dirigée vers La Mecque. Le Coran dit à propos du mouton « mangez-en vous-même, et faîtes-en manger le besogneux misérable ». La fête de l’Aïd est donc très conviviale et souvent, on partage le mouton entre membres de la même famille, amis et voisins.
Le thermomètre affiche 20° ce matin au réveil. Après avoir changé l’alternateur sur un des véhicules, nous partons.
Le ciel se couvre. Nous poursuivons notre chemin. Il est 17h45, c’est l’heure de penser au bivouac.
Kilomètres parcourus : 117
Température : 26°
Altitude : 226 mètres
GPS : N 32 48 854  E 9 24 110
Samedi 27 octobre 2012
SANY1042A 6h30 ce matin, un vent violent souffle. Le thermomètre affiche 20° mais la température ressentie doit être nettement inférieure.  
Il est 7h45, les véhicules s’ébranlent. Personne n’aime les herbes à chameaux et pour cause, nous avons droit à un déjantage en butant dans l’une d’elles. Tous les hommes s’affairent autour du Toyota et bientôt nous pouvons repartir. On aperçoit au loin le Gouiret el Kleb (museau du chien). Peu après avoir dépassé le Dekanis el Sghir et le Dekanis en Kebir, nous nous arrêtons dans un gassis pour le pique-nique.
Le déjeuner avalé, nous nous dirigeons vers Erreched quand un de nous s’aperçoit qu’il a une grosse fuite d’huile qui vient du pont….Nos experts s’allongent sous le HDJ 80, examinent la situation et concluent à un problème de « trompette »….Lors de la traversée d’un cordon de dunes, nous portons secours à plusieurs quatrequatreux plantés…C’est après que nous rencontrons, à bord d’une Mazda, Mohamed, l’ « aubergiste » du lac, qui, la fête terminée retourne au travail. Nous le suivons car il connait par des passages plus faciles et moins cassants.
Tout le monde atteint Erreched juste pour se baigner dans l’eau à 37°. Que c’est agréable ! Nous ne100 1716 sommes pas les seuls à fréquenter ce lieu paradisiaque en plein désert. Nous y côtoyons des Français, des Autrichiens, des Slovaques et une famille tunisienne.
Ce n’est pas tout, mais passons aux choses sérieuses. Les hommes se mettent sous le 80 pour examiner d’un peu plus près la provenance de la fuite. La copilote n’est jamais bien loin, c’est elle qui passe les outils aux experts en mécanique. Le verdict n’est pas des plus rassurants, une soudure est indispensable. Donc, nous devons retourner à Douz.
Il est l’heure de diner. Mohamed nous a cuisiné des bricks aux œufs, un couscous et, en guise de dessert des grenades, c’est la pleine saison. La fin de repas est animée. Que fait-on demain ? Qui part ? Avec qui ?... La nuit portant conseil, tout le monde se couche vers 21h.
Kilomètres parcourus : 55
Température : 26°
Altitude : 208 mètres
GPS : N 32 35 678   E 9 06 580
 
Dimanche 28 octobre 2012
 
Il est 6h30, la température est de 20°. Tout le monde est déjà levé.  
Après avoir encore discuté sur la suite des évènements, nous repartons tous vers Douz. Les membres d’un même groupe doivent rester solidaires c'est-à-dire ensemble quoi qu’il arrive.
Arrivés dans un gassis, nous trouvons un 4x4 tunisien en panne. La barre de direction est tordue….Celle-ci est redressée en s’aidant de la boule d’attelage du véhicule de Serge. Nous redémarrons tous ensemble et atteignons le café « La Tente » où a lieu la séance regonflage des pneus.
SANY0217Il est midi, deux véhicules partent avec le Tunisien vers Douz. Plus tôt, ils seront en ville, plus vite le Toy sera réparé. Nous décidons de pique niquer sur place. Nous pouvons admirer des motos et des camions allemands qui participent à un rallye. C’est toujours un beau spectacle ! Il est 13h30 quand nous démarrons. Nous longeons le parc national Djebil, le plus récent et le plus vaste des parcs naturels tunisiens. Sa superficie est de 150 000 hectares. On y rencontre plusieurs espèces de gazelles, des fennecs, des oiseaux rares, tels que l’outarde et différents reptiles. Un projet de réintroduction de l’addax et de l’oryx est en cours de réalisation.
Nous prenons ensuite la direction d’El Faouar pour changer un peu d’itinéraire. Des dunes apparaissent à l’horizon, nous y fonçons. Les cordons sont difficiles, le sable blanc est mou, la progression semée de plantages  est lente et laborieuse. Nous sommes souvent en dehors des véhicules pour scruter les passages éventuels ou pour sortir les 4x4. Ayant réalisé que nous
n’atteindrions jamais Douz avant la nuit, nous installons le bivouac au milieu des dunes, il est 18h… L’endroit est magique. Nous ne sommes pas loin de la ville, nous en apercevons les lumières. La VHF nous permet de communiquer avec nos amis et d’avoir des nouvelles. Le HDJ 80 est réparé, tous les quatre vont passer la nuit au camping « La maison du voyageur ». 100 1736
Kilomètres parcourus : 118
Température : 27°
Altitude : 81 mètres
GPS : N 33 17 266  E 9 00 851
 
Lundi 29 octobre 2012
Le thermomètre indique 13° à 6h30 ce matin. Le ciel est dégagé mais une légère brise se fait sentir. Il est 7h40, les moteurs se font entendre, c’est le départ. Les trois véhicules franchissent les dunes les unes après les autres, c’est un régal ! Le cordon traversé, nous progressons maintenant sur une piste sablonneuse, bien dessinée qui est donc empruntée par les autochtones. Une crevaison du KZJ90 nous stoppe. Les branches épineuses sont redoutables.
A l’entrée de Douz, nous nous arrêtons chez un marchand de pneus. En attendant, nous nous rendons au camping « Désert Club » pour se doucher, puis ce sont les courses.
Le groupe se reforme, réparations de toutes sortes effectuées, et repart vers El Mida par la même piste que vendredi dernier. Tout se passe bien, tout le monde franchit allègrement les dunes, c’est SANY0310super ! Nous nous arrêtons pour saluer nos amis les aubergistes. A un kilomètre environ de là, un bruit sinistre provenant du dessous de la voiture, se fait entendre. C’est comme si tout s’arrachait….Il n’est plus possible ni d’avancer ni de reculer ! On treuille pour garer le 4x4  sur un sol plat de façon à pouvoir le lever pour mieux voir ce qui se passe. Merci le treuil, inutile quand on n’en a pas besoin, indispensable dans les autres cas.
L’arbre de transmission arrière est démonté mais le diagnostic n’est toujours pas fait. Nos experts en mécanique ne comprennent pas ce qui a pu se passer.
Le moral est au plus bas, la situation semblant assez grave. De toutes façons, on ne peut plus rien faire ce soir, demain il fera jour.
Kilomètres parcourus : 138
Température : 14°
Altitude : 220 mètres
GPS : N 32 48 512  E 9 23 862

 Mardi 30 octobre 2012
Le ciel est gris comme notre mine ce matin. La température est de 12° à 7h. Les hommes se100 1727 concertent…La première nécessité est de sortir le véhicule des dunes. Mais comment ? Le 4x4 ne peut plus ni avancer ni reculer. On téléphone à un ami qui habite Douz. Ce dernier possède un plateau. Peut-être pourra-t-il nous aider ? Cependant, la somme demandée pour venir nous secourir parait exorbitante : 2500 euros !! C’est un refus catégorique. Cherchons une autre solution. Il faut prendre une décision. Deux équipages restent sur place, les autres partent pour trouver du secours à Douz.
Le soleil apparaît et réchauffe un peu nos « carcasses ». Nous meublons le temps avec des mots croisés, des sudokus et quelques pages de lecture. Malgré tout, nous ne nous sommes pas trop ennuyés. Une quarantaine de véhicules sont passés sur une piste à proximité de notre campement. Toutes les nationalités sont représentées ; italiens, allemands, hollandais, autrichiens et français bien sûr. Tous les groupes se sont gentiment arrêtés pour savoir si on avait besoin de secours. La journée se passe à attendre des informations.
100 171818h30, c’est le retour de la troupe au campement. Un camion Unimog de « Sud Assistance » doit venir nous chercher vers 19h30. Nous l’attendrons deux heures de plus. Les dépanneurs, au nombre de trois s’activent pour attacher solidement le Toyota.
 La sortie de l’erg est épique. Le 4x4 est lourd, le camion se plante à chaque franchissement, il  déjante, la sangle  cède plusieurs fois, sans parler des secousses brutales que nous subissons à chaque démarrage. Si on a mal au dos demain, on saura pourquoi….Bref, nous avons mis plus de deux heures pour parcourir les 700 mètres qui nous séparent du café !!
A minuit environ, avant d’affronter le haut cordon de dunes, nos sauveteurs prennent la sage décision de s’arrêter pour dormir un peu. Le repos est bien mérité.
Kilomètres parcourus : 16
Température : 17°
Altitude : 191 mètres
GPS : N 32 56 671  E 9 23 996
 
Mercredi 31 octobre 2012
Les dépanneurs qui ont dormi à la belle étoile, nous réveillent à 6h30. Le vent souffle, le ciel est gris100 1823 et le thermomètre affiche quand même 20°. On repart jusqu’aux premières dunes. Les difficultés commencent. Le Toy déjante sur une herbe à chameaux... La traversée du cordon s’effectue tant bien que mal, avec des secousses effroyables. Nos coéquipiers nous rattrapent. Sur la piste roulante l’Unimog roule à 80km/h. Nous sommes à 5 mètres derrière !!! S’il est obligé de freiner brutalement, je ne sais pas ce qui va arriver ! Il vaut mieux ne pas y penser. Par contre, sur le bitume, la vitesse n’est plus que de 40km/h… Est-ce la peur des contrôles ? Nous le supposons. Nous atteignons le garage à 11h30. Le véhicule est immobilisé, garé dans un endroit clos. On s’occupe des formalités avec l’assurance. Pendant que tout se met en place, nous allons déjeuner aux « Palmiers ». La dernière bouchée avalée, nous retournons au garage.
L’idéal serait que nous puissions repartir, le 6 novembre, par le même bateau que nos amis. Le véhicule serait embarqué avec nous. Le problème est que nous avons un billet de groupe et qu’il n’est ni modifiable, ni échangeable individuellement. Je téléphone quand même à la CTN en expliquant la situation. Mon interlocutrice, très aimable et compréhensive me promet de faire son possible….Je la recontacterai demain.
Nous dinons tous ensemble. Sophie, la directrice du camping, nous prête une tente et deux matelas pour la nuit. Demain, on s’organisera autrement.
 
Jeudi 1er novembre 2012
100 1805La température est de 24° au lever. Le soleil brille au milieu d’un ciel immensément bleu. Nous passons la matinée entre le « Publinet », la banque, et les communications téléphoniques avec la CTN. Enfin, à 11h, tout est résolu. Les billets ont pu être changés, nous rentrons donc le 6 novembre. Sud Assistance Service nous emmènera à Tunis, le 4x4 sur un plateau.
L’assistance a bien pris les choses en mains. Une chambre nous est réservée à l’hôtel El Mourhadi pour 5 jours. Deux de nos coéquipiers décident d’aller jouer dans les dunes blanches aux alentours de Douz. Je reste donc seule au camping. Je vais profiter de cet après-midi pour me promener dans la ville.Les quatre « amoureux du désert » reviennent désappointés, le pont avant du HDJ100 est cassé !!! Le raid est fini pour lui…..
Ce soir, l’ambiance est plutôt à la morosité…

Vendredi 2 novembre 2012
Ce matin, le soleil brille encore, le ciel est bleu, la température très douce. Après avoir pris un100 1749 copieux petit déjeuner, on vient nous chercher à l’hôtel vers 9h30. Au camping, le naufragé de la veille est déjà en train de bricoler autour de son 4x4. Il fait en sorte de pouvoir rouler en deux roues motrices. La modification va durer toute la journée. Nous l’aidons…..moralement seulement, nos connaissances en mécanique étant très limitées. Mais nous sommes tous en admiration !!!
D’autres profitent de l’après midi pour faire une balade à travers la palmeraie.
En ce qui me concerne, je m’intéresse de plus près aux dattiers qui nous entourent. Nous sommes en pleine période de cueillette et les fruits sont succulents.
100 1750L’oasis de Douz couvre environ 500 hectares. 350 000 palmiers dattiers y sont plantés, ce qui donne une récolte de 35 000 tonnes de dattes par an. Un palmier vit une vingtaine d’années.
La « Deglett Nour » ou doigt de lumière est la reine des dattes. Ses caractéristiques sont sa couleur blond doré, sa forme allongée, sa chair translucide et surtout son goût fondant sous la langue. La récolte est répartie en 3 catégories :
Les meilleures sont réservées à l’exportation.
La qualité moyenne est pour la consommation locale.
Les moins bonnes servent de nourriture aux animaux.
 
Samedi 2 novembre et dimanche 3 novembre 2012
Nous passons les deux jours au camping….mais nous profitons de cette oisiveté forcée pour aller visiter le musée du Sahara. Ce petit musée, très bien conçu, met l’accent sur le mode de vie des tribus nomades du Sud Ouest de la Tunisie, à travers une collection d’objets (tissages, bijoux, costumes bédouins) et une tente bédouine reconstituée à l’identique. Le côté droit est réservé à l’homme, alors que la femme et les enfants en occupent le côté gauche, dédié aux tâches ménagères. Les toiles de tente sont tissées en poils de chameau ou de chèvre. La laine est réservée pour les tapis et les vêtements. La parure et le costume féminin sont mis en avant, avec une collection de boucles d’oreilles, de bracelets et de colliers en argent et en corne. Le guide nous explique le mode de vie de ces hommes et femmes dans le désert. C’est une visite intéressante et enrichissante, on y apprend beaucoup grâce au guide enthousiaste qui nous a accompagnés.
 
Lundi 4 novembre 2012
100 1753Comme chaque matin, nous sommes pris en charge ou par nos amis.  La température est clémente, nous décidons de profiter de la piscine de l’hôtel. Les femmes sont quand même plus courageuses que les hommes. Seules, nous savourerons la douceur de l’eau. C’est notre dernière soirée à Douz, nous dinons ensemble à l’hôtel. Nous ne sommes pas les seuls, un autocar de touristes japonais y a fait étape. Ils sont intrigués par le contenu de leur assiette….Nous les avons observés avec un petit air ironique !!!
 
Mardi 5 novembre 2012
Nous passons une bonne partie e la journée à réunir tous les « papiers » pour l’assurance et ce n’est pas évident… A 21h, nous sommes au garage Sud Assistance Service. La dépanneuse est là aussi !!.Le véhicule est treuillé…  le poids du 4x4 se fait sentir, l’arrière du plateau touche le sol !! L’inquiétude se lit sur nos visages, on ne sait pas si on atteindra Tunis.
Nous nous installons à bord du camion et démarrons lentement pour le port de la Goulette. Une chose est sure, si on se fait arrêter, ce ne sera pas pour excès de vitesse. Notre chauffeur, très prudent, fait une pause de temps en temps. Nous essayons de sommeiller, mais dans cette position inconfortable, ce n’est pas facile.
 
Mercredi 6 novembre 2012
100 1766Après avoir roulé pendant 13h30, nous rejoignons nos amis à 10h30. La dépanneuse descend le Toy, c’est le KZJ90 qui va nous hisser à bord du ferry. Nous appareillons à 14h. L’après midi se passe à palabrer en attendant l’heure du diner. La veillée est de courte durée, nous avons du sommeil à rattraper…
 
Jeudi 7 novembre 2012
Le ferry accoste à Marseille à 15 heures. A la sortie du port de la Joliette, une dépanneuse nous attend. Elle nous conduit à l’endroit où le véhicule sera stationné en attendant son retour sur Gigean chez « MTP4x4 ». De là, un taxi nous emmène chez Hertz où une Clio Estate nous a été réservée pour pouvoir rentrer sur  Agde.
 
 Bravo et un grand Merci à l’Assistance pour son organisation !!Tout a été parfait. Nous avons été pris en charge du début à la fin.
 
RAID  EL MIDA  2ème PARTIE
   
Au départ 4 véhicules 
                 2 Toyota HDJ 100 et 2 Toyota HDJ 80
                 7 personnes
 

Samedi 10 novembre 2012

  Départ d’Agde à 8h30 pour la deuxième partie de notre raid en Tunisie. Nous embarquons de Gênes. En effet, le prochain ferry en partance de Marseille n’est que mercredi, c’est donc d’Italie que nous quitterons le sol européen. 100 1684

Nous arrivons au port à 11h30,  notre coéquipier est déjà là. Nous avons le temps, le ferry a du retard, dû aux intempéries. Le départ prévu pour 15h est reporté à 18h. En réalité, l’appareillage du Tanit aura lieu à….21h ! Signalons que l’embarquement s’est fait dans une inorganisation totale. Après le dîner, nous effectuons les formalités de passage de police et de douane.

 

  Dimanche 11 novembre 2012

La matinée se passe à palabrer avec d’autres passagers et à flâner sur le bateau. L’arrivée Tunis est prévue pour 17h, c'est-à-dire que le Tanit a pris deux heures de retard en plus !

Le ciel est gris mais la température est douce quand nous débarquons. Je pense que nous avons battu un record. Les formalités pour sortir du port de la Goulette ont duré en tout et pour tout 15 minutes !

On se dirige ensuite vers l’autoroute qui doit nous emmener dans le sud du pays. A cette époque de l’année, la nuit tombe de bonne heure et c’est à 18h30 que nous nous arrêtons dans une station Total pour y passer la nuit.

 

  Lundi 12 novembre 2012

Pendant la nuit, il a plu, nous avons été inquiets pour notre premier jour de raid, mais100 1806 malgré la grisaille du ciel et le vent assez fort, la température reste douce. Il est 6 heures quand nous quittons notre aire d’autoroute. Nous roulons en direction de Sfax, Gabès,  Kebili et enfin Douz. Rappelons que cette bourgade était une ancienne place de marchés où se rassemblaient les sédentaires et les nomades de la région. Elle est devenue aujourd’hui un des pôles touristiques majeurs du Sud Tunisien. Nous arrivons à destination à 11 heures. La température est de 35°, quel bonheur !

Après avoir effectué quelques courses, nous retrouvons nos coéquipiers pour déjeuner au restaurant « Les Palmiers ». Nous ne trainons pas, nous prenons la direction d’El Mida.

Les premières crevaisons ont lieu sur une piste caillouteuse!  Le problème est que maintenant, l’attention est de rigueur, il n’y a plus de roue de secours pour nos deux malchanceux. Les jantes du HDJ100  ne sont pas les mêmes que celles du  Patrol GR ou du HDJ80.

Il est 17h30, ce soir, c’est notre premier bivouac dans les dunes….Quelle belle soirée!

Kilomètres parcourus : 96

Température : 25°

Altitude : 182 mètres

GPS : N 32 56 641  E 9 24 053

 

  Mardi 13 novembre 2012

Nous nous levons à 5h45.  La nuit a été agitée par la force du vent, les trois véhicules se sont enfoncés dans le sable.  Le thermomètre indique 23° quand nous démarrons, il est 7h.

Nous admirons, sur notre gauche, Gouiret el Gtib. Avec le lever du soleil, les couleurs sont magnifiques. Après El Mida, nous prenons la direction de Ksar Ghilane. Le vent sévit de plus en plus. Les dunes se franchissent les unes après les autres.

Le sable est mou, l’après midi s’avère pas facile. Les 4x4 éprouvent des difficultés pour franchir le dernier cordon. Nous croisons une douzaine de véhicules d’une organisation. Nous prenons leurs traces et arrivons derrière le campement « El Zemla ». C’est la pause regonflage, puis nous suivons la piste qui mène à Ksar Ghilane. Déjà connue à l’époque romaine sous le nom de Tisavar, cette imposante 100 1774oasis, plantée majoritairement de tamaris, possède l’un des Forts romains les mieux conservés du Sud Tunisien.    Il est 16h30 quand nous atteignons la « piscine ». Tout le monde se baigne dans cette eau à 30° sauf moi. La température extérieure est trop froide. Cette source thermale à forte teneur en soufre fait le bonheur des touristes. En fait, il n’y a pas une mais deux sources forées respectivement en 1958 et 1965. Nous regagnons le lieu habituel de nos bivouacs

Kilomètres parcourus : 65

Température : 19°

Altitude : 213 mètres

GPS : N 32 59 305  E 9 38 383

 

 Mercredi 14 novembre 2012      

Une surprise de taille nous attend ce matin au réveil. Le thermomètre affiche seulement 5° à 6h30. Dur, dur !!!

N’ayant plus de roue de secours, il faut être prudent et c’est par le bitume que nous100 1783 rendons à Douz. Il est 8h quand nous démarrons. N’étant pas très loin d’une  source, nous faisons un détour et en profitons pour y faire une pause. Comme à Ksar Ghilane et Erreched, l’eau qui jaillit du sol est chaude. Personne n’ose se baigner, l’air ambiant est encore trop froid.

Après avoir parcouru les 170 kilomètres, nous arrivons à Douz et allons directement chez le réparateur de pneus.       

Quelques courses plus tard, nous nous retrouvons sur la place.

   La réparation terminée, les véhicules prêts à repartir, nous nous dirigeons vers Sabria. Un vent violent et froid souffle, ce n’est pas l’idéal pour le pique nique. C’est donc derrière les 4x4 que nous déjeunons rapidement dans la palmeraie. La piste nous mène dans les dunettes de sable blanc. Nous traversons plusieurs hameaux abandonnés.100 1787 Nous atteignons ainsi le Marabout Sidi Bou Jouhif et son puits (GPS  N 33 14 757  E 8 49 538). Le sable vole, il est impossible de rester tant le vent est fort.

Nous reprenons la piste en sens inverse jusqu’à El Faouar. Il est l’heure du bivouac, nous nous installons à l’abri du vent, le long de la canalisation d’eau chaude. La soirée étant très fraîche, la veillée est de courte durée !!!

Kilomètres parcourus : 236

Température : 15°

Altitude : 46 mètres

GPS : N 33 20 092  E 8 40 754

 

   Jeudi 15 novembre 2012

A 6h30, le thermomètre n’affiche que 6°. Il est 7h40 quand les moteurs se font 100 1791entendre. Un court arrêt s’impose à l’oasis Faour (GPS N 33 14 961  E 8 41 841), perdue au milieu des dunettes blanches. Nous parvenons à la fin d’un plateau qui surplombe le chott El Mehl. La vue est panoramique, le paysage grandiose. Nous longeons les bords du chott. Bien nous en a pris, car il n’est pas question de ralentir, c’est l’enlisement assuré et dans ce genre de sol, il est très difficile de s’en sortir. Enfin et à ma grande joie, nous atteignons une zone de roses des sables. Depuis le temps que je voulais en trouver ! C’est super. Il y en de très volumineuses et en plus, elles sont magnifiques.

Nous faisons demi-tour pour rejoindre Sabria. Le sable blanc est de la vraie farine.100 1799 Nous dînons tous les cinq aux « Palmiers », le repas y est toujours aussi savoureux.

Nos amis passent la nuit à « La Maison du Voyageur ». Nous partons pour l’aéroport de Tozeur chercher un équipage qui revient de France. L’avion est à l’heure. Nous les déposons à l’hôtel « El Mourhadi ». Ils doivent récupérer le HDJ80 demain à 10h. Il est 22h30, nous dormons chez Sophie au camping « Désert Club » comme d’habitude.

Kilomètres parcourus : 119

Température : 19°

Altitude : 66 mètres

GPS : N 33 27 417  E 9 01 453

 

 Vendredi 16 novembre 2012

100 18248h30, le soleil brille et la température est douce. Nous retrouvons nos coéquipiers et quittons Douz par la route de Matmata pour nous diriger vers les Dekanis. Tout le groupe roule vite, trop vite sur la tôle ondulée. Ce n’est pas raisonnable surtout pour les mécaniques. L’un d’entre nous semble avoir des ennuis avec les vitesses de son HDJ100.Après avoir discuté longuement, il décide de retourner à Douz, seul ! Ce n’est pas très prudent, tout ça ! Nous continuons donc à trois véhicules. La piste serpente dans les dunes, c’est très agréable, on se régale malgré les petits plantages.

Nous nous arrêtons à 17h dans un gassis pour le bivouac. Nous avons une belle soirée sous un ciel étoilé.

Kilomètres parcourus : 139

Température : 19°

Altitude : 196 mètres

GPS : N 32 45 235  E 9 12 683

 

   Samedi 17 novembre 2012

Nous nous levons en même temps que le soleil. Il est 7h et le thermomètre affiche 9°.SANY0814 Une heure plus tard, nous partons vers Erreched (20kms à vol d’oiseau, dixit le GPS). Notre ouvreur trouve des passages pas faciles à franchir, le tout mené à un train d’enfer jusqu’à ce qu’un incident mécanique le stoppe net. Un arbre de roue arrière du HDJ80 est sorti ! Le pilote, secondé par sa copilote, se dépanne provisoirement en immobilisant la motricité de la roue. Il va donc devoir rouler en 3 roues motrices. Néanmoins, un retour à Douz s’impose et….ce n’est pas gagné !

On reprend des forces dans un gassis avant d’affronter les grandes dunes.  La série noire continue : la barre stabilisatrice de l’autre HDJ80 est cassée. Ce n’est pas très gênant, on continue.

Le HDJ100 est réparé. Nous testons la piste sablonneuse pour atteindre Douz. Les avis sont très partagés. Il est vrai que la nuit, la visibilité est moindre…il faudra réessayer une prochaine fois. Une chose st sûre, il y a huit kilomètres en moins. Nous nous rendons directement au garage en face du restaurant « Les Palmiers ». Tout le monde est là pour examiner l’état des véhicules. Rendez-vous est pris demain à 8h. Si tout va bien, à 10h, les4x4 seront opérationnels et prêts à repartir….

Kilomètres parcourus : 157

Température : 20°

Altitude : 81 mètres

GPS : N 33 27 417  E 9 01 458

 

  Dimanche 18 novembre 2012

Il a plu un peu cette nuit, mais ce matin, le soleil brille à nouveau et le thermomètre affiche 18°. Nos deux amis nous quittent de bonne heure, ils ont rendez-vous au garage à 8h.

100 1801Tout le monde se retrouve en face du garage. Les hommes surveillent !!..

Nous quittons Douz, il est 12h30. Prend-on la piste sablonneuse ou pas ? Là encore les avis sont partagés. Nous empruntons le chemin habituel, pas de souci. Au café du Désert, nous tournons à gauche, l’itinéraire qui conduit à El Mida est très agréable, il plait à tout le monde. Après trois kilomètres, nous nous arrêtons pour le pique nique. Il a plu, le sable est porteur. Les cordons se succèdent, ils se franchissent sans difficulté. Le seul handicap est le soleil couchant. Il est bas, on l’a de face, et la visibilité s’en trouve réduite. Il faut faire très attention au relief.

Il est 17h quand on décide de s’arrêter. Le bivouac au milieu des dunes, on adore !

Kilomètres parcourus : 113

Température : 13°

Altitude : 227 mètres

GPS : N 32 47 030  E 9 23 554

 

   Lundi 19 novembre 2012

Le ciel est couvert quand nous nous levons à 6h45. Le thermomètre indique 12°.100 1828 Et,c’est carrément sous la pluie que nous démarrons à 8h. L’avantage de ce temps est que le sable est très porteur. On ne peut pas tout avoir !

Trois heures plus tard, lors d’une pause, on s’aperçoit que la barre stabilisatrice arrière du Patrol est cassée. Une réparation de fortune est faite avec une cordelette. Nous atteignons Erreched sans problème. Il est 11h30.

Le soleil fait une apparition juste pour la baignade toujours aussi appréciée de tous. L’eau est à 37°, c’est un régal.

Nous déjeunons un peu à l’écart du campement. Nous n’avons plus le temps pour essayer d’atteindre Sif  Essouane, mais nous décidons de descendre un peu plus vers le Sud avec pour but : retrouver la protection avant du Toyota HDJ100, abandonnée il y a trois semaines.

Le sable est mou, le Patrol « ratatouille », c'est-à-dire qu’à partir de 3200 tours, ilSANY1052 s’arrête….Est-ce le rupteur ? Personne ne connait la cause, toujours est-il que c’est un handicap. Le véhicule ne progresse qu’à 75% de ses possibilités.

Nous revenons à Erreched, bredouilles, mais c’était prévisible. Il est impossible de retrouver quoi que ce soit dans cette immensité.

Certains d’entre nous se baignent à nouveau. Puis ce sera comme tous les soirs, apéritif, suivi du dîner préparé par « l’aubergiste », c'est-à-dire bricks à l’œuf et couscous.

Kilomètres parcourus : 62

Température : 19°

Altitude : 187 mètres

GPS : N 32 35 683  E 9 06 584

 

    Mardi 20 novembre 2012

DSC04325La température n’est que de 7° au réveil. Il est 7h, le soleil brille. Une certaine agitation règne autour du lac. Les randonneurs, les motards et les quadeurs arrivés la veille se regroupent et se préparent à partir. Il est 8h20, c’est à notre tour de démarrer. Le groupe se dirige vers Tin Souane. La piste est superbe. Nous sautons (enfin presque !) de gassis en gassis. Vraiment, c’est un enchantement.

Après avoir rejoint Tin Souane, nous prenons la direction de  Tembain,  que nous atteignons juste pour le pique nique, il est midi. Nous profitons des rayons du soleil, c’est super.

Nous poursuivons ensuite notre chemin dans les dunes jusqu’au campement où la séquence gonflage dégonflage a lieu. C’est vers 16h45 que nous trouvons un endroitDSC04349 propice au bivouac. La nuit s’annonce fraîche mais nous allumons un feu et nous nous installons en cercle, assistés d’adorables gerbilles qui tournent autour de nous et nous passent entre les jambes. Elles ne sont pas sauvages et semblent apprécier notre compagnie.

Kilomètres parcourus : 92

Température : 10°

Altitude : 180 mètres

GPS : N 32 59 411  E 9 24 730

 

    Mercredi 21 novembre 2012

100 1843Brr ! Le thermomètre n’affiche que 4° ce matin à 7h. Heureusement le soleil est présent, espérons qu’il va réchauffer un peu l’atmosphère.

Nous mettons le cap sur Ksar Ghilane, c'est-à-dire plein Est. Il reste 26 km à parcourir.

Le départ est laborieux, on jardine un peu pour chercher le ou les passages… Le HDJ100 semble avoir un problème de cardan. Franchir les hautes dunes dans ces conditions n’étant pas raisonnable, c’est par la piste et en contournant le cordon que nous atteignons l’oasis, il est midi. Nous déjeunons dans les palmiers, la température est maintenant de 30°, c’est quand même plus agréable ! DSC04381

Pour rejoindre Douz, il est décidé de traverser l’erg et ce, en étrennant un nouvel itinéraire. Après le Fort Romain, nous tournons à droite et progressons d’abord en slalomant dans les dunettes avant d’affronter les dunes. Le sable est porteur, la configuration de l’erg est telle que nous circulons dans de véritables couloirs. Ce parcours est très agréable.

C’est notre dernier bivouac que nous passons dans le sable. Au menu, foie gras sur toasts grillés et champagne offerts par nos amis nimois. C’est la fête ! Un grand Merci à eux pour cette délicate attention.

Kilomètres parcourus : 101

Température : 15°

Altitude : 119 mètres

GPS : N 33 09 017  E 9 19 396

 

   Jeudi 22 novembre 2012

Ce matin, à 7h, la température n’est que de 6°, mais le soleil brille au milieu d’un ciel tout bleu.

Nous franchissons les dunes les unes après les autres, on se croirait sur une piste de skis….Nous sommes les uns derrière les autres, nous roulons tous à la même vitesse, à un rythme régulier, chacun apprécie ces moments de plaisir intense.

100 1718100 1849

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une surprise nous attend en arrivant au « Café du Désert ». Plusieurs motards autrichiens sont là, prêts à enfourcher leurs KTM rutilantes et toutes équipées de caméras. Ils sont accompagnés de deux pilotes à bord d’ULM hélico….avec tout le matériel pour filmer. Nous avons eu droit au décollage de l’engin et au démarrage bruyant des machines. Par contre, nous ne connaissons pas les raisons de tout ce déploiement. Nous supposons seulement que c’est pour le tournage d’une publicité.

Nous nous dirigeons ensuite vers Douz. L’heure des derniers achats ayant sonné, je parcours la bourgade pour m’enquérir de dattes « Déglet Nour », les meilleures !

Tout le monde se retrouve aux « Palmiers » pour un ultime diner pris ensemble.

Il est 14 h, l’heure de l’au revoir aux Nimois. Ces derniers vont profiter d’une semaine100 1853 supplémentaire sur le sol tunisien. Nous sommes donc deux à prendre la route vers Kebili, Gabes, Sfax et Hammamet où nous faisons étape à l’hôtel « Chich Kahn », superbe établissement situé dans la zone touristique étroitement surveillée en ce moment.

Kilomètres parcourus : 535

Température : 19°

Altitude : 10 mètres

GPS : N 36 22 286  E 10 32 378

 

    Vendredi 23 novembre 2012

100 1861Après avoir pris un copieux petit déjeuner, nous quittons Hammamet, il est 9h15. Nous roulons sur l’autoroute jusqu’au port de la Goulette. Le Tanit est à l’heure, il accoste à 10h comme prévu.

Nous déjeunons chez « Hassen ». Les poissons choisis par nos soins sont grillés devant nous. C’est un régal pour les papilles.  

Nous revenons au port. Comme à chaque fois, le contrôle de police s’effectue rapidement, mais il a fallu attendre presque une heure sur le quai avant d’embarquer. Ce n’est qu’à 16h30 que le ferry appareille. La mer  est calme contrairement à l’aller.

Kilomètres parcourus : 88

Température : 18°

GPS : N 36 48 486  E 10 18 290

 

   Samedi 24 novembre 2012

Il est 8h30, nous voguons le long de la Corse et plus exactement vers le Cap Corse.P1020956 C’est encore autour de la piscine que nous passons le reste de la matinée. Le temps passe vite jusqu’au déjeuner, qui, en ce samedi sera servi à 11h.

Le Tanit accoste à 12h30. Une heure plus tard nous sortons du port. Nous laissons derrière nous Gênes, l’Italie et nous roulons vers Agde que nous atteignons dans la soirée.

 

     

   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
                                        
 
 

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Published by Danièle et Serge - Page

RAID  AMESFRANE
 
Au départ : 3 véhicules : un Toyota Hdj 100, un Toyota Kdj 95, un Nissan Patrol GR 60
                 : 4 personnes
  
                                                                              PARCOURS
 
TANGER    MEKNES   AZROU   MIDELT
MIDELT   JAFFAR   IMILCHIL   TASSENT
ANERGUI  IMILCHIL  AGOUDAL  MSEMRIR
AIT YOUN  TAMALOUT  AMESKAR  MRABITINE 
EL KELAA M’GOUNA   TANZICKT   AGDZ 
AIT SAOUN  TAZENACKT   FOUM ZGUID  CHEGAGA
CHEGAGA   MHAMID   ZAGORA  
TAZZARINE   OUMJRANE   OUZINA   MERZOUGA
CHEBBI   PALMERAIE   ERFOUD   ORION
GOULMINA   AMELLAGO     TANA
TAGOUNTSA   AGOUDIM  AMOUGHER   NZALA  MIDELT
AZROU  MOULAY LARACHE ASSILAH  TANGER
 
Dimanche 27 mai 2012
Partis à 7h 30 de Agde par un temps brumeux, nous atteignons le port Vell à Barcelone vers 11h30. Le ferry, lui, n’est pas encore à quai !  Le Splendid accoste enfin vers 13h30. L’embarquement peut commencer. Il est 16h, on appareille. La mer est calme, le soleil pointe, la température est douce.Nous prenons possession de nos cabines respectives.La douane s’effectue à bord comme d’habitude. C’est une inorganisation totale ! Nous dinons au bar de la piscine, chacun a prévu un pique nique. Nous regagnons nos pénates vers 21h.
Distance parcourue : 305 kilomètres
Altitude : 2 mètres
Température : 30°
WPT : N 41 22 252  W 2 10 653
Lundi 28 mai 2012
Les pleins de gasoil sont effectués à  Assilah, sur l’autoroute. Nous passons la soirée et la nuit à Larache, au camping des ressortissants marocains où nous avons nos habitudes. La température étant fraiche, chacun se couche de bonne heure. Et puis, les choses sérieuses débutent demain, il faut être en forme !
Distance parcourue : 133 kilomètres
Altitude : 34 mètres
Température : 20°
WPT : N 35 09 700  W 6 08 549
 Mardi 29 mai 2012
007 AzrouBrouillard, 18° au thermomètre ce matin au réveil…..Le départ est donné vers 7h50. Nous roulons sur l’autoroute, bordée de hauts eucalyptus, en direction de Meknès. Peu à peu, le brouillard  se  dissipe pour laisser la place au soleil. Nous poussons un « ouf » de soulagement ! On aperçoit des Rifaines en costume local (jupe rouge à rayures et chapeau de paille, bordé de pompons) dans les champs. C’est à Meknès que nous quittons l’autoroute pour nous diriger vers El Hajeb et Azrou. Nous faisons un arrêt devant l’hôtel Amros pour admirer les nids de cigognes toujours aussi nombreux. Il est midi, nous allons déjeuner dans notre petite rôtisserie préférée. C’est un régal pour les papilles ! Nous en profitons pour faire le plein de légumes, fruits et…gasoil. Sur le bord de la route, vers la forêt de cèdres, ce ne sont pas des pommes que l’on vend mais des cerises…Quel bon dessert cela va faire pour ce soir !Nous rendons visite à nos amis les singes011 magots qui résident près du cèdre Gouraud, le plus célèbre du Moyen Atlas. L’arbre n’est plus qu’un squelette, environné de petites échoppes, mais les primates sont bien présents. On leur tend une poignée de cerises mais l’un d’entre eux plus rapide que les autres, se saisit du sac. Adieu notre dessert !!! Inutile de vous dire que nous avons bien ri…Nous ne sommes pas venus pour nous amuser, il faut reprendre la route. Nous franchissons le col du Zad (2178m) sous la pluie, puis atteignons Zeida connue pour ses vergers de pommiers. C’est quelques kilomètres plus loin que nous quittons le bitume pour emprunter sur la droite une piste qui va nous emmener dans les gorges de l’oued Jaffar. Notons au passage que le djebel Ayachi (3737m), point culminant du Grand Atlas Oriental, est encore enneigé.C’est 3 kms après le Tizi n’Znou (1725m) que 014 Les gorges de Jaffarnous trouvons un endroit pour bivouaquer, au milieu de chênes verts et à proximité d’une bergerie. La première journée a été bien remplie, les paysages ont été un émerveillement, c’est avec le sourire que nos yeux se ferment….
Distance parcourue : 517 kms
Altitude : 1836 m
Température : 25°
WPT : N 32 30 977  W 5 06 900
Mercredi 30 mai 2012
Lever pour tous à 6h 30, par un beau ciel bleu et une température de 15°. Le départ est prévu pour 8h018 Sur la piste d'Imilcil. La piste après Agoudim suit l’oued Timaryine mais c’est le plus souvent dans le lit que nous progressons. De chaque côté, les rives sont plantées de cèdres avec des arbres qui peuvent dépasser 20 mètres. Nous repérons de bons endroits de bivouacs pour la prochaine fois. Après avoir traversé Anemzi avec sa ligne de partage des eaux, nous suivons l’akka n’Ouayad jusqu’à Anefgou. Le village de Tirhadouine passé, nous déjeunons en haut du Tizi n’Inouzane à 2640 mètres d’altitude. Le vent souffle avec force, le repas est vite avalé ! Nous atteignons ainsi Imilchil où nous effectuons les ravitaillements. Par la route, nous allons jusqu’à Tassent en passant par le lac de Tislit. Le paysage est magnifique, on en prend plein les yeux.  La piste  est bien stabilisée sur plusieurs kilomètres mais la montée vers le Tizi n’Tefensa (2050m) offre à nos yeux un superbe panorama sur la vallée. Nous traversons ainsi Taghzout et atteignons Tasraft, connu pour sa 024 Le lac de Tilsitmine communautaire de sel gemme. Celle-ci est exploitée par les habitants. Chaque famille a le droit d’extraire uniquement deux sacs de sel par jour et d’en disposer à son goût. Il existe 2 kilomètres de galeries dans la montagne en deux puits dépassant 60 mètres de profondeur. Nous retrouvons ensuite le bitume qui va nous conduire à Anergui. C’est ici que se termine notre projet de rejoindre la « Cathédrale » par les gorges de l’Assif Melloul….. La piste est effondrée et il est impossible de passer !!!! Nous sommes évidemment très déçus, cet itinéraire est l’un de mes préférés, ce sera pour une fois prochaine.Il est 18h 15, nous nous installons pour la nuit dans une forêt de chênes liège.
Distance parcourue : 283 kms
Altitude : 1987 mètres
Température : 25°
WPT : N 32 15 770  W 6 02 043
Jeudi 31 mai 2012
026 3Le thermomètre indique 19° ce matin, au réveil.  Il est 8h, nous partons en direction d’Imilchil puis d’Agoudal. De là, nous suivons la piste qui serpente dans une vallée riche en cultures. Ensuite, ce sont des troupeaux de chèvres et de moutons qui les remplacent. Quelques azibs dont certains en ruine abritent les bergers. Nous pique niquons au sommet du Tizi n’Timedouine. Puis c’est l’ascension du deuxième col, le Tizi n’Ouerz, situé à 2920 mètres d’altitude. Nous avons droit ensuite à une succession de panoramas sur les gorges de l’Imdghas. Nous traversons le village de Tilmi avant de rejoindre Msemrir. Nous traversons une zone riche en cultures. De chaque côté  poussent des peupliers, des bouleaux aux feuillages argentés028 La vallée du Dadès et surtout de nombreux noyers. A Imdiazen, un impressionnant défilé, aux parois verticales, laisse tout juste passer la route et l’oued. Un arrêt s’impose à l’hôtel Timzzillite. C’est en effet de sa terrasse que l’on peut contempler la montée (ou descente) vertigineuse en lacets serrés au-dessus de gorges très étroites et profondes. Malheureusement le temps est brumeux. C’est dommage pour la beauté des paysages. En face du village de Tamlalt, se dresse une extraordinaire formation géologique, de couleur rouge, appelée « les doigts de singes ». Nous quittons la route des gorges du Dadès à Ait Youl pour emprunter une piste qui doit nous mener à Tamalout. Etant donné l’heure, nous nous arrêtons quelques kilomètres plus loin. L’endroit est désert, la température est douce, c’est super.
Distance parcourue : 243 kilomètres
Altitude : 1699 mètres
Température : 27°
WPT : N 31 24 051  W 6 02 418
Vendredi 1er juin 2012
035 Après Aït YounLe vent a soufflé toute la nuit mais il semble moins fort En ce matin ensoleillé, la température n’est que de 17°. Il est 8h, les moteurs ronronnent. C’est le départ. Nous atteignons rapidement Tamalout, traversons l’oued Mgoun pour se retrouver dans le village de Bou Taghar puis c’est à Alemdoun que nous pour empruntons une piste à droite, cap NNW. Après avoir longé une zone de cultures, nous arrivons dans les gorges de l’assif Ameskar, site grandiose. C’est un plaisir pour les yeux. Nous progressons dans le lit de l’oued  et atteignons Ameskar el Fouqani, ravissant village de montagne situé à 2100 mètres d’altitude. Pour la première fois, nous tentons d’aller jusqu’au bout de la piste…. L’ascension du premier col (2765 mètres) nous permet de040 contempler toute la vallée, c’est superbe.  Puis, lui succède le Tizi el Fouqani (3010 mètres). Nous progressons maintenant sur une ligne de crêtes dominant la vallée de l’assif Mgoun et ses pittoresques villages enclavés. C’est un enchantement pour nos yeux. La piste s’arrête aux abords des premières maisons. Quel dommage que l’on ne puisse pas aller plus loin ! Nous faisons donc demi-tour et continuons jusqu’à El Kelaa Mgouna. Située dans la vallée du M’Goun, cette bourgade est le pays des roses. Dans ses deux usines, se fabrique l’eau de rose. Les Marocains l’apprécient autant pour son parfum que pour ses vertus en cosmétologie. Elle fait aussi partie, sous forme de bouillon, de la pharmacopée traditionnelle. Une dizaine de kilomètres après El Kelaa, nous tournons à gauche pour 120 kilomètres de piste à travers le Djebel Saghro. Le village de Aït Hamoudène passé, nous trouvons un endroit idyllique pour bivouaquer, au bord d’un oued bordé de bambous et de lauriers roses avec en041 Gorges d'Ameskar décoration quelques palmiers !!!
Distance parcourue : 174 kms
Altitude : 1382 mètres
Température : 27°
WPT : N 31 09 041  W 6 12 090
Samedi 2 juin 2012
Il est 6h 45, le ciel est bleu, le soleil brille, le thermomètre affiche 20°, c’est le paradis ! La piste est superbe, les paysages variés et magnifiques. Elle fait l’unanimité et de loin, nous la trouvons plus agréable que l’autre, utilisée plus fréquemment par les quatrequatreux pour traverser le djbel Saghro. Ce n’est qu’une succession de tizis, de panoramas tous plus beaux les uns que les autres. Peu 047 5 Le Draa vers Agdzavant Tansikht, nous empruntons sur la droite la piste qui longe le Draa et qui va nous mener à Agdz en traversant de vieux villages situés au milieu de palmeraies luxuriantes ornées de lauriers roses en fleurs. Nous faisons une pause ravitaillement  avant de continuer notre parcours, long de 35 kilomètres, vers la cascade de Tizgui. Nous passons par la vieille ville avec ses magnifiques kasbahs. Nous progressons sur le bitume jusqu’à la sortie de Tarharout. De là s’offre à nos yeux un panorama sur la vallée du Draa avec le village de Tinirhil, ses deux minarets et sa palmeraie. Nous descendons dans l’oued par une piste étroite, pierreuse, pentue aux lacets serrés. En bordure, nous repérons de nombreux coins ombragés pour le056 pique nique. Nous roulons ainsi dans le lit du Draa jusqu’au village de Tizgui, puis remontons pour rejoindre la route Ouarzazate Zagora. Encore une dizaine de kilomètres et nous empruntons sur la gauche une piste qui va nous conduire à Tazenackt. Les paysages sont désertiques, tout est noir. Nous nous installons sur un plateau pour passer la soirée et la nuit.
Distance parcourue : 188 kms
Altitude : 1503 mètres
Température : 30°
WPT : N 30 40 548  W 6 47 967
Dimanche 3 juin 2012
069Il est 6h 45, le soleil se lève…..nous aussi ! La température est de 23°.  Plus on va vers le sud, plus les paysages traversés deviennent  agréables à regarder. Nous franchissons plusieurs cols ce qui nous permet d’admirer de superbes panoramas. A partir de Boughar, on longe puis traverse l’assif Aguersif. A Tazenackt,  nous faisons la pause traditionnelle pour le ravitaillement en gasoil. Cette bourgade  est connue pour ses tapis dont la couleur dominante, l’orange, provient du safran, utilisé comme teinture. Une coopérative féminine et une dizaine de boutiques se consacrent à leur commercialisation.  Nous nous dirigeons vers la piste qui va nous mener à FoumZguid. Dans la plaine, nous « jardinons » un peu avant de trouver l’entrée de la grimpette. Nous laissons sur le piton les ruines de l’ancien village de Tiwyyine puis le col franchi, c’est la superbe descente spectaculaire  aux nombreux lacets. Notons que la piste a été élargie et stabilisée. Nous en prenons plein les yeux !!!La première palmeraie apparait, nous la071 traversons. Le douar d’Amtzguine vaut largement celui d’Igmir. Que c’est beau ! Nous longeons un assif bordé de palmiers où se groupent plusieurs petits villages. C’est après Imi n’Tlit que nous reprenons le bitume qui va nous conduire à FoumZguid. Nous nous installons  à l’auberge Iriki  pour la nuit.
Distance parcourue : 209 kms
Altitude : 622 mètres
Température : 37°
WPT : N 30 04 672  W 6 52 198
Lundi 4 juin 2012
Après avoir pris le petit déjeuner, nous partons. Il est 8h 15 et le thermomètre indique 28°. Pour ne073 Vers Chegaga pas rouler sur la piste cassante habituelle, nous allons chercher, à huit kilomètres de là, un itinéraire plus long en distance mais plus roulant donc plus agréable. De plus, le paysage environnant est plus beau. Ce n’est que du positif. Nous passons par un poste militaire où nous laissons nos fiches administratives.  Il n’est que 11h 30, mais la décision est prise de s’arrêter déjeuner avant de pénétrer dans l’erg où l’ombre se montre rare ! Nous profitons des derniers « arbres » pour se mettre au frais (très relatif) ! Les pneus sont dégonflés, les pilotes sont prêts. C’est le départ pour la grande aventure. Contrairement à ce que l’on pensait, le sable est  porteur et les dunes se franchissent assez facilement. La température avoisine les 50°. Le sable est brûlant, impossible de marcher sans chaussures fermées. Les bouteilles d’eau se vident à une vitesse « grand V ». Les réfrigérateurs ne parviennent même plus à fournir du froid. Après plusieurs légers plantages, les hommes décident de s’arrêter plus tôt que prévu. C’est sous un énorme tamaris, en bordure de piste, que nous nous installons.  La journée a été épuisante, c’est par un beau clair de lune077 que nous nous endormons malgré la température élevée.
Distance parcourue : 141 kms
Altitude : 500 mètres
Température : 42°
WPT : N 29 51 481  W 6 13 231
Mardi 5 juin 2012
La température s’est bien rafraichie pendant la nuit puisque le thermomètre n’affiche que 27° ce matin au réveil. Nous démarrons à 8h 30, non pas en direction des dunes mais vers l’Ecole Nomade. Nous avons des livres et des vêtements à y déposer. 084 L'oasis sacréeYoussef, l’instituteur, effectuera la distribution selon les besoins de chacun. Une quinzaine d’élèves de tous âges assiste aux cours.  La classe est séparée en deux. D’un côté, les petits de 3 à 6 ans, de l’autre les plus grands. La visite terminée, nous rejoignons l’itinéraire quitté hier soir. Le sable est toujours aussi porteur, ce qui n’empêche pas les plantages, mais rien de sérieux. Etant donné la forte chaleur, nous décidons de pique niquer à l’Oasis Sacrée, à côté du puits situé à l’arrière. Les hommes se rafraichissent en s’arrosant abondamment.  Avant d’emprunter la piste pour Mhamid, les pilotes regonflent. En effet, le parcours est plus caillouteux, même si certaines parties sont sablonneuses.  Nous allons donc au camping « La Kasbah de Ouled Driss ». Serge, ayant des problèmes électriques, en profite pour se rendre au garage « Le Dakar ». Le verdict est rassurant, la deuxième batterie est « out ». Ce n’est pas grave, tout sera branché sur l’autre. Que nous sommes089 Camping à Ouled Driss bien sur la terrasse ombragée, en train de savourer une délicieuse tajine ! Ce moment est très apprécié.
Distance parcourue : 122 kms
Altitude : 574 mètres
Température : 36°
WPT : N 29 49 744  W 5 39 338
Mercredi 6 juin 2012
La nuit a été réparatrice. Il est 7h 30, la température est de 27°, le soleil brille, une belle journée commence. Après avoir pris ensemble un copieux petit déjeuner, nous partons vers Tagounite pour ravitailler en gasoil. C’est à Beida que nous retrouvons notre piste. Nous progressons dans une magnifique palmeraie cultivée avant d’atteindre Nesrate pour 091 Vers Zagoratraverser le Draa. Nous suivons la falaise par une piste sablonneuse mais roulante avant de longer l’oued et de rejoindre la route de Zagora à Mhamid. Mais qui voyons-nous, venant à notre rencontre ? Mohamed Gordito en tête, suivi de Aziz et du garage Iriki….Le téléphone arabe fonctionne parfaitement ! Nous allons nous installer au camping Oasis Palmier où nous avons nos habitudes. L’accueil y est toujours aussi chaleureux. Après une pause, les hommes décident de s’occuper de leur véhicule.  Le soir, nous dégustons un couscous succulent préparé par le cuisinier des lieux. C’est un régal pour nos papilles. 092 Camping Oasis Palmier
Distance parcourue : 92 kms
Altitude : 717 mètres
Température : 43°
WPT : N 30 19 431  W 5 49 578
Jeudi 7 juin 2012
Après avoir pris un copieux petit déjeuner, nous quittons le camping  pour parcourir la palmeraie de Zagora jusqu’à Benizouli. Il est 9h, le thermomètre indique 28°, le soleil brille. A Tazzarine, nous effectuons les ravitaillements habituels (gasoil, eau) et progressons par le bitume jusqu’à Tahrbald. Nous jardinons pour trouver la piste qui surplombe l’oued en le longeant. Les trois véhicules avancent ensemble.  Rouler sur ce terrain sablonneux est très agréable. Nous atteignons Oumjrane. Comme à chaque fois, le vent souffle. Trouver un endroit pour bivouaquer dans cette région plate n’est pas facile. Il faut bien se décider, et c’est à l’abri (très relatif) d’une colline que nous nous installons. La veillée est de courte durée, tout le monde se couche après avoir grignoté. 106
Distance parcourue : 198 kms
Altitude : 706 mètres
Température : 27°
WPT : N 30 36 636  W 5 04 233
 Vendredi 8 juin 2012
Il est 6h 45, le ciel est bleu, la température est de 24°,une brise légère se lève, nous aussi ! Chacun se prépare de son côté. On regonfle les pneus et c’est le départ. Au début, la piste est rectiligne mais caillouteuse, ce, jusqu’au lac Maider. A l’entrée de Tafraout, nous bifurquons sur la droite vers l’oued Rheris qui se traverse sans problème. Nous atteignons ainsi Er Remlia puis progressons sur une piste très agréable, roulant tantôt sur du sable, tantôt sur des lacs asséchés. Le franchissement du Ziz s’effectue aussi très aisément, il faut dire qu’il 111 Vers l'Erg Chebbiy a un certain temps qu’il n’a pas plu. Puis, nous passons par Ouzina et  Taouz. Nous trouvons sur la piste en bordure de l’erg Chebbi, un tamaris assez grand pour nous abriter du soleil pour le pique nique. La nouvelle station service située sur la route entre Merzouga et Rissani est étrennée, nous y faisons les pleins de gasoil. Notre souhait est de rejoindre « La Caravane » par les dunes. Les autochtones essaient de nous en dissuader en nous expliquant que c’est dangereux par cette chaleur, qu’il faut bien connaitre, surtout emporter de l’eau etc, etc…… et bien sûr : prendre un guide… (On ne peut les blâmer, ils font leur business). Ayant déjà « traversé » cet erg de nombreuses fois, nous nous élançons. Mais la luminosité est très mauvaise, on ne discerne aucun relief. Sagement, Serge interroge le groupe : ON CONTINUE OU PAS ??? Il est décidé à l’unanimité de faire demi-tour et de rejoindre l’auberge par la piste qui longe le sable. Nous ne pouvons quitter Merzouga sans aller saluer notre ami Youssef. Ce dernier prévient Brahim de notre venue. Arrivés à « La Caravane », les 4x4 sont vidés de leurs bagages, il faut alléger au maximum ! N’y tenant plus, nous allons jouer dans les tas de sable. A cette heure de la journée (il est 18h), le relief est plus visible et les franchissements sont plus sûrs. La balade dure environ 1h 30. La douche 118 très appréciée, est suivie du traditionnel apéro et d’un excellent tagine aux pruneaux. La soirée est douce, apaisante….C’est super !
Distance parcourue : 208 kms
Altitude : 752 mètres
Température : 33°
WPT : N 31 12 926  W 4 00 087
 Samedi 9 juin 2012
La dernière bouchée de notre copieux petit déjeuner avalé, nous prenons congé de Brahim et du personnel de l’auberge. Il est 8h 15, la température est de 24°. L’objectif du jour est de traverser l’erg, si les conditions le permettent, bien sûr. Le sable est très porteur, les trois véhicules progressent 126aisément, c’est super. Nous rencontrons deux 4x4 qui sont en reconnaissance du rallye du Maroc. Ils ont l’air surpris de nous trouver en plein milieu des dunes ! Plus on avance dans le temps, plus la luminosité change et devient mauvaise. Le relief semble absent, tout devient uniforme. Heureusement, nous arrivons à Merzouga et  repartons par la piste qui longe les dunes du côté est. Nous déjeunons à l’ombre d’un tamaris. A cet endroit, ils sont tous assez volumineux pour nous protéger du soleil. Au lieu de suivre la piste sablonneuse, nous pénétrons à nouveau dans l’Erg et franchissons allègrement les dunettes. Au nord du « tas de sable », nous prenons la direction de la palmeraie dans laquelle nous avons l’habitude de bivouaquer. Nous avons la surprise129 d’être arrêtés à un poste militaire récemment ouvert à cet endroit. Comme à chaque fois, nous donnons les fiches administratives et attendons l’aval du Chef. Cette palmeraie est véritable  havre de paix. Le lieu est paradisiaque pour passer une soirée pleine de douceur.
Distance parcourue : 101 kms
Altitude : 873 mètres
Température : 37°
WPT : N 31 23 910  W 3 48 910
Dimanche 10 juin 2012
C’est au milieu des palmiers et des lauriers roses que nous nous réveillons ce matin. Le soleil brille,133 La spirale d'Or le thermomètre indique 18°. Le départ est fixé pour8h30.  On quitte la palmeraie pour se diriger vers Erfoud. La piste est roulante. D’autres petites oasis, toutes plus belles les unes que les autres, sont disséminés sur le passage. Nous les notons pour d’éventuels prochains bivouacs. Le gué qui permet de franchir le Ziz à Erfoud est dévié. A la place, un pont est en construction. Nous effectuons les ravitaillements habituels, c'est-à-dire gasoil et alimentation. Ensuite, nous prenons la route en direction de Tinerhir. Une vingtaine de kilomètres plus loin, nous empruntons, sur la droite, une piste qui va nous conduire aux trois  sculptures gigantesques de l’artiste contemporain allemand Hannsjoerg Voth. Ces œuvres se dressent en plein désert dans la plaine de Marha, à quelques kilomètres de l’oasis de Fezna. Pour leur construction, Voth a fait appel à la main d’œuvre de la région et aux techniques locales. Leur réalisation a duré plus de dix ans. Nous sommes accueillis par le gardien qui se propose de nous faire visiter les trois 135sites. Nous commençons par la Spirale d’Or. Nous marchons le long d’un mur de pierres bien rangées. Au centre de la spirale, on pénètre à l’intérieur par une trappe qui donne sur un escalier en colimaçon qui mène à l’atelier et à la chambre de l’artiste. Plus bas, on accède au puits. Cette forme de spirale a été calculée d’une façon mathématique par l’intermédiaire d’une somme de chiffres (série de Fibonnaci= chacun de ces  chiffres est la somme des 2 chiffres précédents) :
Explications :
Le nombre d'or est la proportion, définie initialement en géométrie, comme l'unique rapport entre deux longueurs et telles que le rapport de la somme des deux longueurs ( ) sur la plus grande ( ) soit égal à celui de la plus grande ( ) sur la plus petite ( ) c'est-à-dire lorsque . Le découpage d'un segment en deux longueurs vérifiant cette propriété est appelé par Euclide découpage en « extrême et moyenne raison ». Le nombre d'or est maintenant souvent désigné par la lettre φ (phi).  Ce nombre irrationnel est l'unique solution positive de l'équation :  x2 = x + 1  . Il vaut
approximativement[1] 1,618 033 988 7. Il intervient dans la construction du pentagone régulier et du rectangle d'or.  Ses propriétés algébriques le lient à la suite de Fibonacci et permettent de définir une « arithmétique du nombre d'or », cadre de nombreuses démonstrations. L'histoire de cette proportion commence à une période reculée de l'antiquité grecque.
 La figure est construite à partir d'un grand rectangle d'or (L : l= 1,618)
On retire le grand carré au grand rectangle d'or et on obtient un petit rectangle d'or.
Ensuite, on retire le petit carré au petit rectangle d'or et on obtient un rectangle d'or plus petit.
On réitère l'opération indéfiniment. Elle ne s'arrête pas car la longueur et la largeur d'un rectangle d'or sont incommensurables (on ne peut pas mesurer l'un en prenant l'autre pour unité).

La spirale obtenue est une spirale équiangulaire qui se rencontre beaucoup dans la nature : tournesols, pommes de pins, coquillages, disposition des feuilles ou des pétales sur certaines plantes.
Les diagonales des rectangles se coupent au même point C qui est le point limite de la spirale.
Nous poursuivons notre visite par  «  L’Escalier Céleste ». Cet édifice présente une vue de profil138 L'escalier céleste triangulaire dont l’hypoténuse, le côté longitudinal et la hauteur mesurent respectivement 28mètres, 23mètres et 16 mètres. Cet Escalier de 50 marches situées entre deux rampes de 140 cm de hauteur et 52 cm de largeur permet d’accéder à deux chambres, l’une au-dessous de l’autre. Notre visite se termine par «  la Cité d’Orion » qui représente au sol l’alignement de la constellation d’Orion. Les sept principales étoiles : Riguel, Saiph, Mintaka, Almitak, Alnilam, Bellatrix et Betelgeuse sont représentées par une tour d’observation construite en pisé. Elles constituent une œuvre astronomique qui démontre les relations cosmiques entre temps et espace. Le circuit 140 La cité d' Oriond’observation des étoiles commence à 21h 14 pendant les 3 mois de l’hiver et s’achève à 22h 20 après être passé par toutes les tours. Après avoir raccompagné notre gardien, nous continuons notre itinéraire vers Goulmina. Nous trouvons difficilement un arbre pour déjeuner à l’ombre, la température est encore élevée. Avant Amellago, nous progressons sur le bitume dans des canyons superbes. Le Rhéris est bordé de lauriers roses en fleurs, c’est magnifique. Nous continuons la route vers Assoul en longeant toujours l’oued. Le paysage est tellement beau qu’on oublie même qu’on est sur le goudron. Avant Assoul, nous bifurquons sur la droite pour emprunter une piste qui doit nous emmener au col de Tagountsa. Il est l’heure de chercher un endroit pour le150 Vers Amellago bivouac. Nous nous arrêtons sur une falaise dominant un oued. Le thym en fleurs embaume. Une colonie de criquets tourbillonne bruyamment autour de nous mais ils ne nous gênent pas.
Distance parcourue : 230 kms
Altitude : 1577 mètres
Température : 32°
WPT : N 32 02 571  W 5 08 753
Lundi 11 juin 2012
Les véhicules démarrent à 8 h par une température de 20°.  Nous atteignons Tana mais pas par la piste que nous empruntons d’habitude. Celle-ci est beaucoup moins jolie que l’autre ; pas de canyon, on ne roule pas dans l’oued….Ce sera pour une prochaine fois.  Nous franchissons le col de 156Tagountsa et entamons la descente à flanc de falaises du djebel Mijdider. Nous passons le tunnel hélicoïdal qui a la particularité de revenir par l’intérieur de la montagne sous la piste. C’est à Ksar Agoudim que nous retrouvons le bitume, et ce, jusqu’à Amougueur. Là, sur la droite, nous reprenons une belle piste bien roulante. Nous traversons plusieurs villages, Aït Yakoub, Idalioun. Nous suivons l’assif n’Tarhia puis l’akka n’Ourlift. Cette vallée est très riche en cultures de toutes sortes. A Souk el Arba, nous quittons la piste pour continuer notre parcours sur le goudron. Nous rejoignons la route nationale à Nzala et atteignons Midelt. C’est quelques kilomètres après Azrou que nous nous installons pour la nuit. La température n’est plus la même que dans le sud du pays !
Distance parcourue : 328 kms
Altitude : 1428 mètres
Température : 23°
WPT : N 33 30 225  W 5 17 876
Mardi 12 juin 2012
Nous nous réveillons avec le soleil, le thermomètre affiche 17° ce matin. Ce n’est plus la chaleur ! A 8h, le départ est donné. Au loin, on aperçoit de la brume sur les monts du côté de la mer. L’inquiétude nous gagne….mais non, le ciel s’éclaircit au fur et à mesure de notre avancée. La traversée de El Hajeb et Meknès s’effectue sans problème. Les pleins de gasoil sont effectués à Souk 162el Rba où nous quittons la nationale pour se diriger vers Moulay Bousselham. A noter, les contrôles radar sont très nombreux, il faut être vigilant. Nous pique niquons sous un eucalyptus, avec vue sur l’océan, c’est magnifique ! Nous suivons la piste côtière entre la mer et la forêt. Tous les 500 mètres environ, un poste militaire surveille la côte. Nous n’avons été arrêtés qu’au premier. Après leur avoir laissé les fiches administratives, nous sommes repartis vers Larache, ville située à l’embouchure de l’oued Loukos et connue pour ses marais salants. Nous atteignons la zone où les marocains viennent chercher du sable aussi bien par camions que par paniers portés par les ânes. Renseignements pris, ce serait un sable excellent pour le béton !! Nous continuons notre parcours, direction Assilah. Nous quittons la route nationale peu après être passés devant le site archéologique de Lixus, en réhabilitation. Selon la légende, c’est dans ces ruines que le géant  Hercule accomplit le onzième de ses travaux : la cueillette des pommes d’or du jardin des Hespérides. Il en chargea en fait Atlas et soutint à sa place la voûte céleste. Ce lieu datant d’environ 10 000 ans, riche en histoire, sera à visiter lors d’un prochain voyage. Il est 17h 45, nous installons le bivouac dans une forêt de pins, en hauteur, c’est un coin tranquille. 163 Larache
Distance parcourue : 142 kms
Altitude : 279 mètres
Température : 25°
WPT : N 35 14 333  W 6 04 296
Mercredi 13 juin 2012
Le thermomètre n’indique que 15° ce matin mais le soleil brille. Après avoir dégusté de délicieuses figues vertes offertes par un autochtone, nous prenons le départ.  Les forêts traversées sont toutes aussi jolies les unes que les autres. Nous voulions nous arrêter à l’école perchée en haut d’une colline, pour y déposer des livres, mais elle est fermée et 168transférée dans un village voisin…Arrivés à Assilah, les pilotes font laver les véhicules. En attendant, je me rends à pieds dans la médina. Je me promène le long des remparts portugais jusqu’au petit cimetière de Sidi Mansour avec ses tombes carrelées qui évoquent des tapis de prière multicolores. Je continue ma visite en flânant dans les étroites ruelles aux maisons blanches et fleuries. Cette médina se remarque par son entretien et sa propreté. Assilah est aujourd’hui réputée pour les festivités culturelles internationales qui s’y déroulent l’été. Concerts, spectacles de danse, pièces de théâtre, conférences ou débats animent alors ses ruelles. La ville attire aussi un grand nombre de peintres marocains. Cet engouement est visible sur les murs. Des artistes contemporains y ont dessiné des fresques et diverses décorations aux motifs géométriques ou abstraits. Tout le monde se retrouve pour aller déjeuner au  Sevilla sauf. Tout le monde se retrouve pour aller déjeuner au  Sevilla. Après le repas, l’heure des derniers achats est venue. Nous nous achalandons chez les marchands de poteries qui se trouvent sur la route nationale. Le départ du ferry n’étant qu’à 23h, nous avons le temps de flâner et décidons d’aller jusqu’au phare du cap Spartel qui171 Cap Spartel à Tangermarque l’extrémité nord-ouest de l’Afrique, là où les eaux de la Méditerranée et celles de l’Atlantique se mélangent. Nous passons d’abord  par les grottes d’Hercule. Il s’agit d’une série de cavernes naturelles où l’eau pénètre à marée haute, et dont l’ouverture a la forme du continent africain à l’envers. Selon la mythologie grecque, c’est à l’intérieur de l’antre qu’Hercule trouva le repos après la réalisation de ses exploits. La légende veut que le demi-dieu ait lui-même creusé le détroit de Gibraltar, en écartant les montagnes. Puis, c’est la direction Tanger Port Méd. Les derniers pleins sont effectués à Ksar Sghir, le gasoil étant moins cher qu’en Europe. Nous avons le temps de dîner. Nous embarquons à 23h, le ferry appareille à 0h 30 par un vent violent
Distance parcourue : 158 kms
Altitude : 5 mètres
Température : 23°
WPT : N 35 50 477  W 5 33 702
Jeudi 14 juin 2012
Après une bonne nuit réparatrice malgré une mer agitée, et surtout une douche appréciée, nous nous retrouvons pour le petit déjeuner. Le ciel est bleu et le ferry se trouve au large d’Alméria. La matinée passe vite, nous pique-niquons au bord de la piscine (toujours vide !). Après le repas, chacun vaque à ses occupations : sieste pour certains, mots fléchés pour d’autres, transfert de photos dans le PC pour moi. L’arrivée à Barcelone est prévue pour le lendemain 7h 30.
Vendredi 15 juin 2012
Comme prévu, le ferry accoste vers 8h. Le débarquement et le passage en douanes sont rapides. Je commence à réaliser que le raid est réellement fini et qu’il va se passer un certain temps avant de repartir pour de nouvelles aventures.
 
 
 
 
 
 
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Published by Danièle et Serge - Page

  
 RAID ERRECHED
 
Au départ : 3 Toyota HDJ 100, 1 Toyota HDJ 80, 1 Nissan Patrol Baroud, 1 Nissan Patrol Y 61, 1 Mitsubishi L 200  et 10 personnes.
  
Jeudi 16 février 2012
102 1151Tout le groupe se retrouve à l’entrée du Port Sud. Nous embarquons sur le « Habib ». Il y a beaucoup à dire sur l’état du bateau…. Nous appareillons avec une heure de retard sous un beau soleil méditerranéen et par une température de 10°. C’est le moment de déjeuner. Ce sera pique nique au bord de la piscine pour certains, cafétéria pour les autres. L’après midi, chacun vaque à ses occupations. Les formalités de passage s’effectuent sur le ferry, sans trop d’attente, c’est super. Nous dinons tous ensemble au self service, puis poursuivons la soirée au bar. La veillée est de courte durée.
 
Vendredi 17 février 2012
Tout le monde se retrouve à la cafétéria pour le petit déjeuner. Après avoir beaucoup « palabré » toute la matinée, nous atteignons le port de la « Goulette » vers 13h45. Il n’y a pas de décalage horaire entre la Tunisie et la France. Les formalités douanières ont été expédiées en trente minutes, c’est un record. Les pleins de gasoil se font à la station « Oilibya » à la sortie du port.
Nous roulons  en direction du Sud. De chaque côté, de la route, des cigognes nichent sur les pylônes électriques. Nous quittons l’autoroute à Enfida pour se diriger vers Kairouan. Il est 18h quand nous atteignons la  ville aux 300 mosquées, mais trouver un endroit pour bivouaquer s’avère difficile. Le plus urgent est de diner….C’est dans un des nombreux petits restos typiques que nous nous arrêtons. Il est 21h, nous trouvons un terrain plat en bordure de route.
 
Distance parcourue : 276 kilomètres
Température : 10°
Altitude : 210 mètres
GPS : N 35 03 412  E 9 09 842
Samedi 18 février 2012
     
Au réveil, à 6h30, la température n’est que de 4°…..mais le ciel est bleu et le soleil pointe. Après Gafsa, le ciel s’assombrit !!!! Nous nous dirigeons vers Kebili. Le paysage plat et désertique laisse la place à des reliefs de couleur rouge, plus agréables au regard. Puis, c’est par le bitume que nous effectuons la traversée du Chott El Jerid. Enfin, nous atteignons Douz où le groupe se retrouve à la station service « Total ». Nous profitons de cette pause pour se ravitailler en légumes, fruits, eau, pain etc…. Théoriquement, chacun doit prévoir une autonomie d’au moins une semaine… 102 1166
Notre accompagnateur tunisien nous a rejoints. Il s’installe dans le Patrol.
Il est 12h45, le thermomètre indique 13°. La « caravane » s’ébranle et prend la route d’El Faouar où le complément de gasoil sera fait à la station « Agil »
Le départ de la piste se situe juste à la sortie de la place principale du village. Le sable est mou, tout le monde s’arrête pour dégonfler les pneus.
Les estomacs commencent à réclamer. C’est à côté d’une source d’eau chaude que nous déjeunons.
La piste serpente entre des dunettes très agréables. Nous rencontrons notre premier troupeau de dromadaires.
Il est 17h45, nous nous installons pour la nuit. C’est notre première soirée dans le désert. Chacun apprécie ces moments de bonheur ! Nous veillons tous,  autour du feu de camp, en admirant le ciel étoilé.
Distance parcourue : 305 kilomètres
Température : 18°
Altitude : 55 mètres
GPS : N 33 11 482  E 8 43 630
 Dimanche 19 février 2012
Ce matin, le thermomètre affiche 3° mais le soleil commence à pointer. A 8 h, comme prévu, les moteurs se font entendre. Après avoir traversé une zone de dunettes, nous parvenons à un site où « poussent » de nombreuses roses des sables (GPS : N 33 08 725  E 8 49 054). Savez-vous comment elles se forment ? Non ? Et bien je vais me faire un plaisir de vous l’expliquer !
Un mélange d’eau salée et de sulfate de calcium est à l’origine de la cristallisation originale du gypse. Au commencement, les paillettes s’agglomèrent pour constituer des « bébés roses » dont les pétales grandissent pour donner finalement les roses que l’on connait. 102 1170
Nous continuons notre itinéraire et  arrivons à un puits….pas du tout sécurisé !!! Rien ne le signale, il n’est même pas recouvert et pourtant, il semble profond!!(GPS : N 33 04 108  E 8 49 054).
La piste longe maintenant le Parc National Djebil, spécialisé dans la réintroduction des gazelles, des addax et des oryx. Cette opération s’inscrit dans un programme à long terme pour la restauration du patrimoine naturel tunisien.
Bientôt apparaissent deux garas dont la colline tabulaire de Tembaïn. Cette montagne sacrée a été très tôt occupée par les hommes de la Préhistoire. Elle est aujourd’hui une destination très prisée pour les personnes s’adonnant à la méditation. Il est midi, nous en profitons pour déjeuner au soleil, à côté du puits. 102 1175
La journée n’est pas finie, le chemin est encore long avant d’arriver à Erreched, le but de l’étape !! Le sable de cet après midi n’a plus du tout la même consistance que ce matin. Il est mou, farineux, ce qui occasionne de nombreux plantages. Ce n’est pas grave, on sort les pelles, les râteaux, les sangles et hop c’est reparti jusqu’à la prochaine fois !
Un peu plus loin, émergent des cordons, le Dekanis el Kebir et le Dekanis el Srir (autrement dit « le grand et le petit Dekanis »). Ce sont des points de repère dans cet océan de sable. On suit ensuite une piste sablonneuse, bien marquée, sinueuse mais très agréable. Après plusieurs plantages, nous nous posons pour le bivouac dans un gassi, au pied d’une  haute dune, il est 17h45.
Après le dîner, tout le monde s’installe autour du feu de camp pour prolonger la soirée…..au chaud.
Distance parcourue : 132 kilomètres
Température : 12°
Altitude : 201 mètres
GPS : N 32 36 434  E 9 11 715
 
 Lundi 20 février 2012
Le thermomètre affiche 2° ce matin au lever du soleil. Il a gelé pendant la nuit, une fine couche de glace recouvre le toit du Toyota. Autour de nous, les dunes sont givrées.
Il est 8h30, nous démarrons. Le sable est mou, les franchissements de dunes sont difficiles mais de belles descentes s’offrent  à nous. C’est un régal. JB-TUN63
Aujourd’hui, notre ami tunisien a beaucoup marché pour trouver les passages, aider à pelleter etc… Il est nus pieds mais à cette époque de l’année, les scorpions et les serpents sont endormis, il fait trop froid.
Nous pensions être à Erreched ce soir  mais nous étions vraiment optimistes !!!
Nous avons la sensation de ne pas progresser rapidement, mais après avoir regardé le compteur cela devient une réalité : 9,6 kms en 7h, la vitesse n’est pas élevée.
Il est 17h15, la journée a été éprouvante aussi bien pour les véhicules que pour nous. Comme hier soir, c’est dans un gassi, que nous nous installons pour la nuit.
Distance parcourue : 9,600 kilomètres
Température : 17°
Altitude : 204 mètres
GPS : N 32 35 111  E 9 08 735

Mardi 21 février 2012
 
 La pluie a sévi toute la nuit. Ce matin, le ciel est couvert, un léger vent souffle encore mais la température est plus douce : 10°. 102 1202
Nous restons groupés afin de descendre tous ensemble sur la superbe oasis de Erreched (Altitude : 200 mètres, GPS : n 32 35 680  E 9 06 583). Ce lieu est un joyau de la nature, un lac encerclé de dunes avec une eau sulfureuse à 37°, un jacuzzi naturel, et ce n’est pas un mirage !! Ce n’était pas facile, mais nous y sommes arrivés. Tout le monde se baigne.
L’endroit est venteux, le soleil reste caché, il est décidé de repartir après le déjeuner. Chacun s’approvisionne en pain, nous ne savons pas pour combien de temps nous partons…. Les « pilotes » procèdent aux vérifications des véhicules,  et c’est le départ……vers le Sud, Sif Essaouane, destination du raid. JB-TUN51
La pluie réapparait, le vent froid souffle toujours, ce temps n’est pas agréable du tout. Heureusement la beauté des paysages dunaires nous fait oublier ce désagrément. Quel plaisir nous prenons à jouer à saute moutons dans ce sable. Nous trouvons, entre des dunettes, un endroit propice pour le bivouac. Le soleil pointe. Mieux vaut tard que jamais.
Distance parcourue : 14,8 kilomètres
Température : 12°
Altitude : 197 mètres
GPS : N 32 33 003  E 9 04 729
 
 Mercredi 22 février 2012
C’est par un beau soleil brillant au milieu d’un ciel tout bleu que nous réveillons ce matin. Ce n’est pas encore la chaleur, le thermomètre n’affiche que7°.JB-TUN56
Les dunes deviennent plus difficiles à franchir. Elles sont plus rapprochées, les virages serrés dans le sable mou ralentissent la progression. La descente dans un gassi  se trouve être un piège pour les quatrequatreux que nous sommes. Nous décidons de pique niquer là. Plusieurs tentatives sont restées vaines pour rallier le wpt suivant, les dunes sont hautes et pentues. Ce n’est plus du sable mais de la poudre. Pour ne rien arranger, un vent violent se met à souffler. C’est la galère. 102 1214
Devant tant de déboires, la caravane se reforme dans le gassi « maudit » et reprend la piste en direction de Erreched !! C’est Mohamed, l’aubergiste qui va être surpris de nous revoir.
Le couscous tunisien est apprécié de tous. La journée a été dure pour tout le monde.
Distance parcourue : 24 kilomètres
Température : 12°
Altitude : 201 mètres
GPS : N 32 35 680  E 9 06 583

Jeudi 23 février 2012
Au réveil ce matin, le thermomètre affiche 9°, le ciel est légèrement nuageux mais le vent s’est calmé. Tout le monde profite de l’eau chaude du « jaccuzi ». Vient ensuite le moment de vérifier les véhicules. 102 1209
Il est décidé de repartir…….vers le sud !! La ténacité nous tient et ne nous lâche pas.
Distance parcourue : 20 kilomètres
Température : 11°
Altitude : 184 mètres
GPS : N 32 28 733  E 9 03 174
 
Vendredi 24 février 2012
C’est par un beau soleil et sous un ciel tout bleu que nous nous réveillons. La température est encore fraiche ; 6°. Autour du campement, on observe des empreintes  de gazelles (des vraies, avec 4 pattes ). Elles sont venues rôder pendant notre sommeil. Aujourd’hui, quel est le programme ? Retour à Erreched !Nous atteignons l’oasis en fin de matinée. 102 1226
Juste après le déjeuner, nous voyons et surtout nous entendons un groupe de  jeunes de la haute société tunisienne arriver en 4x4. Ils ne passent pas inaperçus. Ils viennent de temps en temps se divertir dans ce lieu paradisiaque. Evidemment, ce n’est pas trop ce que nous recherchons mais on doit subir. Ce sont de bons clients pour les aubergistes.
Mohamed nous a préparé des bricks à l’œuf et un couscous. Un vrai régal pour les papilles.
Par crainte d’une nuit bruyante de la part des fêtards, le groupe s’isole à l’autre bout de l’oasis.
Distance parcourue : 20 kilomètres
Température : 10°
Altitude : 201 mètres
GPS : N 32 35 680  E 9 06 583
 
 Samedi 25 février 2012
La nuit a été calme, le soleil brille et le vent s’est calmé. La journée s’annonce bien. Le petit déjeuner avalé, une réunion concernant la direction à prendre a lieu. La discussion est houleuse. Nous avons une alternative……le Sud ou Ksar Ghilane ??? Certains manquent de gasoil, ce sera donc Ksar Ghilane !
Il est 11h, les moteurs ronronnent, c’est le départ. Nous profitons de la traversée dans un gassi pour déjeuner. Peu de temps après avoir repris la piste, un arrêt à la Dekanis s’impose.JB-TUN145 Comme nous sommes tous une bande de jeunes sportifs, nous escaladons la colline pierreuse jusqu’au sommet. Là, un panorama à 360° s’offre à nos yeux, le paysage est magnifique.
La journée passe vite, il est déjà 17h30, nous trouvons un endroit pour bivouaquer au pied d’une dune.  
Pour la première fois, nous passons une soirée par une température clémente.
Les discussions au coin du feu sont animées……Chacun argumente ses idées en ayant la conviction de détenir la vérité. Et en définitive, chacun reste sur ses positions !!!
 
  Distance parcourue : 20 kilomètres
 
   Température : 18°
 
 Altitude : 209 mètres
 
GPS : N 32 38 530  E 9 14 163
Dimanche 26 février 2012
9° au réveil, du soleil, pas de vent, c’est presque le rêve ! Il est 8h30, nous démarrons non pas vers Ksar Ghilane, comme prévu, mais en direction de Douz. La caravane progresse en file indienne. La piste dessinée par notre ouvreur serpente entre les dunettes.102 1277
Nous atteignons le bourg en milieu d’après midi et notre première visite est pour la station service Total. Nous nous rendons ensuite à la « Maison du Voyageur », situé dans la palmeraie. Ce complexe récent qui compte plusieurs chambres avec salle de bains est très agréable. On peut également camper dans le jardin ombragé. La douche chaude est appréciée par tout le monde.
Distance parcourue : 161 kilomètres
Température : 20°
Altitude : 77 mètres
                                                                                                   GPS : N 33 26 452  E 9 01 916
 Lundi 27 février 2012
C’est par un beau soleil et une température de 9° que nous nous réveillons. Comment occuper cette matinée ? Pas de problème pour les pilotes…..ils font réviser leurs véhicules !102 1265 Pour nous, les coéquipières, nous consacrons notre temps libre au ravitaillement, les fruits et légumes commencent à manquer.
Nous nous retrouvons tous pour le déjeuner. Il est 14h15 quand le départ pour Ksar Ghilane est donné
Notons que le thermomètre affiche maintenant 24°, un record !
Nous passons par la piste qui longe le Parc National du Djebil. C’est l’itinéraire le plus rapide mais aussi le plus facile.
L’oasis a beaucoup changé. Le tourisme s’y est développé. Beaucoup de campings, de locations de quads, de buvettes, d’échoppes y ont vu le jour. Seule la source d’eau chaude, à forte teneur en soufre, n’a pas changé… Même la piste venant de Douz en passant par Matmata a été bitumée. 102 1275
On se rend, pour la séance culturelle du jour, à un kilomètre environ, auprès de l’obélisque blanc qui commémore la victoire de la Force L. du général Leclerc sur les troupes germano-italiennes, pendant l’attaque de la ligne Mareth en mars 1943.
Sur le chemin du retour, nous passons devant la maison de notre accompagnateur, ses deux dromadaires semblent l’attendre patiemment.
Nous trouvons un endroit pour installer le bivouac, loin de la foule et du bruit. C’est super !
Distance parcourue : 107 kilomètres
Température : 14°
Altitude : 222 mètres
GPS : N 32 59 000  E 9 38 025
 Mardi 28 février 2012
Ce matin, le thermomètre indique 4°. Par contre le soleil est présent. On constate qu’il a gelé pendant la nuit, une fine couche de glace recouvre les tables. Il est 8h30, les  véhicules démarrent. Pour ne pas changer, nous prenons la direction du sud…..Nous avons une certaine attirance, j’en ignore la raison. Peut-être parce que nous éprouvons quelques difficultés à l’atteindre ?? JB-TUN165
Nous passons devant Ain Sbat, une oasis plus petite que Ksar Ghilane, puis quittons la piste principale pour se diriger vers El Mida. Un campement (Zmela) s’est installé au pied des dunes. C’est une halte intéressante pour les grands voyageurs du désert.
Nous déjeunons au puits (GPS : N 32 48 738  E 9 24 308), c’est un endroit très agréable.
Nous retournons par le même chemin mais le sable est beaucoup moins porteur. Il est 16h quand nous arrivons à l’oasis. Certains estiment qu’il est trop tôt pour s’arrêter, ils décident de monter au Fort par les dunes , tandis que  d’autres préfèrent profiter de « la piscine ». 102 1287
Ce Fort romain atteste de l’importance qu’attachaient les Romains à occuper leur territoire. Fondé sous le règne de l’empereur Commode, au 2ème siècle après JC, il servait de poste avancé et de camp de base pour leurs expéditions sahariennes. Placé stratégiquement à l’orée du désert, il permettait également de contrôler les caravanes. La bâtisse a été restaurée par les Français pendant la seconde guerre mondiale, car elle servit à la colonne Leclerc lors de la manœuvre de contournement de la ligne Mareth.
Après avoir bien joué dans le sable, nous revenons à la source.
La température s’est bien rafraichie. Nous bivouaquons au même endroit qu’hier. Ce soir, pas de cuisine à faire, c’est notre guide tunisien, aidé d’un ami, qui prépare le couscous. Un vrai régal pour les papilles ! La soirée n’est pas finie, notre hôte joue du tam-tam sur un bidon vide et entonne des chansons  de sa composition.
Distance parcourue : 98 kilomètres
Température : 14°
Altitude : 222 mètres
GPS : N 32 59 000  E 9 38 025
 
 Mercredi 29 février 2012   
Décidément, la température est loin d’être clémente au réveil : 3°, c’est peu. Nous nous retrouvons tous à la source. Comme d’habitude, nous partons vers le sud !!! Nous empruntons la même piste qu’hier par la source Ain Sbat.
Nous roulons jusqu’à l’oued Es Seder où nous pique niquons.
La piste est caillouteuse, rectiligne, sans grand intérêt. Après avoir traversé l’oued Ghadamis, nous apercevons le nez de l’erg, notre point d’entrée dans les dunes ! 102 1295
Une fois de plus, nos plans sont contrariés ! Cette fois, ce sont les militaires qui se mettent en travers de notre chemin. Ils nous conduisent au poste, et après avoir parlementé un moment, le verdict tombe : pas d’autorisation, on ne passe pas. Nous sommes raccompagnés jusqu’à la zone autorisée. Pas question de revenir par cette piste, nous nous dirigeons donc vers les dunes.
C’est dans le sable que le bivouac a lieu ce soir. Il est 17h40, l’endroit est magique.
Distance parcourue : 150 kilomètres
Température : 17°
Altitude : 232 mètres
GPS : N 32 37 647  E 9 28 573
Jeudi 1er mars 2012
 
La température est toujours fraîche : 4°. Heureusement, le soleil brille. La caravane se met en route et progresse sans problème. Le matin, le sable est porteur, c’est très plaisant.
Une fois de plus, nous arrivons à Erreched….Il est 13h15, la baignade est appréciée de tous, le déjeuner suit.102 1298
Plusieurs d’entre nous souhaitent passer l’après midi au campement. Les autres partent dans l’erg, toujours en direction du sud ! Même pas à 300 mètres de l’oasis, les ensablements commencent. Il faut se rendre à l’évidence, le Sud n’est pas pour nous…..ce sera peut-être pour une autre fois. Nous abandonnons notre projet de balade dunaire et rentrons sagement au camp. Nous ne sommes pas seuls, un chamelier a amené son troupeau de dromadaires se désaltérer avant de partir en méharée.
Demain, il est prévu de retourner à Ksar Ghilane par El Mida. Nous passons la soirée à discuter avec Mohamed autour d’un délicieux couscous.
Distance parcourue : 58 kilomètres
Température : 17°
Altitude : 201 mètres
GPS : N 32 35 672  W 9 06 565
Vendredi 2 mars 2012
 102 1289C’est par un ciel tout bleu et une température de 7°que nous partons pour Ksar Ghilane. Nous pique niquons au puits de El Mida sous un beau soleil et reprenons la piste sablonneuse jusqu’au campement Zmela situé à l’entrée de l’erg. La célèbre oasis n’est pas loin. Nous retournons à notre lieu de bivouac habituel et y retrouvons deux amis débarqués de ce matin. Nous passons la soirée ensemble.
 
 Distance parcourue : 132 kilomètres
Température : 17°
                                                                                           Altitude : 216 mètres
                                                                                            GPS : N 32 58 960  E 9 38 058
 
 Samedi 3 mars 2012
Toujours beaucoup de fraicheur, 5° ce matin, mais le soleil brille….Nous partons pour Douz. A la sortie de Ksar Ghilane, la piste est caillouteuse, il nous faut patienter avant de pénétrer dans l’erg. Le sable est mou, pas porteur du tout, mais c’est quand même plus agréable que la piste ! Après les dunes serrées, on trouve les dunettes ou plutôt des champs d’herbes à chameaux. Nous atteignons ainsi le « Café de la porte du Désert » où a lieu la séance de regonflage. Puis c’est par la piste sablonneuse que nous arrivons à Douz. 102 1308
Ce soir, nous dinons au restaurant « Ali Baba » dans le jardin. Ensuite, chacun regagne ses pénates : les uns à l’hôtel El Mouradi et les autres au « Désert Camping » dans la palmeraie..
Distance parcourue : 104 kilomètres
Température : 20°
Altitude : 61 mètres
GPS : N 33 27 199  E 9 01 509
 
     
 
 
 Dimanche  4 mars 2012
Nous démarrons  en direction de Kebili (porte d’entrée des oasis), vieille ville coincée entre la palmeraie et les dunes.102 1325 Puis c’est la traversée du Chott El Jerid, constitué d’une agglomération de cristaux de sel qui forment une croûte épaisse. Cette dernière repose sur une masse de boue argileuse ou de sable. Il est fortement déconseillé d’y mettre une roue car l’enlisement y est inévitable. Nous atteignons Tozeur avec son oasis qui est une des plus belles de Tunisie.  
Nous visitons ensuite les décors de Starwars. Le village apparaît, minuscule et perdu au milieu du désert. Composé de petites maisons et d’arcades en carton pâte, il est toujours en bon état malgré les tempêtes de sable qui balaient la région. A quelques centaines de mètres de là,  des décors ayant servi au tournage du film « Le patient anglais » achèvent de se dégrader. 102 1333
Nous nous dirigeons ensuite vers Segdoud où commence la piste (maintenant bitumée) Rommel. Dès le début de l’ascension, on remarque le  travail énorme qu’il a fallu entreprendre pour percer ces montagnes. C’est une succession de panoramas, tous aussi beaux les uns que les autres, qui s’offre à nos yeux. Nous traversons Redeyef, un des principaux centres d’extraction de phosphate de Tunisie. De là, nous continuons la piste jusqu’à Metlaoui.
Nous passons la soirée et la nuit à Gafsa au camping « El Hassen », une adresse à retenir et à recommander.
Distance parcourue : 372 kilomètres
Température : 17°
Altitude : 269 mètres
GPS : N 34 24 609  E 8 45 113
 
 Lundi 5 mars 2012
Nous sommes plus au nord, le temps change. Le ciel est nuageux, le thermomètre indique 9°. La traversée de Gafsa est laborieuse, les embouteillages ralentissent la circulation
Après Kairouan, la capitale spirituelle de la Tunisie et première ville sainte du Maghreb, nous trouvons une belle oliveraie pour piqueniquer. 102 1345
Nous passons notre dernière nuit sur le sol africain au camping « La Pinède » à Cedria plage. L’endroit semble abandonné, pas d’eau, les sanitaires en mauvais état, rien à voir avec les installations d’hier soir. Le vent souffle, l’air est humide et frais.
Distance parcourue : 355 kilomètres
Température : 13°
Altitude : 16 mètres
GPS : N 36 42 742  E 10 24 443
 
 Mardi 6 mars 2012
La température est de 9°, en cette dernière matinée, le ciel est nuageux, la pluie n’est pas loin. 102 1348
Nous nous dirigeons vers le port de la Goulette pour l’enregistrement. Tout le monde se retrouve pour déjeuner chez « Moshem ». De délicieux poissons nous sont servis.
Nous embarquons à 13h30 sur « Le Carthage » mais n’appareillons qu’à 15h30.
L’après midi passe vite, nous dinons à la cafétéria et passons la soirée au bar à débattre sur le principe de « la chenille »…
Distance parcourue : 68 kilomètres
Température 13°
 
 
 Mercredi 7 mars 2012
Le soleil brille, mais le vent souffle sur la Méditerranée. Par mesure de sécurité, le ferry longe la côte est de la Sardaigne et de la Corse. Le temps de la traversée s’en trouve donc rallongé. L’arrivée est prévue vers 20h.
Chacun se trouve une occupation pour la matinée. Nous passons l’après midi sur le pont, la température est clémente. Les parties de dés se succèdent. Un incident intervient soudainement : plus d’électricité, les moteurs s’arrêtent. Nous sommes encore à environ 180 kilomètres de Marseille ! Ce n’est que 45 minutes plus tard que reprendrons notre vitesse de croisière (39 km/h). 102 1351
Il est 21h30 lorsque le « Carthage » accoste au port de la Joliette. Le débarquement s’effectue dans le calme. Les formalités douanières sont expédiées rapidement.
On se quitte, ce n’est qu’un « Au revoir ». Chacun se dirige vers des destinations différentes, mais on se reverra, sans aucun doute, sur un autre raid pour de nouvelles aventures.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Published by Danièle et Serge - Page

Taboye est un petit village situé au nord du Mali entre Gao et Tombouctou, en bordure du désert, sur la rive droite du fleuve Niger. Lors de notre périple humanitaire en 2009, nous avons l’occasion de visiter l’école du village.  Celle-ci est gratuite mais pas obligatoire. Seulement 60% des enfants sont scolarisés. Les garçons sont beaucoup plus nombreux que les filles. Ces dernières restent à la maison pour seconder la mère dans les tâches ménagères et l’éducation des frères et sœurs.  L’absentéisme est important. Il est dû non seulement aux maladies mais aussi et surtout au fait que les parents ont besoin d’aide pour les travaux dans les champs et pour garder les troupeaux. Les cours se font en français car c’est la langue officielle nationale. A partir de 6 ans, les enfants commencent le 1er cycle qui dure 6 ans.mali-mauritanie février 2009 18-02-2009 11-40-33

 Je tiens à préciser que notre visite n’était pas prévue. Nous sommes arrivés à l’heure de la récréation du matin. Deux maitres surveillaient la cour. Les enfants jouaient gentiment. Ils sont venus à notre rencontre sans se bousculer, en nous souhaitant la bienvenue. Le directeur nous a fait visiter les locaux. Au premier coup d’œil, les classes maliennes ressemblent aux classes françaises. Les murs sont tapissés de dessins d’enfants, de tableaux didactiques,

mali-mauritanie février 2009 18-02-2009 14-38-45et, à côté du bureau, je remarque une note « affichage obligatoire ». Je m’approche pour voir de plus près. A ma grande surprise, je lis : Tableau des âges, c'est-à-dire ce que nous appelons, nous, pyramide des âges. C’est la liste des élèves classés par année de naissance. Progressions trimestrielles. Dans chaque matière, est inscrite la progression des leçons pour un trimestre.mali-mauritanie février 2009 18-02-2009 14-42-55

  Emploi du temps.

  Liste alphabétique des élèves.

Ces affichages sont également obligatoires dans nos écoles françaises. Sur le tableau noir, dans un coin, est noté le nombre de garçons, le nombre de filles, les absents. On peut lire un exercice de grammaire sur la phrase interrogative. Seul le contenu de l’exercice diffère. Le vocabulaire du texte est  proche de la vie africaine ce qui est normal.  Dans les autres classes visitées, nous avons pu voir une leçon de sciences sur le sable, des opérations, une leçon de bonne conduite à vélo, une interrogation de géographie sur le village. Je peux vous dire que les programmes sont les mêmes qu’en France et le niveau scolaire semble égal à celui de nos écoliers.

mali-mauritanie février 2009 18-02-2009 12-31-54

La lutte contre la pauvreté passe obligatoirement par la scolarisation. Quand un enfant est scolarisé, c’est tout un pays qui avance. Comme anecdote, un enfant interrogé sur son futur métier nous déclare étudier pour devenir ambassadeur du Mali à Paris !!! Nous lui souhaitons de réaliser son ambition !!!

 

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Published by Danièle - Page

 RAID  TAGOUNTSA

 

07   mai       Marrakech                       Agouti                         Route/Piste

08   mai       Agouti                              Cathédrale                  Piste

09   mai       Cathédrale                       Anefgou                      Piste

10 mai        Anefgou                            Tagountsa                    Piste

11 mai        Tagountsa                        Tamalout                      Piste/Route/Piste

12 mai        Tamalout                          Ouarzazate                 Piste

13 mai        Ouarzazate                       Zagora                         Route

14 mai        Zagora                              Chegaga                        Piste/Sable

15 mai        Chegaga                            Tazzenakt                      Sable/Piste

16 mai        Tazzenakt                         Oumjrane                       Piste

17 mai        Oumjrane                       Merzouga                        Sable

18 mai        Merzouga                       Palmeraie                        Sable      

19 mai        Palmeraie                        Azrou                               Piste/Route                 

20 mai        Azrou                                        Sebta                        Route

 

Vendredi 06 mai 2011

Serge et moi, nous nous retrouvons à l’aéroport de Marrakech vers 16 heures. Nous avons du temps devant nous, nous pouvons aller saluer mes coéquipiers du Raid Mjahma qui sont chez Khalid…Raid TAGOUNTSA 002

 Nos amis, (nous devions retrouver 5 équipages, un seul sera présent, quand je pense que nous avions « organisé » et défini les dates du raid Tagountsa à la demande des absents !!!),  arrivés le matin même sur le sol marocain, roulent vers les « Jardins d’Issil » où nous devons passer la nuit.

 

Samedi 07 mai 2011

La température est de 19° lorsque nous quittons le Camping de Patrick et Ghislaine. Il est 9 h 30. Quelques kilomètres après Sidi Rahal, nous empruntons sur la droite une route nouvellement bitumée qui nous mène au barrage Aït Aadel. La piste commence à exactement 87 kms du camping de Marrakech. Les paysages sont magnifiques.

Raid TAGOUNTSA 004

Les hauts sommets de l’Atlas sont enneigés. Nous suivons en surplomb la Tessaout. Les villages traversés, aux maisons de pierres et aux toits plats, sont entourés de cultures en étages. Ce doit être jour de lessive…. Dans chaque bourgade, nous croisons des femmes frottant le linge au bord des cours d’eau. L’herbe est jonchée de taches de toutes les couleurs….Raid TAGOUNTSA 017

Nous déjeunons à l’ombre d’un pin dans la vallée de l’oued.

La piste que nous suivons l’après midi est pour DPM (dévoreur de pistes marocaines) confirmés ! Nous trouvons des passages trialisants suivis de sols sablonneux ou de chemins stabilisés mais les ornières dues aux pluies abondantes ne manquent pas.

Raid TAGOUNTSA 006Nous rejoignons la route qui relie Ouarzazate à Demnate et décidons d’aller faire le plein de gasoil, la station service suivante étant  assez éloignée.

 Nous retrouvons notre piste à partir de l’arche naturelle d’Imi n’Ifri, haut lieu touristique pour les Marocains en été. Des corneilles, d’une espèce particulière, survolent cet endroit rempli de légendes.Raid TAGOUNTSA 020

Nous progressons ainsi jusqu’au village de Imi n’Ouaqqa où la piste a été coupée par la crue de l’oued.Il est l’heure d’installer le bivouac. C’est à côté de l’école que nous garons les véhicules. Bien sûr tous les enfants s’attroupent autour de nous mais la venue de l’Imam les disperse.  L’instituteur nous fait visiter son logement de fonction….

 Distance parcourue : 240 kilomètres

Altitude : 1860 mètres

 WPS : N 31 37 557   W 6 45 144

 

Dimanche 08 mai 2011

Le ciel est bleu, ce matin au réveil, et le soleil pointe. Cependant le sommeil a été perturbé par le froid, les aboiements et  les chants des coqs… Bref, ce sont les plaisirs de la campagne !!! Avant de partir, nous donnons à l’instituteur du village des vêtements, des bonbons et quelques stylos pour les enfants.Raid TAGOUNTSA 010

Il est 8h30, les moteurs sont en marche. Nous nous dirigeons vers l’endroit où la piste s’est effondrée sous la poussée de l’oued en crue. Les habitants nous ont prévenus : « ça ne passe pas, il faut faire demi tour et prendre le bitume ». Seulement voilà, à Horizon Dunes, on est comme Saint Thomas, on ne croit que ce que l’on voit et le goudron ce n’est pas notre objectif !!! Donc, les pilotes, prudents, vont prospecter à pieds, et se disent qu’essayer n’engage à rien, il sera toujours possible de revenir sur ses pas. Serge s’élance en premier, suivi de près par notre ami. A la surprise des villageois admiratifs, venus assister au « spectacle », la traversée du gué se passe sans aucun problème. Nous avons même droit aux applaudissements des « locaux ».

Raid TAGOUNTSA 028

 Les paysages qui nous entourent sont magnifiques. La piste, par endroits glissante, est jalonnée de villages aux cultures en escaliers.Nous passons le Tizi n’Tighiyst, situé à 2399 mètres d’altitude, au pied du djebel Rhat, puis descendons vers Souk Sebt d’Abachkou où nous attend le bitume. Nous suivons ainsi l’assif Bougmez jusqu’à Ighirine en passant par Agouti, Tabant, Ifrane.Raid TAGOUNTSA 013

 Cette vallée des Aït Bougmez est un ruban de verdure, une suite de jardins, de cultures, de noyers, de peupliers, dans un amas colossal de rocailles grises.

Raid TAGOUNTSA 042 1

C’est au soleil mais à côté de névés que nous déjeunons. Nous sommes à 2200 mètres d’altitude au Tizi n’Tsalli. Nous roulons sur une piste stabilisée, bordée d’arbres « squelettes ». Nous atteignons le Tizi n’Hissi, à 2620 mètres, appelé aussi le col aux deux pylônes. De là, commence alors la longue descente sur la belle vallée de l’assif Ahançal.Raid TAGOUNTSA 043

 La piste longe l’imposante barre rocheuse du djebel Aroudane. Nous passons plusieurs oueds en cascades. Quel plaisir pour les yeux !!! Nous progressons à travers une forêt de pins d’Alep. Au détour d’un virage, on a une vue magnifique sur « La Cathédrale » (de son vrai nom Amesfrane), dans toute sa hauteur et sur le village de Tamga.

Raid TAGOUNTSA 049

Après être passés devant les bâtiments d’une scierie désaffectée, nous longeons l’assif Melloul (la rivière blanche). C’est quelques kilomètres plus loin, au bord de l’eau, que nous nous installons pour passer la nuit. La température est douce, pas un véhicule ne passe. Nous nous endormons, bercés par le chant du menu flot sur les cailloux.

 Distance parcourue : 163 kilomètres

Altitude : 1234 mètres

WPS : N 32 03 442  W 6 06 778

 

Lundi 09 mai 2011

  Ce matin, le soleil brille, les petits oiseaux chantent, l’assif aussi…. Il est 8h 15 quand nous démarrons. L’oued est en crue, les passages délicats se succèdent !!! Notre moyenne de vitesse horaire est de 5 kms… Nous comprenons maintenant pourquoi nous n’avons croisé personne !!!

 Raid TAGOUNTSA 084 Nous atteignons enfin Anergui où nous retrouvons le bitume pour quelques kilomètres. Après avoir franchi le Tizi Tibarchit situé à 2525 mètres d’altitude, la piste redescend ensuite légèrement pour serpenter le long de la vallée de Tingarf jusqu’à Tasraft où se trouve une mine de sel. Nous devons rouler dans l’oued du même nom pour poursuivre notre itinéraire et atteindre le village de Taghzout.

Raid TAGOUNTSA 078Plusieurs enfants nous ont accompagnés, trop contents de voir les 4x4 dans l’eau. Puis commence l’ascension du Tizi n’Tizougat. On remarque la construction des maisons basses. Le mur construit du côté du vent dominant est en pierre, les autres sont en pisé. Le soleil a laissé la place à de gros nuages noirs. L’orage gronde, les éclairs illuminent le ciel, le vent se lève et quelques gouttes se font sentir.Raid TAGOUNTSA 097

  Arrivés à Tassent, nous trouvons une route goudronnée qui nous emmène au lac Tislit puis à Imilchil. Une station service s’y est installée depuis notre dernier passage, nous ravitaillons en gasoil. Il pleut, c’est dommage car le paysage est splendide. Nous suivons la Tessaout pendant quelques centaines de mètres puis l’assif Tilmi. Après avoir traversé Tirhadouine et Tighist nous atteignons Anefgou, puis nous empruntons une piste rendue difficile par la crue de l’oued. Nous sommes escortés par deux jeunes du village, juchés sur le pare choc arrière des véhicules.

 Raid TAGOUNTSA 102 Là encore, la moyenne horaire n’est pas élevée. Mais on s’en moque. Nous avons tout notre temps, nous ne sommes pas en « rallye » il faut dire que certains passages sont « hard ». Nous progressons au milieu du cours d’eau, les pilotes doivent « slalomer » entre les rochers, les cèdres déracinés et les ornières. L’heure avance, il faut s’arrêter malgré le ciel menaçant. La soirée est arrosée (par la pluie pas par le whisky !). La température est fraiche…

 Distance parcourue : 164 kilomètres

 

Altitude : 2212 mètres

WPS : N 32 19 398  W 5 18 010

 

 Mardi 10 mai 2011

Le soleil pointe ce matin, la température s’est adoucie, mais ce n’est pas encore le beau temps. Les enfants des maisons avoisinantes viennent nous rendre visite avant de se rendre à l’école.Raid TAGOUNTSA 107

Il est 8h15, nous partons. Cinq kilomètres plus loin, nous prenons le bitume. Cette route nous mène à Anemzi, et à quatre kilomètres avant Tounfite débute une piste superbe qui serpente à flanc de montagne, au milieu de la forêt de cèdres et de chênes verts. Une clôture de barbelés protège les zones de reboisement.

Raid TAGOUNTSA 105C’est un sujet de litige permanent entre les éleveurs locaux, aux immenses troupeaux de chèvres et le service des Eaux et Forêts. Nous entamons la descente vers le Cirque de Jaffar.Raid TAGOUNTSA 109

 Nous traversons l’oued du même nom et nous nous dirigeons vers les gorges longues d’une dizaine de kilomètres. Celles-ci sont, par endroits, plus étroites que celles du Todgha, avec des à-pics de plus de 100 mètres. Le paysage est d’une grande beauté.

Raid TAGOUNTSA 112

A la sortie de ce canyon, nous empruntons une petite piste, en montée, très pentue qui nous ramène plus rapidement et surtout sans rouler sur le bitume, dans la ville de Midelt. Puis, nous poursuivons notre route et 40 kilomètres plus loin, juste après Nzala, nous tournons à droite en direction de Souk El Arba. Il est l’heure de déjeuner. C’est ce que nous faisons, à l’abri du vent. Quelques gouttes d’eau nous effleurent mais la température reste douce. La piste commence au village où se trouve la Zaouia Sidi Hamza. Elle longe un assif bordé de riches cultures. De Aït Yakoub à Amougueur, nous progressons dans le lit de l’oued n’Tahria. Ce n’est que du plaisir. Nous retrouvons le goudron pour une vingtaine de kilomètres jusqu’à Ksar Agoudim. Là, nous empruntons, sur la droite, un chemin qui va nous mener au tunnel hélicoïdal de Tagountsa. Nous trouvons un endroit agréable pour le bivouac. Le soleil pointe, nous en profitons car ses rayons se font rares.Raid TAGOUNTSA 236 3

 

Distance parcourue : 250 kilomètres

Altitude : 1507 mètres

WPS : N 32 13 505  W 4 46 055

 

Mercredi 11 mai 2011

Il a plu pendant la nuit, mais ce matin, le soleil alterne avec les nuages. Cependant, la température est douce. Il est 8h30 quand les véhicules démarrent. La piste est bordée de romarins en fleurs qui embaument l’air ambiant. Le tunnel hélicoïdal construit par le Génie Militaire franchi, nous continuons la montée vers le tizi Tagountsa, situé à 2160 mètres d’altitude.

 Raid TAGOUNTSA 236 4De là, s’offre à nos yeux, un magnifique panorama sur la plaine d’Ikhf Amane. Nous atteignons ainsi Tana, qui a la particularité d’avoir son stade de football coupé en deux par la piste ! Des aires de dépiquage de céréales se trouvent en bordure de l’artère principale. Ensuite, nous surplombons un adorable petit  canyon où coule l’oued Tana.

Raid TAGOUNTSA 239C’est un régal pour les yeux. Puis, c’est la traversée de Tamesgourt, Aït Bou Akkou et Assoul où nous nous arrêtons pour faire quelques achats dont un pain délicieux qui sortait tout droit du four. Beaucoup de monde circulent dans la rue, c’est jour de souk et tous les villageois des environs viennent se ravitailler. Nous continuons notre route vers Aït Hani et Tamtatoucht. Il est l’heure de déjeuner, nous allons chez « Baddou » et en profitons pour prendre une bonne douche.

  Le plat  Raid TAGOUNTSA 242 9« Timalay » qui nous est servi est délicieux. C’est la spécialité de la maison. Il se compose d’émincés de dinde cuits avec des courgettes, des aubergines, des oignons, des pruneaux, du riz et un cocktail d’épices. Ce fut un régal pour les papilles.Pour rejoindre Msemrir, nous suivons la piste que nous apprécions toujours autant. Cet itinéraire, tantôt,  surplombe des vallées, tantôt passe dans le lit des oueds. De nombreux abris sous-roches transformés en bergeries abritent plusieurs familles. Je pense que l’hiver doit être rude et la vie difficile en ces lieux hostiles. Nous franchissons ensuite  plusieurs cols dont leTizi n’Ouguerd Zegzaoune situé à 2639 mètres d’altitude. Les paysages traversés sont superbes. Enfin nous atteignons Msemrir et c’est par le bitume que nous longeons les gorges du Dadès par une route étroite bordée de noyers.

Raid TAGOUNTSA 261Nous passons devant le site des » Doigts de Singes » et arrivons à Aït Youl où nous empruntons une petite piste sur la droite qui doit nous emmener vers Tamalout.C’est quelques kilomètres plus loin que nous trouvons l’endroit idéal pour installer le bivouac par une température printanière.

Distance parcourue : 228 kilomètresRaid TAGOUNTSA 263

Altitude : 1663 mètres

WPS : N 31 24 042  W 6 01 546

 

 Jeudi 12 mai 2011

Ce n’est pas encore le beau temps ce matin, les nuages alternent avec le soleil….Il est 8h15, les moteurs vrombissent, nous reprenons notre itinéraire. Nous suivons la vallée de la Talfraout jusqu’à Tamalout. Puis, après avoir traversé l’oued Mgoun et le village de Bou Taghar, nous nous dirigeons par une route goudronnée vers Alemdoun où nous attend sur la droite, une piste.

Raid TAGOUNTSA 269Après avoir traversé Amajgag, au lieu de progresser dans l’oued, nous passons par la montagne. La piste est belle, roulante, les points de vue magnifiques. Nous parvenons ainsi à Ameskar, situé à 2100 mètres d’altitude. Le retour se fait comme la dernière fois en roulant dans le lit de l’oued, bordé de noyers et de peupliers. Tout le long, les villages aux cultures prospères se succèdent. Nous atteignons bientôt les gorges étroites de l’assif Ameskar, aux parois majestueuses.

Raid TAGOUNTSA 273Quel beau spectacle !Nous revenons sur nos pas jusqu’à Bou Taghar où nous empruntons, sur la droite, avant le tunnel, une piste à peine visible, en descente vers l’assif El Oati. Sur la droite, on peut admirer la très belle kasbah du village d’El Hot. Plus loin, ce sont les greniers d’Agouti, creusés dans la falaise, à une quinzaine de mètres de hauteur, qui nous émerveillent.

Raid TAGOUNTSA 277Quelques kilomètres après, nous apercevons sur notre gauche, à flanc du djebel Timaouardine, une belle crête de « doigts de singes », les mêmes que ceux de la vallée du Dadès.Nous continuons l’ascension du Tizi n’Imdane, situé à 1985 mètres d’altitude. La piste est parfois coupée par des saignées ou des éboulements dus aux pluies récentes et abondantes. Nos pilotes doivent manœuvrer pour trouver des passages. Mais, c’est exactement ce qu’ils aiment et ils sont heureux de pouvoir exercer leurs talents ! Nous commençons à voir des azibs (bergeries d’été) troglodytes.Raid TAGOUNTSA 279

Nous roulons ensuite sur un haut plateau désertique avant de retrouver Aguerd et ses cultures. C’est par le bitume que nous atteignons Toundoute. Une fois encore, nous progressons dans le lit d’un oued bordé d’azibs troglodytes. Nous traversons ensuite de nombreux villages d’une beauté exceptionnelle, tous situés au fond de profondes vallées,  le long d’un oued. Les cultures vertes ressortent sur les terres de couleur rouge, c’est magnifique.Raid TAGOUNTSA 283

Cependant l’heure avance et nous sommes toujours en altitude. Il est donc décidé de prendre un raccourci pour redescendre vers des températures plus clémentes, les nuits sont encore fraîches. C’est alors que malheureusement une ornière fut fatale au KDJ! Non seulement, le 4x4 s’est arrêté net, mais le passager a été projeté contre le pare brise et….l’a fêlé ! Il a eu de la chance de n’avoir pas été blessé ! Encore une preuve qu’il faut toujours attacher sa ceinture de sécurité. En ce qui concerne le véhicule, ce n’est pas terrible non plus. La jante est tordue, le volant n’est plus droit…..La sagesse nous conseille de rejoindre le bitume le plus vite possible. Après avoir consulté la carte, nous abandonnons la piste et rejoignons  une route à 6 kilomètres. Ouarzazate est distant de 38 kms. Nous allons au Camping « La Palmeraie » où l’accueil est toujours aussi chaleureux, pour passer la nuit et réfléchir sur la suite du raid.

 Distance parcourue : 219 kilomètres Raid TAGOUNTSA 291

Altitude : 1137 mètres

WPS : N 30 54 240  W : 6 53 910

 

Vendredi 13 mai 2011

Température très douce ce matin au réveil. Le petit déjeuner avalé, nous filons au garage pour montrer le Toyota et avoir un diagnostic. Que nenni ! Nous prenons donc la décision de changer notre parcours et partons pour Zagora par la route. Nous arrivons en fin de matinée chez « Gordito ». Le 4x4 reste au garage pour un examen détaillé.  Nous nous installons au Camping « Oasis Palmiers ».

 Raid TAGOUNTSA 293Nous déjeunons tranquillement,  dehors, sous les palmiers, le soleil brille, c’est la première journée de vrai beau temps ! Profitons-en.Ensuite, nos deux naufragés décident de se reposer un peu avant d’aller se promener en ville à pieds. En ce qui nous concerne, nous retournons chez « Momo » pour le graissage et le resserrage des boulons de la caisse du Nissan. Nous nous informons sur les problèmes du KDJ 90. La fusée est à redresser et le châssis fendu doit être ressoudé… Nous sommes raccompagnés en voiture au camping où nous passons une partie de l’après midi. Serge, qui peine à rester en place, décide de retourner au garage à pieds !!!... Nous ne marchons pas longtemps car mon pilote préféré souffre du dos…et nous sommes pris en stop par un ami marocain. Je reste à la boutique « La rose des sables » pour acheter quelques souvenirs et je me dirige ensuite vers le souk pour y faire quelques courses.Tout le monde se retrouve autour du traditionnel apéro suivi du diner servi sous la tente berbère nouvellement installée. Le repas composé  de salade marocaine, de tagines keftas  légumes est comme toujours, copieux et délicieux.Nous palabrons longuement, il faut dire que c’est notre première soirée estivale.

Distance parcourue : 190 kilomètres

Altitude : 725 mètres

WPS : N 30 19 415  W 5 49 576

 Samedi 14 mai 2011

Il fait chaud ce matin, mais le ciel est brumeux, le temps est orageux. Notre ami récupère son dromadaire du désert et nous nous dirigeons vers Tamgroute par la route. Nous passons devant les étalages de poteries vertes et empruntons un peu plus loin, une piste sur la gauche.

Raid TAGOUNTSA 301Nous « jardinons » un peu pour suivre l’itinéraire mais ça fait partie du raid. Nous retrouvons notre parcours dans un village et nous poursuivons notre périple en traversant plusieurs palmeraies, toutes aussi jolies les unes que les autres.

Raid TAGOUNTSA 304

Après Nesrate, les palmiers cèdent la place au reg, c'est-à-dire le désert de cailloux. Nous passons par le Foum le Rjam, avec sa grimpette rocailleuse et ses profondes ornières….pour redescendre sur la grande plaine de Mhamid et rejoindre la route pour environ huit kilomètres. Puis la piste sablonneuse et mouillée qui nous mène à l’erg Chegaga serpente entre les tourzas.Raid TAGOUNTSA 308

Nous ne pouvons faire cet itinéraire sans rendre visite aux enfants de l’Ecole Nomade.

Les élèves ne sont pas encore arrivés mais Mohammed et Youssef, les petits habitués sont là pour nous accueillir bientôt suivis par tous les écoliers. Nous entrons dans la salle, chacun rejoint sa place. Nous restons sur le côté pour mieux observer. Nousconstatons que des changements ont eu lieu.Raid TAGOUNTSA 312

Le mobilier est toujours le même mais les rangements sont plus nombreux et plus fonctionnels. La classe est joliment décorée, les murs sont tapissés de dessins et de tableaux didactiques indispensables pour les apprentissages.

Omar, le premier enseignant, qui a eu le mérite de s’investir totalement dans cette aventure, a laissé sa place à un jeune maître, Youssef. Ce dernier assure ses cours pendant 22 jours et retourne dans sa famille à Zagora pendant une semaine. Ce nouvel instituteur est très aimé de ses élèves. On sent qu’il sait se faire respecter tout en étant attentif au caractère et au tempérament de chacun.

En ce qui concerne l’enseignement, Youssef est quelqu’un de très organisé, ordonné, rigoureux. Il a établi un emploi du temps qu’il suit scrupuleusement. Les cahiers que j’ai feuilletés sont tous très bien tenus, les traits tirés à la règle, emploi de stylos de différentes couleurs, absence de rature… Félicitations aux enfants… Beaucoup de nos élèves feraient bien d’en prendre note !!! Il faut dire que tous ces petits nomades ont envie d’apprendre, ils ont le goût de l’effort. Ils ont conscience que leur avenir commence par l’école…

Nous avons eu la chance d’assister à une leçon de lecture en français : l’apprentissage du son « ou ». Je peux vous assurer que les méthodes pédagogiques employées sont exactement les mêmes qu’en France. J’aimoi-même enseigné la lecture et j’utilisais la même démarche.

Ensuite les élèves ont été interrogés sur l’alphabet français et arabe. Tous les enfants les connaissent parfaitement.

Après quelques opérations (additions, soustractions, multiplications et divisions) effectuées au tableau, la matinée s’est terminée par des poésies et des chants en français….

Que de progrès ont fait ces enfants nés dans le désert ! Nous nousme souvenons de Fatima, Youssef, Mohammed…..qui ne savaient ni lire, ni écrire. Ils ne parlaient ni ne comprenaient notre langue. Maintenant, ils sont capables de se débrouiller, c’est incroyable.

Nous sommes fiers de tous ces enfants et de leur instituteur qui vit dans des conditions précaires.

Merci à tous les bénévoles de l’Association « Vie Nomade » qui ont su tout mettreen œuvre pour que ce projet aboutisse. C’est grâce à eux que des petits marocains nomades pourront, s’ils le souhaitent, quitter leur désert natal pour trouver un travail qui leur permettra de vivre dignement.

Depuis, une autre école a été ouverte à Tafraout, dans le djebel Bani, et une troisième ouverture est à l’étude…

Nous laissons à l’instituteur le soin de distribuer vêtements, friandises diverses, stylos etc….Raid TAGOUNTSA 323

Nous continuons notre parcours et atteignons unposte militaire désaffecté. Le vent souffle violemment mais la température est douce. Nous installons le bivouac à l’intérieur du fort, mais les murs ne stoppent pas les courants d’air. C’est épouvantable. Pendant notre installation, un MAN (camion) espagnol « perdu » vient nous glaner quelques informations pour se rendre à Mahmid. Explications données par signes car aucun d’entre-nous ne maitrise la langue de Cervantès…

 

Distance parcourue : 202 kilomètres

Altitude : 485 mètres

WPS : N 29 52 802  W 6 34 628

 

Dimanche 15 mai 2011

Ce matin, le ciel est voilé, mais la température est douce et le vent s’estcalmé….provisoirement. Il est 8h30 quand nous démarrons en direction de Foum-Zguid où nous faisons une pause ravitaillement.

Raid TAGOUNTSA 324Puis, nous prenons la direction de Tazenakht et, dans le village d’El Mahmid, nous tournons à gauche pour emprunter une piste. Celle-ci est d’abord caillouteuse. Notre ami n’a pas de chance, ilcrève à l’arrière gauche. La roue est changée rapidement et on repart. Nous roulons sur le bitume pendant encore une dizaine de kilomètres jusqu’à Imi n’Tlit.

Raid TAGOUNTSA 331Ensuite, la piste stabilisée longe un assif bordé de palmiers où se groupent plusieurs vieux villages dont Aguerd, Taourirt n’Ouznag, Tagadirt. Le douar d’Amtzguine implanté en plein milieu d’une palmeraie est superbe.

Il ressemble à Igmir, je me demande s’il n’est pas plus joli ? Nous laissons derrière nous les derniers palmiers pour affronter les premiers lacets qui grimpent jusqu’à un col empierré situé à 1725 mètres d’altitude, au pied d’un beau piton. On aperçoit plusieurs gîtes de plomb argentifère en exploitation.

Raid TAGOUNTSA 335

Il est midi, l’heure du pique-nique. De gros nuages noirs assombrissent le ciel, l’orage menace, d’ailleurs le tonnerre gronde au loin. Le déjeuner est vite avalé, les véhicules démarrent sans tarder… pas pour longtemps car la pluie se met à tomber abondamment, tant et si bien que nous nous arrêtons rapidement. L’eau ruisselle le long de la montagne et forme des torrents. Un rideau de pluie nous interdit de progresser. Sagement les pilotes attendent une accalmie.

Après avoir franchi les derniers cols, nous entamons la descente vers le plateau de Tazoult. Puis, c’est une grande plaine de cultures où coulent de nombreux oueds que nous devons parcourir.

Raid TAGOUNTSA 338 9Et là, les difficultés commencent. Les cours d’eau gonflés par les pluies diluviennes débordent, le courant est rapide, il faut faire attention. Nous en traversons 3 sans problème, mais le quatrième nous semble relativement dangereux. Nos pilotes sont partants, en sanglant les 4x4, mais ce n’est quand même pas très prudent. Ouf, la sagesse l’emporte, nous faisons demi-tour à la recherche d’un passage plus aisé.Raid TAGOUNTSA 340

Nous atteignons Tazenackt où le pneu crevé sera réparé, puis repartons pour Agdz par un itinéraire que nous n’avons parcouru qu’une fois, il y a 5 ans. Le départ est bitumé, c’est la route pour Ouarzazate. Les oueds que nous devons traverser sont tous en crues. Les autochtones nous indiquent les passages.Raid TAGOUNTSA 343

Nous progressons lentement, mais quel plaisir, nous prenons !Nous quittons le goudron à Tagngoute pour emprunter une piste très ravinée que nous sommes obligés de remblayer en maints endroits.

Il est 19 heures, nous nous arrêtons au bord de la piste. Une chose dont nous sommes certains, c’est que personne ne viendra nous déranger, le lieu est quasiment inaccessible ! Quelles aventures nous vivons…

 Distance parcourue : 206 kilomètres

Altitude : 1340 mètres

WPS : N 30 41 617  W 7 03 165

 

Lundi 16 mai 2011

C’est sous un ciel tout bleu que nous démarrons ce matin. Il est 8h30. Deux cent mètres plus loin, premier arrêt, nous sommes obligés de remblayer une ravine.Etant donné les difficultés rencontrées, nos pilotes décident d’abandonner cette piste et de faire demi-tour (ce sera pour une autre fois car ce parcours est superbe). Nous refaisons donc le passage en sens inverse. Le niveau des oueds traversés la veille a bien baissé. Les gués se passent plus facilement.

Raid TAGOUNTSA 345C’est par la route que nous atteignons Agdz. Nous sommes passés par le centre minier de Bou Azzer. Nous avons été surpris par les signes d’une activité industrielle intense de ce village. C’est unimportant gisement. A 500 mètres de profondeur, le minerai se présente par strates d’environ 10 centimètres d’épaisseur où alternent amiante, argent et cobalt.

Raid TAGOUNTSA 349

D’Agdz, nous prenons la direction de Zagora et à 3 kilomètres, on prend sur la gauche un embranchement pour Mezguita. Nous passons le Draa par un pont et atteignons Tafergalt, puis Tamnougalt. La piste circule de villages en villages entre les palmeraies de l’oued et l’imposante barrière du djebel Kissane jusqu à la jonction avec la route Tansikht- Nkob. Nous tournons à droite pour se diriger par le bitume vers Tazzarine. Les estomacs réclament, il est l’heure du pique-nique, nous nous arrêtons. Cependant le ciel se couvre….Raid TAGOUNTSA 350

Après avoir effectué le ravitaillement en gasoil et en pain (hum, un délice !), nous continuons notre chemin. Le goudron cède la place à une piste stabilisée, monotone, avec de chaque côté des cailloux et quelques acacias. C’est à partir de Tarhbalt que nous retrouvons enfin une « vraie » piste. Nous essayons de progresser dans le lit de l’oued mais le sol est mou et les risques d’enlisement importants. Nous remontons sur la berge et longeons le cours d’eauau milieu de cultures et de palmiers. C’est un plaisir pour les yeux. Raid TAGOUNTSA 354En poursuivant cet itinéraire, nous arrivons à une mine de barytine...voie sans issue ! Ce n’est pas grave, on fait demi-tour et le passage se trouve dans le lit de l’oued. Je fais remarquer à mes amis que le ciel devient d’une couleur jaune, le vent souffle très fort. Il n’y a pas de doute, c’est un vent de sable qui nous attaque ! La progression se fait lentement, on ne distingue rien à plus de cinq mètres. Malgré la tempête, nous atteignons Oumjrane. Nous cherchons le camping, un bivouac sauvage ce soir est impossible. Nous ne sommes pas les seuls, trois autres 4x4 français nous ont devancés. L’établissement est en travaux d’agrandissement, le mobilier est sommaire mais tout y est très propre, c’est l’essentiel. Le patron, très aimable, chaleureux, nous concocte un tagine excellent. C’est la première fois que nous venons dans ce camping mais sûrement pas la dernière.

 

Distance parcourue : 300 kilomètresRaid TAGOUNTSA 359

Altitude : 717 mètres

WPS : N 30 38 501  W 5 06 122

 

Mardi 17 mai 2011

Le vent a soufflé pendant une grande partie de la nuit. Au réveil, une pluie fine tombe. Le petit déjeuner qui nous est servi est copieux et excellent. Décidément, ce camping est une adresse à retenir et il sera fréquenté et apprécié lorsqu’il sera terminé.

Nous démarrons à 8h30 en direction de Merzouga. Au début, nous avons droit à de la « tôle ondulée », mais la piste devient plus roulante à partir de la traversée du Lac Maider. A Tafraoute, nous bifurquons sur la droite. Le parcours est maintenant sablonneux, c’est quand même plus agréable.

Raid TAGOUNTSA 361

Avant Er Remlia, le village où se trouve le confluent entre le Ziz et le Rhéris, nous roulons dans le lit de l’oued au milieu des tamaris. C’est aisément que nous atteignons l’autre rive. Puis, nous nous dirigeons vers Ouzina, Nous nous arrêtons pour boire un « whisky berbère » à l’auberge « Porte de Sahara » où nous sommes toujours très bien accueillis par Mustapha et sa famille. Une halte vraiment sympa…

Le passage du Ziz ne pose aucun problème. Nos sommes devenus des spécialistes de « franchissements d’oueds ». Nous avions craint des difficultés, suite aux pluies abondantes, mais la traversée des deux oueds s’est très bien déroulée.

Nous nous arrêtons pour le pique-nique quelques kilomètres plus loin. Le temps est chaud et orageux, le soleil est voilé…..

De Taouz,par le bitume, nous allons jusqu’aux premières dunes. Puis nous empruntons par la droite une piste qui fait le tour de l’Erg Chebbi (nous ne « traverserons » pas le cordon de dunes) à deux véhicules ce n’est par raisonnable. Le sol est détrempé avec d’énormes mares, les pilotes doivent faire attention pour ne pas se planter.

Raid TAGOUNTSA 365

Nous atteignons « La Caravane » mais il est tôt dans l’après-midi, aussi, nous décidons de rendre une petite visite à Youssef qui se trouve maintenant à Merzouga.

Nous revenons à l’auberge par un autre chemin, il faut varier les plaisirs ! Nous dinons dehors, la température est clémente. Le repas toujours aussi copieux se compose d’une salade de ratatouille, brochettes de dinde, tagine d’agneau aux pruneaux et en dessert des fruits de saison. Tout est délicieux, c’est un régal pour les papilles. Nous passons la soirée à discuter avec Brahim.

 

Distance parcourue : 175 kilomètresRaid TAGOUNTSA 367

Altitude : 752 mètres

WPS : N 31 12 927  W 4 00 088

 

Mercredi 18 mai 2011

 

Déception, ce matin, le ciel est nuageux, une légère brise se fait sentir et quelques gouttes d’eau tombent !Raid TAGOUNTSA 370

Le petit déjeuner est toujours apprécié, il faut dire qu’il est abondant et excellent.

Nous partons pour Erfoud avec Brahim. Ce dernier doit récupérer son 4x4 au garage Salam chez son ami Aziz.

Une averse se met à tomber, le ravitaillement en légumes est vite fait, nous quittons la ville pour retrouver la piste de « la Caravane », puis celle qui doit nous emmener à Errachidia.Raid TAGOUNTSA 375 5

Nous atteignons la palmeraie peu avant midi. C’est tellement joli, la température est tellement douce, on y est si bien, que tous les quatre, nous décidons de faire une pause et d’y rester pour la journée.

L’après-midi, chacun occupe son temps comme il le souhaite entre la lecture, le sudoku, les guides du Maroc (il serait temps !). Nous avons, bien sûr, la visite d’autochtones, tous très gentils, discrets, mais les échanges ne sont pas faciles ; ils ne parlent pas français et nous pas marocainRaid TAGOUNTSA 375 7

 

Distance parcourue : 147 kilomètres

Altitude : 868 mètres

WPS : N 31 23 912  W 3 48 384

 

 Jeudi 19 mai 2011

L’orage a grondé pendant la nuit mais pas une goutte d’eau n’est tombée. Ce matin, la température est plus fraîche, le soleil joue à cache-cache avec les nuages, c’est notre dernière journée ensemble sur le sol africain. Il est 8h15 quand nous démarrons.

Nous passons devant les postes militaires qui longent la frontière algérienne (nous en serons à deux kilomètres mais nous n’irons pas saluer le Président Bouteflika !!!), personne ne vient nous voir.

Raid TAGOUNTSA 380Viennent ensuite les trois failles. Nous nous arrêtons. Elles sont vraiment très impressionnantes. Nous ignorons leur origine. Séismes ? C’est la première explication qui nous vient à l’idée, mais nous n’avons aucune information à ce sujet.

Puis, nous atteignons le bac à sable où les hommes peuvent jouer un peu. Ils s’amusent à franchir les dunettes en contournant les herbes à chameaux. C’est un plaisir de les voir, de vrais « gamins ».Raid TAGOUNTSA 386

Les traversées d’oueds, ce n’est pas terminé… Avant Errachidia, les cours d’eau ont débordé et la route est inondée. Mais comme je l’ai écrit précédemment, les pilotes sont devenus des « pros » ! Nous avons quitté définitivement les pistes pour remonter vers le nord par le bitume. Avant Midelt, nous franchissons le Tizi Alghoumt, situé à 1903 mètres d’altitude, et après la ville des Sœurs Franciscaines, nous affrontons la montée du col du Zad, situé à 2178 mètres d’altitude.

Après la descente, on commence à voir des maisons à la française, aux toits en tuiles rouges. Nous atteignons Azrou après avoir fait un détour pour rendre visite aux singes magots mais ces derniers sont restés invisibles, ils n’aiment pas la pluie, ils sont donc restés à l’abri.

Nous allons directement au Camping Amazigh sur la route d’Ifrane, à cinq kilomètres de la ville. Nous sommes entourés de nids de cigognes. Il y en a sur tous les toits. On observe les allers et venues des parents apportant la nourriture aux cigogneaux, c’est adorable et émouvant à la fois.Raid TAGOUNTSA 388

Nous dinons dans notre petit resto typique, et faisons une courte promenade digestive ensuite. Les rues grouillent de monde, Azrou est une ville très animée.

 

Distance parcourue : 380 kilomètres Raid TAGOUNTSA 475

Altitude : 1509 mètres

WPS : N 33 26 957  W 5 10 218

 

 Vendredi 20 mai 2011

Serge et moi, nous quittons le Maroc dans l’après midi… Nos amis restent encore quelques jours. Ils vont en profiter pour faire un peu de tourisme et visiter Fès, Meknès, Volubilis entre autres. La météo est avec eux car aujourd’hui le soleil brille au milieu d’un ciel tout bleu.

Il est 8 heures, nous faisons nos adieux à nos amis, le cœur gros, je préférerais rester avec eux, dans ce pays que j’affectionne particulièrement. Lorsque je voyage, tous les problèmes, tous les soucis, je les laisse chez moi… Mon esprit est au repos, j’apprécie beaucoup, mais malheureusement, tout a une fin, même les meilleurs moments.

Le Toyota s’arrête  à Sidi Kacem pour gonfler ses pneus, faire le plein de gasoil et lavage du 4x4. Sur la route, nous croisons beaucoup de camions chargés de cannes à sucre. Sur les bas côtés, les vendeurs d’artichauts, d’abricots, d’oignons, de pommes de terre, de pastèques et de melons jaunes se succèdent.

Pour la première fois, nous traversons Assilah sans s’arrêter. C’est à Tanger que nous prenons l’autoroute qui va nous mener jusqu’à Ksar El Gherir pour le dernier ravitaillement en carburant. Nous continuons la route et atteignons Sebta. Une longue file de véhicules attend au passage de la police et de la douane. C’est normal, on est vendredi et les Marocains frontaliers vont faire leurs achats dans l’enclave espagnole, c’est moins cher. Raid TAGOUNTSA 480

Nous montons à bord du ferry et une heure plus tard, nous nous retrouvons sur le sol européen.

Nous rentrons tranquillement après avoir passé la nuit sur une aire de station service Repsol, aux environs de Malaga.Raid TAGOUNTSA 484

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

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RAID MJAMHA

Jeudi 21 avril                   Agde                        Barcelone

Vendredi 22 avril            Tanger                     Marrakech

Samedi 23 avril                Marrakech              Siroua

Dimanche 24 avril           Siroua                     Tagmoute

Lundi 25 avril                  Tagmoute                Foum Zguid

Mardi 26 avril                  Foum Zguid            Chegaga

Mercredi 27 avril             Chegaga                  Chegaga

Jeudi 28 avril                    Chegaga                  Zagora

Vendredi 29 avril             Zagora                     Ouarzazate

Samedi 30 avril                Ouarzazate              Ouarzazate

Dimanche 1er mai             Ouarzazate             Marrakech

 

Jeudi 21 avril 2011

Il est 4h45 quand nous quittons le Cap d’Agde. La température n’est que de 14° et plus on approche de la frontière espagnole, plus le mercure descend.

Nous atteignons le port Vell à Barcelone après presque 4 heures d’autoroute. Aussitôt, nous nous dirigeons vers la gare maritime pour la confirmation des billets.

Je n’ai jamais vu autant de 4x4 sur ce quai. De nombreux Land Rover, Defender 90 et 110, tous plus beaux les uns que les autres, de la Transland sont alignés. Plusieurs organismes, comme Hamada, Imagine, A I O, ainsi que des participants au raid de l’Amitié, se retrouvent là, comme nous, à attendre. Il y a même des 4 L conduites par des groupes d’étudiants.

Les amarres sont larguées à 11h30, soit avec 1h30 de retard.

Raid MJAHMA 003 2 (2)

Le ciel est gris, un vent frais se fait sentir et la mer est légèrement agitée.

Les contrôles de police se passent rapidement. Pour une fois, l’attente a été de courte durée. En effet, tous les groupes sont passés ensemble, avant les particuliers.

Il faut prendre les bonnes habitudes dès le départ. Alors, nous prenons l’apéritif avant de diner, toujours au self.

Pas de veillée ce soir, la journée a été longue, il faut récupérer.

 

Vendredi 22 avril 2011

La mer s’est calmée pendant la nuit, néanmoins le ferry a pris du retard. Je regarde le ciel par le hublot de la cabine…..il est gris et il pleut !!!!

 Il est 9h45, vite, il faut aller déjeuner.

Nous passons la matinée au bar à palabrer……mais le temps passe vite, le repas du midi est servi à 11h45, l’arrivée étant prévue à 14h45. Atteindre Marrakech ce soir ne va être facile.

La malchance est avec nous, il n’y a pas de place au port !!!Nous n’accostons qu’à 15h45 !!!Je préviens l’organisateur de ce raid, que nous aurons « un peu » de retard….

Raid MJAHMA 003 2

Contrairement à toute attente, la sortie du ferry est rapide et le passage de la douane se passe relativement bien aussi, étant donné que les groupes, là aussi, ont été mis à l’écart.

Il est 17h quand nous quittons le port Tanger Med. Heureusement, l’autoroute n’est qu’à quelques centaines de mètres.

Pendant tout le trajet, la pluie n’a cessé de tomber……

Nous arrivons aux « Jardins d’Issil » à minuit. Nos amis ne nous ont pas attendus, ils dormentRaid MJAHMA 276

 

Samedi 23 avril 2011

Il est 7h30, j’entends la pluie qui ruisselle sur la toile de ma tente….. je me prépare, il faut que je sois présentable pour faire la connaissance de nos coéquipiers !!!!!

Raid MJAHMA 003 4

Après avoir échangé quelques mots,  avalé le petit déjeuner et effectué le plein d’eau, les cinq véhicules s’ébranlent et prennent la direction de la Nationale 9 en longeant le canal. La pluie continue, de nombreuses flaques recouvrent la piste, les oueds débordent…….ça commence bien !Raid MJAHMA 006 2

Une halte est faite à Ait Ourir pour le ravitaillement en gasoil. Nous poursuivons notre chemin en direction de Ouarzazate. De chaque côté de la route bordée de fleurs de moutarde, des vendeurs de géodes,  teintées en rouge ou en noir alternent avec quelques jeunes qui essaient de vendre des morilles blanches, moins savoureuses que les noires.

Après avoir traversé Taddert, village entouré de gros noyers, nous franchissons le col du Tichka avec quelques flocons de neige.

Raid MJAHMA 008C’est le col routier le plus élevé du Maroc, il est situé à 2261 mètres d’altitude. Le thermomètre n’affiche que 3°. Un petit arrêt s’impose. Tout le groupe s’offre un bonnet berbère aux couleurs vives.

Raid MJAHMA 010

La descente s’amorce toujours dans le mauvais temps. Nous atteignons Agouim, c’est jour de souk. Nous garons les véhicules pour faire quelques courses. Il est midi, nous allons déjeuner dans un petit restaurant typique. Au menu, brochettes, côtelettes, tagines, le tout y est excellent.

Raid MJAHMA 013

Nous quittons la Nationale pour emprunter une ancienne piste maintenant bitumée. C’est le début du grand parcours de 350 kilomètres dans le Djebel Siroua.

La pluie tombe toujours, les sommets sont recouverts de neige mais ils disparaissent dans les nuages.

La route serpente dans de magnifiques paysages de cultures et de grès rouge. Après 33 kms de goudron, nous bifurquons à gauche pour prendre une piste peu pratiquée mais superbe.

Raid MJAHMA 018 3

Un passage délicat se présente devant nous. On sort les plaques de façon à pouvoir franchir cet endroit étroit et glissant. Ouf ! Les cinq véhicules sont passés sans problèmes. Nous traversons des paysages dignes de la Mongolie, l’altitude est de 2300 mètres.

Raid MJAHMA 014

Il est 18 heures, il est trop tard pour redescendre vers des températures plus clémentes…..Ce n’est pas grave, le bivouac est installé dans le froid….. Le diner est vite avalé…..A 20 heures, tout le monde est non pas sous la couette mais dans les duvets…Brr !Brr !

 

Dimanche 24 avril 2011

Quelle nuit, nous avons passée !!!!La toile de ma tente est couverte de givre !!! Les pare brises sont gelés, le thermomètre indique 0° quand nous démarrons à 8 heures. La piste Gandini que nous suivons est très jolie. Elle traverse des pâturages d’été, les paysages sont magnifiques. Les azibs sont inhabités à cette période de l’année, il fait encore trop froid.  Les sommets du djebel Siroua sont enneigés, c’est un plaisir pour les yeux.

Raid MJAHMA 027

Après les pâturages, c’est un paysage de chaos granitique qui s’offre à nos yeux. La piste à flanc de montagne est sablonneuse, donc roulante et agréable. Nous atteignons ainsi le village d’Assaka, bordé de nombreuses cultures. Nous progressons au milieu de peupliers jusqu’à Askaoun.Raid MJAHMA 036 3

La piste devient plus caillouteuse, ce qui nous ralentit. Le vent souffle fort, mais la température est plus clémente, 20° !!! Nous avons une surprise !! La route  est barrée….par….un âne !!! Il s’est carrément mis devant le véhicule, allant même jusqu’à se rouler par terre. Il a fallu descendre de voiture pour le pousser.Raid MJAHMA 034

Le soleil brille encore quand nous décidons de nous arrêter pour le bivouac. Nous demandons à des habitants de Tamgout la permission de se mettre à l’abri du mur de leur maison. La famille très accueillante prépare même les côtelettes d’agneaux. La soirée passée dans la joie et la bonne humeur se termine par un thé à la menthe.

Les hommes du groupe se sont fait draguer par les filles du village. Elles ont vraiment un regard coquin, ces demoiselles !

La nuit précédente ayant été éprouvante, tout le monde se couche de bonne heure.

 

Lundi 25 avril 2011

Ce matin, 9° au réveil, le soleil brille, le vent est tombé. Quelle différence avec la veille !!! Les mines sont plus reposées !!! Ah, elle est pas belle la vie ?

Le petit déjeuner avalé, les tentes de toit repliées, les tables et chaises rangées, les véhicules démarrent.Raid MJAHMA 037

Nous quittons ce village pittoresque de Tamgout par une  montée. Pas pour longtemps car deux kilomètres plus loin, nous trouvons le bitume qui nous mène jusqu’à Souk El Arba d’Assaïs avec son magnifique grenier à grains. Là, nous quittons le goudron pour reprendre une belle piste. Les paysages changent. Nous parcourons maintenant de grands plateaux de grès. Nous arrivons ainsi à la route qui relie Tazenackt à Taliouine. Les pilotes font le plein de gasoil. Après avoir traversé la nationale, nous continuons notre chemin vers Foum Zguid.Raid MJAHMA 042

Nous faisons une courte pause car nous sommes attirés par des pierres qui scintillent sous les rayons du soleil. Ce sont des cristaux de mica. Il y a aussi de la tourmaline. En soulevant un de ces cailloux, on a la désagréable surprise de trouver trois scorpions blancs…..Ce ne sont pas des rencontres appréciées !Raid MJAHMA 056

Jusqu’à Tazoult, nous progressons dans une immense plaine de cultures où coulent de nombreux oueds. A partir de ce village, commence une belle montée dans un paysage volcanique. On se croirait dans le djebel Saghro, mais je me demande si le site n’est pas plus beau. La descente est encore plus spectaculaire. Nous en prenons plein les yeux !!!

Raid MJAHMA 047

La première palmeraie apparait, nous la traversons. Le douar d’Amtzguine vaut largement celui d’Igmir. Que c’est beau ! Nous longeons un assif bordé de palmiers où se groupent quelques petits villages. C’est après Imi n’Tlit que nous reprenons le bitume qui va nous conduire à Foum Zguid.Raid MJAHMA 060

Il est 16h30, la température est de 26° !!! Ouf, ça va mieux !!! Tout le monde s’arrête à la station service. On se retrouve sur la place, devant un vrai jus d’orange pressée.

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Nous allons voir le camping qui m’avait laissé un mauvais souvenir quelques années auparavant…..Surprise, il s’est amélioré. Deux chambres (et bientôt une troisième) avec salle de bains ont été construites, les emplacements sont tous avec électricité, le cadre est agréable, le restaurant a été refait entièrement et la salle est joliment décorée. Il reste quand même des efforts à faire en ce qui concerne la propreté des sanitaires !!!!!!

Comme chaque soir, le diner se passe dans les rires et la bonne humeur.

 

Mardi 26 avril 2011

Au réveil, ce matin, le thermomètre affiche 20°, le soleil brille dans un ciel tout bleu.

Nous n’empruntons pas la piste habituelle, cassante, caillouteuse. Notre gentil organisateur nous en a trouvé une autre, située à 7 kilomètres de Foum Zguid sur la route de Tata. Le parcours semble moins pénible aussi bien pour la mécanique que pour nous. Le sol est plus sablonneux.

Raid MJAHMA 065 1Le premier poste militaire est en vue. Beaucoup de personnes se trouvent là…. Que se passe-t-il ? Un mariage berbère ? Toutes les femmes en habits de fête nous y font penser…..Toujours est-il que le commandant, présent sur le site demande passeport, fiche administrative et vérifie tout minutieusement…..

Après 45 kilomètres, nous trouvons une piste du Dakar, balisée de chaque côté par des cairns. Surprise, les 4 L qui étaient avec nous sur le ferry se dirigent, elles aussi, vers le sable ! Nous les suivons un moment puis les quittons pour se diriger plus vers le sud. Le passage dans des dunettes met en appétit nos pilotes.

Raid MJAHMA 068C’est un bon entrainement avant d’affronter l’erg Chegaga. Des plantages, il y en a eu, mais c’est normal…..Nous passons près de plusieurs puits militaires. Nous sommes près de la frontière algérienne et la région est très surveillée.

Nous faisons la pause déjeuner après le puits Kheneg Amrane.

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Les pilotes ont hâte d’atteindre les dunes La traversée est sportive…Pour plusieurs d’entre nous, c’est un baptême, et franchir les dunes est tout un apprentissage.….Pelleter, sangler, marcher dans le sable, monter, descendre de voiture, c’est dur, surtout par 30°.

Nous  installons le bivouac au milieu des dunes, il n’y a pas de vent….Il est 18 heures,  la tente de douche est montée. Tout le groupe en profite. Comme il est agréable de se rafraichir après une telle journée. Il faut dire que depuis le départ, la toilette a été un peu  négligée……Raid MJAHMA 090

La soirée se passe agréablement, dans la bonne humeur. Pour la première fois, nous pouvons contempler le ciel  constellé d’étoiles….

 

Mercredi 27 avril 2011

Ce matin, c’est par un ciel bleu et un soleil radieux que nous partons pour les dunes, encore et encore….Il est 8 heures, l’heure idéale pour progresser, le sable est plus dur au lever du jour. C’est un régal !!!

Nous trouvons un tamaris pour nous abriter du soleil pendant le déjeuner.

Raid MJAHMA 084

Nous repartons assez vite pour de nouvelles aventures. Les dunes se succèdent, les paysages sont superbes. On croise quelques dromadaires et un autochtone qui habite seul sous sa tente, au milieu de nulle part…..Comment fait-il pour vivre dans ces conditions ???? L’endroit peut être rendu hostile quand il y a une tempête de sable ou plus simplement lorsque le vent souffle fort.Raid MJAHMA 091

Il est 16h30, la température est de 30°, nous nous installons dans un gassi, à l’abri de tous les vents au cas où….

La soirée est  animée par les baroudeurs toujours aussi volubiles. Chacun raconte ses aventures de raids.

 

Jeudi 28 avril 2011

Le soleil est au rendez-vous, il est 9 heures, les moteurs vrombissent….Nous ne tardons pas à sortir de l’Erg Chegaga. Le sable, les dunes, c’est fini….pour cette fois.

Nous arrivons dans un village abandonné où nous avons la surprise de trouver des ossements d’humains….ce sont même des squelettes entiers qui s’offrent à nous.

Les questions fusent. Pourquoi sont-ils là ? Depuis quelle époque ? Bref, ces interrogations sont restées sans réponse….. Nous avons aussi déniché sur ce site des poteries intactes, enterrées dans des murs de pisé.

Raid MJAHMA 148

.Après avoir exploré l’endroit, nous repartons, le vent s’est levé et la poussière vole. Nous croisons de nombreux 4x4 sur la piste sablonneuse qui nous mène à Mhamid.

Comme nous avons du temps devant nous, nous décidons d’aller voir des peintures rupestres à la nécropole de Foum Rjam située à une quinzaine de kilomètres. La grimpette du tizi est caillouteuse, de nombreuses ornières en ralentissent la progression. De chaque côté, se trouvent des tumulus rapprochés, pyramides de pierres sèches accumulées, coniques pour la plupart.272 1

Au bas de la descente aussi « cassante » que la montée, nous prenons un chemin sur la droite. Il est l’heure de déjeuner, nous nous installons. Il faut prendre des forces avant de parcourir à pieds la distance qui nous sépare du site à gravures. nous continuons la piste pour rejoindre le bitume avant Tagounite. Nous passons à Tamegroute, le village connu pour ses poteries vernissées vertes (constituées de manganèse et de cuivre) et sa bibliothèque coranique. Le plus ancien manuscrit enluminé du Coran, en peau de gazelle est écrit d’une encre indélébile faite d’extrait d’écorce de noyer broyée. Il date du 11ème siècle.

La ville de Zagora est en vue, la première visite est pour Mohammed Gordito, le garagiste préféré des raiders.

C’est là que nous apprenons la terrible explosion qui a eu lieu ce matin au café « Argana » sur la place Jemaa-el-Fna à Marrakech. Nous avons peu de détails mais tout le monde comprend qu’une tragédie a eu lieu..250 6

Nous nous rendons ensuite au Camping Oasis Palmier où nous allons passer la nuit. Le diner, composé de côtes d’agneaux frites pour certains et de tagines pour d’autres est délicieux. La soirée se passe, comme toujours dans les rires et la bonne humeur.

 

Vendredi 29 avril 2011

Il est 8h15 quand nous quittons le camping. Le ciel est bleu, le soleil brille et le thermomètre affiche 19°.

Nous sortons de la ville et un kilomètre plus loin, nous empruntons sur la droite une piste étroite, entre les murs des jardins, qui nous promène dans l’immense et luxuriante palmeraie de Zagora, tout en longeant la vallée du Draa. C’est un itinéraire Gandini.

Nous traversons les villages de Bou Izergane, Benizouli avec son collège, Arhlane et son école, Zourgane et Tisguine. Juste après ce douar, nous prenons un chemin sur la droite pour se diriger sur un site où travaillent des ouvriers chercheurs de « trilobites ». Ce sont des fossiles marins, datant de l’ère primaire. Ils sont composés de trois parties : la tête, le thorax et la queue.

Raid MJAHMA 153

Ce furent les premiers animaux à développer de vrais yeux. Leur taille est très variable, avec une moyenne entre 2 et 7 centimètres. Notre maître en la matière nous explique pourquoi on en trouve en abondance dans cette région et aussi comment les dénicher…..

Raid MJAHMA 155 2

Nous déjeunons un peu plus loin, au soleil, puis nous repartons vers d’autres villages, et traversons la route goudronnée Nkob-Tansikht. Une petite grimpette nous attend pour franchir le tizi n’ Oumas, situé à 948 mètres d’altitude. La piste serpente de douar en douar, entre les palmiers et les lauriers roses, le long du Draa. Les paysages sont magnifiques. De nombreuses tours de guet surveillent les palmeraies. Nous atteignons ainsi Agdz.Raid MJAHMA 157

C’est par le bitume que nous poursuivons notre chemin. Peu avant Ouarzazate,  nous nous arrêtons au bord de la route pour observer des « stromatolithes » (tapis de pierre en grec).Raid MJAHMA 160 1

Ce sont des formations rocheuses calcaires formant des massifs en forme de chou fleur. Elles datent de plus de 700 000 000 d’années et sont la trace des premières formes de vie. Décidément, ce raid est très culturel. En ce qui me concerne, j’ai appris beaucoup. Merci Professeur !Raid MJAHMA 162 3

Le vent souffle, la température s’est rafraichie, on a perdu 20° en un jour !!!!! Le ciel étant menaçant, il est décidé d’aller nous abriter au Camping « La Palmeraie » à Tagmit, situé à 4 kilomètres de Ouarzazate. L’endroit est agréable, calme, les sanitaires sont très propres et l’accueil y est chaleureux. Aujourd’hui vendredi, c’est le jour du couscous, nous en profitons.  Ce fut un régal pour les papilles !!!!

 

.Samedi 30 avril 2011

La température est douce ce matin, au réveil, mais le soleil joue à cache-cache.  Il est 9h15, les véhicules démarrent. Nous empruntons la piste qui traverse le désert de Ouarzazate.Raid MJAHMA 163 2

Nous nous retrouvons face à des décors de cinéma. On doit sûrement tourné un film médiéval car des trébuchets sont installés devant un bâtiment moyenâgeux. A quelques centaines de mètres de là,  ce sont des colonnes grecques ou romaines que l’on voit devant nous. Encore un peu plus loin, nous reconnaissons La Mecque avec la Kaaba noire au cœur de la mosquée. Que de siècles traversés en peu de temps !!!

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Par contre, le décor qui a été utilisé pour le film « Gladiateurs » a, lui, été démoli. Il faut dire qu’il tombait en ruines et qu’il devenait dangereux pour les éventuels visiteurs.

Raid MJAHMA 164 7

Après une courte halte, nous atteignons enfin Aït Benhaddou par l’assif Mellah. C’est un extraordinaire entassement de constructions en pisé. Inscrit depuis 1987 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, le ksar fait l’objet d’importants travaux.

Nous assistons au tournage d’une scène d’un film qui, d’après les costumes des figurants, se passe au Moyen-Age.

Nous trouvons un endroit tranquille au bord de l’oued, à gauche, juste après le pont sur la route de Télouet, pour déjeuner.Raid MJAHMA 162 2

Nous rentrons tous au Camping « La Palmeraie » pour une dernière soirée  ensemble. Snif ! Snif !

 

Dimanche 1er mai 2011

Le ciel est gris, mais la température est douce, et,….c’est le moment tant redouté de se quitter. Ce n’est qu’un au revoir, bien sûr, mais l’émotion est trop forte, une petite larme perle au coin de mon œil.

Je reste quelques jours à Marrakech avant de repartir pour d’autres aventures…..

 

 

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                                  RAID AMESKAR

 

15  TANGER                        MEKNES                             AUTOROUTE + BITUME

16  MEKNES                       AMELLAGO                        BITUME + PISTE DE MONTAGNE

 17 AMELLAGO                  PISTE ERRACHIDIA        PISTE MONTAGNE+PALMERAIE+SABLE

 18  PISTE ERRACHIDIA  CARAVANE                                  SABLE

 19  CARAVANE                 CARAVANE                       CORDON HAUTES DUNES

 20  CARAVANE                 MARECH                             HAUTES DUNES + SABLE + PISTE

 21  MHRECH                     AMESKAR                         PISTE+BITUME+PISTE MONTAGNE 

 22  AMESKAR                    ZAGORA                            PISTE MONTAGNE + PALMERAIE

 23  ZAGORA                     MHAMID                             BITUME + PISTE + SABLE

 24  MHAMID                      CHEGAGA                         CORDON HAUTES DUNES

 25 CHEGAGA                     TISSINT                              CORDON HAUTES DUNES + PISTE

 26 TISSINT                         IGMIR                                 BITUME + PISTE MONTAGNE (2200 m)

 27 IGMIR                             BERGES DU DRAA            PISTE

 28 BERGES DU DRAA      PLAGE BLANCHE               PISTE + SABLE

 29 PLAGE BLANCHE        MIRLEFT                             PISTE + BITUME

 30 MIRLEFT                      IMSOUANE                          PISTE + BITUME

 31 IMSOUANE                     ESSAOUIRA                        PISTE + DUNES                             

 01 ESSAOUIRA                    MOULAY                           BITUME

 02 MOULAY                         ASSILHA                               PISTE

 03 ASSILHA                         TANGER                               PISTE

 

 

Jeudi 14 octobre 2010

Le rendez-vous a lieu à l’entrée de l’autoroute de Béziers à 5 heures… Tout le monde est là. C’est le départ. Nous atteignons Barcelone vers 10 heures. Nous retrouvons à la gare maritime un autre équipage parti la veille. C’est donc à 5 véhicules que nous embarquons sur le Majestic pour de nouvelles aventures.001 2


Le ferry appareille à 11h30, avec un peu de retard. Chacun rejoint sa cabine et nous nous retrouvons pour le pique-nique à la cafétéria « La Riviera »située à l’arrière du bateau. Après-midi : sieste.

Le soir, le diner vite avalé, nous regagnons nos cabines pour une nuit réparatrice.

 

 Vendredi 15 octobre 2010

 Nous nous réveillons avec le soleil, la mer est belle, le ciel est bleu. La traversée se passe dans d’excellentes conditions. Nous arrivons au port de Tanger ville vers 13 heures (heure locale, le décalage est de 2 heures.). Nous empruntons l’autoroute jusqu’à Larache. Puis, nous prenons la direction de Meknès. Nous traversons des forêts de chênes liège aux troncs dénudés. Après un court arrêt pour acheter des melons jaunes avant  Ksar El Kebir, nous passons devant les marais salants de Souk el Arrba.

003 3La route droite bordée d’eucalyptus  mène à Sidi Kacem. D’un  côté, on peut voir des champs de maïs, de l’autre des arbres fruitiers. Nous trouvons un endroit pour le premier bivouac à quelques centaines de mètres de la route nationale. Ce n’est pas terrible, mais on s’en contentera, il est 18 heures et la nuit tombe vite.

 Distance parcourue : 215 kilomètres

Altitude : 377 mètres

Température : 21°

WPS : N 24 06 419      W 5 40 673

 

Samedi 16 octobre 2010

Le soleil brille, le thermomètre affiche 14°, il est 7h45, nous démarrons. Nous croisons des groupes d’enfants qui se rendent à l’école. Les kilomètres à pieds ne les effraient pas... Après avoir traversé rapidement la ville impériale de Meknès, nous prenons la direction d’Azrou. Là encore, ce ne sont que des cultures de maïs, pommes de terre, cannes à sucre d’un côté et plantations de vigne, amandiers, oliviers de l’autre. Ce n’est qu’à partir d’El Hajed que le paysage change. Avec ses maisons aux toits de tuiles rouges, on se croirait en France. Quelques kilomètres plus loin, nous nous arrêtons pour « visiter » une conserverie d’oignons.005


Ces derniers sont posés sur des pierres entassées et recouverts de paille pour l’humidité et le tout est protégé de la pluie par des bâches.

Jusqu’à Azrou, seuls de rares conifères poussent sur les collines caillouteuses et arides. Arrivés à la bourgade aux toits verts, aucune cigogne n’est là pour nous accueillir. Les cheminées de l’hôtel Amros sont coiffées de nids… vides. C’est dans cette ville que fut créé le premier lycée marocain en 1920.

Nous ne pouvions passer sans aller rendre une petite visite aux singes magots qui peuplent la forêt. Nous empruntons donc la route d’Ifrane pour se rendre au pied du cèdre Gouraud.007 1


Ce dernier est en piteux état mais il fait encore partie du patrimoine marocain. Et c’est reparti pour les 110 kilomètres qui nous séparent de Midelt. Après avoir franchi le col du Zad, situé à 2.178 mètres d’altitude, nous admirons, face à nous, le djebel Ayachi, point culminant du Grand Atlas Oriental et arrivons à Zeïda.008 2


L’odeur des tagines fumantes nous allèche, la vue des étals de pommes aux couleurs chatoyantes et peut-être aussi la faim font que nous nous retrouvons attablés devant des assiettes de keftas et côtelettes de mouton. Ce délicieux repas s’est terminé par le rituel thé à la menthe.008


Nous reprenons la route vers Midelt. Encore quelques kilomètres et nous empruntons une piste « bitumée » sur la droite qui doit nous mener au tunnel des Légionnaires. Au village de Sidi Hamza, le goudron cède la place à une belle piste qui longe des jardins. 020


 Des névés recouvrent les sommets de la montagne.

Il est 17h15, nous installons le bivouac avant Aït Yakoub.

 Distance parcourue : 320 kilomètres

Altitude : 1847 mètres

Température : 17°

WPS : N 32 20 945   W 4 53 893

  Dimanche 17 octobre 2010

C’est avec le soleil, par une légère brise et une température de 10° que le départ est donné à 7h30. L’itinéraire que nous suivons est superbe. Nous progressons dans le lit de l’assif N’Tarhia.023


Nous retrouvons le bitume à Amouguer avant de reprendre une piste à Ksar Agoudim. Huit kilomètres plus loin, une montée caillouteuse à fort dénivelé, construite par une Compagnie de Pompiers et le Régiment Etranger d’Infanterie, à flanc des falaises du djebel Mijdider, nous mène au tunnel hélicoïdal de Tagountsa qui a la particularité de revenir par l’intérieur de la montagne au dessus de la piste. Il a été construit par le Génie Militaire en 1933 et est long de 32 mètres.035 2


Du haut du Tizi (2.300 m), un panorama sur toute la chaîne s’offre à nos yeux. C’est splendide…043




La descente s’effectue sur  une bonne piste. En passant par le village de Tana avec ses nombreuses aires de dépiquage de céréales. Ensuite, nous surplombons un beau canyon où coule l’oued Tana.049 1

 L’heure du déjeuner approche. Nous dressons les tables au bord du Rhéris, entre les lauriers roses qui le bordent. Après le déjeuner, nous nous arrêtons à Errachidia pour le ravitaillement en gasoil et acheter de quoi subsister !!! Il est 17h30, il faut penser au bivouac. C’est à la sortie de la ville, dans un écrin de verdure, que nous nous installons.

Distance parcourue : 240 kilomètres

Altitude : 982 mètres

Température : 24°

WPS : N 31 52 100  W 4 18 330

 

Lundi 18 octobre

 Il est 7h30, le thermomètre affiche 13°, le soleil brille, les véhicules sont prêts à démarrer. Une trentaine de kilomètres après Errachidia, nous empruntons une piste sur la gauche. Tout d’abord rectiligne et caillouteuse, elle devient plus sablonneuse, donc plus roulante.

062 2Puis, c’est de nouveau un passage désertique et pierreux. Nous faisons un court arrêt pour admirer le canyon et prendre quelques photos. Nous arrivons à une palmeraie juste pour déjeuner. Que cet endroit est beau !!!

066 1Nous repartons et atteignons le poste militaire de Bou Klil, situé sur un piton. Ensuite, nous avons droit à une belle descente technique, empierrée, sinueuse avec un dénivelé important. Mais quel panorama !!!Nous arrivons à « La Caravane » en début d’après midi. Notre hôte, Brahim est là pour nous accueillir avec le traditionnel thé à la menthe. Seulement voilà, on n’est pas là pour « rigoler ». Le sable nous attend ! Les véhicules « allégés », nous allons « jouer » dans les dunes.  

067Etant donné l’heure, nous restons à proximité de notre auberge. Les uns derrière les autres, nous progressons lentement mais sagement. Le sable est porteur, il y a, bien sûr, des plantages. Mais n’est-on pas venu un peu pour ça ? Pourquoi apporter des sangles, des plaques, des pelles, des râteaux si on ne s’en sert pas ? Bref chacun semble y prendre du plaisir, c’est l’essentiel.

075 Nous sommes de retour vers 18 heures. Un copieux dîner nous y attend. Tout le monde s’est régalé de la tajine au mouton et aux figues. Un délice ! Une journée entière de dunes est prévue pour demain, il faut donc prendre des forces ! Chacun regagne sa chambre à 21h.081 7

 Distance parcourue : 152 kilomètres

Altitude : 760 mètres

Température : 24°

WPS : N 31 12 928  W 4 00 089

 

Mardi 19 octobre 2010

Aujourd’hui, un voile gris cache le soleil mais la température est de 20°. Le petit déjeuner est toujours aussi copieux. Les crêpes feuilletées  « msemem » sont délicieuses.091 2


Ce matin, le groupe se scinde en deux. D’un côté, les « gazous » partent jouer dans le sable… de l’autre, les « gazelles » préférent faire une balade à dos de dromadaire. Le chamelier nous promène pendant une bonne heure et demie dans les dunes.095


Je trouve ce moment apaisant. On écoute le silence, c’est même parfois angoissant. Nous avons eu droit à la minute « découverte » d’une salamandre. Nous avons toutes  été admiratives devant la dextérité d’Ibrahim notre chamelier pour attraper l’animal.101


A midi, les pilotes nous ayant rejoint, nous  quittons « La Caravane » pour aller pique- niquer dans les dunettes vers le nord de l’erg. La dernière bouchée avalée, nous repartons à l’assaut des dunes. Un véhicule se met à fumer de  façon inquiétante. La décision est prise de rejoindre Erfoud chez Aziz (garage Royal à côté de la station Ziz)  un garagiste de notre connaissance. Le capot levé,  les mécanos examinent le moteur du 4x4. Le verdict tombe: turbo  cassé, il faut le remplacer (mais la pièce n’est pas disponible).115 2


Ne pouvant rien faire pour nos malheureux coéquipiers, nous les « abandonnons » en espérant les revoir dans deux ou trois jours, lorsque le véhicule sera réparé. Nous repartons donc vers l’auberge.  Les voitures sont rechargées, et cette fois, c’est le vrai départ pour installer le bivouac au milieu des dunes. Il est 17h30, il commence à pleuvoir, la veillée est écourtée.081 5

 Distance parcourue : 109 kilomètres

Altitude : 755 mètres

Température : 24°

WPS : N 31 14 629  W 3 58 699

 

Mercredi 20 octobre 2010

 Nous nous réveillons sous la grisaille. Une surprise attend un équipage dormant sous au sol. En pliant la tente, ils découvrent un magnifique scorpion blanc. Ce coquin était venu se réchauffer pour la nuit !!! Il est 7h30, la température est de 15°. Nous démarrons : direction  « La Caravane », un équipage contournera l’Erg et rejoindra Merzouga par la piste.

079Nous, nous choisissons de traverser l’erg Chebbi par son milieu. Nous nous retrouverons pour déjeuner chez Youssef à MerzougaHuit heures, c’est le départ pour la grande traversée nord-sud. Le sable semble porteur. Les trois véhicules enchainent les montées et les descentes  les unes après les autres sauf un « magnifique plantage » de l’ouvreur. Les plaques, les râteaux, les pelles sont sorties. Chacun de nous participe au sauvetage comme il le peut.

125 5Pour arranger les affaires, il se met à pleuvoir !!! Finalement, c’est au treuil mais après pas mal de difficultés que le Toy sera extrait de l’entonnoir.C’est vers 14 heures que nous retrouverons nos amis au restaurant « Le Dakar ». Un sympathique endroit tenu par notre ami Youssef. Nous échangeons nos vêtements mouillés contre des secs avant de nous attabler devant des brochettes et des tagines. 

128Nous reprenons la route vers 16h30. La pluie a cessé. Nous ne roulerons pas beaucoup car il fait sombre et le soir va tomber rapidement. Nous trouvons un endroit tranquille  après Taouz. Seul le vent qui souffle fort nous rend hésitant. Nous continuons jusqu’à Ouzina. La traversée du Ziz se passe facilement. Il valait mieux le traverser ce soir. Avec toute l’eau qui était tombée dans la journée, les conditions pourraient être plus difficiles le lendemain matin. Nous installons le bivouac le long du  mur d’une auberge, à l’abri du vent, et les pieds dans le sable….

 Distance parcourue : 111 kilomètres

Altitude : 661 mètres

Température : 20°

WPS : N 30 45 896  W 4 10 414

 

Jeudi 21 octobre 2010

C’est un soleil timide qui nous réveille ce matin. Nous  visitons l’ auberge : « Les Portes du Sahara ». C’est très propre, joliment décoré. Ce sera une étape lors d’un prochain raid. Après avoir promis de revenir (et nous reviendrons vu la sympathie et la gentillesse de Mustapha), nous reprenons la piste131


Le thermomètre affiche 15°, il est 7h45, nous partons en direction de Tinerhir. Nous suivons le Ziz, en longeant le djebel et arrivons à Er Remlia. Tout de suite après le village, débute la traversée de l’oued. On circule par une piste étroite et sableuse dans une forêt de tamaris. Il faut faire attention car il y a des tronçons de sable mou et des virages serrés. Nous roulons ensuite sur une grande surface plane boueuse et glissante. Nous avons droit à quelques dérapages!!! 137 7


Nous atteignons la passe Mharech vers 10h. Cette petite oasis serrée entre les deux montagnes est un endroit magique. Nous faisons une halte à l’auberge de Said pour y savourer un thé à la menthe, confortablement assis à l’ombre d’un arbre. Nous avons la chance de voir les cotonniers en fleurs. Il n’y a qu’ici que l’on peut les observer.142



 Nous continuons notre chemin. Nous retrouvons le bitume à Achbarou situé dans une belle palmeraie. Le vieux village en ruines est en pleine reconstruction.

 Le ravitaillement en gasoil est fait à la station Afriquia d’Alnif, la bourgade où on trouve des fossiles et plus particulièrement les trilobites. Ce sont les premiers êtres vivants pourvus de l’organe de la vue. Ils ont vécu à une époque où la vie ne régnait pas encore sur la terre. Le souk est ouvert, tout le monde en profite pour se procurer des victuailles. N’oublions pas que la pomme de terre d’Alnif est la plus réputée du Maroc. La route qui conduit à Tinerhir est maintenant goudronnée jusqu’au bout.

154 9 Etant donné l’heure tardive, nous nous dirigeons vers le « camping Ourti » situé à la sortie de la ville. Le cuisinier étant absent, notre hôte  Hassan nous propose un tagine apporté d’un resto voisin. Quel régal !!! Nous passons vraiment une excellente soirée.

 Distance parcourue : 216 kilomètres

Altitude : 1287 mètres

Température : 20°

WPS : N 31 29 921  W 5 32 536

 

Vendredi 22 octobre 2010

Nous nous levons avec le soleil mais déjà les nuages arrivent. La température est de 15°. Le petit déjeuner avalé, c’est le départ. Il est 9h. Nous prenons la direction des gorges du Todgha. La route longe l’oued, dont le lit est occupé par une des plus belles et des plus vastes palmeraies du Maroc, l’une des plus denses en végétation aussi.

161 5Ensuite, elle grimpe et procure de beaux points de vue. On distingue une vaste étendue cultivée, morcelée en petits jardins, vergers et champs de céréales. Au-delà, ce sont les palmiers qui dominent puis les ksour en pisé, abandonnés et en ruines. Nous passons devant la Source des Poissons Sacrés. La légende raconte qu’il y a fort longtemps, en traversant les gorges, un homme assoiffé aurait frappé un rocher avec son bâton. Une source aurait jailli de la pierre. La frappant de nouveau, des poissons en seraient sortis à leur tour. Voilà pourquoi ces derniers ne sont jamais pêchés et font l’objet d’un pèlerinage.

167 4Plus loin, la route descend et pénètre dans un étroit défilé de quelques dizaines de mètres de large, taillé par les eaux du torrent dans la montagne calcaire, aux parois verticales de près de 300 mètres de haut.Plusieurs scènes de films ont été tournées à cet endroit magique : Lawrence d’Arabie, La Poudre d’Escampette, Cent Mille Dollars au Soleil. La route longe le Todgha en serpentant jusqu’à Tamtattouchte. Peu après le village, nous empruntons une piste en travaux qui sera bientôt bitumée !!! Heureusement, elle est encore loin d’être entièrement goudronnée. Nous progressons lentement car nous sommes obligés de rouler dans le lit d’un oued. Puis suit l’ascension du Tizi n’ Ouguerd Zegzaoune situé à 2.639 mètres. La descente nous ramène encore dans de petites gorges. La caravane avance au ralenti.

 

180Après les 45 kilomètres de traversée, nous rejoignons la route d’Agoudal à Boumalne. Nous passons Msemsir en pleine évolution. Nous constatons en effet que de nombreuses constructions ont fait leur apparition. La route qui serpente, surplombe l’impressionnant défilé d’Imdiazen, aux parois verticales. Puis ce sont les gorges, extrêmement étroites et profondes. Nous faisons un arrêt sur la terrasse du restaurant panoramique Timzillite d’où on peut contempler les méandres serrés de la route.

 184 2 Bientôt apparaît la falaise de Tamlat, composée de roches érodées, aux formes arrondies. On la nomme la « vallée des Doigts de Singes ». Quelques kilomètres plus loin, à Aït Youl nous empruntons une piste sur la droite. Nous traversons des paysages de Far West. On se croirait dans le Colorado.

188C’est magnifique ! Seuls des troupeaux de chèvres et de moutons crapahutent. Ces hauts plateaux sont le royaume des bergers berbères. Le ciel s’est assombri. Les gros nuages noirs deviennent menaçants. Nous passons par Tamalout, village tout en longueur le long de l’oued Mgoun et Boutaghar. C’est à  Alemdoun et sous une pluie battante que nous prenons la piste qui doit nous conduire à Ameskar.194

La nuit est proche, il n’est pas question de bivouaquer, de planter la tente, la pluie est trop forte. En consultant le guide Gandini, j’ai lu qu’il existait des gîtes sur cette piste. Il ne reste plus qu’à chercher. Nous arrivons dans les gorges de l’assif Ameskar. Le passage est étroit, le paysage est magnifique et grandiose. Nous atteignons Ameskar el Fouqani.

195 5On trouve un gîte à l’entrée du village: « chez Brahim ». C’est un endroit à recommander : propre, gentiment décoré à l’accueil chaleureux et à l’ambiance conviviale. Hassan, le guide local nous tient compagnie en attendant le couscous à la semoule de maïs. C’est une première pour tout le monde ! Ce plat fait l’unanimité, c’est un régal pour les papilles. Il ne fait pas chaud, nous regagnons les chambrées (4 par pièce) pour une nuit réparatrice.

 

Distance parcourue : 181 kilomètres

Altitude : 2112 mètres

Température : 10°

WPS : N 31 30 036  W 6 15 867

 

Samedi 23 octobre

Il a plu toute la nuit. Le soleil pointe, mais de gros nuages noirs recouvrent les hauts sommets enneigés du Mgoun, le deuxième mont du Maroc, situé à 4.107 mètres d’altitude. La température n’est que de 9°. Au petit déjeuner, nous avons savouré des crêpes à la farine de maïs (délicieuses). Nous quittons ce lieu accueillant et chaleureux vers 9h.200 7


Etant donné la météo, nous faisons demi-tour. La dernière partie du parcours sera pour une prochaine fois. Nous repartons donc par le même chemin qu’hier. Nous roulons dans l’oued rempli d’eau pendant une dizaine de kilomètres avant de passer dans les gorges étroites de l’Ameskar. C’est simplement magnifique.



 On retrouve le bitume et à partir de là, la route surplombe l’oued Mgoun, et le longe en serpentant entre de hautes falaises rougeâtres aux strates travaillées. Puis El Kelaâ M’Gouna, gros village situé à la jonction des vallées du Dadès et du Mgoun.

218 2

Nous sommes dans la ville des roses. Selon la légende, les premiers plants auraient été rapportés, vers l’an 1000, par des Berbères voyageant du côté de Damas, d’où le nom de rose damaskina. Dans  deux usines, se fabrique cette eau de rose dont les Marocains font une grande consommation.Les villages traversés entre el Kelaâ et Boumalne sont tous aussi propres les uns que les autres. Il semble que le Maroc progresse énormément dans ce domaine...La rue principale est en pleine rénovation. Les murs des façades sont recouverts de fresques représentant des paysages marocains. C’est un moyen pour les artistes d’exposer leurs œuvres. Nous quittons Boumalne en direction de Tinerhir. Après 7 kilomètres, nous tournons à droite vers Iknioun. A notre déception, le bitume recouvre le sol, et ce, pendant 24 kilomètres. Nous retrouvons la piste, et passons dans le petit village de Aït Mersid où les habitants fabriquent et proposent aux gens de passage des pots en bois de sapin cerclé de cuivre. Puis la caravane des Toyota gravit allègrement les lacets du Tizi n’Tazazert situé à 2.283 mètres d’altitude.

225 1

 

Le panorama vaut bien un arrêt, rien que pour le plaisir des yeux ! Nous mettons 1h15 pour parcourir les 15 kilomètres de descente !!! Il faut dire que le paysage est particulièrement beau. Le canyon d’Afezza bordé de rochers pointus noirs est impressionnant. Au loin, on aperçoit Bab n’Ali (la porte d’Ali), deux grands rochers caractéristiques en forme de cheminée.

230Ensuite, la piste longe un oued bordé de jardins et de vergers plantés d’amandiers, de figuiers et de grenadiers. De petits villages sont blottis au fond de cette vallée. Puis une longue montée nous attend. A mi-parcours, on s’arrête pour voir la faille dans la montagne qui est en réalité une ancienne tranchée d’extraction de barytine.

231Sur le haut du parcours, s’offre à nous, un magnifique panorama sur la vallée de l’akka Ousdidène. Nous atteignons Nkob sous la pluie !!! Il est l’heure de chercher un lieu pour le bivouac mais le sol est caillouteux... Il pleut… Le vent souffle fort…. Ce n’est pas génial pour planter les tentes. Donc, on progresse toujours. Le passage délicat de l’oued bordé de lauriers roses se fait aisément malgré la nuit tombée. Il est 18h, nous devons nous poser au plus vite !!! Nous trouvons un coin plan, sablonneux, avec quelques arbres pour s’abriter. Chacun s’installe. La pluie redoublant, le dîner est vite avalé, et à 19h, chacun est dans son duvet.

 Distance parcourue : 160 kilomètres

Altitude : 721 mètres

Température : 22°

WPS : N 30 49 417  W 5 49 578

 

Dimanche 24 octobre 2010

Ce matin, quelques nuages obscurcissent encore le ciel, mais la pluie a cessé. Des flaques  recouvrent le sol,  l’eau s’est concentrée dans les ravines. La température est de 13°, et il est 7h45 lorsque les moteurs démarrent.239

Nous traversons de magnifiques paysages. Dommage que l’arrivée sur Benizouli soit si monotone. La palmeraie que nous parcourons est superbe. Peu de touristes la connaissent, notre itinéraire n’est pas homologué !!! Nous atteignons Zagora vers 11h30. Nous nous installons au camping « Oasis Palmier » comme à chaque fois. Le téléphone arabe fonctionne à merveille, Gordito est déjà là ! Une vérification s’impose sur les véhicules.249 8

Au dîner, nous dégustons un délicieux couscous et les dattes du jardin. C’est un régal. Les meilleures sont les plus foncées.254

Un peu plus tard dans la soirée, nous avons eu des nouvelles d’Erfoud, toujours pas de turbo, le véhicule sera rapatrié en France. Pour nos amis, le raid est terminé. Nous pensons beaucoup à eux, la chance n’était pas dans leur camp ce jour-là.

 Distance parcourue : 160 kilomètres

Altitude : 721 mètres

Température : 22°

WPS : N30 19 417  W 5 49 578

 

 Lundi 25 octobre 2010

 Quel réveil !!!  Le soleil brille, le ciel est bleu, le thermomètre affiche 18°, et autour de moi, je ne vois que des palmiers, c’est quand même merveilleux, le Maroc ! Nous nous procurons quelques dattes (bien noires) pour la suite du voyage.

253 1Un véhicule voyageant seul se joint à nous pour rejoindre Foum Zguid. Il pourra ainsi traverser l’erg Chegaga sans danger. Nous saluons Lahcen et Boubarak. Il est 8h15, les cinq véhicules s’ébranlent. Nous faisons une pause photo devant le panneau « Tombouctou 52 jours ».

259Puis, nous empruntons l’itinéraire qui suit le Draâ sur sa rive droite. Il n’est pas très intéressant, mais il est quand même plus agréable que le bitume. Nous retrouvons la route nationale après Tagmoute,  pour environ 800 mètres puis de nouveau, la  piste. Nous traversons plusieurs villages entourés de magnifiques palmeraies. La température grimpe, il est midi et il fait 32°.

262Nous nous installons à l’ombre des palmiers de Nesrate pour le pique-nique. Nous quittons les palmeraies et retrouvons une piste ravinée qui nous emmène au Foum Le Rjam, col situé à 655 mètres d’altitude. L’arrivée entre les deux djebels, la vue panoramique sur la plaine du Draâ et les premières dunes qui pointent à l’horizon, nous émerveillent. Nous rejoignons le bitume et tournons à gauche pour rejoindre Mahmid. La route qui traverse  Ouled Idriss  est bordée de palais tous aussi luxueux,  les uns que les autres.A Mahmid notre nouvel équipier, nous proposons le verre de l’amitié à l’hôtel « La Kasbah Azalay ». Le cadre est magnifique. Nous sommes tous restés ébaubis devant la piscine couverte digne des contes des mille et une nuits!!! Il ne nous manquait que le Prince Charmant! La journée n’est pas terminée, il faut avancer !

272 2Nous progressons sur une piste sablonneuse, roulante, très agréable pendant plusieurs kilomètres avant de retrouver les cailloux de l’Oasis Sacrée. Nous nous y arrêtons brièvement, l’heure avance et on doit atteindre les dunettes pour y passer la nuit.

279Les premiers tourzas apparaissent, et, c’est sur le sable que nous installons le bivouac. Il est 18h.

Distance parcourue : 182 kilomètres

Altitude : 497 mètres

Température : 28°

WPS : N 29 50 436  W 6 12 024

 

Mardi 26 octobre 2010

Aujourd’hui, c’est avec le soleil que nous nous réveillons. Le ciel est tout bleu et la température est de 17°. Après avoir dégonflé les pneus, nous prenons la direction de l’école nomade en suivant la piste des tourzas.287


Il est 7h45. Tout le monde s’éclate, cette piste est vraiment super. Quelle déception quand on arrive à l’école !!! Elle est vide. Omar, l’instituteur est à Zagora, les élèves sont donc en vacances. 291


 Cependant, quelques uns d’entre eux, (nous en reconnaissons certains) ayant aperçu les 4x4, ont accouru vers nous. Les mamans ont suivi… Nous avons fait la distribution de bonbons et  vêtements. En échange, nous avons acheté des bracelets en perles…

Nous  refaisons la piste des tourzas en sens inverse pour trouver l’entrée de l’erg, afin de le « traverser »294


Il est midi, pas facile de trouver un coin ombragé. Ce n’est pas grave, c’est au derrière des véhicules, abrités du soleil, que nous déjeunons rapidement. Le thermomètre affiche 30°. Bien sûr, il a eu des plantages, mais peu et surtout sans gravité. C’est le principal.303 4



Nous trouvons un endroit plat, au milieu des dunes, pour installer le bivouac. Il est 17h, nous allons pouvoir prendre notre temps.



 Distance parcourue : 95 kilomètres

 

Altitude : 475 mètres

 Température : 34°

 WPS : N 29 48 965  W 6 20 406

 

 Mercredi 27 octobre 2010

 Il est 8h, la température est de 16°, le soleil brille, le départ est donné. Encore sept kilomètres avant la sortie de l’erg. Après avoir quitté Chegaga, les pilotes se défoulent sur le lac Iriki mais en restant quand même très prudents.

311Nous atteignons le poste militaire de l’embranchement des deux pistes pour Foum Zguid (prendre à gauche). Et là, surprise !!! Qui voit-on derrière nous ??? Des amis de Béziers accompagnés d’un autre couple. Ils se joignent à notre groupe.  Nous pique-niquons à l’ombre d’un acacia, il fait 30°. La piste devient caillouteuse, cassante, pas agréable du tout. Nous atteignons ainsi Foum Zguid. Nous faisons le ravitaillement alimentaire au souk et dans les échoppes alentour. Les pleins des réservoirs faits, une dizaine de kilomètres après Foum Zguid, nous empruntons une piste sur la gauche. Nous roulons jusqu’à 17h45. Nous trouvons un endroit pour passer la nuit sur la rive d’un oued.

  Distance parcourue : 131 kilomètres

 Altitude : 866 mètres

 Température : 27°

  WPS : N 30 13 538  W 7 01 930

 

 Jeudi 28 octobre 2010

Pas de vent, pas de nuages mais du soleil au milieu d’un ciel tout bleu, 14° au thermomètre, tout le monde est prêt. 7h30, c’est le départ. La piste qui nous mène à Aka Naït Sidi est superbe. En arrivant sur le village, nous roulons au fond d’un oued au milieu d’une palmeraie.

313Le site est magnifique. Au détour d’un méandre, on a la surprise de découvrir que nous sommes au confluent de deux cours d’eau (un d’eau salée, l’autre d’eau douce) situé à deux kilomètres de Tissint.

 316Après douze kilomètres de bitume, nous empruntons une piste sur la droite dans le village de Tighit, à peine visible entre les maisons. Jusqu’à la palmeraie qui abrite Akka Ighane, le village aux habitations de couleur rose et aux volets verts, la piste est défoncée, caillouteuse. Ensuite, on traverse Lestane et Tiskemoudine. Puis nous atteignons  Isser Rhine avec son agadir à tourelles et l’ancienne kasbah du Califat du Glaoui de Marrakech, reconnaissable à son imposante architecture, en grande partie en ruines.

320Arrive enfin le village de Akka Iguirane où on retrouve le bitume qui va nous conduire jusqu’à Tata. Une pause  s’impose pour le ravitaillement en gasoil. Chacun ayant fait ses emplettes, nous repartons en direction d’Imitek. Peu après avoir quitté Tata, nous trouvons un endroit sympathique, au milieu de palmiers, pour le pique-nique. Il fait chaud, 33°. Les montagnes qui longent la route sont d’une couleur ocre rouge magnifique. Les strates formées ne sont pas horizontales mais verticales.

334 8Le paysage est un vrai plaisir pour les yeux.Nous traversons Tizghi, petit village niché dans une palmeraie luxuriante et prenons sur la gauche la piste des caroubiers, nommée ainsi, car de nombreux arbres de cette espèce poussent sur les rives de l’assif n’Tizert. Nous progressons lentement en roulant dans le lit d’un oued, enfoui au fond de profondes gorges cultivées où prospèrent de splendides jardins sous les ombrages de figuiers, d’oliviers, de grenadiers et d’amandiers.

340 6Sur les hauteurs, de chaque côté, on observe des tours de guet. Le canyon est formé de strates souvent verticales, du plus bel effet. Au village d’Aït el Hadj, nous entamons une montée pour atteindre les plateaux couverts de champs d’armoise. Nous roulons entre 1.700 et 1.800 mètres d’altitude, la température a baissé, le sol est pierreux, et trouver un endroit propice au bivouac ne va pas être chose facile. Après plusieurs tentatives, nous nous installons enfin. Il est 18h.

 Distance parcourue : 266 kilomètres

Altitude : 1790 mètres

Température : 17°

 WPS : N 29 41 131  W 8 41 400

 

 Vendredi 29 octobre 2010

 Ce matin, ce n’est pas la chaleur que nous trouvons au réveil. Le thermomètre n’affiche que 4° !!! Vite, on se prépare, les affaires sont rangées, les moteurs vrombissent, c’est le départ. Il est 7h, le petit déjeuner, on le prendra un peu plus bas, par une température plus clémente (il fait vraiment trop froid).

336 8

Après avoir traversé Tazalarhite, Timkyet, Talate-n-Issi, nous retrouvons la piste qui vient d’Igmir à hauteur d’Aït Herbil. Nous passons dans la vallée de l’oued et non par la route pour rejoindre le bitume. Cinq kilomètres plus loin, nous tournons à gauche pour emprunter l’itinéraire qui va nous mener à Assa.341

En cours de route, nous croisons trois gazelles (des vraies avec quatre pattes !!!). Nous traversons Tagmout avec ses belles maisons et sa tour de guet.Après la pause courte mais ô combien réconfortante, nous repartons vers Tanrart. Ensuite, on continue par la descente de l’assif d’Igounane vers Tiouado. Nous suivons la piste des arganiers, toujours aussi jolie. De nombreux petits villages se succèdent. Les jardins y prospèrent, les arbres fruitiers également. Les falaises de couleur rouge sont magnifiques. Que ce pays est beau !337 4

Il est midi, un arganier nous offre son ombre, l’endroit pour pique niquer est très agréable. Il fait plus doux, le thermomètre affiche 27°. Nous atteignons Assa. Chacun s’active à faire les courses, le ravitaillement en gasoil et une petite douche serait la bienvenue. Depuis quelques jours, la toilette est réduite au strict minimum, il fait trop froid. Nous nous rendons tous aux douches municipales (10 dirhams). L’eau est bien chaude. Que c’est agréable ! Il est 18h quand nous redémarrons en direction de Zag. Nous trouvons sur la gauche, en contrebas de la route, une petite palmeraie, avec juste assez de place pour y installer les cinq véhicules et les deux tentes.

Distance parcourue : 212 kilomètres

Altitude : 270 mètres

Température : 29°

 WPS : N 29 34 460  W 9 24 956

 

 Samedi 30 octobre 2010

Aujourd’hui, c’est avec le soleil, sous un ciel bleu et par une température de 17° que nous reprenons le bitume pour cinq kilomètres environ. Il est 7h45. Juste après avoir traversé le Draâ, nous empruntons sur la droite une piste tantôt sablonneuse, tantôt caillouteuse mais très plaisante. Nous traversons une succession de plaines couvertes d’acacias, des lacs asséchés, de superbes canyons.

344 6Tout au long de ce parcours, nous croisons des troupeaux de dromadaires, de moutons, de chèvres. Les bergers nomades vivent sous des tentes précaires. Nous déjeunons à l’ombre d’un acacia, le thermomètre indique 38°. Nous ne restons pas longtemps, il y a encore des kilomètres à parcourir. Après avoir traversé Tiglit, un beau village ancien, nous suivons un canyon très profond mais d’une grande beauté.

344 5Suit une zone de collines recouvertes d’euphorbes piquantes. Ensuite, nous passons par une magnifique palmeraie et la bourgade d’Aouïnet Aït Oussa. Quelques kilomètres plus loin, nous atteignons El Ayoun du Draâ, ancien fort de l’époque du Protectorat, avec sa source au pied des ruines. La fin de la piste se démarque par les plantations et même les exploitations de figuiers de Barbarie que l’on voit de chaque côté.

345Nous rejoignons la route nationale qui mène à la Mauritanie. Nous la suivons pendant quelques centaines de mètres avant de reprendre la piste qui va nous conduire au Fort Aoréora. Nous nous installons pour la nuit au pied de la grande dune, à l’entrée de la Plage Blanche en bordure de l’Océan Atlantique. Est cela le Paradis ???

Distance parcourue : 261 kilomètres

Altitude : 10 mètres

Température : 21°

WPS : N 28 50 459  W 10 50 053

 

Dimanche 31 octobre 2010

 

 Aujourd’ hui, en  France, c’est le changement d’heure. Il n’y a donc plus qu’une heure de décalage avec le Maroc. Ce matin, le soleil est présent mais déjà quelques nuages arrivent. Le thermomètre affiche 23°. La mer est descendante, nous pouvons rouler à une vitesse plus élevée sur le sable mouillé.

 

347 1La Plage Blanche ressemble à un grand ruban rectiligne, long d’une trentaine de kilomètres. Alors que de gros nuages noirs s’amoncellent au-dessus de nos têtes, nous faisons une pause pour photographier les trois générations de 4x4 Toyota. Après plus d’une heure de sable, les pneus sont regonflés sur une zone de galets avant de remonter sur la crête, par la piste de la caravane isolée. Son habitant est toujours là avec ses chiens.La pluie tombe,  mais heureusement,  on aperçoit des zones de ciel bleu à l’horizon.Nous atteignons la fin de la piste au niveau de l’embouchure de l’oued Noun. Il est midi, nous déjeunons sur la plage de sable fin, sous un beau soleil et par une température de  23°. Sur les rochers, sont collés des bigorneaux et des berniques.350

Pour quitter notre lieu de pique nique, il nous faut affronter une grimpette empierrée, assez technique. Nous retrouvons le bitume et rendons quand même une petite visite à l’épave du gros chalutier échoué, posé droit, en bordure de plage.

353 8Encore dix kilomètres et nous arrivons à Sidi Ifni. Cette bourgade, juchée sur la falaise, est restée une enclave espagnole jusqu’en 1969. On se ravitaille au marché central et au grand souk du dimanche. Les pleins de gasoil effectués, nous reprenons la route en direction de Mirleft, situé trente kilomètres plus loin. Il est encore un peu tôt pour s’arrêter, on continue donc jusqu’à Aglou. Nous entrons dans la réserve naturelle du Parc national de Souss-Massa.

354 5Le vent s’est levé, il souffle fort. Trouver un endroit abrité ne va pas être facile !!! Mais, c’est sur la falaise, les pieds dans le sable, entre des arbustes aux fleurs jaunes décoratives, que nous installons le bivouac pour la nuit.

 

Distance parcourue : 193 kilomètres

Altitude : 102 mètres

Température : 21°

WPS : N 29 51 011  W 9 47 574

 

Lundi 1er novembre 2010

 

 Le vent a soufflé toute la nuit, si bien qu’un véhicule est « ensablé », le sable ayant creusé sous le 4x4 (nous comprenons pourquoi les dunes changent, vu l’ensablement du véhicule). C’est spectaculaire !!! Ce matin, le soleil brille, le vent s’est calmé, le thermomètre indique 17°, il est 8h30, nous démarrons. Nous atteignons rapidement Issough, un village de pêcheurs à flanc de relief. De petits cabanons creusés dans la falaise abritent les hommes et leur matériel.

354 9Nous longeons le bord de l’océan en jouant dans les dunettes. Huit kilomètres plus loin, nous nous arrêtons à Baaror. Nous en profitons pour visiter une de ces habitations troglodytiques. Nous sommes surpris par la grandeur et le confort relatif, bien sûr. Celle qui nous a été présentée se composait de trois pièces, une salle de bains avec douche, un coin cuisine, le tout joliment décoré. Une réserve d’eau se trouve au dessus à l’extérieur. Ensuite, la piste est très agréable, roulante, sablonneuse. Nous longeons le village de Sidi Wassaï avec le camping caravansérail Bakanou. Avant de traverser Massa à l’embouchure de l’oued du même nom, on retrouve le bitume. Toute la vallée est une immense zone de cultures maraîchères. Sur la rive droite, après le village de Sidi R’Bat, nous passons devant le « Ksar Massa » magnifique hôtel situé en bordure de mer. (L’acteur Jean Lefèvre en était le propriétaire)

356 1

Nous atteignons Tifnit en fin de matinée. L’océan est agité, le passage sur la plage est impossible, nous garons donc les véhicules en haut du village. Là, on a la surprise de retrouver les ibis chauves. Comme chaque année, ils reviennent à cet endroit où ils se sentent en sécurité. C’est une espèce protégée et les autochtones en prennent soin.

On profite du soleil et de la plage. La température est de 29°. Nous déjeunons chez « Maxime » (pas celui de la rue Vendôme) toujours aussi délicieux. Le plat est un régal pour les papilles.

358 1Puis nous repartons en hors piste, vers Agadir. La ville se « traverse » aisément. C’est au camping « Atlantica Park » à Imi Ouaddar (Aghroud), un lieu très agréable, plaisant, propre, que nous nous installons pour la nuit. Il est 18h45.

 

Distance parcourue : 138 kilomètres

Altitude : 75 mètres

Température : 23°

WPS : N 30 35 237  W 9 44 986

 

Mardi 2 novembre 2010

 C’est sous un ciel brumeux et un pâle soleil que nous nous réveillons ce matin. Nous quittons le camping vers 8h45, la température est de 17°. A hauteur du cap Ghir et jusqu’à Tamri, l’itinéraire bordé d’euphorbes cactoïdes longe des rochers contre lesquels les vagues d’une mer souvent forte à cet endroit viennent se fracasser. En arrivant à Tamri, la route décrit une vaste boucle pour contourner la bananeraie qui occupe toute la plaine de l’oued Tinkert.

361 2Après avoir fait une courte pause pour se procurer du miel et des bananes, nous repartons vers Imsouane où nous empruntons la piste qui longe la côte. De nombreux arganiers nous entourent, certains sont couverts de chèvres. Plusieurs pistes partent sur notre gauche. Toutes conduisent à de petits ports de pêche blottis contre la falaise.

362 7Certains ne sont accessibles que par des chemins muletiers. Du haut d’u

n promontoire, on aperçoit la plage de Tafelney avec ses barques de couleur bleue, tirées sur le sable. Seules, deux vaches, s’y côtoient. Que font-elles en cet endroit ? de quoi se nourrissent-elles ? Il est vrai qu’on a plus l’habitude de rencontrer ces ruminants dans les prés.

363 3Nous nous arrêtons au village suivant, Iftane. Nous déjeunons sur la plage, au soleil. Le thermomètre affiche 27° mais le vent se lève. Nous rejoignons Essaouira et passons la nuit au Camping.

 

Distance parcourue : 180 kilomètres

Altitude : 10 mètres

Température : 18°

WPS : N 31 29 050  W 9 45 793

 

Mercredi 3 novembre 2010

 Le ciel est bleu, le vent a cessé, 16° au thermomètre, il est 10h30. Pour parcourir la  Médina et toutes ses ruelles, jonchées d’échoppes de toutes sortes, nous nous séparons. Ces petits commerces cachent les maisons blanches aux volets bleus qui faisaient la particularité de « Mogador ».

483 8Le groupe se retrouve trois heures plus tard et nous partons en direction d’El Jadida par le bord de mer. La route est bordée de forêts de thuyas dont on fait des objets divers et de la marqueterie, spécialité d’Essaouira. Quarante kilomètres plus loin, nous descendons par une petite piste sur la plage de Baybah. Nous déjeunons parmi les barques de pêche bleues. La température est douce et nous sommes à l’abri du vent.

485 3Puis, nous atteignons Safi, la cité des potiers. C’est un grand port sardinier mais aussi une ville industrielle importante. On y transforme pyrites et phosphates en acide sulfurique, acide phosphorique et engrais. Ces usines se trouvent en bordure de mer et les déchets sont rejetés directement dans l’océan. Il y a beaucoup à faire en ce qui concerne la protection de la nature.

La route qui longe le littoral est maintenant bordée d’eucalyptus. Nous passons à Bedouzza, reconnaissable à son phare blanc et au marabout juste à côté. Puis, nous atteignons Oualidia, station balnéaire située au fond d’une grande lagune protégée des vagues. Ce village est réputé pour ses parcs à huitres, ses oursins et ses araignées de mer.

487 3Nous continuons jusqu’à Sidi Abed où nous quittons le bitume pour s’engager sur une piste qui serpente entre les marais salants. Nous trouvons un endroit abrité du vent, entre les eucalyptus pour y installer le bivouac.

 

Distance parcourue : 265 kilomètres

Altitude : 6 mètres

Température : 18°

WPS : N 33 00 971  W 8 43 042

 

Jeudi 4 novembre 2010

 Le soleil brille mais l’humidité se fait sentir ce matin. Le thermomètre affiche 14°, il est 8h15, les moteurs démarrent. La route dessine un ruban entre les cultures maraîchères où toutes sortes de légumes poussent en abondance. C’est la saison des citrouilles et des courges, les étalages en sont remplis. Le paysage est toujours aussi beau... jusqu’à la Centrale Thermique Jorff Lasfar située à une vingtaine de kilomètres d’El Jadida, en bord de mer !!! Quel dommage !!! Nous roulons maintenant vers le nord, sur l’autoroute que nous quittons à Moulay Bousselham. Nous déjeunons au milieu d’une immense forêt d’eucalyptus. Il est 13 heures est la température est de 30°. C’est en plein centre du bourg que nous empruntons une piste roulante et sablonneuse qui nous emmène à Larache en surplombant l’océan du haut de ses falaises.

489Tout le long de la côte, se dressent des postes militaires stationnés là pour surveiller les trafics de toutes sortes. Nous sommes intrigués par un va et vient de camions, d’ânes qui viennent chercher du sable. Nous apprenons que ces chargements sont destinés à la fabrication de briques. Nous atteignons Larache et un arrêt s’impose pour le ravitaillement. Il est 18h, nous nous dirigeons vers le Centre des Ressortissants Marocains pour y passer la soirée et la nuit (endroit très propre, sanitaires nickels, douches chaudes  et c’est gratuit !!!).

 Distance parcourue : 422 kilomètres

Altitude : 26 mètres

Température : 19°

WPS : N 35 09 706  W 6 08 568

 

Vendredi 5 novembre 2010

 Ce matin, nous nous réveillons sous un beau ciel bleu. Le thermomètre indique 12°.

C’est notre dernier jour sur le sol africain. Pour cette ultime journée, j’ai l’impression que le soleil brille plus que d’habitude. A croire que le ciel fait tout pour qu’on ait encore plus de regrets de quitter ce merveilleux pays !!!

Nous quittons Larache pour pénétrer à l’intérieur des terres par des pistes roulantes et sablonneuses, bordées de figuiers de barbarie. Puis nous traversons des forêts tantôt de chênes liège, tantôt d’eucalyptus. Nous longeons de temps en temps des zones de cultures maraîchères. Nous franchissons un passage scabreux après l’école d’un village. L’endroit est très peu fréquenté. Quelques kilomètres plus loin, une ruelle étroite oblige  nos pilotes confirmés à manœuvrer avec délicatesse pour ne pas toucher les murs peints récemment. Nous remarquons que dans cette région, les femmes portent le costume du Rif, composé de jupes ou mandils aux rayures rouge et blanche et d’un chapeau de paille aux pompons colorés.495 2

Le tracé nous ramène vers la côte pour atteindre Assilah. Nous allons nous balader dans la Médina. Le vendredi, toutes les échoppes sont fermées, Il n’y aura donc pas de shopping aujourd’hui. Nous nous attablons à la terrasse du « Restaurant Farah » pour y déjeuner. C’est notre dernier repas sur le sol marocain. Il est 13h30, nous partons pour Tanger ville.  L’ultime ravitaillement de gasoil effectué, nous prenons la route côtière pour rejoindre le nouveau port situé à une quarantaine de kilomètres de là.

498

Nous appareillons à 19h45 c'est-à-dire avec 1h45 de retard.

 Distance parcourue : 152 kilomètres

Altitude : 14 mètres

Température : 17°

WPS : N 35 52 926  W 5 30 377

 

 Samedi 6 novembre 2010

 La mer est calme, le soleil brille. Après dîner, nous regagnons nos couchettes. Le lendemain, nous nous retrouvons tous  pour enregistrer les photos sur les ordinateurs.  Puis chacun « tue » le temps comme il peut...

Nous arrivons à Barcelone vers minuit et débarquons une heure plus tard. Nous roulons en file indienne vers la frontière. Nous sommes à Béziers  vers 5 heures. La boucle est bouclée……..

 

Cette belle aventure est terminée … Vivement le prochain départ…

Ce raid s’est très bien passé toujours dans la bonne humeur et dans les rires... sans accident…  sans incident.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

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7 véhicules 6 Toyota 2 HDJ100 2 HDJ80 1 HZJ80 1 KZJ90 1 Isuzu D-Max

14 personnes

 

Jour 1 et 2

Ce matin, ça y est, nous prenons la route pour la fameuse passe de Siga (Tunisie)10

Nous arrivons au Port de Marseille vers 9 heures. Nous rejoignons notre groupe et faisons connaissance. Le bateau ayant du retard, nous ne pouvons embarquer que vers 14 heures. Mais là, première frayeur, les dockers nous déclarent que les véhicules chargés sur le toit ne sont pas sûrs d’embarquer (c'est-à-dire tout notre groupe). Après maints palabres avec le responsable, nous avons enfin l’autorisation de monter à bord… Il nous faudra attendre encore une heure avant que le bateau n’appareille. Après une traversée sans histoire, nous atteignons le port de la Goulette à Tunis où nous débarquons à 9 h 30’. Nous sommes les premiers à sortir de la cale.  Après avoir fait les formalités douanières, nous quittons la zone portuaire en direction de Tunis afin de prendre l’autoroute : cap au sud. Nous rejoignons Matmata pour y passer la nuit. L’hébergement est de très bonne qualité.SIGA (22)

  GPS  N 33 32.809 E 9 57.278 

Arrivée 20h  

424 kms parcourus  

Temp. 20°  

Altitude 360m

 

Jour 3 : Départ Matmata à 9h

Aujourd’hui, nous attaquons les pistes. A Matmata se trouvent des maisons troglodytes que nous visitons. Puis, nous roulons jusqu’à Médénine où nous ravitaillons en nourriture, eau et gazole. Nous nous dirigeons ensuite sur Tataouine où nous devons récupérer les précieuses autorisations. Déception, nous devions prendre une piste à une dizaine de kilomètres mais celle-ci a été bitumée… Ce n’est finalement que 60 kilomètres plus loin que nous quittons le goudron.SIGA (9)

Cette fichue route nous ayant fait gagner du temps, nous décidons de « jouer » dans un cordon de dunes avant de s’arrêter pour le bivouac. Après quelques « plantages » nous stoppons à 5 kms de Remada vers  17 h. Nous nous couchons vers 21 h.108

GPS  N 32 20.659 E 10 25.406 


Arrivée 17h 


198 kms parcourus 


Temp. 33°

 

Altitude 409m

    

 Jour 4 : Départ de Remada à 8h 30’

Dès les premiers kms le D-Max fait des siennes. Il n’avance pas…Il ne prend que 1800 tours. On s’arrête, diagnostique : le filtre à air a été mal remis…Ouf. Arrivés à Remada, nous faisons les pleins complets de carburant. En effet, plus de possibilité de ravitailler avant 700 kms et que du sable… Nous quittons la ville vers 10 h. Quinze kilomètres plus loin, nous sommes arrêtés par un poste de contrôle militaire. Nous suivons ensuite une piste caillouteuse, puis une piste rapide et pour finir, la fameuse piste du pipe très rapide.

SIGA (9)Nous nous arrêtons près d’une colline pour déjeuner. Pendant cet arrêt, nous verrons passer le groupe « SudExpé » (environ une quarantaine de véhicules). Ils étaient avec nous sur le bateau. Après le déjeuner, nous reprenons la route euh pardon la piste. Quelques kilomètres plus loin, un camion est stationné et là, surprise, sa remorque a perdu un essieu qui a été se poser dans une ravine. Nous nous arrêtons pour voir s’ il a besoin de notre aide ? Nous ne pouvons rien faire pour lui. Le conducteur nous remercie chaleureusement (il va passer quelques jours sur place). Nous nous arrêtons vers 17 h. La nuit tombée, nous aurons droit à un magnifique ciel dégagé et étoilé. Avant de m’endormir, je rêve de la planète 4x4 où il n’y a pas d’écolo ou alors des « gentils », où les 4x4 roulent à l’air, où les ados ont le droit de conduire et où il existe toutes sortes de difficultés. Un rêve quoi !!!

 

 GPS Entrée de Siga 

   Arrivée 17h 

   238 kms parcourus 

 

 

Temp. 24° 

 

Altitude 315m

 

 

 

Jour 5 : Départ à l’entrée de Siga 7h

Aujourd’hui, 7h c’est le grand jour. Nous allons enfin attaquer la FAMEUSE PASSE DE SIGA. Face à nous, à environ 400m l’arbre qui balise l’entrée de la piste. Petit briefing, puis nous dégonflons nos pneumatiques à 800 grammes. Les véhicules s’élancent pour cette fameuse traversée en faisant bien attention de ne pas trop se « louper » sur le passage des dunes afin d’éviter les plantages  et de labourer la trajectoire.

SIGA (133)Par endroit les passages sont délicats, nous progressons. Il ne s’agit pas de gagner le « Dakar ». Le meilleur véhicule ou le meilleur pilote est celui qui PROGRESSE… Après avoir treuillé l’Isuzu, nous entendons par la VHF que le 90 a des problèmes. Celui-ci ayant décollé sur une crête a tapé de l’avant et un bruit inquiétant s’est fait entendre. Démontage du pont, diagnostic : pont arrière cassé. Pour lui, Siga c’est fini. Impossible de continuer. L’Isuzu n’ayant pas trop confiance préfère renoncer et accompagnera le Toy par la piste jusqu’à Ksar Ghilane. De là, le 90 et le D-Max peuvent rejoindre la palmeraie. Après leur avoir dit au revoir nous repartons  à 5 véhicules. Nous ne nous sommes pas encore restaurés cela sera chose fait très rapidement chacun ayant ouvert une boite de salade. trente minutes après nous repartons. Nous progressons dans les dunes avec grandes difficultés et nous n’en sommes qu’au début !!!

266Après avoir « escaladé » un premier cordon de dunes, nous nous trouvons au sommet où une descente vertigineuse et abrupte nous attend. Certains copilotes préféreront descendre à pied… Arrivé en bas, un véhicule a déjanté. La réparation effectuée, nous continuons pendant une heure et nous nous arrêtons pour le bivouac. Il est 18h.

 

Arrivée Siga 18h

  10,860 kilomètres parcourus

   Temp. 27° 

 

 

Altitude 357m

 

 

 

 

Jour 6 : Départ Siga

 Nous nous réveillons tard. Hier, nous avons veillé près d’un feu de camp en discutant des difficultés rencontrées dans la journée et en ayant une pensée pour les deux équipages qui nous ont quittés. Il est 9h quand nous démarrons.

199Face à nous, un gros cordon de dunes qui nous semble toutes plus hautes les unes que les autres. Pour passer, nous sommes obligés « d'écrêter les sommets, de remblayer les trous et d’aplanir les devers » Nous nous guidons mutuellement sur chaque crête. Nous n’avons pas droit à l’erreur.

SIGA (137)L’entraide est impérative. Après avoir bien pelleté, treuillé, écrêté, aplani, nous nous arrêtons vers 17h30’.

  Arrivée Siga 17h 30’  

 15,300 kilomètres parcourus 


 Temp. 25° 


Altitude 310m

 

 

Jour 7 : Départ Siga

Ce matin, nous partons tôt (7h). Dès le premier cordon un 80 se trouve en difficulté. Mais maintenant, nous sommes aguerris. Nous progressons à travers la passe avec grandes difficultés.

SIGA (163)Nous pellèterons, aplanirons, treuillerons, sanglerons un nombre inimaginable de fois. Mais ne sommes nous pas venu ici pour cela ???. La fatigue et la sagesse nous demandent de nous arrêter tôt !!! Ce sera chose faite à 16h 30’. Pendant le repas et la veillée, les discussions sont nombreuses. Chacun y allant de sa théorie pour passer les dunes. Ce fut animé.172

 

 

 

Arrivée Siga 16h 30’ 

 5,910 kilomètresparcourus 

Temp. 25° 

Altitude 310m

 

 

Jour 8 : Départ Siga

 

 

Ce matin, nous quittons le bivouac de nouveau à 7h. Le sable étant bien plus porteur à la fraiche. Bien nous en fut, nous allons lors de cette journée pulvériser des records de distances et de progressions dans le sable. En effet, nous allons réaliser l’exploit de parcourir: 150m en 3 heures et 1,740m en 5 heures !!! SIGA (541)

 

Nous serons obligés pour passer certains sommets de nous confectionner un chemin avec toutes les plaques à notre disposition soit environ 10m. Puis en haut, de treuiller chaque véhicule. SIGA (543)


Nous voulons atteindre la sortie de Siga aujourd’hui car nous ne sommes pas en avance sur le programme. Notre objectif sera atteint. Nous sommes au pied de la sortie à 17h. Ce soir au bivouac, nous sommes « attaqués »  par une énorme araignée. La fatigue nous enverra dans les bras de Morphée à 9h.

 Arrivée Siga : 17h 

 

6,860 kilomètres parcourus   


Temp. 32° 


Altitude 308m


 

 

 

Jour 9 : Départ au pied de la sortie de Siga

Ce matin, nous partons de nouveau à 7h (sable oblige) et c’est de nouveau après 4h de dunes et de  « sanglage, treuillage, pelletage) que nous atteignons la sortie de la passe. La descente est de nouveau impressionnante.  Après ce que nous avons vécu, plus rien ne nous arrête… Nous descendons… Nous avons réussi…

204Nous rejoignons la piste du pipe. Cela y est, c’est terminé Siga. Lourd bilan, un pont cassé, un abandon, deux plaques cassées, trois perdues. Nous remontons la piste du pipe en direction de la palmeraie pour rejoindre nos accolytes qui nous attendent depuis cinq jours.SIGA (407)

Nous atteignons le bivouac vers 19h et notre groupe est reformé. Nous prenons notre repas au camping et nous récupérons de nos dures journées. La soirée fut vive en discussions et nous nous promettons tous de revenir. Que de souvenirs, que d’émotions. De belles montées d’adrénaline. Ce soir, nous sommes bien remontés au nord, la température est de 20°.

 Arrivée ksar Ghilane 19h 

 216 kilomètresparcourus 

Temp. 20° 

Altitude 209m

 

Jour 10 : Départ Ksar Ghilane

Ce matin, nous partons après avoir pris tout notre temps. Nous ravitaillons en pain et eau. Nous allons visiter le fort, pas par la piste mais par les dunes.

SIGA (296)Plus rien ne nous arrête. Nous remontons la piste du pipe sur environ 150 kilomètres, passons Kairouan direction Sousse où nous arrivons à l’hôtel Mercure à 18h. Quel contraste, nous voici revenus en Europe. Il y a deux jours, nous étions en bivouac dans les dunes et ce soir nous dormirons dans un complexe hôtelier (cela sent le touriste)

Point GPS N 35 54.591 E 10 35.294 

Arrivée : 18h 

391 kms  parcourus 

Temp. 19° 

Altitude 3m

 

 

 

 

Jour 11 Départ Sousse

Aujourd’hui, après notre parcours dans les dunes, nous initions deux équipages aux joies du jet ski. Nous louons trois jets un 1200 cm3 et deux 750. Nos nouveaux jet skieurs ne connaissant pas le scooter des mers se régalent.

366Après une heure d’évolution et vu la fraicheur de la mer 18°, frigorifiés nous décidons de rentrer. Nous quittons notre hâvre de paix vers 12h 45’ après avoir profité de la piscine chauffée. Nous nous arrêtons en surplomb de la mer pour déjeuner. Puis nous prenons une piste qui doit nous mener à  Hergla mais celle-ci a été bituméé (dommage). Nous prenons un Tunisien en stop. Celui-ci, chauffeur de taxi est venu pour repérer la nouvelle route. Nous atteignons Hammamet à 18h 30’. 360

Point GPS N 36 24.241 E 10 38.221 


Arrivée  18h30’  


167 kms parcourus  


Temp. 22°   


Altitude 21m

 

 

 

Jour 12 : Départ Hammamet

Ce matin, nous nous levons tôt (embarquement oblige) mais le cœur n’y est pas. C’est notre dernière matinée sur le sol Tunisien. Nous partons en direction de Tunis à 8h. et arrivons à La Goulettevers 10h.) Les formalités douanières faites, nous embarquons sur le Carthage. Nous aurons la chance de pouvoir visiter la salle des machines : c’est tout simplement impressionnant. On arrive dans le port phocéen le lendemain à 14h.

SIGA (559)

 UNE SEULE PHRASE RESONNE DANS TOUTES LES TETES : QUAND EST-CE QUE L’ON REFAIT SIGA ???

 La douane est très longue. Nous ne sortons du port qu’à 16h 30’. Nous sommes de retour sur Agde vers 19h, après une longue route , des souvenirs pleins la tête et rêvant de retourner faire SIGA

 

 

                                                                                                     Thomas  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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RAID OUZINA

 27 janvier        Agde                Barcelone         

  28 janvier        Tanger             Larache              130 kms

  29 janvier        Larache            Azemmour          320 kms

  30 janvier        Azemmour        Iftane                 385 kms

  31 janvier        Iftane               Massa                 235 kms

  01 février         Massa               Aoreora               212 kms

  02 février         Aoreora             Draa                   137 kms

  03 février         Draa                  Assa                   122 kms

  04 février         Assa                 Canyon                175 kms

  05 février         Canyon             Tata                    139 kms

  06 février         Tata                FoumZguid          275 kms

  07 février         FoumZguid    Chegaga                 85 kms

  08 février         Chegaga        Zagora                  173 kms

  09 février         Zagora

  10 février         Zagora          Ouzina                   230 kms

  11 février         Ouzina           Merzouga                95 kms

  12 février         Merzouga       Palmeraie             110 kms   

  13 février         Palmeraie      Rich                        158 kms

  14 février         Rich               Tanger                    602 kms

  16 février         Barcelone       Agde                       344 kms

                                                                                             

                                                                                   TOTAL :   4 271 kms

Jeudi 27 janvier 2011

A 4 heures, nous quittons Agde. Nous atteignons Barcelone vers 8h45. Nous remarquons tout de suite que les seuls 4X4 à l’embarquement sont les nôtres….003


Il faut dire qu’il n’ y a pas foule…Le Majestic appareille à 11 heures, avec une petite heure de retard seulement.

Chacun s’installe dans sa cabine et tous se retrouvent pour le déjeuner à la cafétéria.

La sieste est de rigueur, la nuit a été courte pour tout le monde.

La météo est loin d’être clémente….il pleut!!! La mer est légèrement agitée mais le roulis est supportable.

La douane se passe à bord du ferry, rapidement et pour une fois sans problème..

Après le dîner pris ensemble,  

les hommes en profitent pour passer une soirée entre eux!!!!

 

 

 

 

 

 


Vendredi 28 janvier 2011 

Au réveil, nous avons la surprise d’une mer plus calme et d’un ciel plus clair même si le soleil ne se montre pas. Nous nous retrouvons à la cafétéria pour le petit déjeuner. Nous sympathisons avec un couple installé près de Rabat. Tout le groupe est gentiment invité pour l’apéritif ou le café le lendemain. C’est promis, nous y serons.

 006Il est 12 heures 30,,nous débarquons pour la première fois à Tanger Port Med, situé à une quarantaine de kilomètres du centre ville. Le sol est détrempé, il a dû pleuvoir abondamment. La douane se passe rapidement, les banques sont ouvertes, chacun change ses euros en dirhams..L’accalmie fut de courte durée, la pluie se manifeste à nouveau. Nous sortons de l »autoroute à Assilha où les pilotes font le plein de gasoil.Puis, comme prévu, nous empruntons la piste qui doit nous mener à Larache. Seulement voilà, le sol est boueux, glissant, et, après une douzaine de kilomètres, le groupe décide de faire demi tour…. Ce sera pour une autre fois. Dommage, car ce parcours est très agréable et les paysages magnifiques.C’est donc par la route que nous atteignons Larache.

006 1Nous allons directement au  camping de la Comarit où nous avons l’habitude de nous arrêter. Il est 17 heures 30Le pneu arrière gauche du HDJ 100  est dégonflé…..Serait-ce une crevaison??? Patientons jusqu’à demain matin pour le savoir.La pluie tombe toujours. Nous décidons donc de diner sur place…..

 

Distance parcourue : 130 kilomètres

Température : 15°

Altitude : 20 mètres

WPS : N 35 09 727   W 6 08 512


 

   

 

Samedi 29 janvier 2011

 

Oh surprise, ce matin on peut apercevoir un peu de bleu dans le ciel mais les nuages sont encore nombreux. La température est de 12°.La journée commence mal, le pneu est bel et bien crevé. Serge le regonfle, il le fera réparer en ville. Pendant ce temps, nous en profitons pour faire quelques provisions.Enfin, nous pouvons quitter Larache. Etant donné l’heure, il est décidé de prendre l’autoroute pour rejoindre nos amis à Temara. Nous faisons une halte chez un mécano. En effet un ski s ‘était détaché sur le 100 de Serge et cela risquait d’être gênant pour la suite du voyage. C’est chez le couple rencontré sur le ferry que nous nous  retrouvons. Après avoir pris un rafraichissement, nous partons…. pas pour très longtemps car la nuit tombe déjà.C ‘est après avoir traversé Mohamedia que nous nous arrêtons dans une station service CMH pour y passer la nuit. Il est 20 heures et la pluie continue.

 

 Distance parcourue : 320 kilomètres

Température : 13°

Altitude : 127 mètres

WPS : N 33 24 713  W 7 52 868

 

 Dimanche 30 janvier 2011

 

La nuit a été arrosée, la pluie continue ce matin. Si bien que nous allons tous prendre le petit déjeuner à l’abri dans la cafétéria de la station service. Le groupe démarre à 9 heures, le thermomètre indique 11°.Nous avons une petite pensée pour le couple d’amis qui embarque à Barcelone aujourd’hui….C’est par la route nationale que nous atteignons Azemmour, puis nous passons au-dessus de l’Oum R’Bia , le fleuve le plus long du Maroc,  juste avant qu’il se jette dans l’océan atlantique.  Nous traversons la jolie ville d’El Jadida, cité portugaise appelée également « Deauville Marocaine ».

 013 1Nous poursuivons notre chemin en suivant la côte.Un peu avant Sidi Moussa, commence une longue série de lagunes étroites, séparées de l’océan par un cordon de dunes, parfois couvertes de pinèdes. On y trouve des marais salants et surtout des cultures maraîchères de toutes sortes. Après avoir traversé Oualidia, station balnéaire très fréquentée, connue  pour son ostréiculture, nous passons devant le phare du Cap Bedouzza et atteignons Safi. Cette ville industrielle et portuaire est spécialisée dans la sardine et l’exportation du phosphate. Elle est aussi connue pour ses céramiques.Le soleil se montre de temps en temps, la pluie a cessé et l’heure du déjeuner approche. 

010 1-copie-1C’est à Baybah, au bord de l’océan que nous nous arrêtons. Peut-être aurons-nous la chance de trouver du poisson? Que nenni, les barques ne sont pas encore rentrées.

010 6Ce n’est pas grave, l’endroit est idyllique, les tables sont installées à l’abri du vent.Deux heures plus tard, nous mettons le cap sur Essaouira, située à une quarantaine de kilomètres. Nous faisons juste une halte pour le gasoil et partons pour Sidi Kaouki . Nous passons dans une forêt d’arganiers puis des thuyas leur succèdent.Nous allons jusqu’à la plage d’Iftane, un des petits ports de pêche les plus pittoresques.

016Il est 18 heures, passer la nuit sur la plage au bord de la mer, est quand même merveilleux. Des pêcheurs se trouvent là, les hommes vont donc leur acheter des poissons.Nous assistons à un magnifique coucher de soleil.

018Personne n’en perd une miette! Aujourd’hui est un grand jour pour l’homme de mon cœur, c’est son anniversaire. Bien sûr, nous lui avons préparé une petite surprise. Il souffle une bougie. On a été sympa, il n’aurait pas pu toutes les éteindre d’un seul coup!!!!(je blague, bien sûr!).Chacun aide à sa manière, mais tout le monde se régale le moment venu. Nous passons tous une très bonne soirée, la première en plein-air.

 

Distance parcourue : 385 kilomètres

Température : 13°

Altitude : 5 mètres

WPS :  N 31 11 501  W 9 48 908

 

  Lundi 31 janvier 2011

Quelle surprise ce matin d’être réveillés par les rayons du soleil! La mer est calme, le thermomètre indique 11°, il est 9 heures, les moteurs ronronnent, nous quittons ce lieu de rêve.

La piste est bordée d’arganiers. Arrivés à Tafedna, petit port pittoresque, une pause s’impose.032 1


L’endroit n’est magnifique. Bientôt, Tamri et ses bananeraies est en vue. Nous en profitons pour effectuer le ravitaillement en fruits et légumes.

Un vent frais s’est levé. C’est après le phare du cap Ghir, sur un promontoire avec vue sur l’océan,  que nous trouvons un endroit abrité. Il est temps de se restaurer.049-copie-1


La traversée d’Agadir se fait sans problème. La prochaine étape est Tifnit, station balnéaire typique au bord de la mer. Nous y arrivons par la plage. Nous devions y faire une pause « whisky berbère » mais Maxime, le patron de l’unique buvette du village est absent. Ce sera pour une autre fois.

Nous repartons,  toujours par le littoral, mais les chers pointus ne font pas de cadeau…..070


Le pneu avant droit du HDJ100 éclate. L’heure avance, le vent souffle de plusro en plus fort et il va falloir trouver un endroit pour passer la nuit. Après Souss Massa, nous trouvons un camping le  « Wassay Beach »situé àSidi Wassay, en bordure de mer.069


Il est 18 heures 30. La température n’étant pas très clémente et le vent soufflant violemment, tous, nous dinons au restaurant.

 

 

 

 

 

 

 

Distance parcourue : 235 kilomètres

 

 

 

 

Température : 17°

 

 

 

 

Altitude : 28 mètres

 

 

 

 

WPS : N 30 03 346  W 9 41 259

    

 Mardi 1er février 2011

  Au réveil, le vent a cessé, le ciel est bleu, le soleil brille et la température est de 11°.Nos amis ont dormi à Casablanca et se dirigent vers Agadir. Ils ne sont plus très loin. Il est 10 heures15, le petit déjeuner est avalé, nous reprenons la piste qui doit nous mener jusqu’à Aglou.

086De là, c’est par la route que nous nous dirigeons sur Mirleft. Serge s’y arrête pour faire réparer son pneu, les autres vont pique-niquer sur une plage.Tout le monde se regroupe à Sidi Ifni pour y faire le ravitaillement aussi bien alimentaire qu’en carburant. Sept kilomètres après Sidi Ifni, nous faisons un arrêt pour la photo traditionnelle devant le chalutier échoué.

100 1Jusqu’à l’embouchure de l’oued Noun, nous progressons sur le bitume. Ensuite après une grimpette assez raide, la piste devient caillouteuse par endroit mais roulante dans l’ensemble. Arrivés à la caravane du pêcheur, nous abordons la descente vers la mer. Nous avons de la chance, c’est la marée descendante.Tout le monde s’en donne à cœur joie sur ce sable « mou ».

654Aujourd’hui il n’est pas question de rouler au bord de l’eau , là où le sable est le plus mouillé si on ne veut pas se planter. A une quinzaine de kilomètres de la sortie, nous faisons une pause pour refroidir les moteurs et dégonfler. Il est temps!!! Les conseils pour conduire sur la plage sont : rouler en courte, surveiller la température de l’eau, le compte tours et…..le terrain.

709 8Le vent souffle, le bivouac est installé non pas au pied de la grande dune à la sortie de la plage blanche, mais dans la montée vers le Fort Aoreora, au milieu des tamaris. Il est 18 heures 30

 

Distance parcourue : 212 kilomètres

 Température : 16°

 Altitude : 39 mètres

 WPS : N 28 50 403  W 10 50 197

 

 

Mercredi 02 février 2011

Le thermomètre affiche 15° ce matin au réveil. Le vent s’est un peu calmé, le soleil brille mais les nuages apparaissent déjà.713



Il est 9 heures quand nous démarrons.

Nous longeons l’oued ou plus exactement, nous roulons dans son lit, entre à gauche les hautes dunes de rochers.714


La piste serpente dans un mince filet d’eau salée. Le paysage qui nous entoure est magnifique.717


Après avoir roulé un certain temps au fond de l’oued, nous progressons maintenant sur un plateau désertique.

Pendant ce temps là, les nouveaux arrivés s’amusent dans les dunes et vont jusqu ‘au Cap Draa. Il faut bien s’occuper….en attendant de se retrouver à 13 heures à l’entrée de la piste pour le fort Tafnidilt.

La température devient beaucoup plus clémente, elle est de 23°. Nous reprenons la route vers la piste qui longe le Draa. 720 2


 Il est 15 heures, les estomacs réclament,  il est temps de se restaurer.

On essaie de trouver un passage pour traverser l’oued. Mais ce dernier reste infranchissable. Il est donc décidé de faire demi tour et de passer par la montagne.722


Il y aura du jardinage, du repérage à pieds, mais avec de la persévérance, on y arrive!

L’heure avance et la nuit ne va pas tarder à tomber. Il faut chercher un endroit pour bivouaquer . Ce n’est pas facile car il n’est jamais prudent de s’installer dans le lit d’un oued, et là, on est en plein dedans. On continue donc en espérant  trouver un terrain plat.  La nuit venue, nous nous arrêtons sur une plateforme assez grande pour y garer les 6 véhicules. La veillée est de courte durée malgré le ciel étoilé, mais le vent est frais.

      

Distance parcourue : 137 kilomètres

Température : 19°

Altitude : 96 mètres

WPS :  N 28 26 052  W 10 48 661

 


Jeudi 03 février 2011

Comme chaque matin, le soleil brille dans un ciel tout bleu et le vent a cessé. Le thermomètre affiche 12° au réveil.

Nous avons une petite pensée pour deux couples d’amis qui doivent embarquer sur le ferry à Barcelone aujourd’hui.735


Il est 8heures 30, c’est le départ. Nous ne voulons pas, dès le matin donner des poussées d’adrénaline à nos coéquipiers, nous contournons donc le canyon.

Pour une fois, Nous avons une pause café au milieu de la matinée.736


La température monte mais lentement….le vent aussi!

Il est midi, nous pique niquons à l’ombre d’un acacia avant d’aborder la travers ée du Draa. La piste habituelle est rendue impraticable par les pluies récentes, nous en empruntons donc une autre, parallèle.

Nous en profitons pour admirer les fossiles de poissons et autres animaux marins qui s’offrent à nos yeux.753 3


Le rythme soutenu par les pilotes occasionne des écarts importants entre les véhicules. Tant et si bien que nous ne sommes plus que trois  équipages. Les autres semblent très loin…..Il est 16 heures 30, le lieu du bivouac est vite trouvé, ce sera là!!!

Bref, après maintes péripéties, tout le monde se regroupe, c’est l’essentiel.

      

Distance parcourue : 122 kilomètres

Température : 18°

Altitude : 235 mètres

WPS :  N 28 22 894  W 10 01 594

 

 

Vendredi 04 février 2011

La température est fraîche ce matin, 7° seulement au thermomètre, mais le soleil brille. Il est 8 heures 15,. Le  groupe démarre. La piste est tantôt caillouteuse, tantôt sablonneuse, mais très agréable.761


Nous atteignons Assa vers midi où nous retrouvons nos deux coéquipiers. Chacun en profite pour prendre une bonne douche chaude aux douches municipales. Après avoir ravitaillé en gasoil et en denrées alimentaires, nous repartons vers Foum El Hasn. Nous nous arrêtons dans une palmeraie située à quelques kilomètres de la sortie de la ville pour déjeuner.752


Il est trop tard pour atteindre Ait Herbil comme prévu. A 18 heures, on installe le bivouac au bord de la piste.

  

Distance parcourue : 175 kilomètres

Température : 16°

Altitude : 564 mètres

WPS :  N 29 02 106  W 8 58 817

 

 

Samedi 05 février 2011

Ce matin, 7° au thermomètre, le soleil brille au milieu d’un ciel tout bleu. Nous nous regroupons avant la route de Foum El Hasn Guelmim. Comme la dernière fois, nous quittons le bitume pour rouler au fond de l’oued et ainsi admirer les villages et les palmeraies  qui longent le cours d’eau. Ce n’est rien que du bonheur.

765L’heure du déjeuner approche, nous installons les tables au bord de la piste à l’ombre d’un acacia. Nous pensions être au calme , mais des « raiders » tchèques viennent troubler notre tranquillité en passant devant nous à une vitesse élevée . Bonjour la poussière!!!!Nous ne restons pas longtemps en ce lieu inhospitalier. La piste des canyons est toujours aussi belle, je l’affectionne particulièrement.

802Il n’est pas facile de trouver un emplacement pour le bivouac, nous sommes dans la montagne…… Au détour d’un virage, on trouve une plateforme où peuvent garer trois véhicules. Nous n’hésitons pas. Il ne fait pas très chaud mais nous sommes à l’abri du vent. 

 

Distance parcourue : 139 kilomètres

Température : 8°

Altitude : 1145 mètres

WPS  :   N 29 42 228  W 8 34 353

 

 

Dimanche 06 février 2011

 

Ce matin, le thermomètre affiche 4°. Heureusement le soleil va réchauffer l’atmosphère. Il est 8 heures 15 quand les véhicules démarrent. Nous nous dirigeonsvers Tata. Tout le monde est là, dans la cour de l’hôtel. Les retrouvailles tant avec les uns qu’avec les autres sont chaleureuses. On est heureux de se revoir….. A partir de maintenant, nous sommes huit équipages!!746

La première chose importante à faire est le plein des réservoirs de gasoil. Aujourd’hui dimanche est le jour du souk. Nous avons de la chance. Tous, nous allons faire le ravitaillement en fruits et légumes au marché.

820 6Nous y croisons beaucoup de français, il faut dire que le camping municipal est complet. Des camping caristes viennent passer dans la ville la plus chaude du Maroc une partie de l’hiver. Il est 11heures 30 quand le départ est donné.  La piste du confluent des deux cours d’eau (salée et douce) est toujours un plaisir pour les yeux. La palmeraie reste luxuriante. Qu’il est agréable de se promener, entourés de palmiers!!!Je ne m’en lasserai jamais.

Les traversées d’oueds sont rendues difficiles par les pluies tombées la semaine passée mais la fin de piste se révèle plus facile et plus roulante dans ce sens que dans l’autre.834 8

Arrivés à Foum Zguid, nous nous rendons tout de suite à la station service à l’entrée de la ville. Tout le monde se retrouve devant un thé à la menthe ou un jus d’orange frais.

837 5On avait entendu parler de l’auberge camping Bab Rimal, situé sur la route de Zagora, nouvellement ouvert, c’est là que nous passerons la nuit. Les discussions furent animées mais chacun y a trouvé son bonheur…..Les uns ont pris une chambre, d’autres un bungalow, et certains ont préféré dormir dans les véhicules.837 4

En tous les cas, le cadre est superbe, et encore, nous ne pouvons pas tout voir, la nuit est tombée….L’accueil est chaleureux, c’est déjà beaucoup. L’apéritif nous est servi dans un salon joliment décoré devant une cheminée.

836 6La soupe et les tagines proposées au diner sont délicieuses. C’est un régal pour les papilles. La soirée passée dans cet établissement a été excellente. La détente a été totale.

Seuls, Corinne et Julien sont restés près de leur 4X4.

 

Distance parcourue : 275 kilomètres

Température : 16°

Altitude : 682 mètres

WPS :  N 30 07 700  W 6 52 057

 

Lundi 07 février 2011

 

C’est avec le soleil que nous nous réveillons. Ce matin, la température est encore fraîche puisqu’il ne fait que 9°. Il est 8 heures, tout le groupe se retrouve pour le petit déjeuner. Au menu, nous avons outre le café, le lait, le thé, le chocolat, le traditionnel jus d’orange, des crêpes, des omelettes des fromages et bien sûr du pain et de la confiture.

Ensuite chacun de son côté a « inspecté » les lieux. Le cadre est magnifique. C’est vraiment un endroit magique pour décompresser un soir…..ou plus.   Bon, le raid, ce n’est pas le club Med, il est 9 heures 10, c’est le départ pour l’Erg Chegaga par la piste « Orangina ».846 8

On aperçoit les premières dunettes. Il est midi, c’est le moment de faire la pause pique nique avant d’affronter les dunes. Serge donne quelques conseils au nouveau venu  pour qui le 4x4 est une découverte!!! Malgré plusieurs petits plantages, il se révèle être un excellent élève.

845 5 Le sable est mou et les sangles sont souvent sorties pour dégager les véhicules ensablés. Les hommes s’éclatent. Ils viennent au Maroc pour jouer dans les tas de sable.Après cette journée éprouvante pour les organismes comme pour les 4x4, on s’installe pour le bivouac au milieu de l’erg. Il est 18 heures.

845 8La soirée est fraiche mais qu’il est agréable de se trouver, seuls, dans le sable, au milieu de nulle part, avec pour toit un ciel étoilé!

 

Distance parcourue : 85 kilomètres

Température : 17°

Altitude : 482 mètres

WPS :  N 29 49 782  W 6 17 910

 

Mardi 08 février 2011

 

3° ce matin au réveil!!!!! Ce n’est pas beaucoup!! Heureusement, le soleil va vite réchauffer l’atmosphère.  Nous entendons un « glang » sonore et régulier qui provient du HDJ100 de notre couple sétois. Ce bruit n’est pas de bonne augure! Nos deux mécanos examinent le véhicule mais il faudrait démonter pour avoir un diagnostic exact. Pour l’instant ce ne sont que des suppositions. Est-ce le cardan? Ou plutôt pour le différentiel???

855 8Nous sommes au milieu de l’erg et il faut en sortir au plus vite!!! 854 6

La piste des Tourzas atteinte, le pilote naufragé voudrait en savoir plus long sur ce « glang ». Il commence par retirer les plaques de protections, l’arbre de transmission, le cardan, mais toutes ces opérations se sont révélé inutiles, le bruit se fait toujours entendre.

C’est une pause générale, on en profite pour se restaurer. Serge et moi avons le temps de rendre une petite visite à Omar et aux élèves de l’Ecole Nomade.

860Mon chouchou Mohamed nous accueille, les autres enfants le rejoignent en courant. Nous donnons à l’instituteur tout ce que nous avons apporté. Nous ne tardons pas, nos amis restés sur place attendent.861

Il est 14 heures quand la caravane repart. On roule à 15 km/h…..mais tout le monde suit patiemment et calmement….tout en s’écartant de temps en temps quand même. Le sable est très tentant!!!

On atteint Mahmid à 18 heures 30.Le HDJ100 est hissé sur un plateau, ses passagers à l’intérieur, direction le garage de Momo Gordito.C’est donc par le bitume que nous arrivons au Camping Oasis Palmier. 

873 5

Le repas est toujours aussi délicieux et copieux, dommage que la température ne soit pas plus clémente!Nos deux « naufragés du désert », sensibles à notre soutien moral, nous offrent le diner. Merci 

 

Distance parcourue : 173 kilomètres

Température : 12°

Altitude : 728 mètres

WPS :  N 30 19 416  W 5 49 576

 

Mercredi 09 février 2011

 

Au lever, le soleil est présent mais le thermomètre n’affiche que 3°!!!Ce n’est pas beaucoup surtout pour quelqu’un de frileux comme moi.

Aujourd’hui est une journée de repos donc cool…..870 4

Les hommes font des allers et venues chez Momo, les femmes en profitent pour se promener dans le souk hebdomadaire…Bref, chacun s ‘occupe.

872En ce qui concerne le HDJ100, Le verdict est sans appel….Un pont avant d’occasion doit venir de Casablanca par le car du matin. Il faudra donc attendre que le remplacement soit fait, mais  les mécanos sont rapides!

Au coucher du soleil, la température est de 14°

 

 Jeudi 10 février 2011

 

Surprise ce matin, au réveil. 6° au thermomètre, le ciel est gris, mais on sent que le soleil ne demande qu’à percer. 

Le pont avant du HDJ100 est arrivé chez Momo, Le véhicule sera en état de rouler en début d’après midi. Nos Sétois nous retrouveront ce soir à Ouzina si tout se passe bien.

Il est 10 heures 30, nous quittons le camping pour se diriger vers Tamegroute par la route. Une douzaine de kilomètres après la bourgade, nous empruntons sur la gauche une piste que nous n’avons empruntée qu’une seule fois. Elle permet d’éviter le Tafilaleft, que les pilotes n’apprécient guère tant elle est pierreuse.899 1

Nous passons par deus postes militaires où chacun laisse une fiche administrative. Nous passons par de très beaux paysages, à flanc de montagne, mais le sol est quand même assez caillouteux.908

La jonction avec l’itinéraire habituel se fait près d’Oumjrane. A l’entrée de Tafraout, on quitte la piste principale pour une autre, sur la droite, qui va nous mener à Er Remlia.913

Nous suivons l’oued jusqu’à l’auberge Porte de Sahara tenue par Mustapha où nous allons passer la nuit. La luminosité sur les collines donne des couleurs dorées, le spectacle est magnifique.

924 7

Le diner servi est excellent quoique tiède, mais c’est de notre faute, l’apéritif a duré plus longtemps que prévu.

923

Comme le veut la coutume, nous avons eu droit à une soirée musicale berbère toujours très appréciée.

 

Distance parcourue : 230 kilomètres

Température : 16°

Altitude !: 664 mètres

WPS :  N 30 45 894  W 4 10 395

 

Vendredi  11 février 2011

 

Après avoir savouré un petit déjeuner copieux et succulent, nous continuons notre itinéraire vers Taouz. Il est 8 heures 50 et le thermomètre affiche 7°.923 6

Nous atteignons La Caravane trois heures plus tard. 

928 1

Les pilotes vident les véhicules afin de les alléger au maximum, le passage du sable n’en sera que plus aisé.931 7

Il est l’heure de se restaurer, nous nous installons dans les dunes à quelques centaines de mètres de notre lieu d’hébergement.

La pause est de courte durée, les pilotes ont hâte de s’amuser dans leur aire de jeux favorite. Le sable s ‘avère mou, les plantages se succèdent, la progression se fait lentement. Tant et si bien que le projet de traverser l’erg est abandonné. La suite sera pour demain.

933 8

Brahim nous a concocté un diner copieux et ô combien délicieux! Au menu, nous avons eu soupe, tagine à la viande et tagine aux figues, fruits de saison.

 944 5La soirée est animée par la musique, les chants berbères et la danse. L’ambiance est à la gaité, tout le monde s’amuse, c’est super!

 

Distance parcourue : 9( kilomètres

Température : 23°

Altitude : 749 mètres

WPS :  N 31 12 925  W 4 00 087

 

Samedi 12 février 2011

 Tout le monde se retrouve autour de la table pour le petit déjeuner. Seuls six véhicules traverseront l’erg ce matin.935 2

Youssef étant en vacances, son restaurant à Merzouga est fermé. Nous avons donc rendez-vous au Panorama qui domine toute la région dans un rayon de 360°.952 5

Nos baroudeurs du désert arrivent vers 13 heures 45 . A voir leur mine réjouie, ils ont aimé la traversée nord- sud .

Le déjeuner est vite avalé, il reste peu de temps avant de quitter cet endroit magique. Serge suggère de prendre quelques litres de gasoil au village, pas de pompe, mais on trouve du carburant en fût. De ce fait, nos raiders peuvent s’offrir deux heures de plus à jouer dans le bac à sable!!!On ravitaillera  à Errachidia.

Tout le groupe se retrouve à La Caravane, les véhicules sont rechargés, c’est le départ. L’Erg Chebbi, c’est fini pour cette fois.

970

Nous atteignons la palmeraie de nuit, mais le site est tellement beau que le fait de rouler un peu plus longtemps est vite oublié.

Le thermomètre n’affiche que 16°.

 

Distance parcourue : 110 kilomètres

Température : 17°

Altitude : 873 mètres

WPS :  N 31 23 922  W 3 48 417

 

Dimanche 13 février 2011

Le soleil brille en cette dernière matinée.9 heures 45, c’est le départ général. La piste est superbe. On pique nique dans le sable, au soleil, en cette saison, il est supportable. Personne ne s’attarde, le chemin est encore long!!970 6

Serge commence à s’inquiéter pour son gasoil. Il pensait en avoir mis suffisamment, mais la panne sèche survient alors que le HDJ100 est planté sur une herbe à chameaux au sommet d’une dunette

971 7

Les six litres transvasés, tout le monde repart. Une chose est sûre, on ne sera pas à Midelt ce soir! Arrivés à Errachidia, on fait les pleins. Les pilotes en profitent pour faire laver les véhicules, ce n’est pas du luxe. C’est là que nos amis nous laissent pour aller vers d’autres horizons…Les séparations de fin de raids sont toujours de durs moments pour moi. Tous les quatre se rendent au camping de la Source Bleue de Meski.Quant à nous, nous avons décidé de passer la nuit à la Kasbah Hôtel Jurassique juste avant le Tunnel du Légionnaire. L’accueil y est chaleureux.

978


 Distance parcourue : 158 kilomètres

Température : 14°

Altitude : 1220 mètres

WPS :  N 32 09 231  W 4 22 530

 

Lundi 14 février 2011

 Aujourd’hui, c’est la Saint Valentin…….

Rendez-vous à 8 heures pour le petit déjeuner. Le soleil est voilé, une légère brise souffle et le thermomètre affiche 11°.

La route qui longe le Ziz est magnifique. Elle serpente entre deux hautes falaises rouges, au fond d’un canyon. Nous continuons notre chemin vers Azrou. Les nuages s’amoncellent au-dessus de nos têtes, le vent se lève,  Le col du Zad est dans la brume, les bas côtés sont enneigés, nous sommes à 2176 mètres d’altitude.

 

979 5Les singes magots sont au rendez-vous. Ils sont nombreux à venir réclamer non pas un stylo mais des bonbons et du pain. C’est la première fois que nous les voyons dans la neige.Nous nous arrêtons devant le cèdre Gouraud. Il n’en reste plus grand-chose mais il tient encore debout.980 2

Nous déjeunons à Azrou, dans le petit snack que nous connaissons bien, la viande y est excellente. Chacun se régale du poulet, des brochettes, des keftas plus les frites, et tout ça pour un prix dérisoire.

980 3

La route pur le port est encore longue, on repart. Mais pas pour longtemps, une fumée blanche sort du capot du Runner???? L’eau est bouillante. Au compteur, l’aiguille était dans le rouge!!!Tout le monde s’arrête et attend qu’elle refroidisse. Notre mécano remet de l’eau et on redémarre.Avant El Hajeb, nous passons devant les oignons conservés sur les pierres, recouverts de paille et de plastique.Il reste encore quelques achats à faire avant le départ, les poteries trouvées le long de la route après Larache font l’affaire

Après s’être restaurés succinctement, nous atteignons le port de Tanger-Med. Le passage de la police et de la douane est long, même très long, plus de deux heures d’attente avant d’embarquer. Le ferry appareille à 1 heure.980 7 Fatigués par la longue route, chacun regagne vite sa cabine pour une bonne nuit réparatrice.


Distance parcourue : 602 kilomètres

Température : 13°

Altitude : 34 mètres

WPS :  N 35 52 201  W 5 31 218

 

Mardi 15 février 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

La mer est calme, peu de passagers à bord. Nous profitons de cette journée pur s’échanger les photos.Le ferry n’arrive pas à Barcelone dans la nuit mais mercredi à 9 heures.

 

 Mercredi 16 février 2011

 

Nous arrivons au port à 9 heures 30.

 Il est midi, on déjeune à La Jonquera où le groupe se sépare. Chacun rentre de son côté.

Le raid s’est bien passé….sans incident…..sans accident…..Le groupe, malgré les différences de caractère, d’âge et de motivation s’est bien entendu.Un grand Merci à tous d’avoir contribué à la réussite de ce voyage et à bientôt j’espère pour de nouvelles aventures.

 

 

 

 

 

 

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Published by Danièle - Page

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